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Carl Nielsen

compositeur, librettiste, musicologue
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Carl Nielsen
Description de cette image, également commentée ci-après
Carl Nielsen en 1910.

Naissance
Odense, Drapeau du Danemark Danemark
Décès (à 66 ans)
Copenhague, Drapeau du Danemark Danemark
Activité principale Compositeur
Années d'activité 1888-1931
Élèves Nancy Dalberg

Œuvres principales

La maison d'enfance de Carl Nielsen
Carl Nielsen âgé de 14 ans à Odense.
Anne Marie, femme de Carl Nielsen
Carl Nielsen devant sa maison d'enfance (1927)
Pierre tombale de Carl Nielsen au Cimetière Vestre à Copenhague.

Carl August Nielsen (né le en Fionie près d'Odense — décédé le à Copenhague) est un compositeur danois.

BiographieModifier

Il a vécu les deux dernières années de son enfance dans une chaumière, au no 42 de la route d'Odense à Faaborg, près du village de Nørre Lyndelse, où ses parents vécurent jusqu'en 1891. Cette maison est devenue un musée. Il est issu d'une famille nombreuse et très modeste. Son père était ouvrier peintre en bâtiment ; il était également très apprécié comme musicien du village, et il apprit à jouer du violon à ses enfants. En 1879, à l'âge de quatorze ans Carl quitte sa famille pour occuper une place de cornettiste dans l'orchestre militaire d'Odense, place qu'il occupera pendant quatre ans, avant de rejoindre Copenhague pour sa formation musicale. Carl Nielsen épouse la peintre et sculpteur Anne Marie Carl-Nielsen (née Brodersen), et ils auront deux filles, Irmeline Johanne (née en 1891) et Anne Marie Frederikke (1893) et un garçon, Hans Börge (1895).Il est enterré au cimetière Vestre à Copenhague.

Place de la musique de Nielsen dans la musique de son tempsModifier

Nielsen a écrit six symphonies dont certaines sont d'une puissance expressive remarquable. La troisième contient notamment un mouvement lent (Andante pastorale) faisant appel à une soprano et un ténor. Les adagios de la quatrième et de la sixième peuvent quant à eux évoquer ceux des futures symphonies de Dmitri Chostakovitch. La violence, l'humour noir du dernier mouvement de la quatrième symphonie, ou du premier mouvement de la cinquième se retrouveront aussi dans les productions de l'école russo-soviétique. La sixième déconcerta profondément les auditeurs et les critiques lors de sa création en raison de son caractère hermétique[1]. Elle demeure à ce jour la moins jouée du lot. Nielsen, violoniste virtuose, a écrit un concerto pour violon qu'a redécouvert Yehudi Menuhin. Il a écrit des ballets (Aladdin, pour grand orchestre et chœurs mixtes), des opéras (Saül et David et surtout Maskarade) et des lieder. Contrairement à celui de son contemporain Sibelius, le langage harmonique de Nielsen ne s'enrichit pas d'une inspiration populaire, et sa musique n'est pas à l'écoute de la nature. Nielsen se considérait comme un héritier du classicisme et de Johannes Brahms, dont il appréciait la rigueur dans la construction, et l'absence de sentimentalisme. On peut reconnaître toutefois dans ses trois dernières symphonies, écrites entre 1914 et 1925, l'écho de l'angoisse et des déchirements de son temps. Quant au deuxième mouvement de la dernière symphonie, il reflète le scepticisme de Nielsen vis-à-vis des nouveaux courants musicaux de son époque. Le triptyque que forment ces trois chefs-d'œuvre soutient la comparaison, du point de vue de l'unité spirituelle et de l'homogénéité de l'inspiration, avec ces monuments de la musique symphonique que sont le groupe des symphonies no  4, 5 et 6 de Piotr Ilitch Tchaïkovski et celui, plus proche encore de l'inspiration de Nielsen, des symphonies no  5, 6 et 7 de Gustav Mahler.[réf. nécessaire]

ŒuvreModifier

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Carl Nielsen laisse environ 120 œuvres.

OpérasModifier

OrchestreModifier

ChoraleModifier

  • Hymnus amoris (1897)
  • Søvnen (Le sommeil) (1904)
  • Fynsk forår (Printemps sur la Fionie) (1921)
  • Hyldest til Holberg (Hommage à Holberg) (1922)
  • Trois motets (1929)
  • Hymne til Kunsten (Hymne à l'Art) (1929)
  • Diverses cantates, dont celle pour le 50e anniversaire de l'union danoise (1931)

Voix solisteModifier

  • Quarante chants danois (1914, 1917), collab. T. Laub[Qui ?]
  • Vingt mélodies populaires (1921)
  • Dix petits chants danois (1924)

Musique de chambreModifier

PianoModifier

  • Deux pièces caractéristiques (c.1882-1883)
  • Cinq Pièces (1890)
  • Suite symphonique (1894)
  • Six humoresque-Bagatelles (1894-1897)
  • Prélude festif en l'honneur du nouveau siècle (1899)
  • Chaconne (1916)
  • Thème et variations (1917)
  • Suite (1920)
  • Tre Klaverstykker (Trois pièces pour clavier) (1928)
  • Musique pour piano pour jeunes et plus vieux, 24 pièces pour cinq doigts (1930)

OrgueModifier

  • Vingt-neuf courts préludes (1929)
  • Deux préludes (1930)
  • Commotio (1931)

Écrits non musicauxModifier

  • Min fynske Barndom (Mon enfance en Fionie, mémoires)

Discographie sélectiveModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Luc Caron, Carl Nielsen, Editions l'Age d'Homme, 1990.
  • Paul-Gilbert Langevin, Musiciens d'Europe, la Revue Musicale, Paris, 1986[2].
  • Carl Nielsen, centenary essays, édité par Jürgen Balzer, Copenhague, 1965.

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Art and consciousness », sur Carl Nielsen society, (consulté le 13 octobre 2014)
  2. « archives du nord - DK - Carl Nielsen ethnoromantisme », sur archivesdunord.com (consulté le 27 décembre 2018)

Liens externesModifier

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