Blaye-les-Mines

commune française du département du Tarn

Blaye-les-Mines [blaj le min] est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans l'Albigeois, une région naturelle agricole correspondant aux environs de la ville d’Albi.

Blaye-les-Mines
Blaye-les-Mines
Ancienne mairie (place Augustin-Malroux)
Blason de Blaye-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Intercommunalité Communauté de communes Carmausin-Ségala
Maire
Mandat
Jean-François Kowalik
2020-2026
Code postal 81400
Code commune 81033
Démographie
Population
municipale
2 946 hab. (2019 en diminution de 4,13 % par rapport à 2013)
Densité 332 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 54″ nord, 2° 07′ 57″ est
Altitude 339 m
Min. 241 m
Max. 344 m
Superficie 8,88 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Carmaux
(banlieue)
Aire d'attraction Albi
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Carmaux-2 Vallée du Cérou
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Blaye-les-Mines

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Zère, le ruisseau du Candou et par divers autres petits cours d'eau.

Blaye-les-Mines est une commune urbaine qui compte 2 946 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 6 558 habitants en 1954. Elle est dans l'agglomération de Carmaux et fait partie de l'aire d'attraction d'Albi. Ses habitants sont appelés les Blayais ou Blayaises.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune de l'aire urbaine de Carmaux située dans son pôle urbain, à 1 km au sud-ouest de Carmaux.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Blaye-les-Mines[1]
Saint-Benoît-de-Carmaux Carmaux
Labastide-Gabausse  
Taïx Le Garric

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 888 hectares ; son altitude varie de 241 à 344 mètres[2].

HydrographieModifier

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Zère et le ruisseau du Candou et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 6 km de longueur totale[4],[Carte 1].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[5].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 903 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Albi », sur la commune du Sequestre, mise en service en 1976[10] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 730,9 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Albi », sur la commune du Sequestre, mise en service en 1976 et à 13 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,4 °C pour 1981-2010[13] à 13,8 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[15],[16],[17].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Blaye-les-Mines est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[18],[I 1],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Carmaux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[I 2] et 18 170 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Albi dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 91 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,7 %), terres arables (13,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (9,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,6 %), forêts (5,7 %), prairies (4,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par des lignes régulières du réseau régional liO : la ligne 701 la relie à Albi et à Mirandol-Bourgnounac ; la ligne 711 la relie à Albi et à Carmaux ; la ligne 722 la relie à Albi et à Rodez.

ToponymieModifier

HistoireModifier

L'origine du village remonte à la fondation d'une bastide royale, en 1302. Blaye d'Albigeois, qui devient Blaye-les-Mines en 1934, fait connaissance avec la Révolution industrielle aux XVIIIe et XIXe siècles. La famille de Solages - châtelains blayais[Note 6] - particulièrement dynamique, crée une verrerie en 1752 ; elle installe la première machine à vapeur en 1811 et ouvre plusieurs puits de mine : la Grillatié en 1833, la Tronquié en 1878 et Sainte-Marie en 1897. Dès lors, le destin de la commune est lié à celui du charbon et du verre. À partir de 1897, la totalité du « charbon de Carmaux » sera produite sur son territoire et la verrerie de Solages produira jusqu'en 1862[21].

La fermeture du dernier puits de mine en activité (la Tronquié) constitue fin juillet 1987, le point final de cette aventure industrielle souterraine. De 1985 au 30 juin 1997, l'exploitation de la mine à ciel ouvert ne parvient pas à infléchir le cours de l'histoire[22]. C'est dans ce cratère de 1 kilomètre de diamètre et 200 mètres de profondeur, au lieu-dit « Sainte-Marie », qu'a été aménagé ce qu'on a présenté comme le premier pôle européen de multi-loisirs Cap'Découverte, dont l'activité n'a pu être à la hauteur des espoirs de ses promoteurs et de l'importance considérable des fonds publics engagés dans l'opération d'aménagement du site[23].

Plusieurs Blayais ont marqué l'histoire de la commune au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi Augustin Malroux, le maire, a-t-il été le premier Tarnais à se lancer dans la Résistance. Déporté, il meurt à Bergen-Belsen le 10 avril 1945. Abel Bouzinac, le secrétaire général de la mairie également mort en déportation, Wladislav Hamerlak, le mineur, et Yvon Loubière, le transporteur, ont suivi son exemple contre l'occupant nazi.

L'histoire du bassin houillerModifier

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1812   François Gabriel de Solages    
mai 1925 avril 1933 Théophile Treilhes    
avril 1933 mai 1935 Philippe Franques    
mai 1935 1940 Augustin Malroux SFIO Instituteur
Député du Tarn (1936 → 1941)
avril 1945 octobre 1947 Casimir Bru    
octobre 1947 octobre 1964[Note 7] Éloi Cabrol    
octobre 1964 mars 1971 Robert Garric   Employé
mars 1971 mars 1989 Jean Coutouly PCF Mineur
Conseiller général du canton de Carmaux-Sud (1973 → 1982)
Conseiller régional de Midi-Pyrénées (1982 → 1986)
mars 1989 mars 2001 Guy-Pierre Fabre PS Ingénieur de recherches à l'INRA
Conseiller général du canton de Carmaux-Sud (1994 → 2008)
mars 2001 mai 2020 André Fabre PS[Note 8] puis DVG Professeur
Conseiller général du canton de Carmaux-Sud (2008 → 2015)
Conseiller départemental du canton de Carmaux-2 Vallée du Cérou (2015 → )
mai 2020 En cours Jean-François Kowalik[24]   Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Le projet photovoltaïque

Le SMAD, syndicat mixte d'aménagement de la découverte dont la commune de Blaye-les-Mines est partie prenante depuis 1997, porte un projet de production d'électricité photovoltaïque depuis 2008. Le 10 novembre 2015, a eu lieu le lancement officiel du projet de champs de production d'électricité photovoltaïque par la signature des baux emphytéotiques entre le SMAD, propriétaire des terrains mis à disposition et la société parisienne NEOEN[25], le troisième producteur d'énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) en France, filiale de Direct Énergies.

Ce projet de production d'électricité photovoltaïque de 31 mégawatts crête de puissance, se compose de plusieurs champs de panneaux solaires implantés sur les communes de Blaye-les-Mines, Le Garric et Cagnac-les-Mines. Il y a deux champs de panneaux solaires sur la commune de Blaye-les-Mines équipés par Bouygues Énergies Services et Schneider Electric pour le compte de NEOEN.

Un champ de panneaux solaires photovoltaïques se compose de pieux métalliques de trois mètres enfoncés dans le sol qui supportent les 27 000 panneaux environ, fournissant chacun 260 watts posés sur 460 tables de 46 panneaux rectangulaires d'un mètre carré environ, le tout d'un poids de 630 tonnes environ. Tous les panneaux, qui produisent du courant continu, sont reliés par câbles électriques enterrés à des postes d'onduleurs qui convertissent en courant alternatif de 20 000 volts raccordés au réseau national de transport d'électricité géré par ERDF.

Le premier champ de panneaux est situé sur l'ancien terril des Tronques de l'ancienne société d'exploitation du charbon, les Houillères d'Aquitaine et occupe environ cinq hectares, soit plus de dix terrains de rugby. L'implantation a démarré début novembre 2015 et début 2016, la production était effective.

Le second champ est situé sur le sommet de la zone appelée verse nord de Blaye, de l'ancienne exploitation de charbon à ciel ouvert de Sainte-Marie. Il occupe environ dix hectares, soit plus de vingt terrains de rugby. L'implantation a démarré début novembre 2015 et début 2016, la production était effective.

En journée, la production d'électricité va s'établir autour de 8,3 mégawatts crête soit l'équivalent de cinq à huit éoliennes. La production d'électricité de ce champ équivaut à 2,5 fois la consommation d'électricité de tous les habitants de la commune de Blaye-les-Mines.

Fiscalité localeModifier

L'imposition des ménages et des entreprises à Blaye-les-Mines en 2010[26]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,53 % 0,00 % 9,77 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,78 % 0,00 % 21,03 % 4,72 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 186,25 % 0,00 % 70,42 % 11,23 %
Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) 00,00 % 36,00 % 0,00 % 0,00 %

La cotisation foncière des entreprises est perçue par la communauté de communes du Carmausin.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2019, la commune comptait 2 946 habitants[Note 9], en diminution de 4,13 % par rapport à 2013 (Tarn : +2,07 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
367425504487567581605726767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8899429649921 1271 3651 6401 9032 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7022 8443 1343 5273 9504 1373 1345 0196 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5 8985 5264 5633 9193 2272 9443 0583 0683 073
2018 2019 - - - - - - -
2 9652 946-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Mairie de Blaye-les-Mines, place Jean-Coutouly.

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018, la commune compte 1 462 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 3 005 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 080 [I 7] (20 400  dans le département[I 8]). 32 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (42,8 % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 8,3 % 13,3 % 13,1 %
Département[I 10] 8,2 % 9,9 % 10 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 665 personnes, parmi lesquelles on compte 70,2 % d'actifs (57,1 % ayant un emploi et 13,1 % de chômeurs) et 29,8 % d'inactifs[Note 12],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Albi, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 12]. Elle compte 945 emplois en 2018, contre 1 077 en 2013 et 958 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 956, soit un indicateur de concentration d'emploi de 98,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,4 %[I 13].

Sur ces 956 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 233 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 89,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,2 % les transports en commun, 4,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agricultureModifier

Secteurs d'activitésModifier

171 établissements[Note 13] sont implantés à Blaye-les-Mines au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 171 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
22 12,9 % (13 %)
Construction 33 19,3 % (12,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
53 31 % (26,7 %)
Information et communication 2 1,2 % (2,1 %)
Activités financières et d'assurance 1 0,6 % (3,3 %)
Activités immobilières 1 0,6 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
15 8,8 % (13,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
28 16,4 % (15,5 %)
Autres activités de services 16 9,4 % (9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 31 % du nombre total d'établissements de la commune (53 sur les 171 entreprises implantées à Blaye-les-Mines), contre 26,7 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commercesModifier

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[31] :

  • Societe Holding De Distribution Tarnaise - Holditar, hypermarchés (22 730 k€)
  • CRM, mécanique industrielle (14 046 k€)
  • Innov TP, travaux de terrassement spécialisés ou de grande masse (2 628 k€)
  • Porcigene, activités de soutien à la production animale (1 045 k€)
  • Controle Technique Automobile Aymard Par Abreviation Ct2A, contrôle technique automobile (307 k€)

AgricultureModifier

1988 2000 2010 2020
Exploitations 13 5 3 1
SAU[Note 15] (ha) 174 218 207 2

La commune est dans la « plaine de l'Albigeois et du Castrais », une petite région agricole occupant le centre du département du Tarn[32]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Une seule exploitation agricole ayant son siège dans la commune est recensée lors du recensement agricole de 2020[Note 17] (13 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 2 ha[34],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Saint-Salvy
 
Chevalement de l'ancien puits de mine de Sainte-Marie, place Jean-Coutouly.
  • Église Saint-Salvy de Blaye-les-Mines.
  • Église Saint-Louis de Blaye-les-Mines.
  • Dans l'ancienne mairie, à Blaye-Village, place Augustin-.Malroux : exposition des œuvres du peintre Bernard-Joseph Artigue[35] (Muret 1859 - Blaye-les-Mines 1936).
  • Près de la mairie (dont la construction a été achevée en 1988), avenue d'Albi : chevalement de l'ancien puits de mine de charbon de Sainte-Marie, restauré en 2009 [7].
  • Aire de loisirs de L'Endrevié : salle Daniel-Balavoine ; salle Les Pilotis.
  • Parc de loisirs Cap'Découverte.
  • Musée du verre, domaine de la Verrerie.

Personnalités liées à la communeModifier

  • François Gabriel de Solages (1752-1834), militaire et industriel mort à Blaye-les-Mines ;
  • Jean-Baptiste Héral (1822-1911), homme politique, député du Tarn ;
  • Bernard-Joseph Artigue (1859-1936), peintre ayant résidé dans la commune qui est légataire d'une partie de ses œuvres dont s'occupe l'association Les Amis de Bernard-Joseph Artigue.
  • Jérôme Ludovic de Solages (1862-1927), industriel, conseiller général, député du Tarn ;
  • Augustin Malroux (1900-1945), homme politique et résistant français né à Blaye-les-Mines ;
  • Marcel Pélissou (1903-1987), syndicaliste et homme politique ;
  • Clément Taillade (1909-1978), homme politique né à Blaye-les-Mines ; député du Tarn ;
  • Jean Coutouly (1926-2009), ancien résistant, ouvrier mineur, militant syndical (CGT) et politique (PCF), maire de Blaye-les-Mines de 1971 à 1989, conseiller général du Tarn de 1973 à 1982, conseiller régional de Midi-Pyrénées de 1982 à 1986[36] ;
  • Guy-Pierre Fabre (1930-2010), maire de Blaye-les-Mines de 1989 à 2001, conseiller général du canton de Carmaux-Sud de 1994 à 2008[37] ;
  • Bernard Saint-Girons (1945-), universitaire spécialiste du droit public économique et des relations internationales, né à Blaye-les-Mines[38] ;
  • Karine Delpas (1974-), dernière présidente de l'UNEF, a passé son enfance à Blaye-les-Mines.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'or embrassé à dextre de sable.


Vie pratiqueModifier

Service publicModifier

EnseignementModifier

Blaye-les-Mines fait partie de l'académie de Toulouse.

CultureModifier

Activités sportivesModifier

Écologie et recyclageModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Élie Loubersannes, Petite Histoire de Blaye d'Albigeois, Albi, I.C.S.O., 1916
  • Patrick Trouche, Sept siècles d'exploitation du charbon dans le pays carmausin, préface de Rolande Trempé, Blaye-les-Mines, Association Histoire des mines du Carmausin,
  • Jean-François Kowalik, Mineurs de fond au XXe siècle dans les houillères du bassin de Carmaux-Albi (Tarn), Éditions Pierre Christian Guiollard, 2005
  • Revue du Tarn, no 263, « Blaye-les-Mines », septembre 2021, pp. 17-196

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[7].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Dont l'un des membres, le comte Hubert de Solages, sera arrêté en 1765 (en même temps que sa sœur Pauline de Barrau, épouse de Jean Antoine de Barrau) à la requête de son père par lettre de cachet et interné jusqu'au 14 juillet 1789, date à laquelle il fut le premier prisonnier libéré de la Bastille (voir Histoire de la Bastille depuis sa fondation jusqu'à sa destruction, 1844, p. 274)
  7. Éloi Cabrol décède en cours de mandat
  8. Jusqu'en 2014 : « André Fabre quitte le PS mais reste candidat sur Carmaux 2 » (ladepeche.fr 26 janvier 2015)
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[33].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Blaye-les-Mines » sur Géoportail (consulté le 10 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Carmaux » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Albi » (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Blaye-les-Mines » (consulté le ).
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  9. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Blaye-les-Mines » (consulté le ).
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  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Blaye-les-Mines » (consulté le ).
  14. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  15. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Blaye-les-Mines » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Tarn » (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  4. « Fiche communale de Blaye-les-Mines », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Station météofrance Albi - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. a et b « Orthodromie entre Blaye-les-Mines et Le Sequestre », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météofrance Albi - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Station météorologique d'Albi - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Albi - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Blaye-les-Mines », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « Liste des ZNIEFF de la commune de Blaye-les-Mines », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « Liste des espaces protégés sur la commune de Blaye-les-Mines », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Patrick Trouche 1980, p. 40.
  22. Voir le reportage sur les Mineurs de Carmaux diffusé à la télévision le 12 juillet 1991 [1]
  23. Déficit de Cap'Découverte : rien n'est réglé, par Éric Berger, La Dépêche du Midi, 30 novembre 2005 [2]
  24. « Blaye-les-Mines. Jean-François Kowalik le nouveau maire en place », ladepeche.fr, 26 mai 2020 [3]
  25. http://www.neoen.fr/fr/
  26. (fr) « Impôts locaux à Blaye-les-Mines ».
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  31. « Entreprises à Blaye-les-Mines », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
  32. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  33. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  34. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Blaye-les-Mines - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  35. Quelques œuvres de l'artiste présentées sur le site de l'Association pour l'histoire des mines du Carmausin [4]
  36. Déclaration d'André Fabre, maire de Blaye-les-Mines et conseiller général du canton de Carmaux-Sud, La Dépêche du Midi, 7 février 2009 [5]
  37. Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn, rend hommage à Guy-Pierre Fabre [6]
  38. Biographie de Bernard Saint-Girons sur EducPros.fr