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Géronce

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques

Géronce
Géronce
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Michel Contou-Carrère
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64241
Démographie
Population
municipale
444 hab. (2016 en diminution de 1,55 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 28″ nord, 0° 41′ 22″ ouest
Altitude Min. 167 m
Max. 290 m
Superficie 15,99 km2
Localisation

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Géronce
Liens
Site web www.geronce.fr
L'église Saint-Laurent et son reflet dans le Joos.
Le clocher de l'église.
Mairie, salle communale et école Lasserre.
Le Joos à Géronce.

Géronce (en béarnais Geronce ou Geroùncẹ, en basque Jeruntze) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Sommaire

GéographieModifier

AccèsModifier

La route départementale 936 reliant Oloron-Sainte-Marie et Bayonne passe à l'extérieur du village. La route départementale 836 passe au milieu de Géronce et relie la D 936 au niveau des giratoires d'Orin et de Geüs-d'Oloron. Le CD 524, traversant les quartiers d'Urein, de Dous, du Castéra et du Lacé, relie la D 836 à la D 24 via Esquiule et Barcus.

HydrographieModifier

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le Joos (ainsi que par les affluents de ce dernier, les ruisseaux le Josset et de Cambillou).

Lieux-dits et hameauxModifier

  • Dous : ancien village qui possédait une église (Saint-Pierre de Dous) entourée de son cimetière, aujourd'hui disparus. Les seuls vestiges de cette époque sont un tableau en bon état de conservation, mis en évidence dans l'église actuelle et une maison du XVIe siècle transformée en gîte rural. Cette maison fut un temps un presbytère.
Ce quartier possède un beau pont de pierre qui enjambe le Joos avec, en contrebas aval, un passage à gué utilisé surtout par les engins agricoles volumineux ;
  • le Lacé : nom donné à ce quartier de par sa route étroite et sinueuse. Ce quartier éloigné est habité en majorité par des familles d'origine basque.
Pour y accéder depuis le village, il faut emprunter le CD 524 via les villages souletains d'Esquiule et de Barcus ;
  • le Prat ('le pré') : il s'agit d'une place bordée par le Joos, laissée en herbe et entourée de chênes séculaires. Pour s'y rendre, il faut traverser le pont situé au pied de l'église ;
  • Urein : ce quartier commença à voir ses premières maisons neuves à la fin des années 1970. Le petit chemin, dit du Campagnot (CD 524), est devenu très vite une véritable rue desservant bon nombre de nouvelles habitations ;
  • le Vialé : il s'agit d'une petite place verdoyante située juste après le pont de pierre ; deux cents mètres après, se trouvent le nouveau cimetière, le local technique et la station d'épuration ;
  • le Castéra : colline surplombant le village et la plaine agricole de Josbaig (altitude : 226 m). Deux lotissements communaux : le Castéra (le plus ancien) et le Bourda y sont implantés. Une extension de cinq nouveaux lots est actuellement achevée sur le lotissement Castéra ;
  • les Barrats ('barrières' ou 'fermetures') : enceintes qui entouraient et défendaient le cœur du village. La rue Saint-Laurent et la rue des Barrats en délimitent toujours leur périmètre. À proximité, une maison forte du XVIe siècle (privée) fut probablement la résidence des seigneurs du lieu. Un important moulin, limitrophe et en partie ruiné, bâti sur une dérivation du Joos, peut occuper l'emplacement du moulin banal.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Géronce[2]
Saint-Goin Aren Poey-d'Oloron
Barcus   Orin
Esquiule Moumour
(par un quadripoint)

ToponymieModifier

Le toponyme Géronce apparaît sous les formes Jeroncen (XIe siècle[3], cartulaire de l'abbaye de Lucq[4]), Gironce (1343[3], hommages de Béarn[5]), Sant Laurens de Geronse (1396[3], notaires de Lucq[6]), Guironce (1402[3], censier de Béarn[7]) et Gironsse (1443[3], notaires d'Oloron[8]).

Son nom béarnais est Geronce[9] ou Geroùncẹ[10], en basque son nom est Jeruntze.

Anglade, ancienne ferme et fief vassal de la vicomté de Béarn, et qui dépendait du bailliage d'Oloron, est mentionné en 1385[3] (censier de Béarn[7]).

HistoireModifier

Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Géronce comptait 42 feux et dépendait du bailliage d'Oloron.

D'après Francisque Michel, auteur du début du XIXe siècle, Géronce était le lieu de rassemblement des cagots de toute la vallée de Josbaig dans son lieu-dit le Prat.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Jean Andreu    
1794 1795 Jean- Pierre Supervielle    
1795 1800 Jean Péloat    
1800 1816 François Poeynouguez    
1816 1821 Barthélémy Bellaucq dit Sartoulet    
1821 1826 François Poeynouguez    
1826 1827 Blaise Tristan    
1827 1832 Pierre Baleix    
1832 1837 Jean Lamazou    
1837 1840 Pierre Bellaucq    
1840 1843 Bernard Sajus    
1843 1865 Pierre Poey-Noguez    
1865 1869 Pierre Tristan    
1869 1871 Jacques Peyri-Capéra    
1871 1879 Pierre Poey-Noguez    
1879 1881 Bellaucq    
1881 1888 François Poey-Noguez    
1888 1898 Jacques Mouliot    
1898 1904 Bernard Laboudette    
1912 1919 Sylvain Mouliot    
1920 1925 Pierre Bellaucq    
1925 1941 Edmond Chrestia-Blanchine    
1941 1944 Pierre Lalanne-Carcy    
1944 1945 Edmond Chrestia-Blanchine    
1945 1953 Louis Bordes    
1953 1989 Albert Chrestia-Blanchine    
1989 1995 Marcel Cousté    
1995 2001 Marcel Cousté    
2001 2008 Marcel Cousté    
2008 2014 Marcel Cousté    
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes de Josbaig ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat AEP du Vert ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2016, la commune comptait 444 habitants[Note 1], en diminution de 1,55 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712654717724790841851848853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
801802716661715703678637661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640601608595583541502403421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
424367325347369376408427436
2016 - - - - - - - -
444--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

ÉconomieModifier

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoineModifier

Article détaillé : Carnaval de Géronce.

Son carnaval annuel, en février, étalé sur deux week-ends, attire une foule importante de milliers de masqués et dans son défilé de chars. Ce défilé traverse toute la vallée de Josbaig (Orin, Géronce, Saint-Goin, Geüs)[16].

Patrimoine civilModifier

Le castéra de Géronce : ce site élevé, non loin de l'église, où vient s'adosser le Prat, est resté très longtemps l'endroit de processions religieuses et aurait été à l'origine un camp romain.

Patrimoine religieuxModifier

L'église possède de superbes retables.

Patrimoine environnementalModifier

Le village de Géronce fait partie de la vallée de Josbaig (de jos baig, 'la basse vallée du Joos').

ÉquipementsModifier

Le Joos est enjambé par trois ponts principaux : les ponts de Dous, du Prat et du Viallé.

Enseignement

La commune dispose de deux salles d'école pour trois classes de CM1 et CM2.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Lasserre (1811-1884), philanthrope, légua en 1884 des fonds pour la création du bâtiment école-mairie ;
  • Jean Labarthe (1892-1950), philosophe et poète ;
  • Anna Labarthe (1897-1976), poétesse ;
  • Eugène Ruiz, né à Géronce le 13 juillet 1939 et décédé le 2 mai 2008, est un joueur de rugby à XV. Il fut champion de France en 1964 avec l'équipe 1 de la Section paloise où il évoluait au poste de pilier gauche. En 1965, il obtint une sélection en équipe de France B.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Notice du Sandre sur Géronce
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a b c d e f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de l'abbaye de Lucq, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Lucq - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385.
  8. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  10. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. Le site du carnaval de Géronce

Pour approfondirModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier