Guillaume II de Hainaut

comte de Hainaut, de Hollande et Zélande

Guillaume II de Hainaut
Illustration.
Guillaume II de Hainaut représenté dans un ouvrage du XVIe siècle
Titre
Comte de Hainaut
Comte de Hollande
Prédécesseur Guillaume Ier de Hainaut
Successeur Marguerite II de Hainaut
Biographie
Dynastie Maison d'Avesnes
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Staveren
Père Guillaume Ier de Hainaut
Mère Jeanne de Valois
Conjoint Jeanne de Brabant

Guillaume II de Hainaut

Guillaume II d'Avesnes, dit le Hardi, né en 1307, mort à Staveren le , fut comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande (sous le nom de Guillaume IV) de 1337 à 1345. Il était fils de Guillaume Ier, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, et de Jeanne de Valois.

BiographieModifier

Dans sa jeunesse, il fit un pèlerinage en Terre sainte et combattit les Maures en Espagne. Quand il succéda à son père, celui-ci était en train d'organiser une ligue contre le royaume de France, en soutien à son gendre Édouard III, roi d'Angleterre, qui revendiquait le trône de France et s'apprêtait à déclencher la guerre de Cent Ans. La situation se compliquait pour le jeune comte, car l'empereur Louis IV de Bavière soutenait les revendications du roi d'Angleterre et lui prêta le concours de ses vassaux. Guillaume de Hainaut était à la fois vassal du roi de France et de l'empereur.

Il chercha à se ménager les deux suzerains mais les mécontenta tous les deux.

Finalement, il rejoint les forces anglaises, par rejet de la conduite de Philippe VI de Valois à son égard. Aidé par son oncle, Jean de Beaumont, il s'engagea alors pleinement dans la guerre et reçut le surnom de Hardi.

Il participe en 1340 au siège de Tournai, prend Aubenton en Thiérache, puis brûle la ville et l'abbaye de Saint-Amand, avant d'aller saccager Marchiennes[1].

Le roi de France, par l'entremise de sa sœur qui était également la mère du comte, obtint une trêve avec le comte de Hainaut. Celui-ci en profita pour participer en 1344[1] à une des croisades baltes en Prusse avec l'Ordre Teutonique. À son retour, il fait le siège d'Utrecht pour remettre au pas Jean d'Arckel pour lequel il avait influencé l'élection au siège d'évêque d'Utrecht puis poursuivit son élan militaire pour soumettre en 1345[1] la Frise qui s'était révoltée. Mais il fut tué au cours d'un affrontement à Stavoren, à la Bataille de Warns[1]. Il fut enterré à l'abbaye de Bloemkamp.

Il meurt sans héritier. Sa sœur Marguerite II de Hainaut, mariée à Louis IV de Bavière empereur du Saint-Empire récupère ses biens[1], après accord passé avec son autre sœur Philippa de Hainaut mariée à Édouard III roi d'Angleterre. Marguerite a été comtesse de Hainaut de 1345 à 1356 et de Hollande (sous le nom de Marguerite Ire) de 1345 à 1354. À sa mort, le Hainaut devint propriété d'une dynastie bavaroise[1].

Mariage et enfantModifier

Il avait épousé en 1334 Jeanne (1322 † 1406), qui sera par la suite duchesse de Brabant et de Limbourg. Ils n'eurent qu'un seul fils :

  • Guillaume, mort jeune

AscendanceModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f J. Balteau, cité dans la bibliographie.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Lien externeModifier