Siège de Barcelone (1706)

Siège de Barcelone (1706)

Informations générales
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Lieu Barcelone

Guerre de Succession d'Espagne

Batailles

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Coordonnées 41° 24′ nord, 2° 10′ est
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Siège de Barcelone (1706)
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Siège de Barcelone (1706)

Le siège de Barcelone de 1706 est une bataille de la guerre de Succession espagnole. Le , Barcelone s'était rendue aux forces pro-autrichiennes (siège de Barcelone de 1705) et Carlos III y avait installé sa cour. Cela poussa Philippe V à vouloir récupérer la ville. Ainsi, une armée de 18 000 hommes aux ordres du duc de Noailles et du maréchal Tessé commence le siège de la ville le .[pas clair] À la fin du mois d'avril, les troupes de Philippe V contrôlaient le château de Montjuic depuis lequel ils préparent l'assaut de la ville. Mais le arrive à Barcelone une flotte anglo-hollandaise composée de 56 bateaux avec plus de 10 000 hommes à bord commandée par l'amiral John Leake qui oblige la levée du siège.

AntécédentsModifier

Dans son testament, Charles II nomme  Philippe d'Anjou, petit fils de Louis XIV comme son successeur au trône d'Espagne. Ce rapprochement des couronnes Française et Espagnole menace l'équilibre des puissances en Europe et une grande alliance se crée pour imposer Charles de Habsbourg sur le trône de Madrid.

Après la prise de Gibraltar, Charles de Habsbourg se dirige vers la Méditerranée. Barcelone, assiégée par les troupes de Charles Mordaunt capitule le . Ainsi, le Charles de Habsbourg entre dans Barcelone. Le il jure de respecter les constitutions catalanes, sous le nom de Carlos III.

Philippe d'Anjou conscient du danger que supposait Barcelone aux mains de l'ennemi décide d'attaquer et il demande à René de Froulay de Tessé de se diriger à toute vitesse vers Barcelone. D'autres troupes arriveront depuis la France, dirigées par Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, avec canons et munitions. Les troupes arrivent le devant la ville et entament le siège.

La batailleModifier

L'armée des BourbonsModifier

Philippe d'Anjou s’établit à Sarriá avec 18 000 hommes et le soutien de Louis Alexandre de Bourbon.

La défense de BarceloneModifier

Pour défendre Barcelone, Charles compte sur 8 500 hommes : 4 500 membres de la milice locale, 2 000 hommes d'infanterie entre Anglais, Allemands et Hollandais, quelque 1 000 Catalans réguliers et un autre millier de volontaires catalans. En sus, il pouvait compter sur 400 dragons, entre Catalans et Anglais.

La flotte austrophileModifier

Le , les 21 navires de ligne de John Leake sont réunis à Gibraltar avec les six navires de John Price, les sept de Jacob von Wassenaer Obdam le Jove qui comptait aussi six frégates, flotte dans laquelle était embarqué James Stanhope. Le 5, Leake reçut une lettre de Charles de Habsbourg l'informant que les troupes des Bourbons prétendaient assiéger Barcelone, et lui demande de venir à son secours. Ils arrivent à Altea le , où le jour suivant Sir George Byng avec quatorze navires de ligne se joint à eux, et trois jours plus tard, c'est au tour de la flotte de Hovenden Walker, avec cinq navires de ligne supplémentaires d'arriver.

La flotte anglaise se dirige vers Majorque et de là à Tortosa, où le embarquent 2 000 hommes de Lord Peterborough.

Le siègeModifier

Le le château de Montjuic, dont René de Froulay de Tessé croyait être la clef pour prendre la ville, est attaqué avec l'artillerie et la majeure partie de l'infanterie. Arthur Chichester (Lord Donegal) y résiste avec sept cents membres des troupes régulières anglaises.

Lord Donegal résiste jusqu'au , puis Montjuic tombe aux mains de Philippe d'Anjou. La muraille de Barcelone est ainsi attaquée par l'artillerie et le feu se concentre sur la zone de Saint-Antoine, où se produit une importante fissure.

Le la grande flotte anglaise s'approchant de Barcelone entraine la fuite de la petite flotte française. Les troupes austrophiles réussissent ainsi à entrer dans la ville. L'arrivée de ces renforts remonte le moral des assiégés alors que les assiégeants rencontrent de plus en plus de difficultés pour continuer le siège (Maladie de Noailles, erreur des artilleurs, ravitaillement...). Dans la nuit du 10 au , les troupes de Tessé abandonnent précipitamment le siège laissant armes et munitions sur place. Dans leur retraite, ils sont harcelé par les miquelets. Le duc de Noailles parvint finalement à négocier avec eux pour finir le voyage vers la frontière Française sans être inquiété[1].

ConséquencesModifier

La capture de matériel de guerre a été très importante : 106 canons de bronze, 27 mortiers, 5 000 tonneaux de poudre, 40 000 cartuchos[Quoi ?], 500 tonneaux de balles de mosquetes[Quoi ?], 2 000 bombes, 2 000 grenades et 12 300 grenades de main[Quoi ?].

La Catalogne reste aux mains de Charles de Habsbourg jusqu'à la fin du conflit et la signature du Traités d'Utrecht ou Philippe V est finalement reconnu comme souverain de l'Espagne par le reste des puissances européennes.

RéférencesModifier

  1. Saint-Simon, Mémoires - tome 5, Hachette, (lire en ligne), p. 186

BibliographieModifier