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Bataille de Liegnitz (1760)

bataille de la guerre de Sept Ans
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Bataille de Liegnitz.
Bataille de Liegnitz (1760)

Informations générales
Date
Lieu Legnica, Silésie (actuelle Pologne)
Issue Victoire prussienne
Belligérants
Drapeau du Saint-Empire Saint-EmpireDrapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Commandants
Ernst von LaudonFrédéric II de Prusse
Forces en présence
25 000 hommes[n 1]30 000 hommes

Notes

  1. Les 80 000 hommes amenés en renfort par le comte von Daun ne prendront pas part aux combats

Guerre de Sept Ans

Batailles

Europe

Amérique du Nord
Guerre de la Conquête (1754-1763)

Antilles

Asie
Troisième guerre carnatique (1757-1763)

Afrique de l'Ouest
Coordonnées 51° 13′ nord, 16° 10′ est

Géolocalisation sur la carte : Pologne

(Voir situation sur carte : Pologne)
Bataille de Liegnitz (1760)

La bataille de Liegnitz (1760) est un épisode de la guerre de Sept Ans qui eut lieu le entre l'armée autrichienne du général Ernst von Laudon et l'armée prussienne de Frédéric II.

ContexteModifier

Les armées autrichiennes poursuivent leurs efforts pour reconquérir la Silésie perdue par l'Autriche lors de la guerre de Succession d'Autriche. En juillet 1760, le général autrichien Ernst von Laudon enlève aux Prussiens l'importante forteresse de Glatz tandis que Frédéric II subit un échec au siège de Dresde. Les Autrichiens attendent l'entrée en action de leurs alliés russes: l'armée russe du maréchal Piotr Saltykov, forte de 60 000 hommes, se concentre à Poznań en Pologne et se prépare à marcher sur Glogau. Mais les Autrichiens, changeant leurs plans, demandent à Saltykov de marcher sur Breslau: cette ville est plus proche des bases autrichiennes et moins exposée à une contre-attaque de Frédéric II. Ce changement entraîne un retard dans la marche des forces russes. Cependant, von Laudon tente de prendre Breslau avant l'arrivée des Russes. La ville est bombardée, mais son commandant, Friedrich Bogislav von Tauentzien (de), refuse de se rendre, tandis que le corps d'armée du prince Henri de Prusse, par une marche rapide, vient s'interposer entre Russes et Autrichiens. Cette série de mouvements laisse le temps à Frédéric II, avec son armée principale, de marcher en direction de Breslau[1]. Le corps du prince Henri reste ensuite en observation face aux Russes. L'armée principale autrichienne, commandée par le feld-maréchal von Daun, et le corps secondaire du comte de Lacy viennent à la rencontre des forces de von Laudon: les trois armées autrichiennes totalisent plus de 100 000 hommes contre 30 000 à 50 000 hommes pour les armées prussiennes. Saltykov, après avoir beaucoup récriminé contre la lenteur des Autrichiens, accepte de faire passer au sud de l'Oder un corps de 20 000 hommes commandés par Zakhar Tchernychev pour couvrir les arrières de von Laudon; cependant, ce contingent ne participera pas à la bataille[2].

La batailleModifier

Les deux armées s'affrontent autour de la ville silésienne de Liegnitz (actuellement Legnica en Pologne). Pendant la nuit, von Daun fait traverser à son armée la rivière Kaczawa pour essayer de prendre à revers les Prussiens, mais il est devancé par Frédéric II: celui-ci se met en marche le 14 août vers 8 heures du soir et son avant-garde, peu après minuit, arrive au contact des forces de von Laudon. Le corps d'armée de Lacy, qui a perdu son chemin dans l'obscurité, arrivera trop tard pour prendre part à la bataille. Le 15 août vers 4 heures du matin, la cavalerie autrichienne attaque la position prussienne, mais elle est battue par les hussards du général Zieten. Un duel d'artillerie s'engage et tourne en faveur de Prussiens quand un fourgon de poudre autrichien explose. L'infanterie autrichienne tente une attaque des lignes prussiennes, mais elle est stoppée par des tirs d'artillerie. Une contre-attaque de l'infanterie prussienne menée sur la gauche par le régiment d'Anhalt-Bernburg les forces à la retraite. Von Laudon doit se retirer en ayant perdu plus de 8 000 hommes. Von Daun, marchant à la suite des Prussiens, arrive près de Liegnitz vers 5 heures du matin alors que la bataille est déjà jouée; il tente vainement de faire traverser une rivière par sa cavalerie sous le feu de l'artillerie prussienne, puis, malgré sa supériorité numérique, renonce à l'attaque[3].

ConséquencesModifier

Frédéric II a une fois de plus empêché les Autrichiens de reprendre la Silésie. Mais son armée, très éprouvée, ne sera pas en mesure de s'opposer aux forces austro-russes lorsqu'elles lanceront le raid sur Berlin.

Notes et référencesModifier

  1. Friedrich August von Retzow, Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, Volume 2, 1803, p. 277 à 283.
  2. Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, Volume 2, 1803, p. 286 et 292.
  3. Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, Volume 2, 1803, p. 299 à 302.

Sources et bibliographieModifier

  • Jakob Friedrich Roesh, Collection de quarante-deux plans de batailles, sièges et affaires les plus mémorables de la guerre de Sept Ans, tirés des sources les plus respectables, et soigneusement collationnés avec les ouvrages les plus célèbres et les plus estimés qui aient paru sur cette matière, publiée par les soins de Mr. J.F Roesh, ingénieur-major au service de S.A.S, Monseigneur le duc régnant de Wirtemberg, professeur de mathématiques à l’école militaire de Stoutgard, Jean Chrétien Jaeger, 1790
  • Frédéric II de Prusse, Œuvres de Frédéric le Grand, tome V, Rodolphe Decker, 1847
  • Claude le Roux-Fazillac, Histoire de la Guerre d’Allemagne pendant les années 1756 et suivantes, entre le Roi de Prusse et l’Impératrice d’Allemagne et ses alliés ; traduite en partie de l’Anglais de Lloyd et en partie rédigée sur la correspondance originale de plusieurs officiers français, et principalement sur celle de M. de Montazet, Lieutenant Général, envoyé par la Cour de France dans les Armées de l’Impératrice, Tome Second, Magimel, 1803
  • Alfred Rambaud, Russes et Prussiens : Guerre de Sept Ans, Berger-Levrault et Cie, 1895 (2006)
  • (en) Franz A.J. Szabo, The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson,