Combat de La Selle-en-Luitré

Combat de La Selle-en-Luitré

Informations générales
Date 5 août 1799
Lieu Luitré, La Selle-en-Luitré, Fleurigné
Issue Échec républicain
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Henri Victor Roulland
Forces en présence
1 000 à 1 500 hommes[1]200 hommes[1]
Pertes
2 morts
1 blessé[2]
8 à 10 morts[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 18′ 38″ nord, 1° 07′ 40″ ouest
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Combat de La Selle-en-Luitré

Le combat de La Selle-en-Luitré se déroula pendant la Chouannerie.

Le combatModifier

Le 5 août 1799, le général Rouland arrive à Fougères à la tête d'une colonne de 900 soldats, il demande au commandant Pinoteau de joindre la garnison de la ville à sa troupe afin de détruire les forces chouannes de La Nougarède, qui leur avaient infligé une sévère défaite à la bataille d'Argentré. Les Républicains se mettent en route et trouvent les Chouans, au nombre de 200, sur les communes de Luitré, La Selle-en-Luitré et Fleurigné. Cependant l'avant-garde, constituée des troupes fougeraise, attaque sans attendre le reste de la colonne. Alors que les Républicains auraient pu envelopper et détruire les Chouans, ces derniers prennent rapidement la fuite et sèment sans difficultés leurs poursuivants, laissant huit ou dix morts[1],[3]. Selon le général Schildt, les pertes des Républicains sont de 2 morts et 1 blessés et celles des Chouans une quarantaine[2].

« Le général Rouland ayant écrit, par une ordonnance, le 18 de ce mois, au commandant Pinoteau qu’il était avec une colonne de neuf cents hommes à la poursuite des brigands, à l’effet de venger la mort des républicains tués par eux à l’affaire d’Argentré, et qu’il comptait arriver le soir avec tout son monde à Fougères, Pinoteau rassembla ce qu’il avait d’hommes disponibles et les envoya au-devant, dans l’espoir de rencontrer l’ennemi et de l’envelopper. Mais ils avaient su qu’on les cherchait et ils s’étaient retirés. Il en restait au plus deux cents que les nôtres atteignirent près la grande route de Fougères à Mayenne, sur les communes de Fleurigné, La Selle et Luitré. Ce fut encore cette fois la colonne fougeraise qui eut l’avantage de les voir la première ; mais toujours emportée par une excessive ardeur, au lieu d’attendre que le gros de la colonne fût à portée de donner et de les amuser en feignant de les craindre pour les attirer dans le piège, on se mit à courir sus, on les mit en fuite et en désordre avant d’avoir reçu le grand renfort, en sorte que très peu de monde eut l’affaire avec eux. On peut dire que l’on a manqué là une des plus belles occasions qu’on eût trouvée depuis longtemps et d’en faire une déconfiture complète. Il n’en eût peut-être pas échappé un seul de ce qu’ils étaient, si on n’avait pas donné avec tant de précipitation. On croit qu’ils ont perdu huit ou dix hommes et quelques blessés. Mais qu’est-ce que cela ? C’est surtout les chefs qu’il faudrait immoler ou prendre. Ce doivent être des émigrés. Il importe peu, pour terminer cette guerre de parti, que l’on tue quelques centaines de paysans, pour la plupart entraînés et qui resteraient dans leurs foyers si les prêtres et les émigrés ne les faisaient marcher par force ou par inspiration et séduction. L’exécution prompte et sévère des mesures ordonnées par la loi du 24 messidor ferait seule plus que les meurtriers combats[1],[3]. »

— Rapport de Loysel, au commissaire général.

BibliographieModifier

  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Éditions, , p. 300-301.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 672.
  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t. III, éditions Paul Dupont, , p. 336.

RéférencesModifier