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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gouvernement Georges Pompidou.
Gouvernement Georges Pompidou I

Ve République

Description de l'image defaut.svg.
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Formation
Fin
Durée 7 mois et 14 jours
Composition initiale
Coalition politique UNR-MRP-CNIP-GD-UDT
Ministres 19
Secrétaires d'État 9
Femmes 0
Hommes 28
Drapeau de la France

Cet article présente la composition du gouvernement français sous le Premier ministre Georges Pompidou du au , pendant la présidence de Charles de Gaulle (1959-1969).

Le premier gouvernement Georges Pompidou est le 2e gouvernement de la Ve République française.

Sommaire

Composition initialeModifier

Le premier ministre est nommé le 14 avril, les ministres et les secrétaires d'État sont nommés le lendemain.

Premier ministreModifier

Image Fonction Nom Parti
  Premier ministre Georges Pompidou UNR

Ministres d'EtatModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre d'État, chargé des Affaires culturelles André Malraux SE
  Ministre d'État, chargé de la Coopération Pierre Pflimlin MRP
  Ministre d'État, chargé des Départements et territoires d'Outre-mer Louis Jacquinot CNIP
  Ministre d'État, chargé des Affaires algériennes Louis Joxe UNR
  Ministre d'État, chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales Gaston Palewski SE

MinistresModifier

Image Fonction Nom Parti
  Garde des sceaux, ministre de la Justice Jean Foyer UNR
  Ministre des Affaires étrangères Maurice Couve de Murville UNR
  Ministre de l'Intérieur Roger Frey UNR
  Ministre des Armées Pierre Messmer UNR
  Ministre des Finances et des Affaires économiques Valéry Giscard d'Estaing CNIP
  Ministre de l'Éducation nationale Pierre Sudreau MRP
  Ministre des Travaux publics et des Transports Robert Buron MRP
  Ministre de l'Industrie Michel Maurice-Bokanowski UNR
  Ministre de l'Agriculture Edgard Pisani GD
  Ministre du Travail Paul Bacon MRP
  Ministre de la Santé publique et de la Population Joseph Fontanet MRP
  Ministre de la Construction Jacques Maziol UNR
  Ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre Raymond Triboulet UNR
  Ministre des Postes et Télécommunications Jacques Marette UNR

Ministres déléguésModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Ministre délégué pour les Relations avec le Parlement Premier ministre Roger Dusseaulx UNR
  Ministre délégué pour l'Aménagement du territoire Premier ministre Maurice Schumann MRP

Secrétaires d'EtatModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Secrétaire d'État chargé de l'Information Premier ministre Alain Peyrefitte UNR
  Secrétaire d'État chargé de la Fonction publique Premier ministre Jean de Broglie CNIP
  Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères - Georges Gorse SE
  Secrétaire d'Etat aux Rapatriés - Robert Boulin UNR
  Secrétaire d'Etat au Commerce intérieur - François Missoffe UNR
  Secrétaire d'État au Commerce extérieur - Gilbert Grandval UDT
  Secrétaire d'Etat aux Travaux publics - Pierre Dumas UNR

RemaniementsModifier

Remaniement ministériel du 15 mai 1962Modifier

Démission de cinq ministres issus du MRP, après la conférence de presse du général de Gaulle qui fait suite à l'échec du plan Fouchet et au cours de laquelle le Général de Gaulle ironise sur « les apatrides » et « les adeptes du volapück intégré ». Cette rupture entraînera le passage du MRP à l'opposition et à terme la candidature contre le Général à l'élection présidentielle de 1965 de Jean Lecanuet[1] :

Entrent au gouvernement :

Remaniement ministériel du 11 septembre 1962Modifier

  • Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Information : Christian Fouchet
  • Secrétaire d'État au Budget : Robert Boulin
    [sans mention de ministère de tutelle dans la source]

Remaniement ministériel du 15 octobre 1962Modifier

  • Démission de Pierre Sudreau
  • Ministre de l'Éducation nationale par intérim : Louis Joxe

Le vote de censure du 5 octobre 1962Modifier

L’Assemblée nationale ayant voté une motion de censure le 5 octobre 1962, le Premier ministre, en vertu de l’article 50 de la Constitution, remit aussitôt la démission du gouvernement au président de la République. Toutefois, celui-ci la refusa et choisit de dissoudre l’Assemblée nationale le 10 octobre. La démission est acceptée le 28 novembre 1962 (Journal officiel du 29 novembre 1962).

Certains constitutionnalistes s’interrogent encore pour savoir si, à défaut d’être illégal (la Constitution étant muette sur ce point précis), ce refus d’accepter la démission n’était pas entaché d’une certaine illégitimité. Querelle d’experts, puisque le corps électoral a tranché en élisant une nouvelle assemblée conforme aux vœux du pouvoir exécutif.[réf. nécessaire]

Il faut remarquer que, dans les faits, le gouvernement s’est comporté, pendant la période électorale, comme un cabinet « expédiant les affaires courantes », ainsi qu’en témoigne l’ajout intérimaire du portefeuille de l’Éducation nationale aux compétences de Louis Joxe.

Notes et référencesModifier

  1. René Rémond, De Gaulle et les forces politiques françaises, in La politique étrangère du général de Gaulle, Graduate Institute Publications, Genève, 1985, 208 p.

Voir aussiModifier