Combat de La Bazouge-du-Désert

Combat de La Bazouge-du-Désert

Informations générales
Date 17 septembre 1795
Lieu La Bazouge-du-Désert
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Jean Caillère †Aimé Picquet du Boisguy
Forces en présence
inconnues350 hommes[1]
Pertes
13 morts[2]inconnues

Chouannerie

Coordonnées 48° 26′ 38″ nord, 1° 06′ 13″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Combat de La Bazouge-du-Désert
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Combat de La Bazouge-du-Désert
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de La Bazouge-du-Désert

Le combat de La Bazouge-du-Désert a lieu le , lors de la Chouannerie.

DéroulementModifier

La date du combat diffère selon les sources, selon les mémoires de Pontbriand, l'affrontement a lieu le 27 juin[1], en revanche le rapport républicain le fixe au 17 septembre[2]. D'après la source républicaine, le combat s'engage à la suite d'une attaque de Chouans contre la commune de La Bazouge-du-Désert et contre Pont-Dom-Guérin, village de la commune du Loroux. Le cantonnement de La Bazouge ayant été diminué depuis peu, les patriotes résistent difficilement mais sont secourus à temps par la garde nationale de Louvigné-du-Désert qui repousse les Chouans[2].

Du côté royaliste, le récit du colonel chouan Toussaint du Breil de Pontbriand est quelque peu différent. Selon lui, ce sont les Chouans, dispersés pour dîner dans les fermes de La Bazouge-du-Désert, qui sont attaqués par les garnisons et les gardes territoriales du Loroux et de Pont-Dom-Guérin. Boisguy, avec seulement 60 hommes, parvient à tenir le temps que ses forces se rassemblent, contre-attaquent et repoussent les Bleus sur Le Loroux. Quant aux renforts de la garde nationale de Louvigné-du-Désert, ils tombent à leur tour dans une embuscade après le combat et sont mis en fuite[1].

Les pertesModifier

Si Pontbriand évoque une perte de 100 hommes chez les Bleus, les Républicains affirment que leurs pertes sont de 13 morts, parmi lesquels Jean Caillère, 26 ans, commandant de la garde soldée de Pont-Dom-Guérin. Les Patriotes déplorent également de nombreux blessés[2]. Les deux sources mentionnent la mort de Jean Caillère, selon Pontbriand, il est pris et fusillé pour avoir, deux ans plus tôt, arrêté, à Malagra en Pont-Dom-Guérin, le prince de Talmont, par la suite guillotiné le 27 janvier 1794 à Laval[1].

« Le jeune du Boisguy était à La Bazouge-du-Désert, avec environ trois cent cinquante hommes, et ses soldats étaient dispersés dans les fermes, pour dîner, lorsqu'il fur surpris par les garnisons de Pont-Dom-Guérin et du Loroux, réunies aux gardes territoriaux de ces deux bourgs, tous ensemble forts d'environ trois cents hommes ; il avait peu de monde avec lui dans ce moment, mais il se retira en combattant, du côté où ses soldats étaient logés, et ayant trouvé une position favorable, il y arrêta l'ennemi plus d'un quart d'heure, avec environ soixante hommes ; puis, ses soldats, avertis par la fusillade, l'ayant rejoint, il prit l'offensive et attaqua à son tour les Républicains de front, tandis que les capitaines Sans-Chagrin et Joli-Cœur les tournaient avec leurs compagnies, et faisaient d'abord prendre la fuite aux gardes territoriaux. Les soldats des garnisons se voyant ainsi abandonnés, voulurent faire leur retraite en bon ordre, mais ils furent poussés si rudement qu'ils se débandèrent à leur tour, et furent poursuivis jusqu'auprès du Loroux. Ils perdirent soixante hommes dans cette action.

Le nommé Caillère, capitaine de gardes territoriales, et deux de ses cousins du même nom, qui avaient arrêté le prince de Talmont après la défaite de l'armée vendéenne, dans la maison même du Foubert-Grand-Moulin, qui l'avait trahi et livré lorsqu'il était caché chez lui, furent pris tous les trois et fusillés.

Le soir du même jour, la garnison et les gardes territoriaux de Louvigné-du-Désert, qui venaient au secours du Loroux, tombèrent dans une embuscade que du Boisguy, prévenu, venait de leur tendre ; ils furent battus et se retirèrent avec une perte de quarante hommes [1]. »

— Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

BibliographieModifier

  • Toussaint du Breil de Pontbriand, Mémoires du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 147-149.
  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Éditions, , p. 209.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 423-424.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p. 123-124 et p. 176-177.

RéférencesModifier