Thiébaut Ier de Bar

Thiébaut Ier de Bar né vers 1158 et mort le , fut comte de Bar de 1190 à 1214. Proche parent du roi de France, il se joignit aux croisés français.

Thiébaut Ier de Bar
Siège d’Acre.png
Titre de noblesse
Comte de Bar
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
FeudataireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Agnès de Blois (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoints
Laurette de Looz (d)
Ermesinde de Bar-sur-Seine (d)
Ermesinde Ire de LuxembourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Henri II de Bar
Agnès de Bar (d)
Marguerite de Bar (d)
Agnès de Bar (d)
Elisabeth de Bar-Mousson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Bar ancien Arms.svg
blason

BiographieModifier

Fils cadet du comte de Bar, Renaud II de Bar et d'Agnès de Blois, Thiébaut appartenait par sa mère au clan des Thibaud de Champagne, une lignée faisant face au duché de Lorraine au plan local et au sein du royaume de France le centre d'une ligue d'opposition au roi Philippe Auguste.

Il reçoit d'abord les seigneuries de Briey et de Stenay. Dans le royaume de France. Il participe avec son frère Henri Ier à la troisième croisade, et devient comte de Bar quand ce dernier est tué au siège de Saint-Jean-d'Acre (1191).

De retour en Europe, il se consacre à augmenter sa puissance territoriale, par ses parentés et par ses mariages. Son troisième mariage, en 1197, lui permet d’acquérir le Luxembourg. Il se trouve alors à la tête d'un immense ensemble territorial entre la France et le Saint-Empire. Il se pose en arbitre local et en 1202 le duc de Lorraine Simon II signe un traité pour s'assurer que ses volontés concernant sa succession soient respectées. En échange, Thiébault recevra la suzeraineté du comté de Vaudémont que lui cède le duc de Lorraine.

En 1211, il vient en Occitanie combattre contre les Cathares, mais désapprouve la chevauchée[1] de Simon IV de Montfort dans le comté de Foix, et ne le suit pas dans le Quercy, rompant la croisade[2].

Il meurt en 1214, peu avant Bouvines. Son territoire sera partagé en deux, le Barrois et ses dépendances passant à son fils et le Luxembourg restant à sa veuve, la comtesse titulaire Ermesinde qui épouse dès le mois de mai suivant le comte Waléran III de Limbourg.

AscendanceModifier

Union et postéritéModifier

Il épousa en premières noces en 1176 Laurette de Looz (morte en 1190), fille de Louis Ier, comte de Looz et de Rieneck, et d'Agnès de Metz, d'où :

Il se remarie en secondes noces en 1189 avec Ermesinde de Bar-sur-Seine (morte en 1211), fille de Guy Ier, comte de Bar-sur-Seine et de Pétronille de Chacenay, et veuve d'Anseau II de Traînel, d'où :

Le mariage est annulé en 1195 et il épouse enfin en troisièmes noces en 1197 Ermesinde Ire (1186-1247), comtesse de Luxembourg, fille d'Henri IV, comte de Luxembourg et de Namur, et d'Agnès de Gueldre. Ils eurent :

Notes et référencesModifier

  1. Une chevauchée est une expédition destiné à infliger un maximum de ravages pour affaiblir économiquement son adversaire.
  2. Georges Bordonove, La Tragédie cathare, Paris, Pygmalion – Gérard Watelet, coll. « Les Grandes Heures de l’Histoire de France », , 462 p. (ISBN 2-85704-359-7), p. 217-222
  3. ou Waléran III de Montjoie

Liens externesModifier