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Gréez-sur-Roc

commune française du département de la Sarthe

Gréez-sur-Roc
Gréez-sur-Roc
La mairie et la salle des fêtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Saint-Calais
Intercommunalité Communauté de communes de l'Huisne Sarthoise
Maire
Mandat
Gérard Clément
2014-2020
Code postal 72320
Code commune 72144
Démographie
Gentilé Gréezois
Population
municipale
334 hab. (2016 en diminution de 11,41 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 14″ nord, 0° 47′ 41″ est
Altitude Min. 131 m
Max. 251 m
Superficie 25,38 km2
Localisation

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Gréez-sur-Roc

Gréez-sur-Roc est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 334 habitants[Note 1].

Sommaire

GéographieModifier

Gréez est située sur un promontoire à l’est de la Sarthe, aux confins de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher, dans la région naturelle du Perche. Enserrée entre la vallée de la Braye et le ruisseau de Saint-Almire, elle est dominée par le plateau de la Croix-Champagne, plus boisé et plus aride. Elle est bordée au sud par les communes de Montmirail et de Melleray ; à l’ouest par Courgenard, Saint-Jean-des-Échelles, Théligny, au nord Saint-Ulphace, et à l’est par deux communes d'Eure-et-Loir : La Bazoche-Gouet et Chapelle-Guillaume. Le chef-lieu d’arrondissement est Mamers, le chef-lieu du département est Le Mans. La commune dépend du canton de Montmirail.

Elle est située entre deux grands axes de communication : l’autoroute A11 et le TGV Paris - Le Mans. De ce fait, Gréez est à l’écart des axes routiers et reste une contrée calme et paisible au détriment de son développement économique. Nota : Braye en parler sarthois signifie boue.

Lieux-dits et écartsModifier

Hameau de la Croix Champagne et celui de Vaufargis.

Lieux aujourd'hui disparus :

la Corne de Cerf, le Fief Noir, la Durandelière, la Pellisserie, la Bruyère, la Normandie, la Brière, les Fourches, le Petit Charme, le quartier du Jeu de Paume (au bourg).

Les moulins disparus sans aucune trace de bâtiments : le moulin de la Carrelière, le moulin d'Yvry ou Saint-Almer, le moulin de la Pinellière.

ToponymieModifier

  • Gréez tout court avant 1801, puis Grez et enfin Gréez-sur-Roc.

Diverses mentions citées de la commune :

Ecclésia de Gres (fin XIIe siècle), Décima de Gresso (XIIIe siècle), Parrochia de Gressu 1545, Gres près Montmyrail 1557, Greez (carte de Jaillot), Notre Dame des Grees (Nolin), Notre Dame de Gres (1741 revue du Maine XIII 238), Grez (1790), Greez sur Braye (dans Pesche tome 11 p 518), Grees, Gres, Notre Dame des Grès, 1790, Gréez sur Roc, 1847,

source : Monographie de Gréez[1]

Le gentilé est Gréezois.

HistoireModifier

Gréez-sur-Roc en 1789 : l'époque des cahiers de doléances

Une grande partie des habitants actuel de Gréez ont donc eu des ancêtres parmi ces paroissiens, dont on retrouve les noms lors des « assemblées des habitans ». Paroissiens, parce que les communes, n’existaient pas encore. C’était alors la paroisse Saint-Almire (ou Saint Almyre, ou Saint Almer) de Gréez-sur-Roc, et non pas, comme il est dit souvent, la paroisse Notre-Dame de Gréez, nom réservé à la chapelle du Bas-Bourg). La paroisse était d’aussi grande étendue que la commune actuelle, et certains baptêmes se faisaient à Soizé, vu l’éloignement du bourg ou les mauvaises conditions du temps. Peut-être Gréez était-elle moins isolée que maintenant du fait que l’ancien Grand Chemin de Paris à Chartres passait par Vaufargis pour aller rejoindre Soizé et Brou. C’était le « chemin aux Bœufs » par où s’acheminaient les longs troupeaux de bêtes destinées à l’alimentation de la capitale. Ce chemin était utilisé dans le même but pour les troupeaux de cochons, beaucoup plus lents et sabots plus fragiles. Il y avait à Vaufargis deux auberges, et un « enclos aux cochons », où l’on faisait reposer ces bêtes, la mare au cochons est toujours existante. La commune était essentiellement agricole. Les terres étaient exploitées par les laboureurs (les plus aisés), les bordagers et les journaliers.

Les artisans habitaient soit le bourg, comme le maréchal, les « tireurs d’étain » (fabricants d’étanures, ou de toiles, les cordeurs, le cordier, et aussi l’aubergiste, soit au hameau, comme à Saint-Antoine où travaillaient des sabotiers et des charbonniers (proximité des bois ?). Gréez comptait en 1789 environ 1 140 habitants.

L’église faisait office de la mairie, ou de la salle de réunions actuelles. C’est à l’issue de la messe paroissiale que se tient « l’Assemblée des habitans » ou « Général » de la paroisse, pour décider en commun des affaires importantes du village. Les membres du « conseil de fabrique », ou « fabriciers », la direction du Curé, se recrutaient parmi les notables locaux. Le procureur de la Fabrique était élu chaque année. En 1789, c’était Piau Jacques, laboureur, qui avait succédé à Louis Laverton. Grâce à ces assemblées périodiques des habitants, il est possible de connaître les noms d’un certain nombre de paroissiens cités dans les actes comme « faisant et représentant la plus grande et la plus saine partie des habitants de la paroisse », qui ont été assemblés « au son de la cloche, en la manière accoutumée ».

Il y a peu de documents permettant de savoir ce qui s’est passé à Gréez en 1789. Le plus important est le cahier de doléances, qui fut rédigé le 1er mars. Il est probable que Boutroüe en fut le rédacteur, vu le vocabulaire assez recherché et la forme quelque peu « notariale ». Les principales revendications :

  • suppression de l’impôt dit du « franc fief »,
  • suppression de la gabelle (impôt sur le sel),
  • suppression des lettres de cachet,
  • réforme du droit criminel,
  • réforme de l’établissement de l’impôt,
  • établissement d’une loi unique pour tout le pays.

source : Monographie de Gréez[2]

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
31 octobre 1947 septembre 1951 Gustave Gouhier    
1er septembre 1951 27 septembre 1951 Adrien Martin   Délégué maire
27 septembre 1951 mars 1971 Adrien Martin    
28 mars 1971 mars 1977 Julien Chatillon    
25 mars 1977 mars 1989 Maurice Debon    
25 mars 1989 juin 1995 Cyrille Bothereau    
17 juin 1995 mars 2001 Guy Lardeyret    
24 mars 2001 mars 2008 Charles Cousin    
21 mars 2008[3] En cours Gérard Clément[4] EELV Retraité des assurances
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Poopulation et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 334 habitants[Note 2], en diminution de 11,41 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %). On observe une forte augmentation de la population à partir de 1821, avec un pic en 1841, puis un déclin qui s'accentue du fait de la Première Guerre mondiale. Après une relative stabilisation, une nouvelle courbe descendante après la Seconde Guerre mondiale : disparition de l'industrie du bois, regroupement des exploitations agricoles (140 vers 1850, en 2008 environ une dizaine). Cette évolution a entraîné la fermeture de nombreux commerces. Stabilisation depuis l'an 2000.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0721 0311 3371 3351 4811 5471 5591 5291 520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4811 3901 4281 3901 3801 2471 2641 3061 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3181 3121 2841 0161 0351 0101 009914863
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
757638519436410398421390343
2016 - - - - - - - -
334--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

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Activité et manifestationsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier