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Buis-les-Baronnies

commune française du département de la Drôme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Buis (homonymie).

Buis-les-Baronnies
Buis-les-Baronnies
Vue d'ensemble.
Blason de Buis-les-Baronnies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Buis-les-Baronnies (chef-lieu avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Sébastien Bernard
2014-2020
Code postal 26170
Code commune 26063
Démographie
Gentilé Buxois, Buxoises
Population
municipale
2 293 hab. (2016 en augmentation de 1,87 % par rapport à 2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 35″ nord, 5° 16′ 31″ est
Altitude Min. 319 m
Max. 1 080 m
Superficie 33,74 km2
Localisation

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Buis-les-Baronnies
Liens
Site web http://www.buislesbaronnies.fr/

Buis-les-Baronnies est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Buxois(es).

GéographieModifier

LocalisationModifier

Buis-les-Baronnies se situe dans les Baronnies, une région naturelle et historique du Dauphiné et de la Drôme provençale.

La ville est situé au pied de l'arête crénelée du rocher Saint-Julien ; elle s'étend au milieu de prairies et de belles oliveraies.

HydrographieModifier

 
L'Ouvèze

Située principalement sur la rive droite de l'Ouvèze.

La commune est également traversée par le Menon.

ToponymieModifier

Lo Bois dei Baroniás en occitan[réf. nécessaire].

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1221 : Claustrum de Buxo (cartulaire des Templiers, 125).
  • 1222 : mention de l'église de la paroisse du Buis : Ecclesia de Bucxo (cartulaire des Templiers, 131).
  • 1283 : mention du mandement : mandamentun Buxi (inventaire des Dauphins, 228).
  • 1293 : Castrum de Buxo (Valbonnais, I, 35).
  • 1400 : Boix (choix de doc., 235).
  • 1447 : Le Bois / Le Boys (Statuta Delphin.).
  • 1549 : Le Boix (rôle de tailles).
  • 1705 : Le Buix (Dénombr. du roy.).
  • 1788 : Le Buis (Alman. du Dauphiné).
  • 1850 (24 juillet) : Buis-les-Baronnies (décret du 24 juillet 1850).
  • 1891 : Le Buis-les-Baronnies, commune de l'arrondissement de Nyons.

Non daté : Buis-les-Baronnies[réf. nécessaire] / l'article défini n'est plus prononcé.

ÉtymologieModifier

Ce toponyme dériverait de l'occitan bois, buis[2], arbuste de la famille des Buxacés.

Les Baronnies sont une région naturelle et historique qui s'étend entre le sud-est de la Drôme, l'ouest des Hautes-Alpes et le nord de Vaucluse.

HistoireModifier

Les CeltesModifier

Le Buis est l'ancienne capitale de la tribu voconce des Boxsani[réf. nécessaire].

Article détaillé : Histoire de la Drôme.

Les Gallo-romainsModifier

Le futur mandement du Buis est probablement habité par les Bocx(ani), mentionnés avec les Noiomagenses (habitants de Nyons) dans une inscription découverte à Tain[1].

Antique Arx Apollinaris[3].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

D'une manière générale, à partir du XIe siècle, les villages des Baronnies dépendent de la baronnie de Mévouillon et de la baronnie de Montauban[réf. nécessaire].

1178 : les seigneurs de Mévouillon sont les vassaux directs de l'empereur Frédéric Barberousse[réf. nécessaire].

La seigneurie : elle ne comprenait que la paroisse du Buis[1] :

  • Les barons de Mévouillon, dont elle est la capitale.
  • 1317 : passe aux Dauphins.
  • 1422 : passe aux (d') Avaugour.
  • 1553 : passe aux Vadel.
  • 1643 : passe aux princes de Monaco, derniers seigneurs.

XIIe siècle : l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Sancte Marie de Projactis (actuellement Saint-Denis-de-Projat) et l’église Saint-Julien, dont elle percevait les revenus[4].

Du temps des barons de Mévouillon, le Buis était la résidence du magistrat (1300 : Bajulus Buxi (Valbonnais, II, 102)) chargé de rendre la justice à tous leurs vassaux[1] :

  • Après son annexion au Dauphiné, en 1317, il deviendra le siège d'un bailliage (1336 : Bayllivia baroniarum montis Albani et Medullioni (Valbonnais, II, 320)) dont le ressort comprenait tout l'arrondissement de Nyons et quelques communes des cantons de Grignan et de Dieulefit.
  • A partir de 1447, ce tribunal, appelé bailliage du Buis, n'aura plus à sa tête qu'un vibailli.

Depuis 1270, les Mévouillon sont endettés : en 1288, Raymond VI de Mévouillon donne une charte de franchise au village de Buis-les-Baronnies[réf. nécessaire].

  • XIIIe siècle : Les barons de Mévouillon donnent une charte de libertés aux habitants du Buis. Cette charte sera confirmée en 1337 par les Dauphins[1].

1291 : Raymond VI de Mévouillon propose sa baronnie à Jean de Genève, évêque de Valence et de Die. La vente pour 6 000 livres tournois est ratifiée par le traité de Chamaloc, signé le 16 août 1291[réf. nécessaire].

  • Cet acte de vente n'est pas reconnu par Raymond V de Mévouillon car il est contraire aux dispositions testamentaires de Raymond IV de Mévouillon qui interdisait l'aliénation du domaine. Raymond VI de Mévouillon est condamné.

Le 10 juillet 1293, Raymond VI de Mévouillon vend sa baronnie au Dauphin de Viennois qui profite de son endettement. Raymond de Mévouillon a confié ses castra au Dauphin à condition de pouvoir les reprendre en fief franc, noble et antique, et à fidélité non lige[réf. nécessaire].

  • Concernant le reste des Baronnies, en 1294-1295, le domaine de Montauban est cédé au Dauphin par Hugues Adhémar, héritier de Roncelin de Lunel[réf. nécessaire].

1309 : démographie : 3500 habitants[1].

  • Vers 1310, on compte 700 maisons, ce qui donnerait 3 500 habitants[5],[6],[7].

Le DauphinéModifier

1317 : Les Baronnies passent définitivement sous le contrôle des Dauphins.

  • La partie orientale a été l'objet de négociations avec les comtes de Provence qui y avaient des intérêts.

Le Buis fut la ville préférée des dauphins de Viennois[réf. nécessaire].

  • Humbert II signe plusieurs de ses chartes au Buis. La ville avait alors 3 500 habitants ce qui, pour l'époque, représente une grande cité.
  • 1347 : la peste y fait des ravages. La moitié de la population périt.

Le Royaume de FranceModifier

1349 : Le Dauphiné est vendu au royaume de France.

  • Louis XI repeuple la ville en y attirant des reitres allemands avec leurs familles et en fit le siège d'un bailliage.
  • 1447 : Louis XI y annexe même la cour de justice de Nyons.

Les guerres de religion font beaucoup de mal au Buis[réf. nécessaire].

1720 : démographie : 400 chefs de familles[1].

1762 : démographie : le conseil de ville déclare que la population est réduite à 400 habitants[8].

Avant 1790, le Buis était une communauté de l'élection de Montélimar, chef-lieu de subdélégation et de bailliage, formant trois paroisses : le Buis, Proyas et Ubrieux[1] :

  • La paroisse du Buis en particulier était du diocèse de Vaison, et son église, sous le vocable de Notre-Dame de Nazareth, était celle d'un prieuré qui, connu en 1221, fut uni dès le XVIe siècle à la charge de capiscol du chapitre cathédral de Vaison, dont le titulaire perçut de ce chef les dîmes de la paroisse du Buis jusqu'à la Révolution.
  • Il y avait en outre, dans cette ville, un couvent de Dominicains fondé en 1294 par les barons de Mévouillon / En 1891, ses bâtiments servent de mairie et de collège.
  • Il y avait aussi un monastère d'Ursulines fondé en 1643 / En 1891, c'est un hôpital.
  • Le mandement du Buis ne comprenait que les paroisses du Buis et de Proyas. la paroisse d'Ubrieux formait un mandement séparé.

De la Révolution à nos joursModifier

 
Buis-les-Baronnies au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1790, le Buis devint le chef-lieu d'un canton comprenant le Buis et la Roche-sur-Buis, et celui d'un district comprenant les cantons du Buis, de Mirabel, de Mollans, de Montauban, de Montbrun, de Nyons, de Rémuzat et de Vinsobres[1] :

  • La réorganisation de l'an VIII l'a fait descendre au rang de simple chef-lieu d'un canton, comprenant les communes de Beauvoisin, Bellecombe, Bénivay, Bésignan le Buis, Eygaliers, Mérindol, Mollans, Ollon, la Penne, Pierrelongue, Plaisians, le Poët-en-Percip, Propiac, Rioms, Rochebrune, la Roche-sur-Buis, la Rochette, Saint-Auban, Sainte-Euphémie, Sainte-Jalle, Saint-Sauveur, Vercoiran.

La Révolution lui porte un coup fatal en lui enlevant toute son administration qui est transférée à Nyons.

1811 : Des platanes sont plantés pour la naissance du roi de Rome (fils de Napoléon I)[3].

Au milieu du XIXe siècle, des tilleuls furent plantés en nombre et devinrent la spécialité de Buis-les-Baronnies.

En 1907, la ville est reliée à Orange par une ligne de chemin de fer à voie métrique dont elle accueille la gare terminus[9]. Le service des trains a pris fin en 1952 et la ligne a été démantelée[10].

Deuxième guerre mondiale.

Article détaillé : Maquis Ventoux.

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Buis-les-Baronnies se blasonnent ainsi : « D'argent au dauphin d'azur brochant sur une branche de buis de sinople. »

comme l'atteste le blason sculpté dans la salle du conseil municipal de la mairie de Buis, le dauphin n'est pas comme sur l'illustration mais tête en bas.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1983 Raymond Argenson    
1983 1989 Georges Bec UDF Conseiller général
1989 1995 Raymond Argenson    
juin 1995 mars 2014 Jean-Pierre Buix PCF  
mars 2014 En cours Sébastien Bernard[11] PS Conseiller juridique

JumelagesModifier

Villes jumelées avec Buis-les-Baronnies.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 2 293 habitants[Note 1], en augmentation de 1,87 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2152 2152 1962 1372 1802 1472 2632 3582 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3892 3702 4132 3432 2032 1602 0691 9661 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8551 9321 8061 4731 4661 3381 4721 3331 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4961 6021 7291 8852 0302 2262 2832 2512 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 31,9 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 40,5 %).
Pyramide des âges à Buis-les-Baronnies en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
2,9 
11,7 
75 à 89 ans
18,4 
18,7 
60 à 74 ans
19,2 
23,3 
45 à 59 ans
18,6 
15,4 
30 à 44 ans
16,3 
13,0 
15 à 29 ans
12,1 
16,4 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Drôme en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,7 
75 à 89 ans
9,8 
14,1 
60 à 74 ans
14,8 
20,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
17,9 
15 à 29 ans
16,1 
19,8 
0 à 14 ans
17,7 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

Un regroupement scolaire des onzes communes alentour se trouve dans la ville : école maternelle et collège.

SantéModifier

Un petit hôpital avec principalement une unité gériatrique complète les services locaux.

ServicesModifier

Le trésor public a maintenu un service.

CultesModifier

AssociationsModifier

Association des Amis du Buis et des Baronnies[3].

ÉconomieModifier

En 1992 : oliviers (olives noires / tanches, huile d'olive / coopérative oléicole), vignes (vin AOC Coteaux des Baronnies), vergers (amandes), lavande (essence), truffes, apiculture (miel), ovins (fromage Picodon)[3].

 
Marché de Provence à Buis-les-Baronnies.

Divers[réf. nécessaire] :

  • Vin de pays Coteaux-des-baronnies.
  • Abricots (orangers de Provence).
  • Huile d'olive.
  • Olives de bouche classées en AOC de Nyons (la variété Tanche est la plus répandue).
  • Petites industries de plantes aromatiques et médicinales (huiles essentielles, parfums naturels de plantes, etc.).
  • Autour du tilleul et d'autres plantes et herbes aromatiques comme la lavande, le thym, la sauge et la sarriette, se développa une filière locale de négociants-producteurs qui lancèrent des marques renommées (voir ici). Chaque année est organisée une fête du tilleul.

Marchés et foires[3] :

  • Marché : troisième mercredi du mois (sauf janv., nov., déc.).
  • Foire : premier mercredi du mois (sauf avril, août, nov.), le 21 janvier, le lundi après Rameaux, le 18 août, le 2 nov., le 18 décembre.
  • Marché aux fruits et aux olives : mercredi et dimanche.
  • Grand marché du tilleul : premier et second mercredi de juillet.

Marché de la laine (août).

Capitale du tilleulModifier

  • Plantation de 30 000 tilleuls[3].
  • 75 % de la production française de tilleul [19].

Loisirs et tourismeModifier

  • Des visites commentées du village sont organisées par l'Office de Tourisme (les mercredis à 15h d'avril à octobre et à 17h en juillet-août, sur réservation uniquement)
  • Cinéma Le Reg'Art.
  • Exposition de peinture et d'artisanat provençal[3].
  • Piscine municipale ouverte pendant la période d'été.
  • Site d’escalade réputé : rochers d’Ubrieux et de Saint-Julien, un des beaux sites de la liste des sites d'escalade en France.
  • Station climatique d'été[3].

ÉvénementsModifier

  • « Les Lointaines », festival de musiques du monde.
  • Sérénades en Baronnies, festival de musique classique réparti sur l'année.
  • Le trail de la Drôme dont le départ et l'arrivée ont lieu à Buis-les-Baronnies.
  • Janvier (troisième week-end) : fête de l'huile d'olive et de l'olive AOC.
  • Mai (premier dimanche) : La Buiscyclette[20], raid et balades à vélo pour tous les niveaux (VTT et vélo de route) dans une bonne ambiance.
  • Juillet : festival d'art dramatique[3].
  • Juillet (premier week-end) : Rendez-vous sportif, trail, randonnée, tournoi de football, au profit des enfants malades / « Dans les Pas du Géant[21] ».
  • Juillet (troisième samedi) : fête du « Tilleul en Baronnies », marché du tilleul, des plantes aromatiques et salon du livre des plantes.
  • Août : festival de jazz
  • Août (deuxième dimanche) : Course pédestre « Le Buis j'aime j'y cours » (1,4 et 2,8 km enfants, 7 km féminines, 10 km hommes).
  • Août (9 au 12) : fête de Saint-Laurent[3].
  • Août (dernière semaine) : les Flûtes en Baronnies, académie du Trio d'Argent[22].
  • Septembre (quatrième dimanche) : la « Ronde des Baronnies » : plusieurs randonnées pédestres dans les Baronnies.

NatureModifier

  • Gorges d'Ubrieux (SI) / Vue du col d'Ey (718 m) / Rocher de Saint-Julien[3].
  • Chasse et pêche[3].
  • La route des Princes d'Orange : Buis-les-Baronnies est situé sur cet itinéraire autrefois emprunté par les princes d'Orange (dynastie qui régna sur Orange de 1115 à 1702) pour rejoindre leur baronnie d'Orpierre.

Lieux et monumentsModifier

  • Vestiges de l'ancienne enceinte et de la tour du Saffre (XIIe siècle)[3].
    • Enceinte du XIVe siècle : quatre tours (tour carrée du Safre, tours rondes de la Gendarmerie, de l'Office du Tourisme et une troisième), remparts sud[réf. nécessaire].
  • Église Notre-Dame de Nazareth des XIIIe siècle, XIVe siècle et XVIIe siècle[réf. nécessaire].
    • Eglise (XVIIe siècle) : baptistère (XVIIIe siècle), maître-autel en bois doré polychrome (XVIIIe siècle)[3].
  • Place du Marché (classé MH) avec ses façades, toitures et arcades (XVe siècle)[3].
    • La place du marché : encombrée avant 1291, d'échoppes de bouchers, savetiers et autres artisans. Elle est entourée de belles arcades en grande partie gothiques qui rappellent certaines villes de la Suisse alémanique ou de l'Allemagne du Sud. Elles doivent cette ressemblance à la construction qu'en firent, au XVe siècle, les reîtres allemands que Louis XI établit au Buis après la grande peste du siècle précédent[réf. nécessaire].
  • Place des Arcades XVe siècle et XVIe siècle (classée)[réf. nécessaire].
  • Ancien couvent des Dominicains (XVIe siècle) : cloître ancien, réfectoire puis salle de justice de paix avec boiseries[3].
    • L'ancien couvent des dominicains : fondé en 1294 par Raymond V de Mévouillon, le couvent fut élevé près du ruisseau de Malguery. Incendié en 1562 par Paul de Mouvans, l'un des chefs calvinistes, il n'en reste aucune trace. Rebâti à la fin du XVIe siècle l'évêque de Vaison y autorisa le la création d'un séminaire et d'un collège. Les Dominicains devinrent les instructeurs de la jeunesse buxoise. Vendu comme bien national après 1791, le couvent est devenu la propriété de la ville. Dans la cour, existent encore deux galeries du cloître de l'ancien monastère[réf. nécessaire].
  • Vieux pont sur l'Ouvèze (1690) : une arche[3].
  • Ancienne chapelle des Ursulines (XVIIe siècle) : portail Renaissance (classé MH)[3].
  • Digue (1776)[3].
    • Cette digue, qui protège la ville des crues de l'Ouvèze, est pendant la saison hivernale une promenade ensoleillée d'où l'on aperçoit le vieux village de La Roche-sur-le-Buis avec les ruines de son château féodal[réf. nécessaire].
  • Ruelle pittoresques, vieilles maisons[3].
  • Fontaine (Premier Empire)[3].
  • Platanes (protégés) plantés en 1811 pour la naissance du roi de Rome[3].
  • Vestiges de l'ancienne synagogue (rue des Juifs)[3].
  • Esplanade[3].
  • Ubrieux : château ruiné[3].
  • Ermitage de Saint-Trophime[3].
    • Chapelle Saint-Trophime dite de l'ermitage, située à 5 kilomètres du village, près du rocher Saint-Julien, elle est mentionnée dès le XIVe siècle[réf. nécessaire].
  • Chapelle Saint-Martin (ancienne paroisse ruinée lors des guerres de Religion)[3].

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • 1980 : docteur Claude Bernard, Histoire de Buis-les-Baronnies, Vaison-la-Romaine, imprimerie Meffre, 1980 (3e édition).
  • 1997 : Guy Barruol, Michèle Bois, Marie-Pierre Estienne, Patrick Ollivier-Elliott, Maurice Jorda, Jean-Yves Royer, Les Baronnies au Moyen Âge : femmes, hommes, territoires, villages, châteaux et églises, Les Alpes de Lumière, 1997.
  • 2001 : Patrick Ollivier-Elliott, Les Baronnies, mode d'emploi d'un fragment de paradis, Edisud, 2001.
  • 2006 : Conservation du Patrimoine de la Drôme, Patrimoines des Baronnies, paysage, architecture et histoire, Conseil général de la Drôme (diffusion La Mirandole), 2006.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h et i J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 53-54
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, page 1226, (ISBN 2600001336)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z et aa Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Buis-les-Baronnies
  4. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 pages, page 216, (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X)
  5. Marie-Pierre Estienne, Châteaux médiévaux des Baronnies Xe-XIVe siècles, Alpara, Lyon, 2008, pages 99-136, (ISBN 978-2-91612502-2) (lire en ligne)
  6. Marie-Pierre Estienne, Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Presses universitaires de Provence, Aix-en-Provence, 2004, (ISBN 978-2-85399577-1) (aperçu)
  7. Dr Claude Bernard, Histoire de Buis-les-Baronnies, Macabert, Vaison, 1956 ; 240 pages
  8. Compte-rendu du livre du Dr Claude Bernard par Joseph Billoud dans Provence historique, 1956, tome 6, facicule 26, p. 87-88
  9. « Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation », [s.n.],
  10. « Décret no 54-1099 du 12 novembre 1954 portant déclassement de certaines lignes et sections de lignes de chemin de fer d’intérêt général », Journal officiel de la République Française,‎ , p. 10676-10677 (ISSN 0373-0425, lire en ligne).
  11. Buis-les-Baronnies sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  12. « site web de Gomadingen »
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Évolution et structure de la population à Buis-les-Baronnies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2011)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Drôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2011)
  19. https://www.baronnies-tourisme.com/2018/06/29/9720/ Le Tilleul dans les Baronnies
  20. « Accueil »
  21. Fabrice Bourdelon, « Dans Les Pas Du Géant », sur www.danslespasdugeant.org
  22. « Accueil », sur www.triodargent.com

AnnexesModifier

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