Catherine de Courtenay

femme politique française

Catherine de Courtenay, née le , morte le [1], fut impératrice titulaire de Constantinople de 1283 à 1307, bien qu'elle vécut en exile et régnait sur les États latins d'Orient de Grèce.

Catherine de Courtenay
Tombeau Catherine de Courtenay.jpg
Moulage du gisant de Catherine de Courtenay
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Famille
Père
Mère
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Autres informations
Religion
Blason Empire Latin de Constantinople.svg
blason

BiographieModifier

Fille de Philippe Ier de Courtenay et de Béatrice de Sicile, elle grandit à la cour de Charles Ier d'Anjou, roi de Sicile. Après la mort de son père le 15 décembre 1283, puis celle de Charles d'Anjou en 1285, elle suivit Marguerite de Bourgogne-Tonnerre, la veuve de Charles d'Anjou, qui se retira à Tonnerre. Suite au décès de son père, elle est reconnue comme impératrice par les États latins d'Orient de Grèce, malgré la reprise de la ville par l'empire de Nicée en 1261.

En 1294, elle se rendit à la cour de Philippe IV le Bel où elle lui prêta hommage pour les terres qu'elle possédait en France.

Catherine fut fiancée à trois hommes qu'elle ne maria pas, dont Jacques de Majorque.

Veuf, Charles de France, frère du roi (1270 † 1325) se cherche une nouvelle épouse et trouve un excellent parti en la personne de Catherine, princesse pauvrement dotée mais héritière en titre de l'Empire latin de Constantinople en tant que petite-fille du dernier empereur latin Baudouin II de Courtenay. Certes l'empire a disparu mais les prétentions de Charles peuvent servir à justifier des expéditions en Méditerranée orientale. L'affaire se conclut rapidement entre Charles et les Courtenay, à l'avantage des deux partis. Toutefois, le comte a besoin pour se remarier de dispenses pontificales que le pape Boniface VIII va marchander[2].

Le mariage a lieu le 28 février 1301[Lien à corriger] au prieuré de Saint Cloud[3]. De leur union naquirent:

Catherine est décédée à Saint Ouen, inhumée le 12 octobre au Couvent des Jacobins [4] en présence du roi Philippe le Bel. Elle est enterrée à l'abbaye de Maubuisson[5] puis déplacée à la basilique Saint Denis[6]. Jacques de Molay, maitre de l'ordre du Temple portera son cercueil lors de son inhumation et sera arrêté le lendemain.

AscendanceModifier

RéférencesModifier

  1. Peter Lock, The Franks in the Aegean: 1204-1500, (Routledge, 2013), p. 66.
  2. Jean Favier, Philippe le Bel, Paris, Fayard, , p. 307-309
  3. Anselme de Sainte-Marie et Ange de Sainte-Rosalie, Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, libr. associés, (lire en ligne)
  4. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes et l'état des grandes terres du royaume, Schlesinger frères, (lire en ligne)
  5. Perrot, G.; Reinach, S., Revue archéologique, Ernest Leroux, , p. 4.9 (July–December 1907): 448–449.
  6. « Moulages - Tombeaux de Catherine de Courtenay et de Blanche de France, fille de Charles IV : Gisants », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 24 juin 2020)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier