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Francis Lacassin
Description de cette image, également commentée ci-après
Francis Lacassin dans les années 2000
Naissance
Saint-Jean-de-Valériscle,
Drapeau de la France France
Décès (à 76 ans)
Paris
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Francis Lacassin est un journaliste, éditeur, écrivain, scénariste et essayiste français, né le à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard), mort le à Paris.

Fondateur du Club des bandes dessinées, rédacteur en chef de Giff-Wiff, ayant occupé la première chaire d'histoire de la bande dessinée à l'université Paris-I, il est de ceux qui ont popularisé le neuvième art en France dans les années soixante.

BiographieModifier

Francis Lacassin fait des études de droit et de lettres à Montpellier et écrit dans la presse régionale[1]. En 1961, il s'associe avec Alain Resnais et Évelyne Sullerot pour fonder le Club des bandes dessinées, dont le bulletin Giff-Wiff vise à la reconnaissance de cette forme d'art[1]. Les fondateurs sont Lacassin, Alain Dorémieux, Alain Resnais, Jean-Claude Forest, Chris Maker[2]. Le groupe est bientôt rejoint par de nombreuses personnalités, comme Frederico Fellini, Pierre Lazareff, Evelyne Sullerot, Jean Adhémar, René Goscinny, Raymond Queneau, Paul Winkler, Marcel Brion[2]... En 1966, le CELEG compte plus de mille adhérents[2].

Grand amateur de cinéma, Lacassin collabore avec Georges Franju pour le film Judex. À partir de 1964, il collabore à la revue Bizarre, éditée par Jean-Jacques Pauvert[1]. Il devient conseiller littéraire pour Éric Losfeld[3]. Lacassin écrit sur les littératures fantastiques et policières dans Magazine Littéraire, collabore à L'Express et au Point[1]. Il devient en 1971 conseiller littéraire de Christian Bourgois, aux Éditions René Julliard et pour la collection 10/18 jusqu'en 1990[1]. Dans sa carrière d'éditeur, il cherche à découvrir des textes rares, oubliés ou non traduits en français, comme les œuvres intégrales de Jack London[3]. En 1974, il écrit Mythologie du roman policier et Pour une contre-histoire du cinéma[3].

Il occupe à partir de 1971 la première chaire d'histoire de la bande dessinée à l'université Paris-I[1], qui plus tard est occupée par Bernard Trout et Gilles Ciment. La même année, Lacassin publie Pour un neuvième art : la bande dessinée[1].

Spécialiste des cultures populaires[4], il a notamment fait partie du petit groupe qui a offert à la bande dessinée sa reconnaissance, et il popularise la formule « 9e art » inventée par Claude Beylie.

Il réalise et préface les éditions de référence d'un grand nombre d'auteurs ou de séries[3], notamment aux Éditions Robert Laffont, dont il dirige une série d'éditions critiques dans la collection « Bouquins » depuis 1982 : Eugène Sue, Gustave Le Rouge, Maurice Leblanc, Lovecraft, Jack London, James Oliver Curwood, Léo Malet, etc. Pour d'autres éditeurs, il a édité des auteurs comme Jean-Louis Bouquet. Il préface Le Quai des brumes et À bord de L'Étoile Matutine de Pierre Mac Orlan. Dans le cadre de la collection 10/18, Lacassin préface plus de 250 ouvrages[2].

Il est surnommé pour cette raison « l'homme aux mille préfaces »[réf. souhaitée].

En 1993, il est couronné du Grand prix de l'Imaginaire essai, pour son ouvrage Mythologie du fantastique.

Lacassin fait don de ses archives, 35 000 livres et 12 000 journaux et revues, à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (I.M.E.C.) en 1997[1]. En 2006, il publie le premier tome de ses mémoires : Sur les chemins qui marchent[4].

Il décède le 12 août 2008 à Paris[4].

Quelques ouvragesModifier

  • Tarzan ou le Chevalier crispé, 10/18. L'ouvrage comprend en annexe un lexique de la langue grand-singe.
  • Pour un neuvième art : la bande dessinée, Union Générale d'Éditions, 10/18, 1971. Réédité chez Slatkine en 1982.
  • Pour une contre histoire du cinéma, Union Générale d'Éditions, 10/18, 1972.
  • Sous le masque de Léo Malet : Nestor Burma, Encrage, 1991.
  • À la recherche de l'empire caché : mythologie du roman populaire, Paris, Julliard, , 366 p. (ISBN 2-260-00688-4).
  • Mythologie du fantastique, éd. du Rocher, 1991
  • Louis Feuillade, Anthologie du cinéma, 1966.
  • Alfred Machin : de la jungle à l'écran, Paris, Dreamland, 2001, 223 p.
  • À la recherche de Jean Durand, AFRHC, 2004.
  • Louis Feuillade : Maître du cinéma populaire, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Arts » (no 486), , 128 p. (ISBN 2070319261).
  • Mémoires : sur les chemins qui marchent, Monaco, Éditions du Rocher, , 354 p. (ISBN 2-268-05989-8).

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h « Francis Lacassin (1931-2008) », sur Encyclopædia Universalis en ligne (consulté le 3 septembre 2019).
  2. a b c et d Henri Filippini, « Je me souviens de Francis Lacassin », dBD, no 27,‎ , p. 94-95.
  3. a b c et d Lits 2009.
  4. a b et c « Décès de l'éditeur Francis Lacassin », sur figaro.fr d'après Agence France Presse, .

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • [Bastide et Durand 1999] « Lacassin, Francis », dans Bernard Bastide et Jacques-Olivier Durand, Dictionnaire du cinéma dans le Gard, Montpellier, Les Presses du Languedoc, (ISBN 2-85998-215-9), p. 137-141.
  • Serge Velay (dir.), Michel Boissard et Catherine Bernié-Boissard, Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, , 255 p. (présentation en ligne), p. 136-137.
  • Marc Lits, « Francis Lacassin (1931-2008). Un combat pour la reconnaissance des cultures populaires », Hermès, no 53,‎ , p. 2015-2017.
  • (en) Ann Miller, « Francis Lacassin, 1931-2008 », European Comic Art (Brooklyn), vol. 1, no 2,‎ , p. 201-202
  • Bernard Bastide, « Francis Lacassin est entré dans le livre », 1895, no 59,‎ (lire en ligne)
  • Francis Lacassin (interviewé) et Frédéric Bosser, « Lacassin, un club à lui tout seul », dBD, no 7,‎ , p. 88-92.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier