Combat de Laignelet

Combat de Laignelet

Informations générales
Date 12 septembre 1795
Lieu près de Laignelet
Issue Victoire des Républicains
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
inconnuJoseph Boismartel
Forces en présence
240 hommes[1]140 hommes[1]
Pertes
aucune[1]1 mort[1]
8 blessés[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 22′ 18″ nord, 1° 08′ 55″ ouest
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Combat de Laignelet
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Combat de Laignelet
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Combat de Laignelet

Le combat de Laignelet se déroula le 12 septembre 1795 pendant la chouannerie.

Le combatModifier

Le capitaine Joseph Boismartel, dit « Joli-Cœur », a reçu l'ordre de Boisguy de surveiller la route de Fougères à Louvigné-du-Désert. Il se trouve alors dans la paroisse de Laignelet, mais ne fait pas poster de sentinelle malgré la proximité de Fougères. Les Chouans, au nombre de 140, sont surpris par une colonne de républicains, ils se défendent une heure, puis prennent la fuite, perdant un homme tué et emportant huit blessés, sans aucune perte du côté des Républicains[1].

Pour Pontbriand, le combat se déroule au Fief-Fougeon[1], ou Fief-Chauvin[2], cependant l'historien Christian Le Bouteiller estime plus probable qu'il se soit déroulé à la Cour-Gelée. Selon lui, ce lieu paraît mieux situé comme poste d'observation et d'après un témoignage recueilli dans pays, un combat se serait déroulé dans ce lieu, dans lequel 300 à 400 hommes auraient été engagés, l'affaire aurait été peu meurtrière, un chef, nommé Rault, aurait trouvé refuge dans le grenier de la chapelle[3].

« Boismartel, dit Joli-Cœur, détaché par ordre de du Boisguy pour observer la route de Louvigné, fut se poster au village de Fief-Fourgon, dans la paroisse de Laignelet, avec cent quarante hommes ; mais il négligea de s'entourer de gardes, quoiqu'il fût très près de Fougères ; il fut surpris et attaqué par deux cents cinquante hommes, et, après s'être assez bien défendu pendant une heure, il fut culbuté et mis en fuite, avec perte d'un homme tué et huit blessés, qu'il réussit, néanmoins, à sauver : les Républicains n'éprouvèrent aucune perte dans cette petite action[1]. »

— Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

BibliographieModifier

  • Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 199-200.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 452-453.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p.176.

RéférencesModifier