Cléon-d'Andran

commune française du département de la Drôme

Cléon-d'Andran
Cléon-d'Andran
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Dieulefit
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Fermin Carrera
2014-2020
Code postal 26450
Code commune 26095
Démographie
Gentilé Cléonnais, Cléonnaises
Population
municipale
836 hab. (2017 en diminution de 7,11 % par rapport à 2012)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 43″ nord, 4° 56′ 11″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 222 m
Superficie 10,25 km2
Localisation
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Cléon-d'Andran

Cléon-d'Andran est une commune française, dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Village circulaire typique des villages fortifiés, situé au cœur de la plaine des Andrans, au carrefour de nombreuses routes, sa situation privilégiée en fait le centre commercial de la plaine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Cléon-d'Andran est situé à 20 km à l'est de Montélimar. Les communes les plus proches sont Charols, Roynac, Marsanne et Puy-Saint-Martin.

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 956 : Villa de Clovo (cartulaire de Saint-Chaffre, 6).
  • 1217 : Cleus (cartulaire de Saint-Chaffre, 40).
  • 1219 : Villa de Cliuvo (cartulaire de Saint-Chaffre, 41).
  • 1266 : Clivum (cartulaire de Saint-Chaffre, 44).
  • 1332 : Cleou ((Gall. christ., XVI, 130).
  • 1336 : Clivo on Andrans (cartulaire de Montélimar, 43).
  • 1381 : Villa de Clivo (Valbonnais, II, 162).
  • 1391 : Cliau d'Andrans (choix de docum., 278).
  • 1399 : Cliau d'Andrans (choix de docum., 214).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prior de Clivo d'Andrans (pouillé de Valence).
  • 1467 : Cleu en Andrans (archives de la Drôme, E 2500).
  • 1480 : Clivum in Andrancio (archives de la Drôme, E 384).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Sauveur : Ecclesia Sancti Salvatoris Clivi de Andrancio (vis. épisc. de Valence).
  • 1540 : mention du prieuré : Prioratus Clivi d'Andaures (pouillé de Valence).
  • 1549 : Claudandrans (rôle de décimes).
  • 1549 : mention de la paroisse : Cura Clivi d'Andrans (rôle de décimes).
  • 1598 : Cluy en Odrans (Arrondissement de Montélimar, II, 351).
  • 1610 : Clion (archives de la Drôme, E 6215).
  • 1621 : Cléon (archives de la Drôme, E 6220).
  • 1636 : Cleu d'Endran (archives de la Drôme, E 6241).
  • 1650 : Le Cliou d'Andrans (Planel, notaire à Crest).
  • 1788 : Cléou Dandran (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Cléon-d'Andran, commune du canton de Marsanne.

ÉtymologieModifier

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] :

  • Cléon : d'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Cléon serait une mauvaise graphie pour Cléou, du latin clivus, « pente ».
  • Andran : toujours d'après les mêmes auteurs, Andran pourraît être l'ancien nom du village, ou plutôt un nom de personne Anteran, variante de Antheron (cf. La Roque-d'Anthéron).
  • Ces deux anciens chercheurs sont aujourd'hui fortement critiqués.

Autre source[3] :

  • son étymologie serait à rapprocher des mots glean et glynn en écossais et en irlandais, qui signifient « vallée »

Autre source[4] :

  • Cléon serait à rattacher au radical latin clivus, « déclivité », ce qui paraît peu pertinent, le village étant situé dans une plaine.

HistoireModifier

Les Gallo-romainsModifier

La plaine des Andrans semble avoir été habitée par les Gallo-Romains comme en atteste la découverte en 1868 par Joseph Chalons d'une urne contenant 7 000 médailles lenticulaires en argent[5].

Ancienne villa romaine[6].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[1] :

  • Terre des Adhémar.
  • Possession de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem / (les Hospitaliers[6]).
  • 1269 : passe aux comtes de Valentinois / (un acte de 1269 mentionne la cession par cet ordre du fief de Cléon d'Andran à Aimard de Poitiers, comte de Valentinois[réf. nécessaire]).
  • 1295 : cédée aux Taulignan.
  • 1533 : passe aux (d') Urre.
  • 1679 : vendue aux Sillol.
  • Vers 1714 : passe (par héritage) aux Marsanne / (les Marsanne-Fontjuliane[4]).
  • 1782 : vendue aux Moutiers, derniers seigneurs / (cédée le à Antoine Moutier[4]).

François-Alexandre Aubert de la Chesnaye-Desbois a étudié ces familles[7].

Le village semble avoir accueilli les dépendances d'une petite commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem située à Manas[8].

1523 : Le seigneur Germain d'Urre, chevalier et capitaine, seigneur des Baumettes, acquis « les château, lieu, district et mandement de Cléon-d'Andran, avec toute juridiction, et domaine, maisons, forts, prés, vignes à Cléon et Roynac, hommes, femmes, bois, devés, fours, fournages, moulins, moutures, hommages, bans, pâturages, herbages, glandages, eaux, rivières, chemins, directes, lods, douzains, treizains, cinquains, tâches, censes, services, corvées, chevalages et autres droits seigneuriaux, moyennant le prix de 3 000 écus d'or au soleil ». Selon le marquis de Genas, ce serait ce même Germain d’Urre qui introduisit le vingtain à coup de bâton[9].

1606 : La querelle du vingtain :

  • Une longue querelle judiciaire opposa d'une part le Marquis de Genas et la famille de Sillol, et d'autre part (et ce, pendant près de deux siècles), la commune de Cléon-d'Andran à la même famille à propos du vingtain, un ancien impôt auquel il prétendait exonérer, tout comme les habitants de la commune. Cette taxe consistait pour les habitants d'un lieu ou d'un village à payer la vingtième partie des grains, à un personne (généralement noble) en échange de sa protection et sous la condition expresse qu'il entretiendrait à ses dépens les murs et les portes du bourg.
  • Selon André Lacroix, Pierre d'Urre-Mollans, ayant obtenu des lettres dites de fendis de la chancellerie de Dauphiné, le 11 avril 1606, pour obliger «les manants et habitants de Cléon » à lui reconnaître de nouveau le vingtain accoutumé des grains et du vin, fit assigner les récalcitrants devant son juge ordinaire. Les consuls, prenant fait et cause pour eux, et peu rassurés sur l'impartialité d'un magistrat nommé et révocable par le seigneur lui-même, portèrent la cause au parlement de Grenoble, dans l'espoir que la cour exigerait communication des titres anciens où le vingtain se trouvait stipulé. Mais Pierre d'Urre se contenta de répondre « même avec serment, pardevant le sieur conseiller et commissaire en cette partie député », qu'il n'avait aucune reconnaissance de ce genre et basait sa demande sur une simple possession longtemps incontestée. le 12 mai 1607, un arrêt d'appointement débouta les habitants de Cléon de leur opposition et maintint Pierre d'Urre en la jouissance du vingtain des grains et du vin, à la forme de l'acte de 1467 et des reconnaissances de 1538 et 1539"[3]. Un arrêt du Grand Conseil, confirmatif de ceux du Parlement de Grenoble, confirmera, en 1787, le bien-fondé de cet impôt[3].

1617 et 1621 : les troupes protestantes du seigneur d'Urre (seigneur du lieu) stationnent au village et le rançonnent[réf. nécessaire].

1649 : les troupes du régiment des chevau-légers viennent s'installer à Cléon[réf. nécessaire].

1660 (démographie) : il y a 40 chefs de famille[1].

1679 (7 septembre) : Jacques d'Urre vendit à Alexandre de Sillol, seigneur de Saint-Vincent-de-Barrès, « la terre de Cléon, avec ses droits et revenus, four, moulins, grange, vingtain, pigeonnier, faculté de dériver l'eau du Roubion, suivant l'arrêt du Parlement de Grenoble, du 23 décembre 1513 », et ce, moyennant 52 000 livres et 100 louis d'or d'épingles[4].

Avant 1790, Cléon-d'Andran était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar, formant une paroisse du diocèse de Valence dont l'église, dédiée à saint Sauveur est celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin dépendant de l'abbaye de Saint-Thiers de Saoû, à laquelle il fut uni au XVIIe siècle. Le prieur prenait la dîme et l'évêque diocésain nommait à la cure[1].

De la Révolution à nos joursModifier

Claveyson fait partie du canton de Saint-Vallier depuis 1790[1].

1799 (démographie) : il y a 431 habitants[1].

Les 21 février, 8 et , les nazis, accompagnés de miliciens, effectuent trois rafles de villageois et de juifs cachés dans le village, dont Robert Rothschild. Quinze hommes sont arrêtés et déportés. Seuls trois reviendront[10].

Du 21 au , lors de la bataille de Montélimar, Cléon-d'Andran, comme les villages alentour, verra s'affronter la 6th U.S. Infantry Division (soutenue pour partie par la 45th U.S. Infantry Division) dans un plan audacieux imaginé par le colonel F.F.I. André Zeller, et différents éléments de la 19e armée allemande, dont le 11e Panzer-Division et la 19e D.I positionnée sur l'axe Cléon / Marsanne[11].

HéraldiqueModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 juin 1995 Gilbert Sauvan    
juin 1995 mars 2001 André Faucon    
mars 2001 mars 2008 Odette Jourdain    
mars 2008 2014 Emmanuel Issartel    
2014 En cours
(au 23 janvier 2015)
Fermin Carrera[12]   Agent technique

JumelagesModifier

Jumelée depuis 1967 avec Wasenberg, devenue depuis la réforme administrative de 1974 une section de la commune de Willingshausen (Hesse). Échange annuel en juillet à Cléon et en août à Wasenberg. Une association gère ces rencontres : « Amicale Wasenberg-Cléon »[13].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2017, la commune comptait 836 habitants[Note 1], en diminution de 7,11 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480431499587676729707789818
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
773736769735707652645594634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624597603520476484418448454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
507577601630718800840883856
2017 - - - - - - - -
836--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Grenoble.

  • Les élèves débutent leur scolarité à Cléon-d'Andran, à l'école maternelle et primaire du village, qui compte 4 classes pour 89 enfants[18].
  • Ils continuent ensuite, toujours sur la commune, au collège Olivier de Serres, composé de 23 classes, dont une filière bilingue de la 6e à la 3e, et deux classes européennes de 4e et 3e[19].

SantéModifier

  • Une maison médicale regroupe plusieurs médecins, infirmiers et orthophonistes.
  • Une pharmacie.
  • Un cabinet dentaire.
  • Un kinésithérapeute.

CultesModifier

La paroisse catholique dépend du diocèse de Valence, doyenné de Cléon-d'Andran[20].

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, porcins, ovins / Foire : 11 décembre / Marche le mardi de chaque quinzaine[6].

Cléon-d'Andran, en tant que nœud routier de la plaine des Andrans, dispose d'un nombre important de commerces et d'artisans qui en fait l'un des villages français ayant le taux de commerce sur habitant le plus élevé.

Loisirs et tourismeModifier

  • Une piscine plein air est ouverte en saison estivale[21]. La commune est également équipée d'un gymnase, d'un terrain de football, et d'un boulodrome[22].
  • Exposition de peintures[6]. Une galerie d'art propose six expositions par an d'artistes contemporains internationalement reconnus[23].
  • Plaine des Andrans[6].
  • Pêche et chasse[6].
  • Fête communale : Pentecôte (corso fleuri) / Fête patronale : second dimanche d'août[6].
  • Un camping[6].

Lieux et monumentsModifier

 
Le château de Genas
  • Château médiéval de Genas (restauré) : sculptures italiennes[6].
  • Tracé de l'enceinte circulaire constituée d'une muraille doublée d'un fossé en eau comblé au XIXe siècle[réf. nécessaire].
  • Maisons anciennes, porches médiévaux, fenêtre Renaissance[6].
  • Fontaine des éléphants[6].
  • Fermes fortes à cours intérieures[6].
  • Eglise du XIXe siècle : choeur roman, clocher savoyard[6].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Gilbert Sauvant (1919) , maire et poète (La Valse des alexandrins, 2015).

BibliographieModifier

  • 2001 : Cléon d'Andran, un siècle de vie rurale en Drôme Provençale (2001), retraçant la vie de la commune de 1900 à 2000 en images.
  • 2004 : Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éd. Créaphis, 2004, 192 pages.
  • 2006 : 1800-1900, Chronique d'un siècle, canton de Marsanne, faits et méfaits divers, 2006.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 91
  2. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979, page 196, (ISBN 2-85023-076-6)
  3. a b et c André Lacroix, L'arrondissement de Montélimar: géographie, histoire & statistique, Librairies Combier et Nivoche, (lire en ligne)
  4. a b c et d Société d'archéologie et de statistique de la Drôme Valence, Bulletin, (lire en ligne)
  5. Adolphe baron de Coston, Étymologies des noms de lieu du département de la Drome : avec l'indication des familles qui les ont possédés à titre de fief, Chez A. Aubrey, (lire en ligne)
  6. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Cléon-d'Andran
  7. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes et l'état des grandes terres du royaume… : On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique et historique des maisons souveraines de l'Europe et une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles et les plus illustrés, Schlesinger frères, (lire en ligne)
  8. Benoît Beaucage, « Une énigme des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem : le déficit chronique des commanderies du moyen Rhône, au prieuré de Provence, en 1338 », Provence historique, no Fascicule 120, T. 30,‎ , p. 137-164 (lire en ligne)
  9. https://books.google.fr/books?id=73JUAAAAYAAJ&pg=PA712&dq=famille+Urre&hl=fr&sa=X&ved=0CDYQ6AEwBGoVChMI9qjI87CpyAIVg70aCh1Lmw2v#v=onepage&q=famille%20Urre&f=false
  10. « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le 3 octobre 2015)
  11. « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le 3 octobre 2015)
  12. Cléon-d'Andran sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  13. jumelage
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. école maternelle et primaire de Cléon-d'Andran
  19. collège Olivier de Serres
  20. paroisse de Cléon-d'Andran
  21. piscine
  22. équipement sportifs
  23. http://www.artdutemps-drome.com/ l'Art du temps

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier