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d'Aboville
Image illustrative de l’article Famille d'Aboville
Armes

Blasonnement De sinople au château de deux tours girouettées d'argent, ajouré et maçonné de sable
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Normandie
Charges Sénateur
Député de l'Aisne
Député du Loiret
Fonctions militaires Général de division
Récompenses civiles Pair de France
Récompenses militaires Ordre de la Légion d'honneur
Preuves de noblesse
Autres Comte de l'Empire en 1808

La famille d'Aboville est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Cotentin (Normandie). Sa filiation est suivie depuis le XVe siècle. Elle compte parmi ses membres de nombreux officiers.

HistoireModifier

OriginesModifier

Selon Charles de Beaucorps, archiviste paléographe[1], les trois premiers degrés de la filiation d'Aboville ne sont connus que par les preuves de noblesse qui les donnent comme ascendants (bisaïeul, aïeul, et parents) des six frères maintenus nobles en 1486.
Tous vivaient à Gonneville, près de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).

  • Pierre d'Aboville
    • Benoît d'Aboville, seigneur de Ruvilly
      • Thomas d'Aboville, seigneur de Ruvilly, décédé avant 1475, marié avec Jeanne Henry
        • Guillaume d'Aboville, seigneur de Ruvilly et d'Ouville
        • Gilles d'Aboville, seigneur de Ruvilly et d'Ouville, né ca 1445, décédé vers 1505
        • Jacques d'Aboville
        • Thomas d'Aboville
        • Jean d'Aboville
        • Michel d'Aboville, prêtre à Bordeaux en 1475

Selon Charles de Beaucorps, aucune des épouses des cinq ainés de la fratrie n'est connue[1].
Deux de ces six frères, Gilles et Jacques d'Aboville, furent les auteurs des deux grandes lignées qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours.

Gustave Chaix d'Est-Ange fait débuter la filiation de la famille d'Aboville à la fin du XVe siècle avec Gilles et Jacques d'Aboville, frères de Guillaume, François, Thomas, et Jean d'Aboville, de la paroisse de Gonneville, en l'élection de Valognes. Cet auteur cite pour ses travaux l'État des anoblis de Normandie, manuscrit du XVIIe siècle publié en 1866 par l'abbé Lebeurier[2].

NoblesseModifier

Le principe de noblesse de cette famille fait l'objet d'interprétations divergentes :

  • Selon Gustave Chaix d'Est-Ange[2] et Régis Valette[3], les six frères d'Aboville[4] ont été anoblis par un arrêt de la Cour des Aides de Normandie du (et non maintenus nobles par lettres patentes de 1456)[2]. Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que Guillaume d'Aboville, sergent de Val de Céres en l'élection de Valognes, et Gilles d'Aboville, de la paroisse de Gonneville, ont d'abord été maintenus nobles par Montfaut en 1464 mais que celui-ci revint sur sa décision cette même année, les déclara non nobles et les soumit à la taille[5]. Il ajoute qu'un d'Aboville fut anobli et taxé à 54 livres[5]. Gustave Chaix d'Est-Ange écrit qu'il a existé une famille noble d'Aboville au Moyen-Âge sur la paroisse de Gonneville mentionnée dès 1171 mais que la généalogie qu'en donne Nicolas Viton de Saint-Allais est en désaccord constant, au moins pour les premiers degrés, avec les jugements de noblesse des XVIe siècle et XVIIe siècle[2].
  • Selon Charles de Beaucorps[1] et Michel Démorest[6], les six frères d'Aboville ont été maintenus dans leur noblesse par ce même arrêt de la Cour des Aides de Normandie.

La famille d'Aboville fut maintenue noble en 1666 par Guy Chamillart dans la Généralité de Caen[7].

Étienne d'Aboville, valet de chambre de la duchesse régente de Lorraine, obtint de cette princesse des lettres patentes de confirmation de noblesse en date du [8].

Généalogie simplifiéeModifier

Lignée de Gilles d'AbovilleModifier

Lignée de Jacques d'AbovilleModifier

  • Jacques d'Aboville, écuyer
    • Pierre d'Aboville, écuyer, marié avec Perrette Pinel.
      • Jean d'Aboville, écuyer, époux d'Agnès de Beaufils.
        • Pasquet d'Aboville, écuyer, marié avec Jeanne Le Cann, puis en 1574 avec Guillemette de Meaux de la Marche.

Branche de Lorraine et d'AlsaceModifier

La branche de Lorraine et d'Alsace est éteinte dans la famille Rougier par le mariage en 1859 d'Adèle d'Aboville, fille du général Charles- Edouard d'Aboville et soeur des deux frères Eugène et Edouard, tous deux morts pour la France, avec Marcellin Rougier.

AlliancesModifier

Les principales alliances de la famille d'Aboville sont[2] : 1816 Drouin de Rocheplatte, 1868 de Salvaing de Boissieu, 1875 Bigot de La Touanne, 1878 de Gouvello, 1884 de Joannis-Verclos, 1889 de Gourcy Récicourt, 1898 de Bruchard, de Breuilly, de Mesenge, de Brigeat de Lambert, 1902, de Prudhomme de La Boussinière, de Malherbe, etc.

Situation contemporaineModifier

La famille d'Aboville est l'une des familles subsistantes de la noblesse française les plus nombreuses. Selon Régis Valette, elle comptait 133 représentants masculins vivants en 2007[13].

Armoiries, titreModifier

  • De sinople au château de deux tours girouettées d'argent, ajouré et maçonné de sable[3]
  • Titre : Comte de l'Empire en 1808 (confirmé en 1815)[3].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Charles de Beaucorps, D'Aboville, une famille de soldats, 1975
  2. a b c d et e Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 1er, 1903, Aboville (d').
  3. a b et c Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 27.
  4. http://www.saint-hilaire-des-noyers.org/id18.html
  5. a et b Aboville (d').
  6. Michel Démorest, La dynastie d'Aboville, Éditions générales de la Voûte, voir [1]
  7. Guy Chamillart, Recherche de la noblesse de 1666 pour la Généralité de Caen, Caen, 1887
  8. Aboville (d')
  9. http://www.wikimanche.fr/Julien_d'Aboville
  10. http://www.histoire-empire.org/persos/aboville/aboville.htm
  11. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=10540
  12. http://cdigarches.free.fr/pdf/050412_L'AFFAIRE-DREYFUS_site.pdf
  13. Valette, 2007-ibid

BibliographieModifier

  • Charles de Beaucorps, D'Aboville, une famille de soldats, 1975
  • Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies, volume 7, Paris, 1816, consultable [2]
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 1, p. 22 à 24, Evreux, 1903, Aboville (d')
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 1, Paris, 1934
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, 2007
  • Échos de l'Affaire Dreyfus en Orléanais de Georges Joumas, Corsaire Éditions, 2010

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier