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Contres (Loir-et-Cher)

ancienne commune française du département de Loir-et-Cher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Contres.

Contres
Contres (Loir-et-Cher)
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Blason de Contres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Montrichard
Intercommunalité Communauté de communes Val-de-Cher-Controis
(siège)
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Luc Brault
2019-2020
Code postal 41700
Code commune 41059
Démographie
Gentilé Controis
Population 3 684 hab. (2016 en augmentation de 6,17 % par rapport à 2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 11″ nord, 1° 25′ 43″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 129 m
Superficie 36,09 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Le Controis-en-Sologne
Localisation

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Contres

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Contres

Contres est une ancienne commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Au , elle devient une commune déléguée du Controis-en-Sologne.

GéographieModifier

Située entre la Sologne viticole, et la grande Sologne des forêts, tout près du château de Cheverny, Contres se distingue en fait par la culture des asperges, convenant au sol sableux de la région.

La commune est traversée par la RD 956 anciennement RN 156 et par la RD 675 anciennement RN 675.

 
Localisation de la Commune de Contres dans l'arrondissement de Blois (Loir-et-Cher)
 
Localisation de la Commune de Contres dans le canton de Montrichard (Loir-et-Cher)
 
Localisation de la Commune de Contres dans la Communauté de communes Val de Cher - Controis (Loir-et-Cher)

HistoireModifier

Le site a eu une occupation préhistorique, avec les restes de deux nécropoles et quelques vestiges agricoles datant de l'âge du bronze[1].

L'origine de Contres est très obscure. La mairie n'a conservé aucun titre antérieur à la révolution de 1789. Depuis longtemps, le nom de Contres a exercé, sans résultats bien satisfaisants, la sagacité des étymologistes.

Cependant, on peut dire avec certitude que la prospérité de Contres est relativement moderne. Il semblerait que cette agglomération fût formée au Moyen Âge par des marchands de bestiaux qui s'établirent sur des terrains de peu de valeur, à l'extrémité de la seigneurie de Saint-Aignan, loin des yeux du baron, et qu'il y prospérèrent grâce à la situation du lieu, sur un point de communication entre le Berry, la Marche, le Poitou et les provinces de l'Orléannais et du pays Chartrain. La contrée se développa considérablement pendant la période gallo-romaine. Cependant les grandes invasions arrêtèrent la prospérité. Invasions, guerres féodales, famines continuelles décimèrent la population. Dans les années 1400, la contrée se développa à nouveau grâce à l'industrie. Louis XII signa un traitée avec l'empereur d'Autriche à Contres. Le règne d'Henri IV ramena la prospérité. Mais il fut trop court. En 1629 et 1631, la peste et la famine décimèrent la population. Un tiers de la population périt. Cette misère continua jusqu'en 1789, lorsque le roi demanda par lettre patente, l'établissement des cahiers de doléances. En 1789 et 1790, des municipalités et gardes nationaux furent créées. Malgré cela la misère perpétra jusqu'au milieu du XIXe siècle. Cependant, nous arrêterons ici notre courte monographie en constatant la belle prospérité dont nous jouissons par suite du développement des voies de communication (routes et tramways), de l'emploi des meilleurs procédés de culture, des machines agricoles et des engrais, de l'extension de la vigne, de l'importation de culture nouvelle (asperges, cassis) et surtout de l'intelligence, de l'esprit d'initiative, de l'activité d'une vaillante population. (Document tiré du livre Il était une fois Contres de Guy Gandois)

Le , la commune fusionne avec Feings, Fougères-sur-Bièvre, Ouchamps et Thenay pour former la commune nouvelle du Controis-en-Sologne dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [2].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Charles Grele   Nommé par le régime de Vichy
Robert Mauger    
Henri Chartier    
Jacques Bimbenet UDF Agent d'assurances
Sénateur (1986-2001)
Conseiller général (1976-2001)
Jean-Luc Brault DVD puis LREM[3] Chef d'entreprise retraité
Président de la CC Val de Cher Controis (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Liste des maires déléguésModifier

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
12 janvier 2019[4] en cours Jean-Luc Brault LREM Chef d'entreprise retraité
Président de la CC Val de Cher Controis (2017 → )

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 3 684 habitants[Note 1], en augmentation de 6,17 % par rapport à 2011 (Loir-et-Cher : +0,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3171 2291 2021 5711 7552 0042 1662 5032 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5502 6012 6112 5532 6172 4932 5762 5912 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6492 5822 5432 4212 4002 4522 5762 7022 551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 7752 8282 8112 9232 9793 2683 4173 4203 623
2016 - - - - - - - -
3 684--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 26,2 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 32,1 %).
Pyramide des âges à Contres en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
2,5 
8,9 
75 à 89 ans
12,0 
16,6 
60 à 74 ans
17,6 
18,7 
45 à 59 ans
18,0 
18,7 
30 à 44 ans
19,8 
18,3 
15 à 29 ans
15,0 
18,1 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

ÉconomieModifier

  • La ville de Contres est le premier centre européen de fabrication et de conditionnement de sushis industriels avec l'usine de l'entreprise Marco Polo.
  • Le groupe agroalimentaire français St Michel Biscuits est implanté dans la commune (siège social, site de production et centre logistique).

Culture locale et patrimoineModifier

VoiesModifier

169 odonymes recensés à Contres
au 18 février 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Clos Impasse Passage Place Pont Route Rue Ruelle Venelle Autres Total
1 [N 1] 7 1 [N 2] 1 [N 3] 4 [N 4] 1 [N 5] 10 3 [N 6] 3 [N 7] 0 5 [N 8] 56 2 [N 9] 0 75 [N 10] 169
Notes « N »
  1. Allée des Châtaigniers.
  2. Boulevard de l'Industrie.
  3. Carrefour du Souvenir.
  4. Chemin de la Presle, Chemin de la Varenne, Chemin des Lineraux et Chemin des Maisons Rouges.
  5. Clos de Villardy
  6. Passage de l'Isle, Passage des Bruyères et Passage Saint Aignan.
  7. Place Adolphe Javalet, Place des Héros et Place du Huit-Mai.
  8. Route de Cheverny, Route de Pontlevoy, Route de Saint-Aignan, Route de Sassay et Route de Selles.
  9. Ruelle du Progrès et Ruelle Saint Loup
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Lieux et monumentsModifier

  • Église paroissiale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, construite par l'architecte La Morandière, avec une abside à 3 pans, 2 bas-côtés, des absidioles, une voûte d'ogives et un chœur du XVIe siècle. L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte doit son nom à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, deux martyrs chrétiens du IVe siècle.
Article détaillé : Cyr de Tarse.
  • Pigeonniers Le Bourg et Cornilly
  • Fontaine place Javalet XIXe siècle
  • Bois de Saint-Lomer, du Val de la Bièvre
  • Forêt de Cheverny
  • Château (construit dans les années 1800...
  • Château de la Gondelaine
  • Château des Pins
  • Abbaye de Cornilly

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Contres se blasonnent ainsi :

D'azur à la cotice d'argent accompagnée en chef d'une grappe de raisin d'or, tigée et feuillée de sinople, et en pointe d'une botte d'asperges d'argent liée de sable.

Devise : "Nous rejoissons les cuers ".

Personnalités liées à la communeModifier

  • Guillaume de Contres (alias d’Encontres dans les textes en langue romane) fut au début du XIIIe siècle l’un des proches lieutenants de Simon de Montfort dans la Croisade contre les Albigeois en Languedoc. Il comptait parmi les 5 membres de son entourage immédiat. Lors des campagnes de Moissac au cours de l’automne 1211, il sauva la vie à Simon, et reçut de ce dernier en fief la même année la forteresse de Castelsarrasin. D’après le chroniqueur, Pierre des Vaux-de-Cernay, dans son Hystoria, ce chevalier aurait fait partie de la dizaine de bénéficiaires de fiefs languedociens, ainsi récompensés par Simon de Montfort. Il mourut en 1216 d’un coup de lance[12].
  • Anne-Marie de Backer, poète
  • Éloi Johanneau philologue français
  • Henry Rougé peintre français
  • Marc Beltoise, peintre aquarelliste
  • Nagot, fou de Charles VI né à Contres
  • Pierre Tassin, député de Loir-et-Cher puis sénateur de 1893 à 1906.
  • Pascal Cribelier, champion de France sur 800 m en salle à Vittel en 2007, 5e aux championnats d'Europe sur 800 m en salle à Helsinki en 2007[13], vice-champion du monde sur 800 m en salle à Clermont-Ferrand (Aubière) en 2008, champion de France sur 400 m en salle à Vittel le 12/02/2011, champion de France sur 400 m en plein air à Fougères(35) le 10/06/2012.

CuriositésModifier

  • Chaque année, s'organisent les Foulées controises, parcours de jogging de 5 et 10 km, qui attirent des concurrents de qualité.
  • L'Éveil de Contres est une association sportive à mentionner, qui compte près de 400 adhérents, fondée le 20 décembre 1910 sur l'initiative du curé du bourg. (JO du 12 janvier 1911)
  • Confrérie des Mangeux d'esparges de Sologne[14], du fait de la production abondante de la région.
  • Dans un tronc, sur la route de Saint-Aignan, a été taillé un vigneron en pied, d'une hauteur de plus de 2,50 m.
  • Depuis longtemps, Contres affiche son engouement pour le sport. Avec 3 gymnases, un dojo, un stade d'athlétisme, 4 terrains de football, 4 terrains de tennis, une piste aménagée de skateboard, entre autres. En 2007, Contres s'est vu attribuer le trophée de la ville la plus sportive de la région Centre dans sa catégorie. En 2010, la ville est d'ailleurs arrivée d'étape de la prestigieuse course cycliste Paris-Nice. Par ailleurs, la ville de Contres compte un nouveau centre aquatique "L'ilôt bulle" depuis juillet 2010.
  • De 1960 à 1984, Contres organisait aussi les « 3 heures de Contres », une course automobile qui consistait à remettre en piste les "grand-mères" automobiles restaurées avec amour par les collectionneurs.
  • Depuis plus d'un demi-siècle, l'industrie controise comprend dans ses rangs l'entreprise St Michel (ex-Morina) qui est spécialisée dans la fabrication de pâtisserie, notamment dans les madeleines.
  • Depuis quelque temps, Contres enregistre le plus fort taux de hausse de population de Loir-et-Cher.
  • Au début du XXe siècle, une course cycliste internationale s'établissait de Paris à Contres. Cette course nommée "Le Paris-Contres" finissait dans le vélodrome du Champ de Foire à Contres.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Mercey F, Froquet-Uzel H, Découvertes récentes de la protohistoire en Sologne dans le cadre de l’archéologie préventive. La Sologne et son passé, 2015;36:31-58
  2. Roman Delmon, « Arrêté portant création de la commune nouvelle "Le Controis-en-Sologne" à compter du 1er janvier 2019 » [PDF], , p. 106-111
  3. Jean-Luc Brault se lance [1]
  4. « La nouvelle commune est née », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
    « Jean-Luc Brault étant seul candidat pour cette fonction, a obtenu 61 voix sur les 70 votants. »
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Évolution et structure de la population à Contres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  12. C. KECK, « L’entourage de Simon de Montfort pendant la Croisade albigeoise et l’établissement territorial des crucesignati », dans La Croisade albigeoise. Actes du Colloque du Centre d’Études Cathares, Carcassonne, 4-6 octobre 2002, ss. la présidence de Michel Roquebert, 2004, p. 235-243 ; voir plus précisément p. 238-239, et 242. Il reçut un certain temps Castelnaudary, J.-L. BIGET, « La dépossession des seigneurs méridionaux. Modalités, limites, portée », dans La Croisade albigeoise. Actes du Colloque du Centre d’Études Cathares, Carcassonne, 4-6 octobre 2002, 2004, p. 267. L’étude la plus complète sur ce personnage a été menée par Christine WOEHL, Volo vincere cum meis vel occumbere cum eisdem. Studien zu Simon von Montfort und seinen nordfranzösischen Gefolgsleuten wärhrend des Albigenserkreuzzugs (1209 bis -1218), Franckfurt/Main, Peter Lang, 2001, « dissertation universitaire » soutenue en 2000 à l’Université de Francfort-sur-le-Main, 332 p. Wilhelm von Contres : p. 168-170 ; 273 ; 319.
  13. Bernard GERMOND, « 24 mars - Helsinki : compteur à 24 médailles », (consulté le 26 mai 2011)
  14. « Confrérie des Mangeux d’Esparges de Sologne », sur www.mangeux-esparges.confreries.org (consulté le 11 mars 2016)

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier