Saint-Gervais-sur-Roubion

commune française du département de la Drôme

Saint-Gervais-sur-Roubion
Saint-Gervais-sur-Roubion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Hervé Andéol
2020-2026
Code postal 26160
Code commune 26305
Démographie
Gentilé Saint-Gervaisiens, Saint-Gervaisiennes
Population
municipale
1 059 hab. (2018 en augmentation de 16,89 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 02″ nord, 4° 53′ 29″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 233 m
Superficie 14,57 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Gervais-sur-Roubion

Saint-Gervais-sur-Roubion est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Saint-Gervais est situé à 13 km à l'est de Montélimar.

  Marsanne
Bonlieu-sur-Roubion
Marsanne Cléon-d'Andran  
Bonlieu-sur-Roubion N La Bégude-de-Mazenc
O    Saint-Gervais-sur-Roubion    E
S
Bonlieu-sur-Roubion
La Bâtie-Rolland
La Bâtie-Rolland La Bégude-de-Mazenc

Relief et géologieModifier

HydrographieModifier

Le village est construit près d'un affluent du Rhône, le Roubion, qui serpente dans la plaine des Andrans.
La commune est aussi arrosée par le Vermenon[1], par son affluent le Bramefaim[2] et par le Manson.

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Gervais-sur-Roubion est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Morphologie urbaineModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1100 : villa Sancti Gervasii in pago Valentinensi (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 130).
  • 1100 : mention de l'ager : ager Sancti Gervasii in pago Valentinensi (cartulaire de Saint-André-le-Bas).
  • 1277 : castrum Sancti Gervasii (Duchesne, Comtes de Valentinois, 14).
  • 1336 : castrum de Sancto Gervaysio cum fortalicio dicti castri (Duchesne, Comtes de Valentinois, 43).
  • 1340 : Saint Gervaix et castrum de Sancto Girvasio (cartulaire de Montélimar, 47).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus Sancti Gervasii (pouillé de Valence).
  • XVe siècle : mention de la paroisse : cura Sancti Gervasii (pouillé de Valence).
  • 1482 : Sainct Gervais en Valdaine (archives de la Drôme, E 2526).
  • 1756 : Saint Gervais de Bonlieu (archives de la Drôme, C 183).
  • 1793 : Montroubion [appellation révolutionnaire].
  • 1891 : Saint-Gervais, commune du canton de Marsanne.

(non daté)[réf. nécessaire] : Saint-Gervais-sur-Roubion.

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[7] :

  • Au point de vue féodal, Saint-Gervais était une terre du fief des comtes de Valentinois.
  • 1247 : possession des Cornilhan.
  • 1269 : la moitié de la terre est attribuée (par transaction) aux commandeurs de de Poët-Laval. Ils la possède encore en 1540.
  • 1336 : la seconde moitié est en possession des Adhémar.
  • Vers 1430 : la part des Adhémar passe aux Mévouillon.
  • 1540 : la part des Mévouillon passe aux Eurre.
  • 1595 : la part des Eurre passe (par mariage) aux Moreton de Chabrillan.
  • La part des commandeurs de Poët-Laval est acquise par les Moreton qui réunifie la terre et en sont les derniers seigneurs.

Joseph Moreton, né le , fils aîné d'Antoine de Moreton, habitait dans le château du village de Chabrillan avant de déménager à Saint-Gervais-sur-Roubion en 1650, le château de Chabrillan était devenu inhabitable. À Saint Gervais-sur-Roubion se trouvait « une superbe demeure féodale qu'il avait hérité de sa mère »[réf. nécessaire]
Joseph entreprit des travaux au château de 1667 à 1669 : « portes des chambres, estrades des chambres, parquet pour la chambre jaune et la chambre rouge, lambris pour les mêmes chambres, six piliers dans une galerie allant aux chambres, croisières de fenêtres dans la galerie ». Les travaux ont été confiés à un menuisier de Romans (Tournatory) et à des maçons de Sauzet (Simon et Antoine Roume)[8],[réf. nécessaire].

Avant 1790, Saint-Gervais était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église dédiée à saint Claude était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, dont les dîmes appartenaient au prieur. L'évêque diocésain nommait de plein droit à la cure.
L'ager de Saint-Gervais avait la même étendue que la commune de ce nom[7].

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Marsanne[7].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1880 mai 1884 Joseph Revol   menuisier
mai 1884 mai 1896 Ferdinand Lagier   agriculteur
mai 1896 septembre 1901 Baptiste Savel   menuisier
septembre 1901 décembre 1911 Auguste Bec   agriculteur
décembre 1911 après 1919 Fortuné Chéchat   agriculteur
mars 2001 En cours
(au 16 novembre 2020)
Hervé Andéol[9] (sans étiquette) cadre supérieur
président de la CCPM

(non datés)[réf. nécessaire] :

  • Jean Amblard, maire de la commune (quatre mandats).
  • Anne-Marie Reboul, maire de la commune (deux mandats).

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

La commune est jumelée avec le village de Schwarzenborn (Allemagne)[réf. nécessaire].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 1 059 habitants[Note 3], en augmentation de 16,89 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7146937519141 0241 0551 0931 1121 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0531 0441 030992920810810855795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
777809859703656588574542613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
609620552594646717764771883
2017 2018 - - - - - - -
1 0351 059-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipementsModifier

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête : le quatrième dimanche d'août[14].

LoisirsModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, vignes (cave coopérative), ovins, porcins[14].

  • Marché (fruits et légumes) : les mardi et samedi[14].

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Ruines du château fort et de ses dépendances[14].
  • Château : vaste bâtisse au cœur du village, aujourd'hui occupée par plusieurs familles.
Les propriétaires actuels ont supprimé un niveau ; seul le vestibule est resté presque intact.
Au pied de ses murs, la place du Parterre est ce qui reste de l'ancienne cour intérieure[réf. nécessaire].
  • Beffroi : il se situait à proximité de l'enceinte du vieux village. Il s'affaissa le du fait des intempéries[réf. nécessaire].
  • Chapelle médiévale Saint-Claude (désaffectée)[14].
  • Village avec des éléments défensif Renaissance : porte[14].
  • Maison du XVIIIe siècle[14].
  • Fermes fortes[14].
  • Église du XIXe siècle à l'emplacement du château[14]. Elle est accolée au château et occuperait l'emplacement des anciennes écuries[réf. nécessaire].

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Gratien Casimir Émile Gardon (1909-1992) : magistrat général[15], chef de la Justice Militaire, né à St Gervais le [réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et deviseModifier

Saint-Gervais-sur-Roubion possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Fiche du Vermenon sur le site du SANDRE
  2. Fiche du Bramefaim sur le site du SANDRE
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  7. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 340
  8. bail à prix fait trouvé aux archives départementales.
  9. Saint-Gervais-sur-Roubion sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 16 novembre 2020).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. a b c d e f g h i et j Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Gervais-sur-Roubion
  15. https://francearchives.fr/fr/file/ad46ac22be9df6a4d1dae40326de46d8a5cbd19d/FRSHD_PUB_00000355.pdf