Valognes

commune française du département de la Manche

Valognes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Jacques Coquelin
2020-2026
Code postal 50700
Code commune 50615
Démographie
Gentilé Valognais
Population
municipale
6 791 hab. (2021 en augmentation de 0,68 % par rapport à 2015)
Densité 434 hab./km2
Population
agglomération
7 977 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 09″ nord, 1° 30′ 33″ ouest
Altitude Min. 19 m
Max. 87 m
Superficie 15,63 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Valognes
(ville-centre)
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valognes
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Valognes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Valognes
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
Valognes
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Valognes
Liens
Site web www.mairie-valognes.fr

Valognes, est une commune française, située dans le département de la Manche en Normandie, peuplée de 6 791 habitants[Note 1].

La ville fut depuis le Moyen Âge et jusqu'au XVIIIe siècle la capitale administrative du Cotentin, ville royale et centre juridique regroupant beaucoup d'offices que se disputèrent les nobles de la région. À partir du règne de Louis XIV, la mode, avec Versailles et la vie de cour, incite les nobles à venir s'établir en ville et c'est à Valognes qu'elle se développera, avec la construction de nombreux hôtels particuliers[1]. Ce qui lui vaut le surnom de « Versailles normand ».

Géographie modifier

Valognes est située au cœur de la péninsule du Cotentin, à 20 km au sud-est de Cherbourg-en-Cotentin, dans la vallée du Merderet. La ville s'est construite sur un nœud routier important depuis l'antiquité. Les bâtiments sont construits en calcaire de Valognes.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Communes limitrophes modifier

Hydrographie modifier

À Valognes coule le Merderet ainsi que l'un de ses affluents, l'Écoute-s'il-pleut[3].

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[5]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Cotentin et à l'ouest du département de la Manche, frais, humide et pluvieux, où les contrastes pluviométrique et thermique sont parfois très prononcés en quelques kilomètres quand le relief est marqué[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 874 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Gonneville-Le Theil à 14 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Valognes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[11],[12],[13].

Elle appartient à l'unité urbaine de Valognes, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes[14] et 7 977 habitants en 2021, dont elle est ville-centre[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,2 %), zones urbanisées (16,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,8 %), terres arables (11 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,8 %), forêts (0,3 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Transport modifier

Inter-urbain modifier

La commune est associée au transport en commun départemental par bus (Manéo) via les lignes :

  • 001 : Cherbourg-en-Cotentin - Valognes - Carentan - Saint-Lô ;
  • 101 : Valognes - Saint-Vaast-La-Hougue - Barfleur ;
  • 104 : Valognes - Bricquebec - Cherbourg-en-Cotentin ;
  • 105 : Portbail - Barneville-Carteret - Bricquebec - Valognes ;
  • 105a : Rauville-la-Bigot - Sottevast - Négreville - Valognes ;
  • 106 : Montebourg - Valognes - Périers - Coutances ;
  • 300 : Mortain - Saint-Hilaire-du-Harcouët - Avranches - Cherbourg-en-Cotentin ;
  • 302 : Granville - Coutances - Cherbourg-en-Cotentin.

Routier modifier

La route nationale 13 dessert Valognes, qu'elle contourne par l'ouest. La portion Cherbourg-Valognes-Carentan se confond avec les routes européennes E3 et E46.

Ferroviaire modifier

Toponymie modifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Manuine (cacographie probable pour *Wanuine ou *Waluine) en 996 - 1008 (copie XVIIe siècle), Valongias en 1027 (copie XVIIe siècle), in Valoniis en 1056 - 1066 (copie XIIIe siècle), de Valoniis en 1063 - 1066 (copie XIIIe siècle), de Valonis en 1146, Valuignes/Valoignes et Valuinnes vers 1175, puis Waluine, Valongias et Valungia au XVIIe siècle[20],[21].

Selon la majorité des toponymistes, il s'agit d'un type toponymique celtique (gaulois) dont le caractère exact pose un certain nombre de problèmes.

François de Beaurepaire rapproche Valognes du nom de la Valouine, jadis Valognes à Osmoy-Saint-Valery (Seine-Maritime, Valoines, Valunnes XIIe siècle), de Valonne (Doubs, Valoines 1316) et de Valogne à Sommant (Saône-et-Loire)[20], dans lesquels il croit reconnaître Vallonia, la déesse des vallées que saint Augustin mentionne dans la Cité de Dieu (IV,8) et dont le culte semble prouvé par diverses inscriptions dans le monde celtique : Vallaunius CIL VII, 126 (Angleterre) ; Vallauno CIL III 10951 (Autriche) ; Ocello Vellauno Evans 277[20], etc.

Se référant à la table de Peutinger, Ernest Nègre propose l'origine du toponyme par la juxtaposition val-alaun-ia[pas clair][22]. René Lepelley justifie une forme Valonia qu'il décompose en Val- « val, vallée », suivi d'un suffixe -onia, par la construction d'une nouvelle cité dans la vallée du Merderet après la destruction d'Alauna de situation plus élevée, aujourd'hui Alleaume[23],[24].

Le gentilé est Valognais.

Histoire modifier

Antiquité modifier

Des fouilles pratiquées au lieu-dit La Victoire, notamment à l'emplacement de l'actuel centre commercial Leclerc, ont mis au jour une occupation gauloise[25].

L'ancienne cité gallo-romaine d'Alauna, à proximité de la ville moderne de Valognes, est fondée à l'époque augustéenne. D'une superficie estimée d'environ 45 ha, elle est peut-être chef-lieu de civitas sous le Haut-Empire romain. Elle est vraisemblablement abandonnée au IIIe siècle[26].

La ville antique comprend des quartiers d'habitations et de nombreux monuments. Parmi ceux-ci, seuls subsistent les vestiges de thermes, classés au titre des monuments historiques et aménagés en jardin archéologique, et ceux d'un édifice de spectacles, recouvert par des pâturages et des haies[27].

Moyen Âge modifier

La ville fut prise et incendiée au IXe siècle lors des raids vikings. En 933, elle est cédée avec le Cotentin par le roi des Francs, Raoul, aux ducs de Normandie.

À l'aube de l'an mil, la ville se développe, devenant une résidence ducale. En 1046, le jeune duc de Normandie Guillaume, alors âgé de dix-neuf ans, alors qu'il réside dans ce qui n'est encore qu'un relais de chasse est averti d'une conspiration ourdie contre lui par une partie de barons normands qui refuse son autorité[Note 4]. C'est à Valognes que fut signé le un traité, dit « Traité de Valognes » entre le duc de Normandie et roi d'Angleterre, Henri II, et le roi d'Écosse, Guillaume le Lion[29], qu'il avait fait prisonnier à Alnwick et qu'il obligea à reconnaître l'Écosse comme vassale de l'Angleterre. À noter que Valognes est alors un des centres du pouvoir royal où Henri II tient fréquemment sa cour, signe des traités et administre ses domaines, entouré de nombreux seigneurs et de grands prélats[30].

En 1204, Valognes avec le reste de la Normandie passe dans le domaine royal[31]. La ville reçoit en la visite de Saint Louis[32].

Une foire annuelle dite de la Sainte-Croix se tenait le 9 novembre[33].

Guerre de Cent Ans modifier

Au cours de la première phase de la guerre de Cent Ans, l'armée d'Édouard III d'Angleterre, fraîchement débarquée à la Hougue le , avant d'entamer sa route vers Paris[34] prend Valognes qui est pillée le mardi . Les nobles n'ayant opposés aucune résistance, aucun valognais ne fut tué. Le roi d'Angleterre coucha au château, tandis que son fils, le Prince Noir, réside au manoir l'Évêque[35]. Violant l'édit du roi, le mercredi , à l'aube, la ville fut brûlée par des pillards sortis de l'armée[36].

C'est encore à Valognes qu'est signé le un traité entre Charles le Mauvais et le roi de France Jean le Bon, afin de « mieux définir la place du roi de Navarre à l'intérieur du royaume de France » qui fait suite et confirme celui de Mantes, et qui laisse au Navarrais, qui soutenait l'envahisseur anglais, le clos du Cotentin avec la ville de Cherbourg, les vicomtés de Carentan, Coutances et Valognes[37] et cent mille écus, devenant ainsi le vassal du roi de France[29].

Après sa victoire en 1364 contre les Navarrais lors de la bataille de Cocherel, Bertrand du Guesclin est envoyé en Normandie par le roi de France et commence par le siège de Valognes. La garnison de la place appelle alors à son secours celle de Saint-Sauveur commandée par Jean Chandos. Elle finit toutefois par se rendre le . Du Guesclin reste huit jours au château avant d'être rappelé par Charles de Blois à Auray, mais dès l'année suivante, par le traité d'Avignon la place de Valognes sera remise entre les mains du roi de Navarre[38]. Le , le capitaine Guillaume de La Haye fait sa soumission au roi de France Charles V, mais son fils Charles VI rend en 1386 Valognes au roi de Navarre qui la lui restitue le de la même année.

En 1405, à la suite d'un nouveau débarquement anglais à la Hougue, la ville est abandonnée par la plupart de ses habitants[Note 5].

En 1413, avec la reprise de la guerre, Valognes dut subir la domination anglaise et sera de 1418 à 1449 sous le commandement du capitaine Thomas Burgh.

Au début de l'année 1450, alors que la Normandie est en passe d'être reconquise par le royaume de France, Thomas Kyriell, à la tête d'une armée de secours, débarque à Cherbourg et assiège à la mi-mars pendant trois semaines la ville, commandé par Abel Rouault, qui capitule le , avant de prendre la direction de Caen[40], mais qui sera vaincu le à Formigny.

Époque moderne modifier

À partir du XVe siècle, elle abrite plusieurs congrégations religieuses : des franciscains (cordeliers) de 1468 à la Révolution, des capucins de 1630[Note 6] à la Révolution, des bénédictines de 1626 à 1792, puis à nouveau en 1810.

Au début des guerres de Religion, la ville est fermement tenue par le maréchal de Matignon fervent catholique[42]. Le , en représailles à la suite des massacres de protestants le dimanche [43], ces derniers, sous le commandement du seigneur Sainte-Marie d'Agneaux et d'Henri Robert aux Épaules, entrent dans Valognes avec une troupe de 700 cavaliers, et brisent dans les jours qui suivent les ornements et les statues de l'église Saint-Malo. Le , c'est au tour du couvent des Cordeliers d'être saccagé, avec l'assassinat d'un des religieux, le frère Guillaume Le Cervoisier qui tentait de protéger les vases sacrés[44].

Lors de la cinquième guerre de Religion, le , Gabriel Ier de Montgommery chef des protestants s'empare de la ville[45] et entreprend le siège du château de Valognes, qu'il lèvera au bout de seize jours à l'annonce de la venue de Matignon[46]. Parmi les défenseurs de la place se trouvait Guillaume de Chiffrevast (1538-1587) et Henri de Chiffrevast ( 1588)[47].

En 1649 pendant la Fronde, le comte de Matignon, François Goyon de Matignon, fait le siège du château de Valognes pour le compte des Frondeurs. À la tête de six à huit mille hommes, il commence le siège le , soutenu par la milice des bourgeois de Cherbourg dirigée par Callières et l'artillerie le . Le gouverneur de la place, le marquis de Bellefonds, avec une dizaine de seigneurs fidèles, dont Charles Castel, et une centaine d'hommes, s'enferme dans la place. Après quinze jours de siège, il se rend le [48],[49]. Le château sera démantelé sous le règne de Louis XIV.

La ville prospère durant le XVIIe et XVIIIe siècles et devient la ville principale du Cotentin. En 1631, est entreprise la construction d'une abbaye, suivie d'un séminaire. Les familles nobles y construisent de beaux hôtels particuliers. Elle est alors « fertile en beaux esprits ». Alain-René Lesage dans sa pièce Turcaret (1707) en parle comme d’un « Versailles normand ». Mme de Turcaret déclare : « Savez-vous bien qu'il faut trois mois de Valognes pour achever un homme de cour ? » La croissance de Cherbourg lui fera perdre peu à peu son influence territoriale.

En 1773, la ville devient le chef-lieu du bailliage au détriment de Brix[50].

Époque contemporaine modifier

 
Publicité pour le beurre d'Isigny fabriqué à Valognes, 1900.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926[51], date de la suppression de 106 arrondissements. Son économie se développe autour de l'industrie laitière, dont la société Bretel frères puis Valco, et profite de la spécialisation du Val de Saire dans le maraichage.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un lieu d'internement y fut établi, dans lequel des femmes tsiganes furent stérilisées de force[52].

Valognes a beaucoup souffert au cours de la bataille de Normandie, particulièrement lors des bombardements de . L’église Saint-Malo du XIVe siècle, qui a abrité le seul dôme (1612) d’architecture gothique de France, est en grande partie détruite pendant la bataille. De même, sur les quatre-vingt dix hôtels particuliers que comptait la ville en 1789 et qui faisaient sa renommée, seule une quarantaine ont survécu, après restauration. Valognes est libérée le [53]. La ville de Valognes est décorée de la Croix de guerre 1939-1945.

Liste des vicomtes de Valognes modifier

  • ....-(1269)-.… : Robert d’Aubergenville
  • ....-(1283)-.… : Pierre de Bailleus (Bailleux[54])
  • ....-(1329)-.… : Guillaume de la Porte[Note 7]
  • ....-(1347)-.… : Jehan de Graignes[55]
  • ....-(1353)-.… : Girart de Crépon ( 1370)[Note 8]
  • ....-(1390, 1403)-.… : Robert Blondel
  • ....-(1405)-.… : Jehan Morel
  • ....-(1414)-.… : Pierres de la Roque
  • ....-(1426)-.… : Guillaume Girot[Note 9]
  • ....-(1453)-.… : Jehan Letessier
  • ....-(1446)-.… : Guillaume Osber ( 1455).
  • ....-(1470)-.… : Pierre Osber
  • ....-(1491)-.… : Michel Corbin
  • ....-(1528)-.… : Claude de Savoie[56]
  • ....-(1549, 1559)-.… : Thomas Laguette[57],[Note 10]
  • ....-(1566)-.… : Michel Corbin
  • ....-(1583)-.… : Guillaume Vaultiert[Note 11]
  • ....-(1601, 1621, 1627)-.… : Pierre Basant[Note 12]
  • ....-(1641, 1644)-.… : Guillaume Basan,
  • ....-(1662)-.… : Pierre Mangon du Houguet (1632-1705)[Note 13]
  • ....-(1693)-.… : Jacques Dursus[Note 14]
  • ....-(1694)-.… : Jacques Lamachet[Note 15]
  • ....-(?)-.… : Guercy de Venoixt[Note 16]

Politique et administration modifier

Tendances politiques et résultats modifier

Administration municipale modifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1852 1869 Jacques Félix Meslin   Général
1869 1882 Louis Charles Joseph Le Vaillant de Folleville   Comte et fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, premier adjoint au maire
1892 1896 Lucien Oury   Notaire
1896 1919 Paul-Émile Mariette-Boisville    
1919 1941 Auguste Poutas-Larue Radical soc. Avocat, destitué par le gouvernement de Vichy
1941 1944 Henri Cornat   Ingénieur électricien, nommé maire par le régime de Vichy en février 1941 et conseiller départemental en avril 1943, destitué en septembre 1944
1944 1953 Jules Letourneur   Marchand de cycles, détaillant-grossiste, résistant et maire durant la reconstruction de Valognes
mai 1953 juin 1968
(décès)
Henri Cornat CNIP puis RI Ingénieur électricien puis administrateur d’EDF, sénateur de la Manche (1952-1968), conseiller général (1945-1968), président du conseil général de la Manche (1946-1968)
juin 1968 mars 1977 Marcel Audouard   Boucher
mars 1977 mars 1983 Pierre Godefroy RPR Journaliste, député de la 4e circonscription de la Manche (1958-1988), conseiller général (1968-1979)
mars 1983 juin 1995 Anne Heinis UDF Inspectrice régionale d'action sociale, sénatrice de la Manche (1992-2001)
juin 1995[60] mars 2008 Fernand Leboyer app. PCF Retraité
mars 2008[61] En cours
(au 12 décembre 2017)
Jacques Coquelin[62] UMP-LR Cadre bancaire, conseiller départemental (depuis 2015), vice-président du conseil départemental de la Manche (depuis 2017)
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et six adjoints[63].

Démographie modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[65].

En 2021, la commune comptait 6 791 habitants[Note 17], en augmentation de 0,68 % par rapport à 2015 (Manche : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %). Valognes a compté jusqu'à 7 537 habitants en 1999.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 9786 7707 0126 8586 9406 6556 4456 3796 072
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 7025 8125 4065 5845 8315 7825 7185 7916 006
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 9635 7465 6494 8945 0334 8934 9894 3574 766
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5 4815 9325 8716 7277 4127 5377 2747 1966 807
2018 2021 - - - - - - -
6 8276 791-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie modifier

 
Publicité pour les beurres Bretel Frères à Valognes.
  • Zone d’activités d’Armanville.
  • Deux stations d’épuration.

Culture locale et patrimoine modifier

Patrimoine bâti modifier

Valognes conserve sur son territoire quelques vestiges de l'antique cité d'Alauna, notamment les thermes et le théâtre, dont les pierres furent réutilisées par les habitants. Le site archéologique est étudié et mis en valeur par l'association Agglomération antique d'Alauna.

Monuments religieux modifier

  • Ancienne abbaye bénédictine royale Notre-Dame-de-Protection du XVIIe siècle protégée au titre des monuments historiques[67], transformée en hôpital, depuis la Révolution française, et intégré depuis 2006 au Centre hospitalier public du Cotentin.
  • Abbaye Notre-Dame-de-Protection du XVIIe siècle, rue des Capucins (ancien couvent des capucins). Les sœurs chassées de leur abbaye se réinstallèrent en 1810, dans l'ancien couvent des Capucins, nommé depuis abbaye Notre-Dame-de-Protection, avec notamment l'appui de Raymond de Saint-Maurice ( 1823) qui contribua à la restauration du couvent de la communauté des bénédictines[68]. Il abrite un retable monumental du XVIIe avec une Nativité peinte par Laurent de La Hyre[69].
  • Les églises paroissiales, Saint-Malo de Valognes des XVe, XVIe – XXe siècles, restaurée de 1954 à 1964, et Notre-Dame d'Alleaume des XIVe – XVIIIe siècles, sont protégées au titre des monuments historiques[70].
  • La chapelle de la Victoire, qui abrite une Vierge à l'Enfant en pierre.
  • Le couvent des Franciscaines.
  • L'ancien hôtel Dieu, qui abrita l'hôpital de Valognes de 1499 à la fin du XVIIe siècle[71].
  • L'hôpital Sainte-Marthe : construit à partir de 1690[72], afin de remplacer l'hôtel Dieu, il servit jusqu'en 1803, remplacé à son tour par l'hôpital actuel installé dans l'ancien couvent des Bénédictines. Il en subsiste des vestiges, non visibles, sous la cour des services techniques de la ville à -7 mètres de profondeur. On peut y accéder par un puits de 8 mètres de profondeur donnant accès à un début d'escalier. Son enfouissement est dû à la réalisation de la route, en 1789, Valognes-Bricquebec, et le réemploi des pierres du château médiéval qui servirent de remblai dans le quartier qui entoure l'actuelle bibliothèque.
  • L'ancien séminaire, ancien manoir L'Évêque, ancien collège des Eudistes (XVIIe siècle), aujourd'hui lycée Henri-Cornat. Au fronton de cet ancien manoir, que l'abbé François de La Luthumière (1617-1699), transforma, en 1655, en séminaire, figurent les blasons de ses parents, François Le Tellier de La Luthumière : d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable et Charlotte du Bec-Crespin : fuselé d'argent et de gueules, surmonté d'une couronne de baron ou « tortil »[73]. L'enclos appelé « Manoir l'Évêque », avait été donné en 1056, par Guillaume le Bâtard aux Évêques de Coutances.
  • Ruines de la chapelle Saint-Marc près du manoir du Quesnay, dont le seigneur est le patron[74].

Monuments civils modifier

  • Le palais de justice : construit en 1834, à l'emplacement de l'ancien hôpital, il arbore en façade de beaux piliers corinthiens avec une fine ornementation ciselées[75].
  • Les hôtels particuliers : malgré les destructions liées à la bataille de Normandie, les rues de la ville recèlent de nombreux hôtels particuliers qui lui ont valu le surnom de « Versailles normand », dont l'hôtel de Beaumont (XVIIIe siècle) et ses jardins, construit par la famille Jallot, seigneurs de Beaumont, classé au titre des monuments historiques, l'hôtel de Grandval-Caligny (XVIIe – XVIIIe siècles), demeure de Jules Barbey d'Aurevilly entre 1872 et 1887, l'hôtel de Thieuville (XVIIe – XIXe siècles), qui abrite le musée de l'eau de vie et des vieux métiers, l'hôtel de Blangy (XVIIIe siècle), l'hôtel Anneville du Vast, l'hôtel de Carmesnil qui fut la possession des familles Le Vaillant de Folleville et de Beausse, dont les jardins s'étendaient autrefois jusqu'au square de Winborne avant le percement de la rue Thiers (aujourd'hui rue Henri-Cornat) perpendiculaire à sa façade, l'hôtel Dorléans et l'hôtel de Camprond, l'Hôtel de Touffreville, rue de Wéléat, dont la façade indique une construction du règne de Louis XIV, l'hôtel Pelée de Varennes, rue de Poterie, l'hôtel du Poerier de Portbail où mourut en 1864 la veuve d'Alexis de Tocqueville, avec à l'intérieur son escalier à double révolution, l'hôtel de Chantore, rue des Capucines, l'hôtel de Chivré avec sa tourelle en forme d'observatoire, l'hôtel du Mesnildot (XVIe siècle). À ces hôtels particuliers protégés, s'ajoute l'hôtel du Louvre, ancien relais de poste, également inscrit, et l'hôtel Sivard-de-Beaulieu (XVIIIe siècle) avec sa chapelle moderne, érigé vers 1782 par Charles Sivard de Beaulieu, lieutenant général du bailliage du Cotentin, qui eut maille à partir, sous la Terreur, avec le conventionnel Le Carpentier, avant d'accueillir les sœurs carmélites anglaises à partir de 1830, puis les sœurs du Refuge de Caen en 1871. Bombardé en juin 1944, il est devenu en 1995, la propriété de l'association l'Espérance, qui a mis en vente le complexe en 2016[Passage à actualiser].
  • Le manoir de Savigny, hôtel 3 étoiles. Il date du XVIe siècle.
  • La Parcheminerie, ancienne maison forte du XVe siècle, siège de la maison du patrimoine.
  • La maison du Grand Quartier (XVe siècle), qui abrite le musée régional du cidre.
  • Le manoir du Haut-Gallion, ayant appartenu à Claude Coysevox, fille du sculpteur Antoine Coysevox puis à la famille Mesnil de Valcanville.
  • Le manoir du Quesnay à 1,5 km au sud, au bord du ruisseau Saint-Pierre[76]. Le manoir et le domaine qui en dépendait est déjà cité au XIIIe siècle dans le Registre des fiefs de Philippe Auguste (1165-1223) : « le Seigneur de « Gestenio » tient du Roi le Quesnay par le service d'un soldat, mais la dixième partie de ce fief est dans les îles ». Dès le XIIIe siècle, le fief était un « plein fief de haubert », et son possesseur présumé noble devait se présenter en personne devant le Roi, pour le servir à la guerre muni de son haubert[74]. Le domaine comprenait une partie non fieffé, tenu en propriété et exploitation directe, situé sur Valognes et Lieusaint, et une partie fieffé, appartenant au seigneur mais exploité par des tenants, dont les mouvances se répartissaient dans les paroisses de Valognes, Alleaume, Lieusaint, Saint-Germain-de-Tournebut, Huberville, Englesqueville (Lestre), Saint-Cyr, Sortosville, Morville, Rauville-la-Bigot, Colomby, Saussemesnil, Saint-Germain-des-Vaux, Jobourg, Digulleville, Flottemanville-Hague et Sainte-Mère-Église, et également pour 110 à Jersey[74].
En 1238, Lucie du Quesnay, fille de Pierre, donne à l'abbaye du Vœu tout le revenu qu'elle avait dans le manoir, tenu d'elle par Raoul Mauchaël[74]. Charles V donna la terre du Quesnay à Eudes Le Bouteiller. Le Cotentin ayant été donné à la suite du traité de Mantes à Charles II, roi de Navarre, celui-ci concède alors le fief du Quesnay à son capitaine, Ferrando d'Ayenz, devenu en 1375 gouverneur des terres du roi de Navarre, en Normandie. Le , Valognes se soumet au roi de France, et le fief est confisqué au dit d'Ayenz, et Jean Le Bouteiller, fils et héritier de son père Eudes, en reprend possession. Charles VI confirma la donation faite par Charles V à son père[74]. En 1380, c'est un Briand Costard qui rend aveu au roi du fief. Celui-ci l'échangera, quelques années plus tard, et ceci avant 1401, avec Jacques de Folligny. Un Jean de Folligny est, en 1480, seigneur du lieu, et vers 1465-1504, c'est Richard de Folligny qui est cité comme seigneur du lieu et de Fresville. En 1553, Jehan de Folligny vend le Quesnay[77]. Vers 1420, le fief est la possession des Anglais qui occupent toute la région. En 1433, c'est Jean Rotolaine qui est seigneur du Quesnay.
C'est en ce lieu que le , les seigneurs d'Houesville et de Cosqueville ainsi qu'un bourgeois nommé Jean Guiffard, furent massacrés par des protestants[78].
  • La ferme du Taillis à Alleaume (fin XVIe siècle) : on peut voir au-dessus de la porte des armoiries, dont l'écu endommagé ou bûché surmonté d'un casque morné (visière abaissé) et tourné à dextre signe de nouvel anobli, avec des lambrequins traités en volutes de feuillages, sur lequel on devine les armes de la famille de Fortescu : d'argent à trois bandes d'azur. En 1661, Tanneguy de Fortescu, sieur du Taillis, épouse Marie du Ruel[79].
Monuments disparus

Labels modifier

À la suite de la création du pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin en 2001, Valognes bénéficie avec Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte du label Villes et Pays d'art et d'histoire accordé par le ministère de la Culture.

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[82].

Musées et bibliothèque modifier

La ville dispose de deux musées consacrés l’un au cidre et l’autre au calvados.

  • Musée de l’eau de vie et des vieux métiers, rue Pelouze, dans l'hôtel de Thieuville.
  • Musée régional du cidre, rue du Petit-Versailles, dans la maison du Grand Quartier.
  • Médiathèque municipale Jullien-de-Laillier installée dans les anciennes halles à grains (XIXe siècle) : avec une section sur la Manche et la Normandie, 24 000 volumes pour le fonds ancien, 220 manuscrits, 205 incunables. Elle s’est enrichie, à la Révolution, avec la confiscation des bibliothèques des couvents et du séminaire de Valognes[83]. Elle abrite dans son sous sol, l'autel du Ham et un sarcophage daté du VIIe siècle provenant du cimetière de Lieusaint. La cuve, en calcaire de Sainteny, mesure 1,90 mètre de large. Une grosse pierre de remploi, probablement une demi-base de colonne romaine gravée avec le nom de la défunte SUNNOVIRA disposé en tête du cercueil[84].

Valognes dans les arts modifier

Valognes a abrité plusieurs artistes qui ont placé la ville au cœur de leurs œuvres. Ainsi, en peinture, Félix Buhot a représenté plusieurs lieux valognais, tel que Nocturne à l’entrée de l’église de Valognes (vers 1872).

Jules Barbey d'Aurevilly a placé plusieurs de ses intrigues à Valognes[85]. Honoré de Balzac fait référence à la beauté des femmes de Valognes dans Les Chouans[86]. L’héroïne d'Au Bonheur des Dames d'Émile Zola, Denise Baudu, est originaire de Valognes. Éric-Emmanuel Schmitt, qui a été professeur agrégé de philosophie au lycée Alexis-de-Tocqueville de Cherbourg, a publié La Nuit de Valognes en 1991 et Didier Daeninckx situe à Valognes, rebaptisée Corneville, une aventure de l’enquêteur « Le Poulpe », La Route du Rom (Le Poulpe, 2003).

Sports modifier

L'Association sportive de Valognes Football fait évoluer une équipe masculine et une féminine de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres masculines en divisions de district[87].

La Valognaise HandBall fait évoluer des équipes masculines et féminines au premier niveau départemental[88].

Le Rugby Club de Valognes fait évoluer une équipe en 1re / 2e série[réf. nécessaire].

La 2e étape du Tour de France 1919 a emprunté le territoire de la commune.

Jumelages modifier

Personnalités liées à la commune modifier

Nées à Valognes modifier

Autres modifier

Héraldique modifier

Les armes de la commune de Valognes se blasonnent ainsi :
D'azur au lynx courant d'argent, surmonté de deux épis de blé d'or passés en sautoir, accosté de deux autres épis de blé du même posés en pal[89].

Sous le Premier Empire, le blason de Valognes était identique, Napoléon Ier ayant ajouté simplement un franc canton des villes de seconde classe[90].

Voir aussi modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie modifier

  • Abbé J. L. Adam, Quelques notes sur Valognes. Cherbourg, impr. Emile Le Maout, 1905
  • Abbé J. L. Adam, Étude sur la ville de Valognes, considérée au point de vue géographique et historique, archéologique et monumental, économique et scientifique. Valognes ; Évreux, impr. de G. Poussin, 1912, VIII-503 p., fig., portraits et plan.[réimpression en 1988 de l’édition originale avec sept annexes (biographie de l’abbé Adam, errata, hôtels cités, nom des rues à diverses époques, mise à jour, index et bibliographie) par la section de Valognes de la Société d’archéologie de la Manche].
  • Abbé J. L. Adam, Chapelle de Notre-Dame de la Victoire, sise en la paroisse de N.-D. d’Alleaume (Valognes), Valognes : impr. de E. Marti.
  • Abbé J. L. Adam, Le Collège de Valognes, Évreux, imp. de l’Eure, 1899, 33 p., Extrait de la Revue catholique de Normandie
  • Valognes pendant la période révolutionnaire, 1789-1802 : Scènes et récits d’après les documents inédits de l’époque, Valognes, L. Luce, 1888.
  • Valognes dans les écrits intimes de Jules Barbey d’Aurevilly, Saint-Lô, Cahiers de l’ODAC [Office départemental d’action culturelle] de la Manche, 1990.
  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 258-259.
  • Léopold Delisle, Notices historiques : Droit de pâturage et d’herbage reconnu dans la Haye de Valognes au profit des habitants de Valognes et d’Alleaume (mars 1415), La poterie à Valognes (juin 1465), La Ligue à Valognes(1589),Passage de Louis XVI à Valognes (juin 1786), Doléances des paroisses du bailliage à Valognes (1789), Bataillon de l’Égout, en garnison à Valognes (8 avril 1798), Valognes, Impr. du Journal de Valognes, 1913
  • Léopold Delisle, Les Deux Sièges de Valognes en 1562 et 1574. Saint-Lô : impr. de F. Le Tual, 1890. 11 p. Extrait de l’Annuaire de la Manche, 62e année, 1890
  • Christine Duteurtre, Charly Guilmard, Valognes au fil du temps, Éditeur Isoète, 2007 (ISBN 2913920470)
  • Jeanne-Marie Gaudillot, « Les textiles à Valognes de Colbert à la Révolution », Revue du Département de la Manche, 9(34), 1967, p. 118-135.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 662.
  • Valognes sous la direction de Élie Guéné avec la collaboration de Pierre Leberruyer. Valognes : Manche-Tourisme, 1975, 119 p. in 4°.
  • Martin Gilbert, Atlas de la Shoah, Éditions de l’Aube/Samuelson, 1992
  • Vikland n° 15 : Valognes, Heimdal, 1998
  • Michel Hébert, Valognes, Joué-lès-Tours, A. Sutton, , 128 p. (OCLC 2842530462)
  • Christian Jouhaud et Judith Lyon-Caen, « La plaque. Mémoires de Valognes », revue penser/rêver[91], n° 20 (Le temps du trouble), automne 2011, p. 17–47
  • Maurice Lecœur, La Diligence de Valognes, éd. La Dépêche, 1989
  • Maurice Lecœur, Week-end royal à Valognes, éd. Isoète, 2004
  • Hugues Plaideux, Une loge maçonnique pour la noblesse d’épée : l'« Union Militaire » de Valognes (1786-1789), dans Les Normands et l’armée, Actes du XXXe Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie (Coutances, 19-21 oct. 1995), Revue de la Manche, t. 38, numéro spécial, fasc. 150-151, [avril-juil] 1996, p. 222-232
  • M. Renault, Valognes : Notes historiques et archéologiques sur les communes de l’ancien arrondissement, Paris: Res universis, 1992. (ca 200 p.). coll. « Monographies des villes et villages de France »
  • Émile Sevestre, Valognes : De la préhistoire au moyen âge, par Charles-Louis Birette. Le Moyen âge, par Frédéric de Fontaine de Resbecq. Les Temps modernes, par Ém. Sevestre, L’Époque, contemporaine, par Ronchail. Caen : Impr. A. Mouville, Ozanne et Cie, Valognes, libr.-papeterie-éditeur Henri Brochard, 1926. (27 mars 1928)

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Population municipale 2021.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Guillaume le Conquérant s'enfuira vers le Bessin en traversant nuitamment la baie des Veys, et gagnera Falaise[28]. Avec l'aide d'Henri Ier, il remportera, en 1047, la victoire sur les barons normands révoltés au Val-ès-Dunes.
  5. Tout comme à Barneville et Saint-Lô alors que les paroisses de Vaudreville, Fontenay, Saint-Floxel, Quinéville, Saint-Martin-d'Audouville sont mises à sac et leurs maisons rasées[39].
  6. Le couvent des Capucins fut fondé en 1620 par Charles-François Davy d'Amfreville[41].
  7. En 1329, le vicomte de Valognes Guillaume de la Porte s'opposa à ce que les religieux de Fontaine-Daniel « courussent de vicomtaige dans leur terre et seigneurie de Réville ».
  8. « Charles, roi de Navarre, mande à Girart de Crépon, son vicomte et receveur de Valognes, de payer à Colin Cohuel, de Cherbourg, pour deux meules de moulin ».
  9. Il est nommé vicomte de Cherbourg le .
  10. Vicomte et capitaine de Valognes.
  11. Porté, en 1583, sur le registre de la Confrérie du Saint-Sépulcre comme ayant été en son vivant vicomte de Valognes.
  12. Duc de Beauvillers, comte de Saint-Aignan et vicomte de Valognes, .
  13. À sa mort, il avait cessé de remplir ses fonctions de vicomte depuis plusieurs années. Il fut également capitaine de Valognes[58].
  14. Également seigneur de Saint-Martin[59].
  15. Jacques Lamache, se dit vicomte de Valognes dans un acte de son ministère, en 1694.
  16. Le feu sieur Guercy de Venoix, propriétaire à Quettehou, est qualifié d’ancien vicomte de Valognes dans un acte de 1765.
  17. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

  1. Secrets de châteaux et manoirs, 2008, p. 67.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. « L'Écoute-s'il-pleut » sur Géoportail..
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2.
  7. « Orthodromie entre Valognes et Gonneville-Le Theil », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Gonneville » (commune de Gonneville-Le Theil) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Gonneville » (commune de Gonneville-Le Theil) - fiche de métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  11. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Valognes », sur insee.fr (consulté le ).
  15. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  20. a b et c François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 228-229.
  21. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 232.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 53.
  23. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 76.
  24. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996, p. 263a (ISBN 2-905461-80-2).
  25. « S'approprier la presqu'île : encadrement, contrôle territorial et développement des lieux de pouvoir », dans Laurence Jeanne, Laurent Paez-Rezende, Julien Deshayes, Bénédicte Guillot, et la collaboration de Gaël Léon, ArchéoCotentin, t. 2 : Les origines antiques et médiévales du Cotentin à 1500, Bayeux, Éditions OREP, , 127 p. (ISBN 978-2-8151-0790-7), p. 13.
  26. François Fichet de Clairefontaine, « Valognes/Alauna », Revue archéologique du Centre de la France, no 25 (supplément) « Capitales éphémères. Des Capitales de cités perdent leur statut dans l’Antiquité tardive, Actes du colloque Tours 6-8 mars 2003 »,‎ , p. 487-490 (lire en ligne).
  27. Corinne Gallier, « Un triomphe pour le site antique », La Presse de la Manche,‎ .
  28. Marc Morris, The Norman Conquest, Windmill books, 2013, pp. 56-58. (ISBN 978-0-09-953744-1).
  29. a et b Jeannine Bavay, « Construction, destruction, reconstruction… », Vikland, la revue du Cotentin, no 16,‎ janvier-février-mars 2016, p. 4 (ISSN 0224-7992).
  30. ArchéoCotentin t. 2, p. 20.
  31. a et b Christine Duteurtre, Charly Guilmard, Valognes au fil du temps, Éditions Isoète, collection Beaux livres, Mayenne, 2007, p. 173, (ISBN 978-2 -9139-2069-9), p. 9.
  32. Maurice Lecœur, Le Moyen Âge dans le Cotentin : Histoire & Vestiges, Isoète, , 141 p. (ISBN 978-2-9139-2072-9), p. 14.
  33. Comité Gille de Gouberville et al. (préf. Annick Perrot, ill. Kévin Bazot, sous la direction de Julien Deshayes), Voyage en Cotentin avec Gilles de Gouberville, Éditions Heimdal, , 95 p., 30 cm, illustrations couleur (ISBN 978-2-84048-581-0, EAN 9782840485810, BNF 46897276), p. 77.
  34. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 74.
  35. André Plaisse, La grande chevauchée guerrière d'Édouard III en 1346, Cherbourg, Éditions Isoète, , 111 p. (ISBN 2-905385-58-8), p. 50.
  36. Plaisse 1994, p. 51.
  37. André Davy, Les barons du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits et introuvables du patrimoine Normand », , 319 p. (ISBN 978-2-91454-196-1), p. 169.
  38. Lecœur 2007, p. 25.
  39. Michel Hébert et André Gervaise, Châteaux et manoirs de la Manche, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 176 p. (ISBN 978-2-84706-143-7), p. 35.
  40. Beck 1986, p. 76.
  41. Gautier 2014, p. 47.
  42. Michel Hébert et André Gervaise, Châteaux et manoirs de la Manche, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 176 p. (ISBN 978-2-84706-143-7), p. 76.
  43. Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 23.
  44. Voyage en Cotentin avec Gilles de Gouberville, 2021, p. 92.
  45. Beck 1986, p. 91.
  46. Jean Barros, Le canton de Barneville-Carteret (Côte des Isles) : Le patrimoine, t. 1, Valognes, Éditions de la Côte des Isles, , 391 p. (ISBN 2-9505339-1-4), p. 59.
  47. Gautier 2014, p. 640.
  48. Voisin La-Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg, p. 105-106.
  49. Jeanine Bavay, « Les seigneurs de Saint-Pierre-Église », Vikland, la revue du Cotentin, no 6,‎ juillet-août-septembre 2013, p. 66 (ISSN 0224-7992).
  50. Davy 2014, p. 41.
  51. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Martin Gilbert, Atlas de la Shoah, L’Aube, 1982 – préface de Bernard Kouchner, postface de Jean Kahn – carte 182, p. 141.
  53. « Secrets de châteaux et manoirs - Cotentin - Saint-Lô - Coutances », La Presse de la Manche, no Hors-série,‎ , p. 56 (ISBN 979-1-0937-0115-8).
  54. Davy 2014, p. 63.
  55. Jeannine Bavay, « Tourlaville », Vikland, la revue du Cotentin, no 3,‎ octobre-novembre-décembre 2012, p. 61 (ISSN 0224-7992).
  56. Christine Duteurtre et Charly Guilmard (préf. Yves Guilmard), Valognes au fil du temps, Cherbourg-Octeville, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2064-4), p. 25.
  57. Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 23.
  58. Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 73.
  59. Jeannine Bavay, « Une famille de corsaires de la Hague : les Jallot de Beaumont », Vikland, la revue du Cotentin, no 32,‎ février-mars-avril 2020, p. 43 (ISSN 0224-7992).
  60. « Valognes : le maire Fernand Leboyer ne sera pas candidat en 2008 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  61. « Jacques Coquelin élu premier magistrat de la ville », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  62. Réélection 2014 : « Jacques Coquelin garde son fauteuil de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  63. « Valognes (50700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  64. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  65. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  66. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  67. « Hospice et sa chapelle », notice no PA00110628, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. Gautier 2014, p. 159.
  69. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 214.
  70. « Église Saint-Malo », notice no PA00110627 et « Église Notre-Dame d'Alleaume », notice no PA00125307, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  71. Girard et Lecœur 2005, p. 125.
  72. Girard et Lecœur 2005, p. 227.
  73. Université Inter-Âges de Basse-Normandie - Antenne de Cherbourg (préf. Rodolphe de Mons), Blasons armoriés du Clos du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 214 p. (ISBN 2-85480-543-7), p. 195.
  74. a b c d et e Viel, Revue de la Manche, 146, p. 9.
  75. Girard et Lecœur 2005, p. 272.
  76. Michel Viel, « Grandeur et décadence d'un Domaine rural du Cotentin - La Seigneurie du Quesnay à Valognes », Revue de la Manche, t. 37, no 146,‎ , p. 7-32 (ISBN 979-1-0937-0115-8).
  77. Viel, Revue de la Manche, 146, p. 10.
  78. Gautier 2014, p. 255.
  79. Blasons du Clos du Cotentin, 1996, p. 200.
  80. Girard et Lecœur 2005, p. 17.
  81. Girard et Lecœur 2005, p. 18.
  82. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris », sur cnvvf.fr (consulté le ).
  83. « Présentation - Bibliothèque municipale de Valognes "Julien de Laillier" » (consulté le ).
  84. Girard et Lecœur 2005, p. 39.
  85. http://bib-valognes.dnsalias.net/page/4e-salon-du-livre-de-valognes?teaser
  86. « C’était une fille d’environ vingt-six ans, blonde, d’une jolie taille, et dont le teint avait cette fraîcheur de peau, cet éclat nourri qui distingue les femmes de Valognes. » Les Chouans, éditions Furne, vol.13, p. 60.
  87. « A. S. Valognes F. », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le ).
  88. « 50 - Comité de la Manche », sur ff-handball.org, Fédération française de handball (consulté le ).
  89. « GASO, la banque du blason - Valognes Manche »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le ).
  90. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/05bassenormandie.htm
  91. Présentation de la revue sur le site des Éditions de l'Olivier.