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Boujan-sur-Libron

commune française du département de l'Hérault

Boujan-sur-Libron
Boujan-sur-Libron
L'église Saint-Étienne.
Blason de Boujan-sur-Libron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Béziers-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Gérard Abella
2014-2020
Code postal 34760
Code commune 34037
Démographie
Gentilé Boujanais
Population
municipale
3 366 hab. (2016 en augmentation de 7,33 % par rapport à 2011)
Densité 479 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 24″ nord, 3° 14′ 59″ est
Altitude Min. 34 m
Max. 106 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Boujan-sur-Libron

Boujan-sur-Libron est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

 
Carte

Cette ville se trouve au nord-est de Béziers, elle est traversée par le Libron. Le centre du vieux village est en circulade.

Communes limitrophesModifier

Les communes limitrophes sont Bassan, Servian et Béziers.

ToponymieModifier

Origine du nom de Boujan 

D'après l'abbé Cros, ancien curé de la paroisse en 1906, Boujan (Bovianum) tirerait son nom de « bovium ager » (campagne des bœufs), à cause de la grande quantité de ces animaux que nourrissaient jadis sa terre. Bovianum est évidemment le nom du village né de la villa boviana, domaine gallo romain de bovianus.

Bien qu'elle nous soit plaisante, cette hypothèse est peu probable car l'adjectif bovianus n'est pas latin : le latin connait bovanus, bovilis, bovinus mais pas bovianus. Un adjectif crée à partir du mot « bos » ou « bovis » (bœuf) aurait abouti à bovanus ou boanus et non à bovianus. De plus la plus ancienne forme attestée du nom de Boujan est Boianum en 937.

La seconde hypothèse est que Boujan (Boianum) aurait un rapport avec les Boies ou Boiens, peuple gaulois qui vivait entre la Loire et l'Allier, mais cet état des Boiens n'a rien à voir avec les habitants de la narbonnaise.

Finalement la seule hypothèse à retenir est que Boujan aurait été créé à partir du nom propre Boius, nom du premier propriétaire de la villa Boiana (comme Cornélius a donné le nom de Corneilhan).

L'évolution du nom à travers les siècles est : Boianum (937), Boiano/Bojano, Bouian/Bojan, Boujan, Boujan sur Libron (décret du ).

Origine du Libron 

Le Libron (flumen lebroutis) vient du mot celte le broun ce qui signifie torrent et qui caractérise bien la nature du temps, son débit irrégulier, ses crues spectaculaires, son lit aride durant les étés secs, ce qui lui vaut d'être comparé aux fleuves algériens (le professeur Imbert dans les temps modernes le nomme le oued-secca)[1].

HistoireModifier

Préhistoire 

Les Boujanais, Georges Mary et Maurice Louis, ont découvert trois sites conservant la présence d'un séjour humain à proximité du village :

  • la station Des Cresses (3 ha) située en bordure de la RD15 près du domaine d'Hortes ;
  • la station de Saint-Marcel (2 ha) située près du domaine du même nom sur le versant nord du mamelon de La Capelière ;
  • la station de Salaison (11 ha) située sur la rive gauche du Libron face au domaine de Libouriac, avec 360 fonds de cabanes mis à jour.

Les territoires des Cresses, de Saint-Marcel et de Salaisons sont riches en vestiges de toutes sortes (plus de 900 pièces) : silex en forme de lames, pièces à encoches, outils à forer, burins, percuteurs pour donner forme aux outils, grattoirs pour dépecer le gibier, pierres polies, meules, polissoirs, pointes de flèches, objets en céramique et poteries de formes variées, enclumes, objets de métal de l'époque du bronze et du fer, divers objets de l'époque romaine et des matières colorantes pour cuirs et tissus. On a découvert les restes de 360 fonds de cabanes en forme de fer à cheval avec des foyers. Les êtres humains se regroupaient en tribus dans ces abris, on peut estimer la population d'alors entre 2 000 et 3 000 personnes. Cette hypothèse est renforcée par la présence de nombreux ossements humains, quelquefois dans des tombes, mais aussi d'os de chiens, de chevaux, de sangliers et surtout de cerfs qui peuplaient alors les bois de la région, moutons et chèvres, bœufs ainsi que d'abondants coquillages marins (tellines, murex, chénopodes, pectens, cardiums, etc.). Ceux-ci étaient acheminés depuis les côtes et nos ancêtres en semblaient friands.

Époque romaine 

Circius Domitius Anchobarbus soumet les Volques Tectosages en l'an 120 av. J.-C. La colonie de Béziers (Urbs Julia Septimanorum Biterensis) est fondée en l'an 35 av. J.-C. et les terres sont attribuées aux vétérans de la 7e légion, avant d'être attribuées ou vendues à des colons. Naissent alors les premiers domaines (Fundis) avec leurs habitations (villae). Onze villaes sont répertoriées sur la commune.

Moyen Âge 

En 412, les Wisigoths, succédant aux Vandales, Suèves et autres, envahissent la région et installent au pouvoir leur propre aristocratie. Il s'ensuit l'invasion arabe au début du VIIIe siècle (719). En 747, ceux-ci n'occupent plus que Narbonne et Carcassonne alors que Béziers, Agde, Maguelone et Nîmes ont déjà proclamé leurs indépendances. En 752, le comte Goth Ansemond livre ces dernières villes à Pépin le Bref qui le récompense en le maintenant dans ses fonctions. C'est ainsi la première union du pays au royaume des Francs.

Au Xe siècle, Boujan appartient aux vicomtes de Béziers et Agde. Le , le comte Raymond Pons et sa femme Gersande donnent au chapitre Saint-Nazaire de Béziers, les fiefs de Boujan et Tampognan ou Campagnan (Monestié, Campariès et Saint-Louis). Après 1030, Boujan devient la possession des Rainard de Béziers et Villeneuve.

L'an 1000 débute par une période de troubles dus à la rivalité entre les seigneurs et le clergé. Climat aggravé par la rivalité opposant le comte de Toulouse (Guillaume III de Toulouse) et le vicomte de Béziers. Le peuple se détourne de l'église. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, l'hérésie prend une part considérable dans la région et le Biterrois. L'église ne tarde pas à réagir. Le , l'armée de croisés occupe Servian désertée par ses habitants. Le soir même elle met le siège devant Béziers, suivi du massacre que nous connaissons. De nombreux petits seigneurs se soumettent, dont Béranger de Boujan. Après la mort de Simon de Montfort, en 1218 au siège de Toulouse, le pays se soulève à nouveau. La décision de Louis VIII de participer à la croisade et d'occuper le Languedoc met fin à l'insurrection. Louis VIII confie l'administration du pays à ses officiers royaux : bayles, sénéchaux et prévôts. Le village compte à cette époque 34 feux (foyers) soit environ 150 habitants. Vers 1296, les habitants du Languedoc commencent à résister à l'Inquisition dont les abus et les massacres exaspèrent tout le monde. Y a-t-il eu des « cathares » à Boujan ? La liste des hérétiques de Béziers n'en relève aucun, contrairement à Servian, Corneilhan et Bassan.

Au fil du temps les seigneuries vont se morceler. Au XIIIe siècle, il n'y a pratiquement plus de village dans le biterrois appartenant à une seule seigneurie. Le château de Boujan (rue du Château) est cité au début du XIIIe siècle. Un dénombrement de 1271, nous apprend qu'il appartient au vicomte de Narbonne.

En 1230, Boujan dépend administrativement de la sénéchaussée de Carcassonne et se trouve sous l'autorité d'un bayle qui préserve l'autorité du roi et exerce la justice. L'administration de la communauté villageoise est confiée à des prud'hommes depuis le début du XIIe siècle, puis un consulat (XIIIe siècle). Les consuls sont élus par l'université des habitants du village (universitas castri de Bojan) composée des chefs de famille. Les consuls vont prendre de plus en plus de pouvoir et au XIVe siècle constituer une organisation municipale forte défendant les intérêts des villageois.

Le pays est ravagé successivement par la peste, le Prince Noir, puis par les Grandes Compagnies. Plus de 50 paroisses, dont Boujan, disparaissent ainsi dans la tourmente. Le village va se reconstituer en arc de cercle autour du château, puis se fortifier au XIVe siècle. Deux fossés concentriques sont creusés autour du village (rue Lavisse et Bd. Castelbon) qui se réduit alors au quartier du château, et les remparts sont doublés (c'est l'origine des villages circulaires du Languedoc, aujourd'hui organisés en associations des Circulades dont le but est d'aider à leur rénovation). Les consuls de Béziers inquiets de cette place forte aux portes de leur ville, envoient dix hommes d'armes pour la renforcer, tandis que Boujan s'engage à avoir des gardes aux portes, à assurer le guet, et à nommer un capitaine « suffisant », le tout au frais du village, qui compte 40 feux (foyers) en 1340.

Les guerres de religion 

Sous le règne de François Ier, des communautés protestantes s'établissent dans de nombreuses localités. Le , ceux-ci s'emparent de Béziers. Après l'édit de paix du , le calme revient provisoirement dans la région. Béziers redevenue catholique manque d'être reprise en 1569 par Claude de Narbonne. À défaut d'y parvenir, il se contente de Boujan, où les soldats sont faits prisonniers et le capitaine s'est fait tuer. En 1575, Boujan est assiégé par le vicomte de Joyeuse. Aucun document ne nous éclaire sur le déroulement des opérations, mais il est clair que durant cette période trouble, Boujan, aux portes de Béziers, a dû passer plusieurs fois entre les mains des belligérants. Des bandes parcourent la campagne, les routes sont impraticables, les récoltes pillées, ce qui compromet le ravitaillement des villes et villages. La promulgation de l'édit de Nantes, le , par Henri IV mettra fin au désordre.

Les calvinistes biterrois ne pouvant exercer leur culte dans leur ville siège d'un évêché, décident de construire leur temple à Boujan en 1601. C'est ainsi que le village qui ne compte pourtant que quatre « hérétiques » en 1605, deviendra le lieu de culte des protestants bitterrois. Après l'abolition de l'édit de Nantes, le , les protestants doivent abjurer leur foi ou fuir. C'est la première solution que choisissent une dizaine de familles boujannaises. Le temple est abattu le . Le , la communauté de Boujan est condamnée à 25 livres d'amende, pour ne pas avoir envoyé à l'Intendant un état des enfants des nouveaux convertis.

XVIIe et XVIIIe siècles 

Boujan est, au début du XVIIIe siècle, une petite communauté rurale de cent feux (foyers), soit environ 400 habitants. Le village n'a pas d'autre seigneur que le roi : il est administré par des bayles, procureurs et par les consuls. Du moins jusqu'en 1769 où le comte Joseph de Guyon du Bousquet de Saint-Gilles, maréchal de camp des armées du roi, n'acquiert la seigneurie de Boujan et de Libouriac, qu'il conservera jusqu'à sa mort en 1787. Ce sera ainsi le dernier seigneur de Boujan, où il est inhumé.

La culture de l'olivier est la principale activité agricole, devant la culture des céréales et de la vigne, et l'élevage (chèvres, moutons et quelques bovins). Deux tiers des habitants de Boujan sont des journaliers ne possédant pas de terre, les autres n'en ont pas assez pour vivre. La communauté possède une place publique, un puits commun, une église paroissiale, deux petites maisons dont l'une sert aux besoins des consuls, l'autre à la régence des enfants, un casal dans le fort (sorte de métairie), un moulin à huile, un four à cuire le pain, deux près en alleu et trois fiefs nobles. En 1767, il y a au village, deux maréchaux-ferrants, deux maîtres chirurgiens, un tailleur, un épicier, un tonnelier, un régent maître d'école, une maîtresse d'école et un notaire.

L'hôpital de Boujan est cité au début du XVIIe siècle. Il est administré par les consuls de Boujan. Il occupe une partie du quartier compris entre la rue Jean Moulin et la rue Mozart (ex. rue de l'Hôpital). On y accueille pauvres, mendiants, enfants abandonnés et soldats blessés qu'y y sont soignés et nourris. En 1695, l'hôpital en ruine est uni à celui de Béziers.

La révolution 

L'hiver 1788 est très rude, les oliviers sont gelés, les semences compromises, le cours du blé augmente et le spectre de la disette se profile. Les premiers troubles ont lieu dans le biterrois en 1789, le peuple ne supportant plus les charges qui l'accablent. Ainsi va naître la révolution française.

Les consuls deviennent conseillers municipaux par la loi du . En 1800, Boujan compte 560 habitants.

L'église de Boujan 

L'église du VIIIe siècle, n'est à cette époque qu'une chapelle wisigothique. Au XIe siècle, Raoul, évêque de Béziers, fais construire sur son emplacement une église dédiée à Saint-Étienne. Détruite et reconstruite à la fin du XIIIe siècle, elle fut détruite à nouveau pour laisser place au monument gothique actuel qui date du XIVe siècle. Il ne reste plus de l'église romane qu'un chapiteau et une colonne de marbre de Saint-Pons. Le clocher quant à lui a été parachevé au XVIIe siècle : la clé de voûte au sommet porte la date de 1666.

L'ancien cimetière se situe jusqu'au XIXe siècle entre l'église et l'ancien bureau de poste. Devenu trop exigu, le nouveau cimetière est créé en 1836, sur un terrain appartenant à Anne Caylet, veuve Bois, qui, ironie du sort, y sera la première inhumée. L'emplacement ainsi libéré, deviendra la place publique que nous connaissons et la croix qui s'y trouvait sera érigée à l'entrée de l'église en 1879.

Époque contemporaine 

Au XIXe siècle, la viticulture s'implante dans le tout Languedoc et engendre une grande richesse pour la région. De nombreux châteaux dont certains, un peu prétentieux, sont appelés folies du XIXe, furent alors édifiés. Certains, tout près de notre village (Libouriac…), témoignent de cette époque de faste[1].

Petit village viticole du Biterrois, la commune a connu une expansion démographique rapide ces dernières années due à sa proximité avec la ville de Béziers. C'est aujourd'hui un village d'un peu plus de 3 000 habitants, essentiellement résidentiel.

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Boujan-sur-Libron se blasonnent ainsi :
« De gueules à trois besants d'or, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, soutenu d'un filet d'argent ».
L'ancien blason de la commune est blasonné ainsi :
« D'hermine au sautoir losangé d'or et de sable ».

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1912 1925 Fernand Castelbon de Beauxhostes    
mai 1925 1935 Marceau Castanié    
mai 1935 1944 Raoul Fiter    
août 1944 1971 Benoît Fernand    
mars 1971 1985 François Domenech   Cordonnier du village
octobre 1985 1989 José Garcia    
mars 1989 2008 Raymond Faro PS  
mars 2008 2014 Philippe Rougeot DVD  
mars 2014 En cours Gérard Abella DVD Entrepreneur en bâtiments
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 3 366 habitants[Note 1], en augmentation de 7,33 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541506561625639662703710729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7537758048038348488519641 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1811 1181 1021 2281 2421 1621 1371 0701 123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1211 1211 3351 8432 2352 6272 9022 9443 151
2016 - - - - - - - -
3 366--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

De nombreux commerces, un boucher, un coiffeur, un bureau de tabac, deux boulangeries, et non loin de là, un salon de tatouage. La ville s'est aussi dotée d'un pôle médical réunissant une clinique, un centre de rééducation, une maison de retraite et de nombreux médecins.

Il est possible de loger dans l’hôtel de la ville mais aussi dans de petites chambres d’hôtes et gîtes.

Sur le plan culturel, le « Musée Chapy » offre une collection d'anciens motocycles, la ville accueille tous les étés une féria.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Étienne de Boujan est d'origine gothique, elle fait face à l'ancienne boucherie du village.
  • Le café de la paix ainsi que les arènes et la place du village appelée Esplanade deviennent des espaces festifs durant le mois d'août lors la féria de Boujan.
  • Polyclinique Saint-Privat (ouverte en 2007)

Personnalités liées à la communeModifier

Source, notes et référencesModifier

Source 
Notes 
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
Références 

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier