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Gouex

commune française du département de la Vienne

Gouex
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
M. Claude Daviaud
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86107
Démographie
Population
municipale
505 hab. (2016 en augmentation de 8,6 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 01″ nord, 0° 41′ 28″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 142 m
Superficie 18,16 km2
Localisation

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Gouex

Gouex est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Située sur la rive gauche de la Vienne.

Sommaire

GéographieModifier

Les habitants de Gouex sont appelés les Gouexiens et les Gouexiennes.

LocalisationModifier

Située à environ 7 km au sud de Lussac-les-Châteaux et à 44 km de Poitiers, la commune est bordée à l'est par la Vienne qui la sépare de Persac au sud-est et de Lussac-les-Châteaux au nord-est. En outre d'être bordé par la Vienne, le territoire communal est traversé par Le Goberté (issu du Mortaigues), affluent de la Vienne.

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophesModifier

Le village est frontalié de Queaux au sud, de Bouresse à l'ouest, de Mazerolles au nord-ouest, de Lussac-les-Châteaux au nord-est et de Persac au sud-est.

Géologie et reliefModifier

La région de Gouex présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [1] :

  • sur les plateaux du seuil du Poitou :
    • pour 5 % d'argile à silex peu profonde,
    • pour 65 % de terres de brandes,
    • pour 7 % de bornais : ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse.
  • dans les vallées étroites et encaissées et les terrasses alluviales, pour 23 % de calcaire.

La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la Bruyère arborescente et l’Ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre 3 m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 hectares pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur sein et il s’agit également d’un espace refuge pour de nombreuses espèces de mammifères.

En 2006, 76 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 20,2 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 2,1 par des surfaces en eau et 1,7 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

HydrographieModifier

La commune est traversée par 8,6 km de cours d'eau dont les principaux sont le Goberté sur une longueur de 4,7 km, la Vienne sur une longueur de 2,3 km et le Mortaigues sur une longueur de 1,6 km.

ClimatModifier

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transportsModifier

La principale route passant sur son territoire est l'ancienne route nationale 727 reliant Civray au sud-ouest du département à Montmorillon, la sous-préfecture la plus proche au nord-est (à 20 km). La principale route traversant le Bourg est la route départementale 25 reliant Lussac-les-Châteaux à la route nationale 10 au niveau de Chaunay, et par prolongation au département des Deux-Sèvres. Le bourg est également traversé par la D 31 qui relie Adriers, à l'est du département à Marçay, à l'ouest.

Les gares et les halte ferroviaires les plus proches du village sont :

Les aéroports les plus proches de la commune sont:

ToponymieModifier

Le nom du village dérive de l'anthroponyme romain Gaudius[4]. En 1793, la commune s'appelait Gonex. Sur les cartes de Cassini, la commune s'appelle Goix.[réf. nécessaire]

PréhistoireModifier

La grotte de Bois Ragot fut découverte en 1968, sur les indications d'une habitante, par Henri Reigner, André et Sylvie Chollet au cours d'une campagne de prospection archéologique et paléontologique sur la commune de Gouex. Son occupation préhistorique est avérée pour la période 13400-12400. L’étude des restes fauniques montre des préférences saisonnières dans les pratiques de chasse : - grande faune : d’avril à octobre. - lièvres : juillet-février, - poissons : d’octobre à juillet, - harfangs : en hiver,

Parmi les vestiges osseux de la période de Bolling -11 000/ -10 000 figuraient de nombreux restes d’oiseaux déterminés par Véronique Laroulandie Aigle royal (Aquila chrysaetos) Canard colvert (Anas platyrhyncos) Canard souchet (Anas clypeata) Cygne chanteur (Cygnus Cygnus) Grand Corbeau (Corvus corax) Grue (Grue sp) Harfang (Nyctea scandiaca) Hibou grand-duc (Bubo bubo) Lagopède (Lagopus sp) Oie (Anser sp.) Râle des genêts (Crex crex)

Les ossements d'Harfang présentent des traces de boucherie, montrant que cet oiseau était chassé pour sa viande.

HistoireModifier

Une usine de production des métaux ferreux a été créée aux environs de 1655 au creux de la vallée du ruisseau de Goberté. Une digue jetée en travers permettait d'utiliser la force hydraulique. L'entreprise fut réunie à celle de Lhommaizé en 1787. Le haut fourneau cessa son activité des 1791, en raison de l'insuffisance du cours d'eau. En 1823, il n'existait plus qu'un seul feu de forge et un marteau, et le haut fourneau était en ruine. Toute l'activité cessa en 1835 et les bâtiments furent démolis l'année suivante, à l'exception du logement patronal et de la halle à fer transformés en ferme, alors que l'étang est asséché et mis en culture.

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un noyer)[5].

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

Depuis 2015, Gouex est dans le canton de Lussac-les-Châteaux (No 10) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Gouex était dans le canton No 14 de Lussac-les-Châteaux dans la 3e circonscription.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Robert Bon PCF Conseiller général du canton de Lussac-les-Châteaux

(1994-2004)

mars 2001 en cours [6] Claude Daviaud Sans Etiquette Maire

Instances judiciaires et administrativesModifier

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publicsModifier

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 505 habitants[Note 1], en augmentation de 8,6 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540459481551603702660688735
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
727709704700692763728745734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
761692703651675658681631585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
586584557555513513534481507
2016 - - - - - - - -
505--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 28 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Gouex ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 496 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (15 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 481 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 48,1 % d'hommes et 51,9 % de femmes.
  • en 2004 : 49,6 % d'hommes et 50,4 % de femmes.
  • en 2010 : 51 % d'hommes pour 49 % de femmes.

En 2004 :

  • Le nombre de célibataires était de : 28,4 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 58,2 % de la population, les divorcés 5,1 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,4 %.

EnseignementModifier

La commune de Gouex dépend de l' académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire publique dépend de l'inspection académique de la Vienne. La commune est membre d'une union scolaire avec les communes de Queaux et Persac, Gouex s'occupe des classes de CM1-CM2.

Elle dépend du secteur du collège de Lussac-les-Châteaux et des lycées (général, professionnel et agricole) de Montmorillon.

ÉconomieModifier

IndustriesModifier

Il y deux entreprises qui exploitent des sablières-carrières : Les Sablières de Gouex et Iribarren Raymond & Fils sarl.

AgricultureModifier

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes [11], il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 16 en 2000. 34 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi de l'orge), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 5 % pour les produits protéagineux, 35 % pour le fourrage et 2 % reste en herbes. En 2000, 2 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne.

4 exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) abritent un élevage, exclusivement destiné à la production de viande, important d'ovins (3 418 têtes en 2010 contre 2 539 têtes en 2000). L'élevage de volailles tout comme l'élevage a disparu en 2010 (respectivement 61 têtes sur 6 fermes et 216 têtes sur 3 exploitations en 2000).

Un élevage bovin d'environ 200 têtes est situé sur la commune.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

TourismeModifier

La commune dispose d'un camping de 30 places.

En 2009, la commune a acquis l’ancienne carrière Iribarren, d’une superficie de 7 hectares qui a aménagé un plan d’eau de 2 hectares pour la pêche et la promenade (le plan d'eau communal de la Rallerie). Les 5 hectares restants ont été mis à disposition de la (LPO (Ligue pour la protection des oiseaux)).

La commune propose deux sentiers de randonnées de 4 km chacun : « Le Goberté » et « Les coteaux des fadets ».

La commune possède l'une des plus vieilles piscines du département, celle-ci est ouverte de début juillet à début septembre ; l'entrée est gratuite pour les enfants de Gouex.

CommerceModifier

En 2015, il ne reste plus que deux commerces : une boulangerie et un salon de coiffure.

Il y a également un bar.

Activité et emploiModifier

Le taux d'activité était de 68,2 % en 2004 et 66,3 % en 1999.

Le taux de chômage en 2004 était de 11 % et en 1999, il était de 12,6 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 29,4 % de la population en 2004 et 29,9 % en 1999.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine naturelModifier

La Carrière ainsi que l'Ile de la Rallerie sont deux sites classés espaces naturels sensibles (ENS).

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[12], il y a trois arbres remarquables sur la commune qui sont situés dans le parc de la Mairie, à savoir un frêne à fleurs, un sapin d'Espagne et un tulipier de Virginie.

Personnalités liées à la communeModifier

Karl Melon. Vannier et conseiller municipal. Ancien Éleveur de Daims.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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SourcesModifier

BibliographieModifier

Chollet A., Dujardin V. dir (2005), La grotte de Bois-Ragot à Gouex (Vienne), Magdalénien et Azilien. Essais sur les hommes et leur environnement. Mémoire de la Société Préhistorique Française, tome 38, Paris, 428 pages (ISBN 2-913745-24-5)

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne, 2 tomes, édition Flohic, 2002 (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 222
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Poitou-Charentes Nature, 2000