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Le Jour le plus long

film sorti en 1962
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Le Jour le plus long (album).
Le Jour le plus long
Description de cette image, également commentée ci-après
L'un des nombreux logo du film.

Titre original The Longest Day
Réalisation Drapeau : Royaume-Uni Ken Annakin
Drapeau : États-Unis Andrew Marton, Darryl F. Zanuck
Drapeau de la Suisse Bernhard Wicki
Scénario Cornelius Ryan, d'après son livre.
Romain Gary, James Jones
David Pursall, Jack Seddon
Erich Maria Remarque, Noël Coward
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Durée 171 minutes
Sortie 1962

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Jour le plus long (titre original : The Longest Day) est un film américain réalisé par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck, d'après le livre éponyme de Cornelius Ryan. Il sort en 1962 sur les écrans.

L'expression traduite par « le jour le plus long » serait du maréchal Erwin Rommel et daterait du lors de son inspection du mur de l'Atlantique, lorsque le Generalfeldmarschall allemand dit à son aide de camp, Hauptmann Helmuth Lang[1] :

« La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages. Nous n'avons qu'une seule chance de repousser l'ennemi, et c'est quand il sera dans l'eau, barbotant et luttant pour venir à terre. Nos renforts n'arriveront jamais sur les lieux de l'attaque et ce serait folie que de les attendre. La Hauptkampflinie [ligne principale de résistance] sera ici. Toutes nos forces doivent se trouver le long des côtes. Croyez moi, Lang, les premières vingt-quatre heures de l'invasion seront décisives... Pour les Alliés, comme pour l'Allemagne, ce sera le jour le plus long. »

SynopsisModifier

 
John Wayne au centre.

Le film retrace chronologiquement les évènements du débarquement allié en Normandie la journée du , précédé des derniers préparatifs de la veille au soir. Il présente les différents théâtres d'opérations, du point de vue Allié et Allemand, et différentes catégories d'intervenants : depuis les centres de commandement jusqu'aux simples soldats en passant par les officiers intermédiaires et les forces de résistance, le tout ponctué de nombreuses anecdotes véridiques.

Fiche techniqueModifier

ConseilModifier

Conseillers militairesModifier

Conseillers techniquesModifier

Lieux de tournageModifier

Box-officeModifier

DistributionModifier

BritanniquesModifier

Américains et CanadiensModifier

FrançaisModifier

AllemandsModifier

Coupés au montageModifier

Zanuck engagea plus de 2 000 soldats pour le tournage.

De nombreux figurants étaient issus des promotions Arpètes de la Base Aérienne de Saintes 722 près de Rochefort, en Charente-Maritime. Il s'agissait des promotions P-33 à P-38; en remerciement, le réalisateur offrit un cinéma à la B.A 722. Le bâtiment porte depuis le nom du film.

À l'initiative d'une association de figurants du film issue de l'EAMAA (École des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air) promotion 1961 (p. 36, 37 et 38), le 5 juin 2011 eu lieu sur la plage sud de Rivedoux-Plage une fête commémorative pour les 50 ans du tournage.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

  • Oscars 1963:
    • meilleure photographie
    • meilleurs effets spéciaux
  • Golden Globes 1962 de la photographie N&B
  • David di Donatello de la meilleure production étrangère en 1963

NominationsModifier

Autour du filmModifier

Implication des acteurs dans la guerreModifier

Le film a été tourné en 1961, 17 ans seulement après le Débarquement pendant lequel de nombreux acteurs étaient militairement engagés. Les rôles des acteurs correspondent à leurs affectations militaires, et sont parfois très proches : ainsi l'acteur Richard Todd interprète le rôle du commandant de son unité de parachutistes lorsqu'il a pris le contrôle du Pegasus Bridge[10].

Acteurs britanniquesModifier

Acteurs américainsModifier

Acteurs allemandsModifier

Acteur françaisModifier

  • Bourvil : engagé dans la bataille de France, démobilisé après la défaite.
  • Fernand Ledoux : bien que non mobilisable en raison de son âge, il s'engage en avril 1940 dans le 212e régiment régional de Fontainebleau (212e RR). Démobilisé après la défaite.

Réalisme de la reconstitutionModifier

La réalisation du film s'est appuyée sur de nombreux conseillers techniques et militaires, dans le contexte du vécu militaire personnel des acteurs et professionnels participant au film. Darryl Zanuck a fait le choix du noir et blanc pour accentuer le réalisme, permettant d'insérer de véritables images des actualités de l'époque : « Je veux que tout mon film soit une véritable reconstitution de ce qui s'est réellement passé »[4].

Néanmoins la reconstitution d'un théâtre d'opération aussi important et les possibilités limitées de trucages de l'époque ont mené à des limitations de la reconstitution (par exemple sur les attaques aériennes allemandes). De plus, l'aspect didactique du film a pu mener à quelques simplifications ou exagérations (par exemple les mannequins de parachutistes).

Faits erronésModifier

  • La scène du mitraillage des plages par deux FW190 (dont un piloté par l'Obstlt Josef « Pips » Priller) est due au fait que Darryl Zanuck n’avait réussi à mettre la main que sur deux Focke-Wulf en état de voler[11]. Elle a entretenu le mythe que seuls deux avions allemands ont attaqué ce jour-là. En réalité, plusieurs Staffeln (escadrilles) soit une petite centaine d'appareils, ont effectué un total de plus de sept cents sorties, dont vingt-deux contre la flotte alliée, principalement l'après-midi. De nombreux avions ont été abattus, vu la suprématie aérienne alliée. Des JU 87 Stukas obsolètes ont été mis en ligne, dont 5 furent abattus.
  • Le nom de l'ailier de Josef « Pips » Priller fut modifié pour le film : en réalité, il s'agissait non pas de Bernhard Bergsdorf, mais de Heinz Wodarczyk. Il sera abattu en mission six mois plus tard.
  • Lors de l'atterrissage des deux parachutistes dans la cour d'un bâtiment d'un QG allemand [12], on voit le général Von Salmuth sortir de ce QG alors qu'il se trouvait à ce moment-là à Tourcoing (Nord), commandant la 15e armée allemande.
  • Le lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort (joué par John Wayne), commandant du 2e bataillon du 505e PIR de la 82e AB, monte sur une charrette peu de temps après s'être fracturé la cheville droite dans les marais. En réalité, il s'est cassé la cheville gauche (et non la droite) lors de son atterrissage au sol près de la commune de Sainte-Mère-Église.
  • Lors de l'attaque du pont de Bénouville (Euston 1 renommé plus tard Pegasus) sur le canal de l'Orne par les aéroportés du major Howard (2nd Battalion, the Oxford & Bucks Light Infantry), on voit sous le pont quelques Britanniques décrocher les charges de destruction. En réalité, ces charges étaient sur les « rambardes » de chaque côté. De plus, les Allemands les enlevaient chaque soir, de crainte que les résistants ne les retournent contre eux. En outre, le film montre une résistance acharnée, alors que ce soir-là le pont n'était gardé que par trois soldats allemands. Dans la nuit, les hommes de Howard sont renforcés par le 7th Parachute Battalion (1st Airborne Division) bien avant l'arrivée de la 1st Special Service Brigade de Lovat (13 h). Enfin, lors de la relève par les commandos, le Bag Piper de Lord Lovat, Bill Millin n'a pas traversé le pont en jouant de la cornemuse (il est néanmoins arrivé sur place en jouant). Lors de la prise du pont, on peut apercevoir un transformateur EDF sur un poteau, or ce type de transformateur n'est apparu qu'en 1961.
  • Lors de la prise du casino d’Ouistreham, aucune religieuse n'est intervenue pour assister les commandos français.

ExagérationsModifier

  • La scène, où le lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort de la 82e division aéroportée (interprété par John Wayne) montre l'utilisation du criquet (cricket), est exagérée. La 101e division aéroportée fut la seule unité a posséder et a utiliser ce criquet pendant la nuit du 5 au 6 juin 1944 en Normandie. Ce jouet en laiton composé d'une lame ressort (le plus répandu était fabriqué en 1944 par l'entreprise anglaise THE ACME) permettait aux parachutistes isolés lors des largages de se retrouver et de se regrouper. Le principe : pour une pression sur la lamelle métallique (clic-clac) afin de demander l'identification, la réponse devait consister en une double pression (clic-clac - clic-clac). Différentes versions de ce criquet (en formes d'animaux ou de personnages Disney) ont également existé.
  • Le parachutiste John Steele (505e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée) reste accroché au clocher de l'église de Sainte-Mère-Église pendant 10 heures (il précise la durée dans le film) alors qu'il n'y restera que 2 heures avant d'être récupéré et soigné par les Allemands puis fait prisonnier. Il s'échappera 3 jours plus tard[13]. Par ailleurs, comme dans la quasi totalité des églises de France, le clocher n'était pas électrifié. Il est donc impossible que le soldat John Steele ait été assourdi par les cloches 10 heures durant ni même 2 heures.
  • Les paradummies, ces poupées parachutistes larguées pour tromper les Allemands, apparaissent comme des mannequins très sophistiqués. En réalité, il s'agissait de simples et grossières poupées de chiffon remplies de sable. Six parachutistes des Special Air Service ont sauté avec les poupées et diffusé des enregistrements de bruits de bataille.

Approximations volontairesModifier

  • Afin d'éviter un anachronisme évident, dans les scènes tournées sur la place de Sainte-Mère-Église, on voit un gros tas de sacs de sable en bordure de la rue (l'ancienne RN 13), sans raison apparente : ce tas a été aménagé pour le tournage permettant ainsi de dissimuler le monument qui commémore le débarquement.
  • À Sainte-Mère-Église, le parachutiste John Steele est resté accroché au clocher côté « place de l'église » alors qu'il était en réalité de l'autre côté (côté presbytère). Pour rendre la mise en scène plus spectaculaire, Zanuck a disposé Steele du côté de la place. Depuis, la municipalité accroche un parachute sur l'église en souvenir de l'évènement, mais il est accroché sur l'église côté place, en accord avec le film et non en accord avec la réalité historique.
  • Le casino est une reconstitution. Il avait été rasé par les Allemands qui l'avaient remplacé par un bunker. La scène a été tournée à Port-en-Bessin dont on voit la tour Vauban.
  • Les parachutistes français du Spécial Air Service britannique ne sabotèrent pas de lignes de chemins de fer près Caen mais en Bretagne, 18 sabotages furent réalisés pour neutraliser le réseau ferré breton. Le caporal parachutiste Emile Bouétard fut le premier mort français du jour J. De plus, les paras F.F.L. sautèrent à l'aveugle, il n'y avait pas de résistantes avec des lampes pour les accueillir. Ils entrèrent plus tard en contact avec la Résistance locale.

Accessoires ou matériels anachroniquesModifier

  • Dès le début, en Angleterre, on montre Eddie Albert, conduisant une jeep sous la pluie. Cependant, cette jeep américaine de 1944 arbore la calandre en deux couleurs en diagonale, et même, sur le bas de caisse, la grenade blanche de l'armée française 1960.
  • Les uniformes portés par les parachutistes américains (82e et 101e divisions aéroportées), plus particulièrement les vestes de saut, ne correspondent pas aux tenues d'époque, tant au niveau de la coupe et des couleurs que des systèmes de fermetures. Dans le film, les vestes de saut utilisées ont des systèmes de fermeture différents aux poignets : fermeture par 1 bouton et fermeture par 1 ou par 3 pressions. Dans la réalité, les manches de la veste M42 (M42 Parachute jumper coat) étaient toutes fermées aux poignets par 2 boutons pressions uniquement.
  • La mentonnière des casques portés par les parachutistes américains ne correspond pas à celle utilisée à cette époque. Dans le film, elles ont une forme rectangulaire alors que celles portées en 1944 étaient ovales et de couleur marron.
  • Les insignes divisionnaires (ou badge) des parachutistes de la 82e division aéroportée ne reflètent pas la réalité. Dans le film, le carré rouge encadrant le « AA » (All-American) est plus grand, et le sigle « Airborne » au-dessus à une forme plus arrondie. De plus, sur toutes les scènes montrant ces parachutistes, ce même sigle « Airborne » est beaucoup trop éloigné du « AA ». Dans la réalité, ces 2 éléments étaient plus rapprochés comme l'exigeait le règlement militaire. Cependant, bon nombre de soldats les cousaient souvent à la hâte et avec les moyens du bord (fils et points de couture aléatoires). Enfin, dans la version colorisée du film, la couleur bleue présente dans ce patch est plus foncée que sur l'insigne original.
  • Les bottes des Américains portent des lacets à bouts en caoutchouc alors qu'en réalité de tels bouts n'ont été inventés que pendant la guerre du Viêt Nam par Maurice Frisson, un cordonnier installé à Saïgon.
  • Dans le film, on aperçoit certains parachutistes américains chaussés de brodequins de combat noirs (communément appelés Rangers) fermés par 2 boucles au-dessus de la cheville. Ces équipements n'étaient pas en dotation au mois de juin 1944. Les bottes de saut portées par les parachutistes américains au moment de la bataille de Normandie, étaient exclusivement de couleur marron, montaient jusqu'à mi-mollet et n'étaient munies que de lacets ce qui permettait un meilleur maintien de la cheville. Ce n'est qu'au lancement de l'opération Market Garden en septembre 1944 que les unités de parachutistes seront dotées de brodequins marrons à boucles.
  • La teinture noire du cuir pour les équipements des troupes américaines n'est apparue que dans les années 1950.
  • Dans la scène où le lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort monte sur la charrette après s'être fracturé la cheville, on aperçoit un parachutiste américain portant une veste M43 (M43 Field Jacket) qui n'était pas en dotation le 6 juin 1944 pour les parachutistes américains des 82e et 101e divisions aéroportées. Ils portaient tous et sans exception la veste de saut M42 (M42 Parachute jumper coat) qui étaient très souvent renforcées aux coudes et aux genoux. Ils ne vêtiront la veste M43 qu'à partir de septembre 1944, lors de l'opération Market Garden. Cette veste de combat deviendra la dotation officielle des unités américaines jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
  • Le lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort porte au début du film sur son casque le bon insigne de grade mais à partir de la scène de la charrette, il arbore à tort l'insigne de colonel sur son casque (Vandervoort avait été promu lieutenant-colonel le 2 juin 1944).
  • Sur la place de l'église, on voit stationnée une 2CV commercialisée en 1948.
  • Lors des parachutages, on peut voir des bombardiers Lancaster alors que dans la réalité, les appareils utilisés étaient des C-47.
  • Lors du mitraillage des plages, les deux avions représentés ne sont pas des FW 190, mais des Messerschmitt Bf 108 Taifun, avions d'entrainement et de liaison.
  • Peu avant le débarquement sur les plages, la flotte alliée est survolée par quatre A-1 Skyraider, un modèle d'avion n'ayant fait son premier vol qu'en 1945.
  • Dans une des dernières scènes, au cours de laquelle Robert Mitchum demande à un soldat en jeep de le monter en haut de la plage, la jeep n'est pas authentique, il s'agit plutôt d'une Hotchkiss française que d'une Willys ou Ford.
  • Les numéros de capot commençaient sur les jeep américaines, qu'elles soient Willys ou Ford, par 20 (exemple 20193276) alors qu'ici le numéro commence par 88 puis 133553, ce qui n'est pas réel. De plus, les supports en bois qui devaient se trouver sur le capot pour accueillir le pare-brise rabattable sont absents. On y retrouve des supports en U métallique au niveau des essuie-glaces qui viennent se poser sur le capot. Ces jeeps sont alors passées par l'armée française et datent alors de l'après-guerre, et donc n'existaient pas le 6 juin 1944.

Erreurs mineures ou limites du décorModifier

  • Lors de la scène du mitraillage aérien de la plage, on peut remarquer certains chars en « trompe-l'œil », en réalité de simples panneaux de bois reproduisant des chars ; on peut noter aussi l'interruption des défenses côtières au fond du plan. La lenteur du plan en rase motte sur la plage montre qu'elle a été effectuée en hélicoptère et non en avion.
  • Les obstacles sur les plages de débarquement sont posés à l'envers. Dans le film, la pointe est orientée vers la mer alors qu'en réalité elle était dirigée vers les terres de façon que les péniches de débarquement y soient « guidées » jusqu'à une mine.
  • Lors de la séquence où les résistants entendent le second vers du poème de Verlaine (« blessent mon cœur d'une langueur monotone »), le message précédent est : « Daphné à Monique : il y a le feu à l'agence de voyage, inutile de s'y rendre ». Quand les Allemands captent le second vers, le message « Daphné à Monique » est entendu après Verlaine et non avant.
  • Dans la scène de la pointe du Hoc, on peut voir un Ranger n'ayant pas son chargeur clipsé à son fusil.
  • Dans la scène où le soldat Martini (Sal Mineo) est tué après avoir cru entendre le double clic-clac d'un de ses camarades, le soldat allemand tire deux coups avant de réarmer son fusil alors qu'il aurait dû réarmer pour pouvoir tirer une deuxième fois.
  • Dans les locaux des services météo britanniques, on voit un barographe enregistreur dont l'aiguille est au plus bas, ce qui est logique au vu de la dépression. À quelques dizaines de kilomètres de là, chez le pilote « Pieps », près de Calais, l'aiguille d'un instrument analogue est à la limite supérieure ; ce n'est pas logique.

AnecdotesModifier

  • Le film fut présenté à sa sortie comme le plus cher du cinéma, avec Cléopâtre[3]
  • Il resta le film noir et blanc le plus cher du cinéma jusqu'à la sortie de La Liste de Schindler en 1993.
  • Références répétées à la cinquième symphonie de Beethoven : on entend régulièrement les quatre premières notes de la cinquième symphonie jouées par un tambour tout au long du film, puis par un orchestre symphonique lors du lancement du débarquement le 6 juin à l'aube. Cette association est une idée de William Stephenson, ayant pour origine la similitude des quatre premières notes de la symphonie avec le code morse de la lettre V •••— soit quatre impulsions (trois courtes et une longue), la lettre « V » étant le symbole patriotique allié de la Victoire/Victory contre le nazisme. À des fins didactiques, un bref dialogue au début du film entre deux soldats rappelle ce lien aux spectateurs n'ayant pas connu cette période de l'histoire. Ce rythme correspondant aux premières notes de la Symphonie n° 5 de Beethoven, celle-ci devint l'indicatif des émissions à destination de l'Europe occupée. La lettre V était également rappelée d'un geste de la main des index et majeur formant un V.
  • L'ancien président Dwight D. Eisenhower avait accepté de jouer son propre rôle. Néanmoins, les maquilleurs ne purent lui donner une apparence suffisamment jeune pour qu'il soit crédible dans son rôle. Henry Grace, un décorateur sans expérience d'acteur mais qui travaillait dans l'industrie cinématographique depuis les années 30 et qui était d'une grande ressemblance avec Eisenhower, fut finalement engagé, bien que sa voix soit différente. Le président Eisenhower fut néanmoins ponctuellement conseiller technique sur le film[14].
  • Daniel Gélin ne put interpréter le rôle prévu dans la scène spécialement écrite pour lui par Romain Gary, en raison d'un accident de chasse qui l'a immobilisé pendant deux mois[15].
  • Une version colorisée a été réalisée pour le 50e anniversaire du débarquement en 1994. Elle fut diffusée sur TF1, puis vendue en version VHS.
Chaîne Jour Film Audience PDM enregistrement VHS
TF1 05/06/1994 le jour le plus long 12 193 650[16] 69,5 147 000

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Actualités Françaises - Les échos du cinéma n°11 - Durée 25 min 08 s[17].
  • Télévision Française - Tournage du film Le jour le plus long - Durée 4 min 02 s[18].
  • Télévision Française - Darryl Zanuck à propos du film Le jour le plus long[19].

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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean d'Yvoire, « Le jour le plus long », Téléciné no 108, Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), décembre 1962-janvier 1963, (ISSN 0049-3287)

Notes et référencesModifier

  1. Maurice Tournier, Des noms et des gens en guerre. De la Seconde Guerre mondiale aux génocides (1939-1945), Éditions, , p. 110
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o non crédité(e) au générique
  3. a et b http://www.ina.fr/video/CAF97063421/darryl-zanuck-a-propos-du-film-le-jour-le-plus-long-video.html
  4. a et b http://www.devildead.com/histoiresdetournages/index.php?idart=146
  5. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-33427/secrets-tournage/
  6. Le rôle devait d'abord être tenu par Charlton Heston
  7. Le rôle devait d’abord être tenu par Brigitte Bardot.
  8. Bernard Fresson, non crédité au générique, apparait brièvement en 1h38 parmi les aviateurs, en arrière plan, au centre de l'image.
  9. Crédité Curt Jürgens au générique
  10. Ouest France : en 1961, tournage du film "Le jour le plus long"
  11. a et b http://films.blog.lemonde.fr/2017/06/24/le-jour-le-plus-long/
  12. Fondé sur le livre de Cornelius Ryan Le Jour le plus long (livre) de C. Ryan édition de 1961 chez Robert Laffont. Passage mentionné partie deux La nuit, chapitre 1, page 111
  13. Il est à noter cependant qu'Alexandre Renaud, à l'époque maire de Sainte-Mère-Église, et auteur d'un ouvrage intitulé Sainte-Mère-Église, Première tête de pont américaine en France, 6 juin 1944, ne fait pas mention de ce parachutiste resté accroché au clocher.
  14. http://www.archives-manche.fr/Histoire-et-documents/p1718/Le-jour-le-plus-long
  15. Les échos du cinéma - numéro n°52
  16. https://web.archive.org/web/20050312020853fw_/http://www.audiencestv.com/annees/1994/top100_1994.html
  17. Actualités Françaises - Les échos du cinéma n° 11 - Durée 25 min 08 s
  18. Télévision Française - Tournage du film Le jour le plus long, Durée 4 min 02 s
  19. Darryl Zanuck à propos du film Le jour le plus long