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Beaulieu (Puy-de-Dôme)

commune française du département du Puy-de-Dôme
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Beaulieu
Beaulieu (Puy-de-Dôme)
Vue sur la commune de Beaulieu depuis le château d'eau de Brassac-les-Mines.
Blason de Beaulieu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Jean-Paul Bernard
2014-2020
Code postal 63570
Code commune 63031
Démographie
Gentilé Béliquières
Population
municipale
442 hab. (2016 en augmentation de 8,33 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 45″ nord, 3° 17′ 10″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 495 m
Superficie 8,65 km2
Localisation

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Beaulieu

Beaulieu est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme, en Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Beaulieu est située au sud du département du Puy-de-Dôme.

Six communes sont limitrophes : Nonette-Orsonnette au nord, Auzat-la-Combelle à l'est, Brassac-les-Mines au sud-est, Charbonnier-les-Mines au sud, Saint-Germain-Lembron et Le Breuil-sur-Couze au nord-ouest[1].

TransportsModifier

L'autoroute A75 passe à l'ouest de la commune.

ToponymieModifier

Beaulieu vient du latin bellus locus, « lieu beau », « endroit agréable à habiter ».[réf. nécessaire]

HistoireModifier

L'entrée de Beaulieu dans l'histoire se situe à l'époque romaine avec la création d'une ville le long de la voie romaine qui reliait notamment les chef-lieux arverne, vellave et gabale. Cette agglomération se poursuit sur la commune voisine de Charbonnier-les-Mines ; elle a été dénommée « site de La Croix de la Pierre » par les archéologues à partir du nom du lieudit où les premières découvertes ont été faites. Implanté à 3 km au sud-ouest de la confluence de l’Alagnon et de l’Allier, le site se développe essentiellement sur le versant occidental d’une légère croupe, à une altitude moyenne de 480 m.

Le site gallo-romain est connu au moins depuis le XIXe siècle, sans que son importance n’ait été vraiment identifiée par les différentes générations d’historiens et d’archéologues, et ce malgré des découvertes récurrentes. Il faut attendre juin 2005 pour qu'une prospection aérienne révèle de nombreux bâtiments, permettant ainsi de reconnaître une agglomération couvrant plusieurs hectares. Les résultats des campagnes de prospections aériennes, couplés à ceux d’une prospection pédestre systématique ont permis de spatialiser assez finement l’extension du site, tandis qu’un diagnostic archéologique, préalable à l’installation d’un carrefour giratoire, a permis en 2009 d’en avoir une vision plus stratigraphique.

Il s’agit d’une agglomération-rue qui s’étire sur au moins 1 200 m et qui couvre plus de 40 hectares, mais les recherches ne sont pas achevées et il est vraisemblable que son étendue soit bien plus vaste. D'autres types de vestiges (lieux funéraires ou cultuels, mais également villa) en lien avec cette petite ville restent à découvrir dans sa périphérie immédiate. L'agglomération semble s’implanter dans les premières décennies du Ier siècle et est abandonnée, au moins en partie, au cours du IIIe siècle. La voie, empierrée sur l’ensemble de la traversée du site, structure l’agglomération. Des ruelles perpendiculaires à l’axe central - également empierrées et damnées - permettent de desservir des habitations soignées, construites en dur, et dont certaines présentent des murs enduits de peinture rouge. De nombreuses maisons, pouvant aller jusqu’à des travées de trois bâtiments s’adossent en grande partie à la colline. L’agglomération est dotée de monuments publics (au moins un temple à double cellae et une structure semi-hémisphérique à interpréter) dont l’importance, à heure actuelle, est certainement sous-estimée. Une nécropole à incinération a été reconnue par les prospections au sol à l’est ; une seconde, à proximité est supposée grâce à la localisation des données bibliographiques anciennes. Une concentration de matériel située à 200 m à l’est de l’agglomération pose un problème d’interprétation (zone funéraire, habitat proche ?) tandis qu’un important complexe de bâtiments, localisé au nord-ouest, s’il s’avère bien relever de la sphère privée, permet de poser la question du lien entre élite et agglomération, sur le modèle fameux de la villa et de l’agglomération de Bliesbruck- Reinheim.

L’importance de la découverte et le bon état de conservation des vestiges, pour un site localisé dans la plaine de la Limagne, a incité le ministère de la Culture à proposer une protection du site au titre des Monuments Historiques. L’agglomération est inscrite, depuis le 20 août 2009, sur l’inventaire supplémentaire et une procédure de classement est en cours[2].

Politique et administrationModifier

Beaulieu a fait partie du canton de Saint-Germain-Lembron jusqu'en 2015. À l'issue du redécoupage cantonal appliqué cette année-là, la commune est rattachée au canton de Brassac-les-Mines[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 En cours
(au 9 avril 2014)
Jean-Paul Bernard[4] DVG Commercial

Population et sociétéModifier

Les habitants de Beaulieu peuvent être appelés les Beaulieusards, Beaulieurois, Bellilociens, Bellieurains, Bellilocois, Belliloquois, Belliloqueteux, Belliquières, Berlugans ou les Beloudoniens[réf. nécessaire].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 442 habitants[Note 1], en augmentation de 8,33 % par rapport à 2011 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
493481552689694599671704744
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739709714732722694745700730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729686675512522520537482454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
410400406403399402410411410
2016 - - - - - - - -
442--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • A. Adam, « La baronnie et paroisse de Beaulieu, pèlerinage de Ronzières », Revue religieuse, historique, littéraire et régionale, 66, 1925.

Article connexeModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Géoportail (consulté le 26 janvier 2017).
  2. Bertrand Dousteyssier, « Une nouvelle agglomération antique arverne : le site de « La Croix de la Pierre » (Beaulieu, Charbonnier-les-Mines — Puy-de-Dôme) », Revue archéologique du Centre de la France, 45-46, 2006-2007 (en ligne).
  3. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  4. Liste des maires 2014 [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, 9 avril 2014 (consulté le 23 juin 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.