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Télé-Dimanche
Genre Émission de divertissement
Périodicité Hebdomadaire
Création Raymond Marcillac
Présentation Raymond Marcillac
Denise Fabre
Joseph Pasteur
Ancienne présentation Georges de Caunes
Noële Noblecourt
Guy Lux
Roger Lanzac
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Production
Format d’image 4/3 noir et blanc
Format audio Mono
Société de production RTF
ORTF
Diffusion
Diffusion Première chaîne de l'ORTF
Ancienne diffusion RTF Télévision
Date de première diffusion
Date de dernière diffusion
Statut Arrêtée
Public conseillé Tout public

Télé-Dimanche était une émission de télévision française créée par Raymond Marcillac et diffusée le dimanche après-midi sur la RTF Télévision puis sur la première chaîne de l'ORTF du au .

HistoireModifier

L'émission est lancée sous l'impulsion du directeur des programmes de l'époque, Jean d'Arcy, afin de séduire un public familial. Présenté par Raymond Marcillac, le programme est initialement tourné en studio. Mais, fort de son succès d'audience, il déménage à la Maison de la Radio en 1961 et devient public[1].

Noële Noblecourt, qui succéda à Simone Garnier à la présentation en janvier 1963, fut officiellement licenciée en 1964 pour avoir montré ses genoux à l’écran. Une trentaine d'années plus tard, en 1994, Raymond Marcillac nie le motif du renvoi, affirmant avoir mis fin à cette collaboration du fait d'un manque de professionnalisme de la speakerine[1]. Interviewée par Vincent Perrot en 1995, Noële Noblecourt dément à son tour. Elle affirme avoir été renvoyée pour avoir refusé les avances de Raymond Marcillac, directeur de l'information de la première chaîne[2],[3].

L'émission fut ensuite animée par Jacqueline Monsigny, Guy Lux et Roger Lanzac ; ce dernier fut évincé de l'émission en 1968[4].

Le 30 mai 1971, l'émission en direct est interrompue après sa première chanson pour empêcher la chanteuse Joan Baez de lire un message en faveur des objecteurs de conscience espagnols emprisonnés[5],[6]. Joan Baez offre au profit du Comité international d'aide aux objecteurs de conscience, organisation dont elle est une des fondatrices, les cachets intégraux de ses concerts à Lyon, à Châteauvallon (Var)[7] et à Télé Dimanche.

Principe de l'émissionModifier

Télé-Dimanche se composait de divertissements, de variété, de jeux et de sport[8].

Une page très célèbre de cette émission était consacrée au « jeu de la chance », transposition des fameux radio-crochets, où de nombreux talents firent leurs débuts, notamment à la disparition d'Édith Piaf : Georgette Lemaire, Mireille Mathieu ou, dans d'autre registres, Thierry Le Luron qui s'exerça dans l'opérette avant d'ouvrir la nouvelle voie des imitateurs.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Raymond Marcillac, À vous, Cognacq-Jay ! Les dessous de la radio et de la télévision, Jacques Grancher, , 227 p. (ISBN 2-7339-0442-6, lire en ligne), P. 144-162
  2. Documentaire --Des femmes enchaînées, des femmes déchaînées--, réalisé par Pascale Clark et Jean-Pierre Devillers, diffusé sur France 3 le 24 mai 2010.
  3. « Noëlle Noblecourt donne la vraie raison de son renvoi de "Télé dimanche" », sur ina.fr, .
  4. « Roger Lanzac quitte la piste », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  5. « Incident à Télé-dimanche avec Joan Baez », Le Monde,‎
  6. C.F., « Joan Baez et « Télé-dimanche » », Le Monde,‎
  7. « Deux concerts Joan Baez pour les objecteurs de conscience », Le Monde,‎
  8. « Raymond Marcillac », sur evene.fr (consulté le 31 octobre 2013)