Georgette Lemaire

chanteuse française
Georgette Lemaire
Description de l'image Georgette_Lemaire.jpg.
Informations générales
Nom de naissance Georgette Kibleur
Naissance (77 ans)
Paris, France
Activité principale chanteuse
Genre musical variété française
Années actives 1965 -
Labels Phillips

Georgette Lemaire est une chanteuse française née à Paris le [1]. Elle connut le succès dans les années 1960 et 1970 avec des chansons réalistes comme Je ne sais pas et Vous étiez belle, madame.

BiographieModifier

Enfance et débutsModifier

Née dans une famille modeste dans le quartier de Belleville, elle suit une scolarité normale avec un plus : elle est première en chant. Jeune femme, elle rencontre un garçon de café prénommé Daniel avec qui elle va avoir deux fils Pascal (Skalp) et Yvan.

Tous les dimanches elle chante chez Louisette aux puces de Saint-Ouen et se fait connaître en y interprétant les chansons du répertoire réaliste : Le Dénicheur, Padam Padam, ou encore La Montagne de Jean Ferrat.

En 1965 sa mère Léone l'encourage à s'inscrire au télé-crochet Le Jeu de la chance, l'émission de Raymond Marcillac. En novembre 1965, Georgette Lemaire participera trois fois au Jeu de la chance (Télé-Dimanche) avec des chansons d'Edith Piaf (7 novembre : Hymne à l‘amour, 14 novembre : Padam Padam, 21 novembre : Le dénicheur. Ex-aequo avec Mireille Mathieu, elle se désiste, contrainte, au profit de sa concurrente[2],[3],[4]. La maison de disques Philips lui fait signer un contrat.

Le succès des années 1960Modifier

 
Georgette Lemaire, un soir de concert...

Charles Dumont lui signe ses premières chansons : À faire l'amour sans amour, Le Cœur désaccordé, Je ne sais pas, Éblouis par notre amour. En 1966, le titre Et si c'était vrai, signé Georges Liferman, devient son premier tube avec plus de 150.000 exemplaires vendus en France[5].

Elle part ensuite pour sa première tournée d'été qui remporte un vif succès.

En 1967 elle enregistre de nouvelles chansons : Elle ne chante plus, Lui, et se retrouve la même année à Bobino en vedette américaine dans le spectacle de Georges Brassens. Elle enchaîne avec une nouvelle tournée avec Alain Barrière et enregistre de nouveaux titres signés par Jean-Jacques Debout et Roger Dumas : Les Tambours et Il viendra.

À cette époque, Georgette est vedette sur scène, mais aussi sur le petit écran. Elle participe régulièrement aux nombreuses émissions de variétés Discorama, Le Palmarès des chansons et, bien évidemment, Télé Dimanche.

En 1968 elle passe à l'Olympia en vedette américaine d'Enrico Macias. Elle enregistre une de ses plus grandes chansons qui est signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran Vous étiez belle, madame.

Elle divorce et épouse en secondes noces son pianiste Bob Sellers. De cette union naît à Joinville-le-Pont son troisième enfant Tony en 1969[6].

Le 27 avril 1972, Georgette Lemaire obtient le grand prix de la chanson populaire française, décerné par un jury d’écrivains, dont Alphonse Boudard, René Fallet et Auguste Le Breton[7]. Cette année-là, elle enregistre la chanson du film Le Professeur : Demain sera différent.

L'année suivante, elle passe enfin en vedette lors d'un Musicorama à l'Olympia. Devant le succès (17 rappels), Bruno Coquatrix, le directeur de l'établissement, l'engage dix soirs de suite en vedette (mai/).

Elle quitte en 1975 sa maison de disques Philips pour signer un contrat chez AZ avec la chanson Superstar un soir et des chansons signées par Paul de Senneville, Olivier Toussaint ou Jean-Loup Dabadie.

En 1976 elle est l'invitée d'honneur du spectacle de Julio Iglesias à l'Olympia et y crée la chanson C'est fini d'Ornella Vanoni, et chante a cappella Vous étiez belle madame. Elle triomphe devant un public qui se lève et l'acclame de longues minutes.

En 1978 elle passe sous le label Accord et sort un album avec les titres Heureuse, On n'est pas au bal des adieux ainsi que la chanson du film L'Amour en question écrit et composé par Pierre Delanoë et Olivier Dassault.

En 1980 elle réalise un album composé par dix chansons de Charles Aznavour, parmi lesquelles De t'avoir aimé, Hier encore, Désormais, etc. Aznavour lui fit la dédicace suivante : « Une voix, un cœur, une authenticité, et dans son chant les cris de l'animal blessé, telle qu'en elle-même Georgette Lemaire ».

Trois 45 tours suivront avec les chansons suivantes : S'aimer, Berlin, Le soir où l'on refait l'amour.

Entre reconnaissance officielle et difficultés financièresModifier

Elle est faite chevalier des Arts et Lettres en 1986 par Jack Lang. Une émission spéciale de La Chance aux chansons fut consacrée par Pascal Sevran à cet honneur.

En juin[réf. nécessaire] 1989, sur l'intercession de François Mitterrand, président de la République, elle est nommée membre du Conseil économique et social, au titre des « personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel » nommées par décret en conseil des ministres, sur le rapport du Premier ministre[8].

Un CD et quelques nouvelles chansons sortent sur un petit label intitulé Intime, avec notamment une reprise de Le Temps des cerises dédiée à François Mitterrand, mais le succès n'est pas au rendez-vous. Le choix d'un de ses titres-phare, Des millions d'amoureux, par Steven Spielberg pour son blockbuster Munich[9] n'arrive pas non plus à la mettre à nouveau en lumière.

Le parait un nouvel album, "Inoubliable", composé de 10 titres inédits (Balablan Music Label).

En 2010 Georgette Lemaire fait partie de la Tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 5, au côté notamment de Michèle Torr, Sheila, Hervé Vilard, Alain Turban... Les éditions du Toucan publient le 10 mars sa biographie, "A m'en déchirer le cœur", écrite en collaboration avec Stéphanie Lohr. Elle y parle de façon franche et réaliste, de sa vie professionnelle et de sa vie privée.

En 2012 est publiée une compilation de 21 titres de la chanteuse sous le titre Chanson Française.

Face à des difficultés financières, elle est menacée d'expulsion de son logement à plusieurs reprises[2].

En 2014, elle sort un album de reprises, Paris Jazz[2],[10].

Répertoire (sélection)Modifier

Vous étiez belle, Madame - Et si c'était vrai - Des millions d'amoureux - A quoi ça sert d'avoir 20 ans - Les amoureux du nord - Goodbye and farewell - Superstar pour un soir - On n'est pas au bal des adieux - Elle ne chante plus - s'aimer - Parle plus bas (Le Parrain) - A faire l'amour sans amour - Ce que tu veux - Je ne sais pas - Eblouis par notre amour - La France - Le dernier train - Même si ça finit mal - Jan le marin - Le petit café français - Ce bonheur-là - Entre avril et juillet - Les tambours - Lui - Sur un vieux platane - Tant de joies - Venez mister l'amour - Avec toi, on vivrait - Ton amour est partout - A l'hôtel Saint-Michel - Il viendra - C'est trop facile monsieur - Avant - La terre - Sacré p'tit gars - Pauvre cœur - Reste - Les bals - L'amour est comme une embellie - La comédie - Le petit banc - Paris tu es ma chanson - Le cri d'amour - Heureuse - L'amour en question - Ne reviens pas - La nostalgie - Mon cœur de quoi as-tu rêvé - J'aurais voulu vivre un seul amour - Le temps des cerises - Demain sera différent - Berlin - Le soir où l'on refait l'amour - Noir - Le cœur mambo - Fils de rien - Inoubliable - Incertitudes - Rue Royale - J'ai vécu - Mais c'était hier - Sa jeunesse... entre ses mains - Voilà que tu reviens - Désormais - De t'avoir aimé - Mademoiselle de Paris - J'men fous pas mal - La bohême - Mille ans d'amour - Paris au mois de mai - Un gamin de Paris - La romance de Paris - Sous le ciel de Paris - Banlieue - A quoi ça sert l'amour.

PublicationModifier

  • À m'en déchirer le cœur, Boulogne, France, Les Éditions du Toucan,

Notes et référencesModifier

  1. TV Melody, « Georgette Lemaire - Biographie », sur melody.tv (consulté le 8 août 2020)
  2. a b et c « Georgette Lemaire expulsée ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  3. Georgette Lemaire, A m'en déchirer le cœur, du Toucan, , 202 p. (ISBN 978-2-810003-55-6), p. 45, 46
  4. Christophe Lagrange, Sophie Rey (collectif), Fabuleuses années 60-70, Cyel, , 461 p. (ISBN 9-782-362-611-643), p. 195
  5. « TOP 45 Tours - 1966 », sur www.top-france.fr (consulté le 14 avril 2019)
  6. Télé 7 Jours n°479, semaine du 28 juin au 4 juillet 1969, pages 94-95 : Georgette Lemaire :c'est un garçon..."
  7. « Georgette Lemaire, nouvel album Paris Jazz », sur Capgeris
  8. Cette nomination au Conseil économique et social donne l'occasion, le 27 octobre suivant, au député d'opposition Ladislas Poniatowski, siégeant à l'époque au sein du groupe UDF, de s'élever contre cette nomination, à la tribune de l'Assemblée nationale, lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1990, lorsque sont examinés les crédits alloués au Conseil économique et social. Le député estimait qu'il y aurait, selon ses vues, « un côté un peu surréaliste dans sa présence parmi les autres conseillers représentant les forces économiques et sociales de notre pays. » et ajoutait que, à ses yeux, une telle nomination, dont il avait précédemment annoncé qu'elle serait l'illustration « d'un genre kitsch », aurait « malheureusement renforcé l'image d'une institution qui joue, au moment des renouvellements, un peu les « soupes populaires » au profit d'un certain nombre de notables ratés, qui sert trop souvent à caser des élus battus ». Source : Compte rendu intégral de la Ire séance du 27 octobre 1989, pages 6 (4248) et 7 (4249).
  9. Jean-Noël Mirande, « Georgette Lemaire, vous êtes toujours belle, Madame ! », sur Le Point,
  10. Georgette Lemaire : "Je suis anti guinguettes et anti accordéon", France Info, 26 août 2014

Liens externesModifier