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Raymond Triboulet

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Triboulet (homonymie).

Raymond Triboulet
Fonctions
Député 1946-1973
Gouvernement IVe République-Ve République
Groupe politique RI (1946-1951)
RPF (1951-1955)
RS (1956-1958)
UNR (1958-1962)
UNR-UDT (1962-1967)
UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1973)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 99 ans)
Lieu de décès Sèvres (France)
Résidence Calvados

Raymond Triboulet est un résistant et homme politique français, né à Paris le et mort à Sèvres (Hauts-de-Seine) le .

Sommaire

BiographieModifier

Licencié en lettres classiques et en droit, Raymond Triboulet devient dans les années 1930, propriétaire terrien en Normandie et journaliste à Paris.

Mobilisé en 1939, fait prisonnier le , il est rapatrié le . Installé en Normandie, il participe au mouvement Ceux de la Résistance.

Secrétaire du Comité départemental de libération du Calvados au moment du débarquement du , il devient le premier sous-préfet des régions libérées et de Bayeux le [1]. Il est nommé en 1946 inspecteur en Rhénanie-Palatinat (zone d'occupation française en Allemagne).

Raymond Triboulet entame alors une carrière politique[1] : il est élu député républicain indépendant du Calvados en 1946, puis au Rassemblement du peuple français (RPF) en 1951 et républicain social en 1956, groupe qu'il préside. Il est ministre des Anciens combattants dans le gouvernement Edgar Faure (2) du au .

Il appartient au comité consultatif chargé d'élaborer la Constitution de la Ve République.

Sous la Ve République, Raymond Triboulet est constamment réélu et siège au Palais-Bourbon de 1958 jusqu'en 1973 sous les étiquettes UNR, UNR-UDT, UD-Ve République et UDR. Il a présidé le groupe parlementaire UDR. Il retrouve le ministère des Anciens combattants dans le gouvernement Michel Debré du au , puis dans le gouvernement Georges Pompidou (1) du au . Il est ensuite ministre délégué à la Coopération dans le gouvernement Georges Pompidou (2) du au où il s'efforce de promouvoir le volontariat en créant l'association France Volontaires.

Raymond Triboulet a siégé à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et à l'Assemblée parlementaires des Communautés européennes (actuel Parlement européen). Gaulliste, favorable à l'Europe des patries, il est président du Comité français de l'Union paneuropéenne (Pan-Europe) de 1973 à 1987.

En 1979, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques[1] au fauteuil de Wilfrid Baumgartner. En 1988, il est délégué de l'Académie à la Séance publique annuelle des Cinq académies. En 1991, Il est président de l'Académie et de l'Institut de France. En 2002, il soutient la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement.

Raymond Triboulet a été conseiller général du Calvados[1] et membre du Conseil économique et social de Basse-Normandie. Il s'est impliqué dans le développement économique du département, obtenant par exemple l'implantation du grand centre administratif du Crédit lyonnais à Bayeux en 1963. Il a fondé le Comité du Débarquement en 1945, et en a assuré la présidence pendant 54 ans, jusqu'en 1999. Fondateur du Musée du débarquement d'Arromanches-les-Bains, il a été anobli par la reine Élisabeth II.

OuvragesModifier

  • Les Billets du Négus, Les Œuvres Françaises, Paris, 1939.
  • Sens dessus dessous, Bordas, Paris, 1951.
  • Des vessies pour des lanternes, Lecvire, Vire, 1958.
  • Halte au massacre, Bordas, Paris, 1966.
  • Gaston Jean-Baptiste de Renty, Correspondance, édition et notes de Raymond Triboulet, Bibliothèque européenne, Desclée de Brouwer, 1978.
  • Notice sur la vie et les travaux de Wilfrid Baumgartner, Institut de France, 10 février 1981.
  • À tous ceux qui sont mal dans leur peau, France Empire, Paris, 1981.
  • Le Dossier du Débarquement, opération port Mulberry, préface de l'ouvrage pédagogique sur le Port d'Arromanches de François Rouillay et Rémy Desquesnes aux Éditions Mak'it, 1984.
  • Un gaulliste de la IVe, Plon, 1985.
  • Un ministre du Général, Plon, 1985.
  • Gaston de Renty 1611-1649, Beauchesne, 1991.
  • F.S.V. Donnison, Civil Affairs and Military Government, North-West Europe, 1944-1946, London, Her Majesty's Stationary Office, 1961, p. 80-81.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Jacques Henry et Gérard Leroux, La Normandie en flamme — Journal de guerre du capitaine Gérard Leroux, officier d'intelligence au régiment de la Chaudière, Condé-sur-Noireau, Édition Charles Corlet, , 454 p. (ISBN 2-85480-078-8, présentation en ligne), p. 9, 15, 404.

Liens externesModifier