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Gouvernement Michel I

gouvernement fédéral belge (2014)
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Gouvernement Michel I

Royaume de Belgique

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre Charles Michel.
Roi Philippe
Premier ministre Charles Michel
Élection
Législature 54e
Formation
Fin
Durée 4 ans, 1 mois et 28 jours
Composition initiale
Coalition politique
Ministres 13
Femmes 3
Hommes 10
Représentation
Chambre des représentants
85 / 150
Drapeau de la Belgique

Le gouvernement Michel I est le gouvernement fédéral du Royaume de Belgique entre le et le , durant la 54e législature de la Chambre des représentants.

Dirigé par le libéral francophone Charles Michel, il succède au gouvernement du socialiste francophone Elio Di Rupo. Il rassemble une « coalition suédoise » entre les libéraux francophones, et les nationalistes, les chrétiens-démocrates et les libéraux flamands, soit une majorité de 85 représentants sur 150. Il est remplacé de facto par gouvernement Michel II, donc l'existence a été actée par le départ de la N-VA.

Sommaire

Historique du mandatModifier

Dirigé par le nouveau Premier ministre Charles Michel, ce gouvernement est constitué et soutenu par une coalition de droite et centre droit entre le Mouvement réformateur (MR), l'Alliance néo-flamande (NVA), les Chrétiens-démocrates & flamands (CD&V) et l'Open Libéraux et démocrates flamands (Open VLD). Ensemble, ils disposent de 85 représentants sur 150, soit 56,7 % des sièges de la Chambre des représentants, et 33 sénateurs sur 60, soit 55 % des sièges du Sénat.

Il est formé à la suite des élections fédérales du 25 mai 2014.

Il succède donc au gouvernement du socialiste Elio Di Rupo. Le Parti socialiste (PS) est ainsi relégué dans l’opposition après 26 ans de présence ininterrompue au gouvernement fédéral.

La coalition qui forme le gouvernement est inédite dans la mesure où elle est la première à intégrer au niveau fédéral des nationalistes flamands (N-VA), et à n'intégrer qu'un seul parti francophone (MR). Quelques mois auparavant, la N-VA, l'Open VLD et le CD&V avaient déjà conclu une alliance de ce type pour former le gouvernement flamand.

Les médias belges donnent à la majorité de Charles Michel le surnom de « coalition suédoise », puisqu'elle rassemble des partis dont la couleur est le bleu (le MR et l'Open VLD) et le jaune (N-VA). Le CD&V, parti démocrate-chrétien, est lui symbolisé par la croix du drapeau. Elle a également été baptisée « coalition kamikaze », puisque le Mouvement réformateur, qui totalise 25 % des voix aux élections, y représente seul les francophones (obtenant ainsi la moitié des postes ministériels) contre trois partis flamands, qui reçoivent la totalité des secrétariats d'État. Charles Michel est pour sa part le premier Premier ministre libéral francophone depuis Paul-Émile Janson, en .

L'une des mesures phares de l'exécutif fédéral est la réforme fiscale, ou tax shift[1], visant entre autres à réduire le coût du travail[2]. Elle prend effet le [3].

L'exécutif décide également de retarder l'âge de la retraite. Il passera ainsi de 65 ans à 66 ans en 2025 et de 66 ans à 67 ans en 2030 dans le but de financer le coût futur des pensions. Cette mesure, fortement critiquée par les syndicats, provoque de nombreuses grèves et manifestations[4].

À la suite des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le ministre de la Justice Koen Geens ont présenté leurs démissions. Elles sont refusées par le Premier ministre[5].

Une baisse de l'impôt sur les sociétés est entreprise. Le taux maximal passe de 33 % à 29 % à partir du 1er janvier 2018 et passera à 25 % en 2020[6].

D'autres mesures prises par le gouvernement sont l'achat de F-35 en remplacement des F-16 de l'armée belge, l'abandon de l'énergie nucléaire pour 2025, la sortie de l'IVG du code pénal[7] et le lancement d'un pacte d'investissement public, en coopération avec le secteur privé[6].

Le Premier ministre prend acte le de la rupture de sa coalition, à cinq mois des élections législatives fédérales, du fait du départ de la NV-A de la majorité, qui s'oppose à la signature du « pacte de Marrakech » sur les migrations promu par l'ONU. Il précise que leurs fonctions ministérielles seront assumées par les secrétaires d'État issus des autres partis[8] et le gouvernement Michel II est de facto mis en place le lendemain.

CompositionModifier

Initiale (11 octobre 2014)Modifier

Fonction Titulaire Parti
Premier ministre   Charles Michel MR
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Emploi, de l'Économie et des Consommateurs (Chargé du Commerce extérieur)
  Kris Peeters CD&V
Vice-Premier ministre
Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur (Chargé des Grandes villes et de la Régie des Bâtiments)
  Jan Jambon N-VA
Vice-Premier ministre
Ministre de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste
  Alexander De Croo Open VLD
Vice-Premier ministre
Ministre des Affaires étrangères et européennes (Chargé de Beliris et des Institutions culturelles fédérales)
  Didier Reynders MR
Ministre du Budget (Chargé de Loterie nationale)   Hervé Jamar MR
Ministre de la Justice   Koen Geens CD&V
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique   Maggie De Block Open VLD
Ministre des Pensions   Daniel Bacquelaine MR
Ministre des Finances   Johan Van Overtveldt N-VA
Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale   Willy Borsus MR
Ministre de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable   Marie-Christine Marghem MCC
Ministre de la Défense (Chargé de la Fonction publique)   Steven Vandeput N-VA
Ministre de la Mobilité (Chargée de Belgocontrol et de la SNCB)   Jacqueline Galant MR
Secrétaire d'État au Commerce extérieur   Pieter De Crem CD&V
Secrétaire d'État à la Lutte contre la fraude sociale, à la Protection de la vie privée et à la Mer du Nord   Bart Tommelein Open VLD
Secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées, à la Lutte contre la fraude fiscale et à la Politique scientifique   Elke Sleurs N-VA
Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (Chargé de la Simplification administrative)   Theo Francken N-VA

Remaniement du 27 mai 2015Modifier

  • Les nouveaux membres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.
Fonction Titulaire Parti
Premier ministre   Charles Michel MR
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Emploi, de l'Économie et des Consommateurs (Chargé du Commerce extérieur)
  Kris Peeters CD&V
Vice-Premier ministre
Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur (Chargé de la Régie des Bâtiments)
  Jan Jambon N-VA
Vice-Premier ministre
Ministre de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste
  Alexander De Croo Open VLD
Vice-Premier ministre
Ministre des Affaires étrangères et européennes (Chargé de Beliris et des Institutions culturelles fédérales)
  Didier Reynders MR
Ministre du Budget (Chargé de Loterie nationale)   Hervé Jamar (jusqu'au 22/09/2015) MR
  Sophie Wilmès
Ministre de la Justice   Koen Geens CD&V
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique   Maggie De Block Open VLD
Ministre des Pensions   Daniel Bacquelaine MR
Ministre des Finances (Chargé de la Lutte contre la fraude fiscale)   Johan Van Overtveldt N-VA
Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale   Willy Borsus (jusqu'au 28/07/2017) MR
  Denis Ducarme
Ministre de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable   Marie-Christine Marghem MCC
Ministre de la Défense (Chargé de la Fonction publique)   Steven Vandeput (jusqu'au 12/11/2018) N-VA
  Sander Loones
Ministre de la Mobilité (Chargée de Belgocontrol et de la SNCB)   Jacqueline Galant (jusqu'au 15/04/2016) MR
  François Bellot (à partir du 18/04/2016)
Secrétaire d'État au Commerce extérieur   Pieter De Crem CD&V
Secrétaire d'État à la Lutte contre la fraude sociale, à la Protection de la vie privée et à la Mer du Nord   Bart Tommelein (jusqu'au 02/05/2016) Open VLD
  Philippe De Backer
Secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique (Chargée des Grandes villes)   Elke Sleurs (jusqu'au 24/02/2017) N-VA
  Zuhal Demir
Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (Chargé de la Simplification administrative)   Theo Francken N-VA

Notes et référencesModifier

  1. « Tax shift: voici ce qui va changer pour votre portefeuille », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018).
  2. « Le Tax shift pour les nuls », L'Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018).
  3. « Le tax shift prend effet dans quelques jours: voici quel sera l’impact sur votre salaire », Bel RTL,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018).
  4. « Manifestation contre la réforme des pensions: le point sur la situation »
  5. « Jan Jambon et Koen Geens ont présenté leur démission, Charles Michel les refuse », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018).
  6. a et b « Bilan du gouvernement Michel: d'abord et surtout du socio-économique »
  7. « La Chambre approuve la loi qui sort l'IVG du Code pénal mais ne la dépénalise pas »
  8. « La N-VA quitte le gouvernement fédéral, Charles Michel en prend acte », lavenir.net,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2018).

AnnexesModifier