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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bilde.

Bruno Bilde
Illustration.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(2 ans et 29 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 12e du Pas-de-Calais
Législature XVe législature
Prédécesseur Nicolas Bays
Conseiller régional
des Hauts-de-France

(1 an, 8 mois et 29 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Xavier Bertrand
Groupe politique Front National
Successeur Marie-Chantal Blain
Conseiller régional
du Nord-Pas-de-Calais

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Groupe politique Front national
Conseiller régional
de Lorraine

(5 ans, 11 mois et 21 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Jean-Pierre Masseret
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Nancy (Meurthe-et-Moselle, France)
Nationalité Français
Parti politique FN (1992-1999, 2001-2018), MNR (1999-2001)
RN (depuis 2018)
Mère Dominique Bilde
Conjoint Steeve Briois
Diplômé de Université d'Artois

Bruno Bilde, né le à Nancy, est un homme politique français.

Membre du Front national à partir de 1991, il rejoint brièvement le Mouvement national républicain (MNR) lors de la scission du parti en 1998.

Il est adjoint au maire d'Hénin-Beaumont de 2014 à 2017, conseiller régional des Hauts-de-France de 2016 à 2017 et député depuis 2017, élu dans la douzième circonscription du Pas-de-Calais.

Sommaire

BiographieModifier

Famille et étudesModifier

Bruno Bilde naît le à Nancy[1]. Il est le fils de Dominique Bilde, également élue FN[2]. Il assure n’avoir jamais profité des relations de sa mère pour progresser au sein du FN et indique avoir été « au FN bien avant elle »[3].

En 2001, il obtient une maîtrise en droit à l'université d'Artois.

Vie privéeModifier

En 2012, il porte plainte, avec Steeve Briois, contre le livre Le Front national des villes et le Front national des champs d'Octave Nitkowski, blogueur héninois de 17 ans, pour atteinte à la vie privée en raison de quatre passages de l'ouvrage. Le tribunal de grande instance de Paris leur donne raison en interdisant la parution du livre en l'état[4] ; le jugement est cassé par la cour d'appel de Paris en en 2013[5].

Son homosexualité est depuis mentionnée par les médias[6].

Carrière politiqueModifier

Il adhère au Front national à l'âge de 15 ans, en 1991[1]. Il suit Bruno Mégret lors de la scission du parti en 1998, puis revient au FN en 2001[1]. Il est présenté comme « l’un des artisans » de la stratégie de dédiabolisation du Front national[1].

Il est élu conseiller régional de Lorraine en 2004, puis conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 2010[1].

En 2007, alors qu'il s’installe dans le Pas-de-Calais, il convainc Marine Le Pen, avec Steeve Briois, de s’implanter à Hénin-Beaumont[1].

Devenu un proche, puis le compagnon de Steeve Briois[7], il est nommé chef de cabinet de Marine Le Pen en 2011[1], puis directeur de la communication dans l'équipe de campagne lors des élections de 2012[8]. Il se montre « omniprésent lors de la campagne présidentielle aux côtés de Marine Le Pen »[9]. Il indique alors qu'il « ne [sera] probablement jamais candidat à une élection comme les législatives » car il est bègue[1].

Il est aujourd'hui le « conseiller spécial » de cette dernière, et membre du bureau politique, de la commission d’investiture et du comité central du FN[10],[9]. Lors du congrès du FN de novembre 2014, il arrive à la 11e place pour l'élection du comité central, ce qu'Abel Mestre présente comme « un très bon résultat pour cet inconnu du grand public, mis sur la touche juste apres les scrutins de 2012 » ; lui-même se dit « très étonné de ce résultat »[9].

En 2014, il contribue à la victoire du parti à Hénin-Beaumont[9]. Il est adjoint au maire chargé des affaires générales et juridiques, de la communication et des relations publiques[11]. D'après Le Monde, il occupe le rôle de « maire FN bis »[12].

Il est un temps[Quand ?] assistant parlementaire de Sophie Montel au Parlement européen. Dans le contexte de l'affaire des assistants parlementaires du FN, il certifie assurer sa mission et juge l'enquête « complètement aberrante »[13]. En mars 2015, le conseiller municipal communiste David Noël demande la démission de Steeve Briois et Bruno Bilde car « ils sont tous deux au cœur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude ». Il faisait référence à un article du Monde évoquant l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Steeve Briois et Bruno Bilde ont perdu le procès en diffamation qu’ils avaient engagé contre David Noël et le journal L'Humanité, qui avait relayé la demande de l'élu communiste[14].

Lors des élections législatives de 2017, il est élu député dans la douzième circonscription du Pas-de-Calais, avec 55,1 % au second tour[15]. Il démissionne alors de ses mandats d'adjoint au maire et de conseiller régional, Marie-Chantal Blain lui succédant[16].

Au sein du FN, Le Figaro le situe en 2017 parmi « les non alignés, de par leur engagement ancien au Front, leur proximité personnelle avec la présidente du FN, soit par la neutralité prudente qu'ils ont observée dans les récents conflits »[17]. Après les élections nationales de la même année, Sophie Montel, une fois démise par le FN au sein du Conseil régional du Grand Est, met en cause un « clan » auquel il appartiendrait, avec Louis Aliot et Nicolas Bay, et qui militerait en faveur d'une « union des droites » à laquelle elle s'oppose[18].

Le 14 janvier 2018, la presse annonce que Bruno Bilde est accusé de harcèlement sexuel envers d’anciens assistants parlementaires[19],[20], à savoir Alexandre Benoit, Mickaël Ehrminger et Aloïs Navarro[21].

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g et h Olivier Beaumont, « Bruno Bilde, le repenti de Marine Le Pen », sur leparisien.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  2. Marie-Pierre Bourgeois, Rose Marine : enquête sur le FN et l'homosexualité, Paris, Le Moment, , 221 p. (ISBN 978-2354174927), p. 109.
  3. Christelle Briere, « Polémique. Comment des élus FN emploient leurs proches au Parlement », sur vsd.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  4. « FN : Steeve Briois et Bruno Bilde font interdire un livre pour atteinte à la vie privée », France TV Info,‎ (lire en ligne)
  5. « La justice interdit un livre mais autorise l'outing de personnalité politique « de premier plan », sur Le Huffington Post, (consulté le 30 novembre 2015).
  6. http://www.liberation.fr/politiques/2017/06/19/legislatives-un-parlement-un-poil-plus-gay_1577640
  7. Bourgeois 2016, p. 156.
  8. Jacques Trentesaux, « Municipales à Hénin-Beaumont: la garde rapprochée de Marine Le Pen », L'Express,‎ (lire en ligne)
  9. a b c et d Abel Mestre, « Bruno Bilde, mariniste de l’ombre », sur lemonde.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  10. « Bruno Bilde », sur frontnational.com (consulté le 25 février 2015)
  11. « Bruno Bilde candidat FN dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  12. Grégor Brandy, « Les 7 députés FN qui entrent à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen », sur Slate, (consulté le 3 octobre 2017).
  13. Jérémy Chevreuil, « L’eurodéputée FN Sophie Montel dans le tourbillon de l’affaire des « assistants fantômes » », sur france3-regions.blog.francetvinfo.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  14. Hénin-Beaumont: le FN perd son procès contre un élu communiste BFMTV, 11 juillet 2016
  15. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017/(path)/legislatives-2017/062/06212.html
  16. « Marie-Chantal Blain (FN) devient conseillère régionale », sur http://www.nordeclair.fr, (consulté le 18 novembre 2017).
  17. Marc de Boni, « Législatives : les proches de Philippot, en force dans un futur groupe FN », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 juin 2017).
  18. Alexandre Sulzer, « Sophie Montel, démise, dénonce une "rediabolisation du FN qui est du fait du FN" », sur lexpress.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  19. Tristan Berteloot, « FN : un député "balancé", des victimes intimidées », Libération, 14 janvier 2018, en ligne.
  20. Romain Herreros, « Le député Bruno Bilde, proche de Marine Le Pen, accusé de harcèlement sexuel », Huffington Post, 15 janvier 2018, en ligne.
  21. « Le FN éclaboussé par la révélation d’une affaire », sur La voix du nord,

Liens externesModifier