Deuxième combat de la Pèlerine

Combat de la Pellerine

Informations générales
Date avril 1796
Lieu La Pellerine (Mayenne)
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Auguste Hay de Bonteville
Forces en présence
inconnuesinconnues
Pertes
inconnuesquelques blessés[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 18′ 56″ nord, 1° 02′ 59″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
(Voir situation sur carte : Mayenne)
Combat de la Pellerine
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Combat de la Pellerine
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de la Pellerine

Le combat de la Pellerine se déroule en 1796, lors de la Chouannerie.

Le combatModifier

En avril 1796, trois jours après le combat de Juvigné, un détachement républicain parti d'Ernée se porte en direction de Fougères. Sur la route il est assaillit par deux compagnies chouannes commandées par Chalus, mais le commandant républicains préfère poursuivre sa route et n'envoie que quelques tirailleurs sur ses flancs afin de maintenir les chouans à distance. Si Chalus ne parvient pas à diviser les forces républicaines comme il le souhaitait, sa diversion empêche néanmoins les Républicains de découvrir l'embuscade tendue par le gros de forces chouannes commandées par Auguste Hay de Bonteville. Les Chouans, postés sur les hauteurs de La Pellerine (Mayenne) font une décharge à bout portant. Les Républicains hésitent, le commandant se porte à l'arrière-garde pour lui ordonner d'avancer mais les hommes de l'avant-garde croient que leur chef prend la fuite et se débandent, ils sont poursuivis jusqu'à Ernée. Selon Pontbriand, les pertes des Chouans ne sont que de quelques blessés tandis que celles des Républicains de plus de 250 hommes[1].

« Bonteville fut informé qu’un bataillon, fort de cinq cents hommes, venant de la Vendée, avait couché à Ernée et devait se rendre, le lendemain, à Fougères. Il alla prendre position sur les buttes de la Pèlerine. Chalus se chargea de commencer l’attaque avec deux cents hommes, résolu à faire peu à peu sa retraite sur l’embuscade. Il étendit son détachement sur un assez grand front, et fit commencer la fusillade d’assez loin, des deux côtés de la route, dans l’espoir que l’ennemi se diviserait pour le combattre ; mais le commandant, qui avait été instruit à Ernée du dernier combat, marchait avec précaution et en bon ordre ; il se contenta d’envoyer quelques tirailleurs pour flanquer sa colonne. En vain Chalus réunit sa troupe et feignit ensuite de prendre la fuite, il ne put faire changer la résolution de ce chef, qui s’arrêta même et montra de l’hésitation avant de monter à la Pèlerine. Son avant-garde s’était repliée, et Chalus crut un instant qu’il allait reprendre la route d’Ernée ; mais enfin il se décida, et, toujours sous le feu assez éloigné de Chalus, il commença à monter les buttes et vint tomber ainsi au milieu de l’embuscade de Bonteville, où il fut reçu par une décharge à bout-portant, sans l’avoir découverte. En vain il voulut se former en bataille, le terrain lui était défavorable ; une partie de ses soldats reculaient ; lui-même courut au bout de sa colonne pour la faire avancer ; ceux qui étaient en avant crurent qu’il prenait la fuite, en sorte que la déroute devint général. Cette malheureuse troupe fut poursuivie jusqu’à Ernée, où la moitié à peine put rentrer ; le reste périt sur la route, avec cinq officiers. La perte de Bonteville fut seulement de quelques blessés ; Pierre le Marchand, de Dompierre-du-Chemin, le fut grièvement.

Chalus conduisit parfaitement son attaque ; s’il ne put réussir à faire diviser la colonne républicaine, il força l’avant-garde à se replier et empêcha l’embuscade d’être découverte, ce qui fut cause du prompt succès de cette affaire.

Plusieurs charriots chargés d’effets militaires furent pris. [1]. »

— Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

BibliographieModifier

  • Toussaint du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 333-334.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p. 332-334.

RéférencesModifier