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Bataille de Spire
Description de cette image, également commentée ci-après
C'est sur les rives du ruisseau de Speyerbach que le 15 novembre 1703, l'armée de secours autrichienne fut défaite par le général de Tallard.
Informations générales
Date
Lieu à l'ouest de Spire, en Rhénanie
Issue Victoire tactique française
Belligérants
Royaume de France Royaume de France Impériaux :
Flag of Hesse.svg Hesse-Cassel
COA Churpfalz.svg Palatinat du Rhin
Commandants
Royal Standard of the King of France.svg duc de Tallard Drapeau des Pays-Bas Frédéric de Hesse-Cassel
Banner of the Holy Roman Emperor (after 1400).svg Jean–Ernest de Nassau-Weilburg
Forces en présence
18 000 hommes 16 000 Hollandais sous les,
5 à 6 000 hommes de l'armée impériale
Pertes
4 000 blessés ou tués Hesse-Cassel :
2 500 blessés ou tués
Nassau-Weilburg :
4 000 blessés ou tués, 2 000 prisonniers[1],
23 canons

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Coordonnées 49° 19′ 00″ nord, 8° 26′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Rhénanie-Palatinat

(Voir situation sur carte : Rhénanie-Palatinat)
Bataille de Spire

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Bataille de Spire

La bataille de Spire ou de Heiligenstein a eu lieu le 15 novembre 1703 juste au sud-ouest de la place-forte de Spire, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne (1701−1714). Alors que l'armée française commandée par le duc de Tallard tentait depuis le 13 octobre de reprendre la Forteresse de Landau aux Impériaux, elle fut attaquée sur ses arrières par une armée de secours austro-hollandaise, qu'elle mit en déroute. À la suite de ce combat, la garnison autrichienne de Landau se rendit aux Français.

Sommaire

ContexteModifier

Partis le 13 octobre, les Français encerclèrent par surprise la place de Landau le 17 du même mois ; le 28, les Alliés mirent sur pied une armée de secours germano-hollandaise commandée par Jean Ernest de Nassau-Weilburg et Frédéric de Hesse-Cassel, qui rallia Spire le 13 novembre et installa ses campements au sud-ouest de la ville (et précisément au sud du ruisseau de Speyerbach), en attente de nouveaux renforts. Elle devait reprendre sa marche vers Landau le lendemain.

Le général de Tallard n'attendit pas que l'ennemi passe à l'attaque : il ordonna au marquis Armand de Pracomtal de le rejoindre depuis Sarrebruck par Essingen.

Les Alliés n'imaginaient pas une contre-attaque des assiégeants et ils avaient négligé de fortifier leurs campements. En outre, l'État-major autrichien s'était joint à une fête donnée précisément le 15 novembre dans la région à l'occasion de l'anniversaire de l'empereur.

DéroulementModifier

Les Français se regroupèrent vers 7 heures du matin autour du village d'Essingen et marchèrent sur Spire, où ils surprirent le campement ennemi vers midi. En l'absence de leurs généraux, les Impériaux firent face dans le désordre et le général Vehlen ne parvint pas à parer tous les assauts. Tallard fit attaquer par la rive gauche 14 bataillons, et parvint à ouvrir les lignes ennemies. Entretemps, le comte Jean-Ernest de Nassau-Weilburg parvint à lancer sa cavalerie et anéantit les escadrons ennemis : le marquis de Pracomtal, lieutenant général des armées du roi, trouva la mort dans cet engagement. Plutôt que de se regrouper avec la troupe, le comte de Nassau préféra poursuivre les Français, mais il se trouva bientôt engagé sur un terrain boueux défavorable aux chevaux.

Vers 14 heures, l'armée française regroupée attaqua en masse. Les Alliés parvinrent à contenir les colonnes au centre, mais les Français prirent le meilleur à l'aile droite et bientôt ils mirent en déroute la cavalerie de Vehlen. Puis l'infanterie française entra au contact de la cavalerie de l'Électeur palatin, qui finit par se replier à son tour. Alors les Français resserrèrent le centre ennemi jusqu'à la mêlée. Les derniers bataillons hessois évacuèrent entièrement la rive sud du ruisseau de Speyerbach vers 17 heures.

ConséquencesModifier

Avec cette bataille, le général de Tallard remporta l'une des plus grandes victoires françaises de cette guerre. La forteresse de Landau capitula le soir même. Le souvenir de ce fait d'armes fut pourtant éclipsé par le désastre de Höchstädt, exactement neuf mois plus tard[2].

Tallard renonça à harasser l'ennemi. Les Français laissaient sur le champ de bataille 4 000 morts et blessés, et l’armée de secours autrichienne déplorait sensiblement les mêmes pertes, mais aux morts et blessés, il fallait ajouter 2 000 prisonniers, dont 149 officiers. Parmi les tués, on comptait le prince Philippe de Hesse-Hombourg, comte de Nassau-Weilburg (et fils du commandant autrichien). La route de Spire était désormais barrée au Régiment de la Garde de l'Électeur Palatin, si bien que deux de ses bataillons furent faits prisonniers. Le camp des Alliés livrait aux Français 23 canons, 50 drapeaux et étendards, des munitions et du ravitaillement pour plusieurs semaines.

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier