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Bataille en raquettes

La Bataille en raquettes était une escarmouche entre les Rangers de Rogers, les troupes françaises, et les troupes amérindiennes au cours de la guerre de Sept Ans, le 21 janvier 1757.

Ce jour-là, le capitaine Robert Rogers et un groupe de Rangers effectuaient une expédition d'éclaireurs vers le fort Carillon sur les rives du lac Champlain lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade tendue par une troupe mixte de soldats français de l'armée régulière, de miliciens canadiens, et d'Amérindiens. Les hostilités ont cessé lorsque l'arrivée de l'obscurité a forcé l'arrêt des combats, avec d'importantes pertes en vies humaines des deux côtés. Les Français dans leurs rapports ont prétendu que les Britanniques avaient eu un avantage en raison de leurs raquettes.

La batailleModifier

Les hommes de Robert Roger sont tombés dans une embuscade, selon son estimation, composée de "250 Français et Amérindiens"[1]. Les Britanniques étaient aidés par le fait que de nombreux mousquets français n'avaient pas fonctionné en raison de la poudre humide, malgré l'effet de surprise. Le Lieutenant John Stark, qui était à l'arrière de la colonne des Rangers, a établi une ligne défensive sur une position surélevée avec certains de ses hommes, à partir de laquelle ils ont maintenu un tir de couverture pour que les hommes situés à l'avant se retirent sur cette position. Lors de la retraite, Rogers a ordonné que ses prisonniers soient tués afin que ses hommes puissent circuler plus librement[2].

La lutte a duré plusieurs heures et s'est terminée seulement après le coucher du soleil, lorsque les parties ne pouvaient plus voir leurs ennemis. Rogers a été blessé deux fois au cours de la bataille, une fois à la tête et une fois à la main[3]. Les Français ont indiqué qu'ils étaient dans une situation désavantageuse, puisqu'ils étaient sans raquettes et s'étaient "embourbés dans la neige jusqu'aux genoux"[4]. Une fois l'obscurité arrivée, Rogers et ses survivants battirent en retraite 6 km vers le lac George, où il envoya Stark avec deux hommes à Fort William Henry pour obtenir de l'aide[5]. Le 23 janvier, Rogers se rend à Fort William Henry avec 48 combattants valides et six soldats blessés[6].

RéférencesModifier

  1. Rogers (1883), p. 71
  2. name="Brumwell84"
  3. name="Brumwell85"
  4. Bougainville (1964), p. 81
  5. Brumwell (2004), p. 85
  6. Rogers (1883), p. 70

BibliographieModifier

Liens internesModifier