Gil Delamare

Gilbert Delamare de la Villenaise de Chenevarin, dit Gil Delamare, est un cascadeur et acteur français, né le à Paris, et mort au cours d'une cascade le au Bourget (Seine-Saint-Denis).

Gil Delamare
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière Condé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gilbert Yves Delamare de la Villenaise de Chenevarin
Nationalité
Activités
Conjointe

BiographieModifier

Pionnier des effets spéciauxModifier

De son nom de naissance Gilbert Yves Delamare de la Villenaise de Chenevarin, il est un descendant d'une famille de la noblesse normande du même nom[1].

Étudiant en droit, Gil décide à 20 ans d'abandonner ses études pour entrer comme trapéziste dans un cirque. Pratiquant le parachutisme, il est co-recordman du monde de chute libre (9 509 mètres). Il sera la vedette du film L'Homme-oiseau de Jacques Dubourg chutant et dérivant avec des ailes en toiles. Cascadeur renouvelant le genre, Gil Delamare fera alors carrière comme cascadeur hors pair et spécialiste des effets spéciaux réputé à son époque.

En 1956, il a une liaison médiatisée avec Colette Duval, mannequin-parachutiste et recordwoman célèbre en France. Durant un séjour du couple au Brésil à l'été, elle saute le d'un bombardier Superforteresse B29 prêté par l'armée locale au-dessus de la baie de Rio de Janeiro, d'une altitude de plus de 37.500 pieds (12080 mètres selon la tour de contrôle locale).

Il a réglé des séquences qui sont devenues mémorables au cinéma : la course-poursuite avec les citrouilles et les Allemands dans La Grande Vadrouille, la 2CV de Bourvil qui se casse en morceaux dans Le Corniaud, la bonne sœur foldingue du volant dans Le Gendarme de Saint-Tropez, le parachutiste américain (Red Buttons) accroché à une façade de Sainte-Mère-Église dans Le Jour le plus long ou encore l'anthologique poursuite finale de Fantômas.

Parmi les films où il est présent au générique en tant que responsable des effets spéciaux, on peut citer : L'Homme de Rio, Le Corniaud, Coplan FX 18 casse tout, Fantômas se déchaîne et surtout La Grande Vadrouille, parmi d'autres cascadeurs comme Roger Mailles ou Gérard Streiff.

En 1964, sur Fantômas, il engage Rémy Julienne, alors champion de France de moto-cross, pour réaliser des acrobaties à moto.

Il est également chargé des cascades dans Comment voler un million de dollars ou encore Le Jour le plus long. Comme acteur, il est le partenaire de Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe, et de Gina Lollobrigida dans Les Belles de nuit.

Il est un personnage de bande dessinée et l'un des principaux protagonistes de l'album de Michel Vaillant de Jean Graton Les casse-cou (1964).

Décès lors d'une cascadeModifier

Lors du tournage du film Le Saint prend l'affût (1966) de Christian-Jaque, qui se déroule sur une portion de l'Autoroute du Nord en construction, l'une des scènes dans laquelle il double Jean Marais comporte un tête à queue.

Malheureusement, le revêtement neuf est trop accrocheur[2]. Il aurait été possible de recouvrir la chaussée de gravillons pour faciliter le dérapage de la Renault Floride S décapotable que Gil doit conduire, mais ceux-ci sont trop clairs et se seraient vus. Le temps pressant, Gil Delamare décide néanmoins de poursuivre, avec les cascadeurs Gaston Woignez et Odile Astier à ses côtés[3]. Aux alentours de 17h30-17h50, la Renault mise en dérapage ripe au lieu de glisser. Sous la force exercée sur les pneus par l'adhérence du revêtement un bras de l'essieu arrière se brise, faisant pivoter la voiture sur elle-même qui part en tonneaux, éjectant les passagers mais coinçant Gil Delamare sous elle, le tuant net.

Gil Delamare est enterré au cimetière Condé, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) aux côtés de sa compagne, l'actrice et parachutiste Colette Duval.

FilmographieModifier

ActeurModifier

Responsable des effets spéciaux et cascadesModifier

AssistantModifier

BibliographieModifier

Ouvrage de sa compagne et partenaire de cascade. Ce livre fut notamment dédicacé avec les deux parachutistes devenus acteurs, en décembre 1959, au sein de la librairie Anquetil, rue de la Paix à Laval, avant la présentation du film Suspense au Deuxième Bureau au sein du Cinéma-Théâtre de Laval.
  • Gil Delamare et Frank-Dominique, Le risque est mon métier, Paris, Flammarion, coll. « L'Aventure vécue », , 198 p.
Sous titré « Les mémoires du célèbre cascadeur », le livre est écrit après sa mort par son ami Frank-Dominique, à partir des enregistrements que le cascadeur avait fait pour l'auteur depuis 1964 afin qu'il écrive sa biographie. L'ouvrage est introduit par un court message de Jean Marais.

Notes et référencesModifier

  1. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 13, CUN-DES, Évreux, impr. de C. Hérissey, 1903-1929 (lire en ligne), p. 229
  2. http://www.autotitre.com/forum/rec.htm?q=gil+delamare&sujet=56631&dans=un-sujet&auteur=CYBER+PAPY&sem=62&ok
  3. « Le " cascadeur " Gil Delamare se tue en tournant un film », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier