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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Familles de Laborde.

Famille de Laborde de Monpezat
Image illustrative de l’article Famille de Laborde de Monpezat
Armes[réf. nécessaire]

Blasonnement De gueules au lion d'or accompagné en chef de trois étoiles du même.
Période XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Béarn
Fiefs tenus Terres, maisons et métairies à Monpezat et à Moncaup (Pyrénées-Atlantiques), et à Séron (Hautes-Pyrénées)
Charges Maire

La famille de Laborde de Monpezat olim Laborde, est une famille d'origine béarnaise. Selon certaines sources elle a été anoblie en 1655 mais cette information ne fait pas l'objet d'un consensus.

L'un de ses membres, Henri de Laborde de Monpezat, a épousé en 1967 la princesse héritière de Danemark, Margrethe II, devenant ainsi prince consort de Danemark. De ce couple est issue la future famille régnante du Danemark per virilem sexum.

HistoireModifier

Le patronyme Laborde de Monpezat est porté depuis le XVIIe siècle à la suite du mariage le 16 août 1648 de noble[1] Jean de Laborde, docteur en droit civil et canon et gentilhomme ordinaire de la chambre du roy selon Joseph Valynseele[2]. Joseph Valynseele ajoute que le qualificatif de noble ne présumait pas de la véritable noblesse de son porteur mais signifiait qu'il vivait noblement[1]. Par ailleurs la qualification de gentilhomme de la chambre du roi qu'aurait porté Jean de Laborde ne fait pas l'objet d'un consensus. Ainsi dans un numéro de l'Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC) et dans un numéro du Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées il n'est nommé que "Jean de Laborde, docteur en médecine"[3],[4], mais dans un autre numéro de l'Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC) il est qualifié "docteur en droit civil et canonique, gentilhomme de la chambre du roi"[5]. Il est marié à Catherine d'Arricau, dame de Monpezat (nom qui fait référence à une actuelle commune des Pyrénées-Atlantiques)[3]. Jean de Laborde a été baptisé en 1620. Pierre Grillon écrit qu'en mai 1655 il obtient par lettres patentes du roi l'anoblissement des maisons et métairies de Monpezat et de Beaufranc, mais que l'acte original n'a pas été retrouvé et que les archives du parlement et de la chambre des comptes de Navarre ont en partie brulées en 1716 ; toutefois une copie de cet acte a été publiée dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Pau en 1907[6], et, selon J. Valynseele, la matérialité des lettres patentes de 1655 ne saurait faire de doute[6]. Cet auteur ajoute que "mention est faite du même Jean de Laborde" pour sa maison noble de Beaufranc située à Moncaup" à la date du 15 décembre 1665 dans le Rôle des droits féodaux des nobles qui ont prêté hommage (Archives des Pyrénées-Atlantiques, B3971)"[6].

L'abbé Jean Francez écrit : "Par lettres patentes en date de mai 1655, le roi de France anoblit cent cinquante journaux de terre, au titre de Beaufranc, situés sur les communes de Moncaup et Monpezat, en Béarn, appartenant à Jean de Laborde à la charge d'en rendre hommage à sa majesté et à sa majesté et à ses successeurs, sous le devoir d'un fer de cheval, à chaque mutation de seigneur. Cet anoblissement donnait droit d'entrée aux Etats de Béarn" d'après ce dernier "Les Laborde de Monpezat sont nobles depuis l'acte royal de mai 1655 qui anoblissait les 150 journaux de terre situés à Moncaup et à Monpezat"[4].

L'historienne Joëlle Chevé, dans son ouvrage La noblesse du Périgord, écrit que cette famille a été anoblie par lettres en 1655[7].

Les Laborde possédèrent également une maison et des terres à Séron dans les Hautes-Pyrénées. J. Francez ajoute à ce sujet que les trois générations qui vécurent à Séron ne possédèrent ni seigneurie ni terre noble[4].

La famille de Laborde de Monpezat n'a jamais été admise aux États du Béarn (qui regroupaient la noblesse de cette province). Dans la Revue historique (année 1976), Pierre Grillon reconnaît que Joseph Valynseele a des doutes sur la noblesse de cette famille, mais il développe pour sa part différents arguments qu'il considère comme prouvant que cette absence d'admission ne remet nullement en cause la noblesse de cette famille[6].

Les Laborde de Monpezat ont payé la capitation noble de 1721 à 1731, puis de nouveau en 1786 en Béarn[8]. Barthélemy Laborde de Monpezat (1756-1843)[9], arrière-petit-fils de Vincent Laborde de Monpezat, est inscrit sur les rôles de la capitation noble du Nébouzan en 1788[10],[11]. Pierre Grillon écrit lui aussi que cette famille a été assujettie à la capitation noble par les États du Béarn, ce qui constitue pour lui une autre preuve de la noblesse de cette famille[6].

Cette famille n'est pas mentionnée dans les nobiliaires contemporains, en revanche elle figure dans l'ouvrage consacrée à la fausse noblesse de Pierre-Marie Dioudonnat.

Les Laborde de Monpezat ont demandé à déplacer la particule onomastique « de » et changer légalement leur nom de famille en de Laborde-Monpezat en 1860, puis de Laborde de Monpezat en 1861, intégrant une double particule.

Depuis la fin du XIXe siècle, la famille de Laborde de Monpezat use d'un titre irrégulier de comte (comme un préfixe non officiel, sous la forme de « comte André de Laborde de Monpezat », au lieu de « André de Laborde, comte de Monpezat » pour un titre réel). Ledit titre comtal n'est pas reconnu comme valide par l'Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence (Pierre-Marie Dioudonnat, Paris, 1976 -1997), par exemple.

Généalogie simplifiéeModifier

Cette généalogie est issue des travaux de J. Francez publiés en 1966 dans le Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées[4] :

  • Jean de Laborde épouse Jeannette de Bruchelles, de Nay, ils ont dix enfants dont :
    • Jean de Laborde, il est baptisé en 1620, il épouse Catherine d'Arricau de Monpezat en 1648, il teste en 1675, ils ont huit enfants dont :
      • Vincent de Laborde hérita de Beaufranc
      • Noble Pierre-Paul de Laborde de Monpezat (1672-1730), il épouse Jeanne de Canet, fille de noble Charles de Canet, riche propriétaire à Baleix (Pyrénées-Atlantiques) et à Séron (Hautes-Pyrénées). À Séron Pierre-Paul possèdera 141 journaux de terre et une maison où habiteront trois générations de Laborde de Monpezat. Ils ont deux enfants dont :
        • Noble Louis de Laborde de Monpezat, il épouse Hélène Cazanave entre 1740 et 1743, ils ont entre autres enfants :
          • Noble Antoine de Laborde de Monpezat (1743-1787), sa mère en 1773 l'institue héritier de ses biens en Béarn, dans cet acte il est qualifié écuyer, il se fixe à Moncaup, il épouse Ursule (de) Boy, de Taron en Béarn, ils ont trois enfants dont :
            • Noble Jean de Laborde de Monpezat, il épouse Jeanne Ferrier, il est l'ancêtre de la famille actuelle de Laborde de Monpezat

PersonnalitésModifier

  • Jean de Laborde de Monpezat (neveu de Barthélémy), maire de Taron, en 1861 il obtient du tribunal de récupérer son nom tel qu'il figurait sur son acte de baptême en 1786.[réf. nécessaire]
  • Philippe de Laborde de Monpezat (fils aîné de Jean), maire de Taron à la suite de son père.
  • Aristide de Laborde de Monpezat (fils cadet de Jean), négociant et président du tribunal de commerce de Pau, maire de Pau de 1875 à 1881, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Henri de Laborde de Monpezat (fils d'Aristide), planteur d'un domaine de 25 000 hectares (d'hévéa, de riz, de café et de poivre) en Annam, journaliste et directeur du journal la Volonté Indochinoise qu'il crée en 1924[12], homme politique (délégué de l'Annam et du Tonkin au conseil supérieur des colonies[13]) et militant royaliste[12].
  • Jacques de Laborde de Monpezat (fils aîné d'Henri), colonel de la Légion étrangère, promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.
  • André de Laborde de Monpezat (fils cadet d'Henri), planteur, directeur du journal la Volonté Indochinoise, père de neuf enfants (quatre fils et cinq filles)[14],[15],[16].
  • Jean-Baptiste de Laborde de Monpezat (fils cadet d'André), marié au mannequin britannique Gillian Pretty, ex-épouse du philosophe Edward Goldsmith et ex-belle-mère de l'écrivain Mark Shand (en) (frère de Camilla, duchesse de Cornouailles).
  • Henri de Laborde de Monpezat (1934-2018) (fils aîné d'André), diplomate à Londres (1963 à 1967), devenu prince Henrik de Danemark lors de son mariage en 1967 avec la reine Margrethe II de Danemark. Prince consort du Danemark, lors de l'accession au trône de son épouse en 1972. Viti-viniculteur dans le Lot où la famille royale danoise a acquis le château de Caïx en 1975.

La descendance danoise de la famille de Laborde de MonpezatModifier

En 1967 Henri de Laborde de Monpezat (1934-2018) a été créé prince Henri de Danemark à la faveur de son mariage avec la future reine du Danemark Margrethe II (née en 1940 et qui deviendra reine en 1972). Ils ont deux fils :

  • Frédéric, prince héritier du Danemark, d'où descendance
  • Joachim, prince de Danemark, d'où descendance

Depuis 2008, la descendance issue de ce mariage fait officiellement usage du titre de comte/comtesse de Monpezat (dont la commune française existe toujours), rappelant la famille de Laborde de Monpezat. Ces titres s'ajoutent aux titres royaux danois existants.

Le 30 avril 2008, la reine de Danemark a octroyé le titre de comte de Monpezat (greve af Monpezat en danois) à ses deux fils, à leurs descendances et à leur épouses.

Ce titre existe ainsi officiellement au sein de la noblesse danoise, et il est réservé aux membres de la famille royale de Danemark.

Aussi, certains auteurs sont amenés (dans un souci de classification patrilinéaire) à ranger Frédéric de Danemark et son frère cadet Joachim, ainsi que leur descendance, sous une rubrique : Maison de Laborde[17]. En effet, Joachim de Danemark porte dans son écusson personnel, sur-le-tout, un écu parti d'Oldenbourg (la maison royale du Danemark) et de Laborde de Monpezat.

AlliancesModifier

Les principales alliances de la famille de Laborde de Monpezat sont : de Bruchelles, d'Arricau de Monpezat (1648), (de) Canet, Larroutis, Cazanave (entre 1740 et 1743), Delom, (de) Boy (1773), Serres (1787), Ducasse, de Plems, Ferrier, Borde, Hallberg, Doursenot (XXe siècle), de Danemark (1967), Beauvillain (XXe siècle), etc.

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Les Laborde de Monpezat et leurs alliances - Joseph Valynseele »
  2. « Les Laborde de Monpezat et leurs alliances - Joseph Valynseele »
  3. a et b « L'Intermédiaire des chercheurs et curieux 1967 p 81 »
  4. a b c et d Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, 1966, pages 14 à 16, article de J. Francez Attaches bigourdanes d'Henri de Monpezat.
  5. « L'Intermediaire des Chercheurs et Curieux, Volume 17 p87 »
  6. a b c d et e Compte-rendu de Pierre Grillon sur l'ouvrage de Joseph Valynseele consacré à la famille de Laborde de Monpezat, Revue historique, 1976, pages 485 à 486.
  7. « La Noblesse du Périgord: Au pays des 1.000 châteaux De Joëlle Chevé »
  8. « Revue de Pau et du Béarn, Numéros 4 à 7 - 1976 »
  9. Barthélémy de Laborde de Monpezat - geneanet.org
  10. Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, (Paris, Sedopols, 2002). Le Simili-nobiliaire français regroupe les familles de fausse noblesse et de noblesse d'apparence et non les familles de noblesse authentique.
  11. Sabroe et Chaffangeon, Margrethe et Henri (Paris, Presse de la cité, 1967)
  12. a et b Gilles de Gantès, Une figure de proue de l’Indochine coloniale: Henri de Laborde de Monpezat 1868-1929, mémoire de DEA, Paris 7, 1990, 172 p., p.7
  13. Gilles de Gantès, Une figure de proue de l’Indochine coloniale: Henri de Laborde de Monpezat 1868-1929, mémoire de DEA, Paris 7, 1990, 172 p., p.31
  14. André de Laborde de Monpezat - geneall.net
  15. André de Laborde de Monpezat - geni.com
  16. (en) NobleCircles by MacGregor Sadolin - searchable genealogical database
  17. Prince Nikolai, fils de prince Joachim, rangé sous la maison de Laborde de Monpezat

BibliographieModifier

  • Joseph Valynseele, Les Laborde de Monpezat et leurs alliances, chez l'auteur, Paris, 368 pages, 1975
  • Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, 4 vol., Sedopols, Paris, 1976-1997
  • Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées. 1966-1967 - pp.14 à 16 - par J. Francez (abbé Jean Marie Francez)
  • Historia, Numéros 242 à 247 - Librairie Jules Tallandier, 1967 - pp.96 à 101

Voir aussiModifier

Résidences du couple royal danoisModifier

  • La résidence royale officielle est le palais Amalienborg à Copenhague (Danemark)
  • La résidence d’été de la famille royale est le château de Marselisborg Slot près de Aarhus
  • Le château de Fredensborg sur l'île de Seeland est occupé par la famille royale en général au printemps et automne.
  • La reine Margrethe et prince Henrik ont également acquis une demeure privée en 1974, près de Cahors au Château de Caïx (France) (le couple royal préférant l'ancienne appellation de Cayx), où la reine peut se consacrer à sa passion, la peinture artistique et, qui depuis 1988, expose dans différentes galeries spécialisées.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier