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Avenue du Général-Leclerc (Paris)

avenue de Paris, France
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14e arrt
Avenue du Général-Leclerc
Image illustrative de l’article Avenue du Général-Leclerc (Paris)
L'avenue du Général-Leclerc vue depuis la place Denfert-Rochereau, en direction, vers le sud-ouest, de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Petit-Montrouge
Début 13-32, place Denfert-Rochereau
Fin 203, boulevard Jourdan et 110, boulevard Brune
Morphologie
Longueur 1 235 m
Largeur 34 m
Historique
Dénomination Arrêté du
Ancien nom Route d'Orléans
avenue d'Orléans
Géocodification
Ville de Paris 4036
DGI 4063

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue du Général-Leclerc
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L'avenue du Général-Leclerc est une voie située dans le quartier du Petit-Montrouge du 14e arrondissement de Paris, allant de la place Denfert-Rochereau au nord, à la porte d'Orléans au sud. À double sens sur toute sa longueur, elle est parcourue par une intense circulation, étant notamment une des principales voies radiales de desserte par le sud du centre de Paris.

Situation et accèsModifier

Dans le prolongement de l'avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy qui traverse la place Denfert-Rochereau, son tracé, selon un axe nord-est/sud-ouest se dirige d'abord vers la place Victor-et-Hélène-Basch. Puis après une légère bifurcation à gauche sur cette place, il se poursuit au-delà jusqu'à la porte d'Orléans, où il s'achève, au nord de la place du 25-Août-1944, au croisement avec deux des boulevards des Maréchaux : le boulevard Brune (venant du nord-ouest) et le boulevard Jourdan (venant du sud-est).

L'axe de l'avenue se prolonge vers la banlieue sud, sur le côté ouest de la place du 25-Août-1944, par la rue de la Légion-Étrangère, et sur le côté est de la place, par l'avenue de la Porte-d'Orléans.

Plantée d'arbres d'alignement sur la majeure partie de son parcours, cette avenue très animée et commerçante a un visage qui varie sur toute sa longueur. Elle est constituée des deux sections rectilignes empruntant chacune deux directions légèrement différentes, séparées entre elles par la place Victor-et-Hélène-Basch ; elle peut ainsi se décomposer en trois parties :

  • la partie nord, sur laquelle débouche notamment la rue Daguerre, piétonne et commerçante. L'architecture y est variée, entre haussmannien (aux abords de l'intersection avec la rue Ernest-Cresson), entièrement constituée d'immeubles en pierre de taille) et immeubles de faubourgs (sur l'avenue et dans les petites rues perpendiculaires à la rue Daguerre) ;
  • la partie centrale, desservie par la station de métro Alésia, autour de la place Victor-et-Hélène-Basch dominée par l'église Saint-Pierre-de-Montrouge (partiellement rénovée en 2009). Elle possède également deux cinémas (le Gaumont Alésia et le Mistral), de nombreux commerces et des restaurants. L'architecture y est assez diverse : on y trouve à proximité des rues constituées principalement d'immeubles en pierre de taille (comme l'est la partie ouest de la rue Bezout), ou des rues plus typiques des faubourgs parisiens, avec des immeubles en pierre de Paris, ou en briques et pierre de taille (exemple de la rue Thibaud, dont plusieurs immeubles ont été ravalés en 2009) ;
  • la partie sud, avec des immeubles plus modernes (années 1970 notamment), et des commerces divers (moyennes surfaces et commerces de vêtements).

Sous l'avenue se trouve la ligne   , qui la dessert par l'intermédiaire de quatre stations, du nord au sud : Denfert-Rochereau, Mouton-Duvernet, Alésia, Porte d'Orléans, cette dernière halte étant également desservie par la ligne de tramway   . La voie est aussi parcourue ou traversée par les lignes de bus RATP 28 38 62 68      .

Origine du nomModifier

 
Philippe Leclerc de Hautecloque.

Le nom de cette avenue rend hommage à Philippe Leclerc de Hauteclocque (22 novembre 1902 – 28 novembre 1947), général commandant la 2e division blindée, qui avait emprunté cette artère lors de son entrée dans la capitale le , venant de la porte d'Orléans et se dirigeant ensuite vers la gare Montparnasse, choisie pour être son poste de commandement.

HistoireModifier

 
Sur l'avenue d'Orléans, foule de Parisiens en liesse accueillant les troupes britanniques, le . En arrière-plan, dans l'axe de l'avenue, le clocher de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge.

Cette voie est très ancienne, étant notamment sur un des itinéraires historique de la via Turonensis (ou voie de Tours) un des chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Longtemps elle est aussi une section, située sur le territoire communal de Montrouge, de la route nationale 20 reliant Paris à Orléans et, au-delà, à la frontière avec l'Espagne sous le nom de « route d'Orléans ». Puis, en 1860, à la suite de l'extension du territoire de Paris et par conséquent l'annexion du Petit-Montrouge (qui est en fait la plus grande partie de Montrouge), elle est classée dans la voirie parisienne par décret du sous le nom d'« avenue d'Orléans ».

Le , des éléments de la 2e division blindée du général Leclerc sont les premières unités à entrer dans la capitale pour la libérer, principalement par la porte d'Orléans après avoir emprunté, plus au sud, la route nationale 20 et d'autres itinéraires parallèles. Dans Paris, une grande partie des troupes françaises et alliées venues libérer la capitale parcourent donc ensuite l'avenue d’Orléans pour accéder aux principaux points stratégiques de la capitale.

L'avenue d’Orléans devient, le , avenue du Général-Leclerc (Philippe Leclerc de Hautecloque est mort accidentellement quelques mois plus tôt), mais c'est à la date symbolique du , (le conseil municipal de Paris est alors dirigé par Pierre de Gaulle), qu'est célébré le renommage de l'avenue d'Orléans en avenue du Général-Leclerc, lors d'une cérémonie officielle[1], en présence du général Charles de Gaulle qui prononce un discours[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 5 : emplacement du Café du Lion, siège d'un club d'échecs fréquenté au début du XXe siècle par Lénine. Ironie de l'Histoire, cet établissement qui servait aussi à l'époque de lieu de réunion pour les bolchéviques est aujourd'hui un McDonald's[3].
  • No 15 : hôpital La Rochefoucauld, précédemment hospice de La Rochefoucauld (1821), antérieurement hospice national de Montrouge (1792) et Maison Royale de Santé (1780). Fondée sous cette dernière dénomination en 1780 avec le concours de la duchesse de La Rochefoucauld et ouverte en 1783, cette maison de santé est alors implantée hors de la barrière d'Enfer, en bordure de la route d’Orléans qui traverse Montrouge et, à cet endroit, plus précisément la partie de cette commune dite « Petit-Montrouge » qui sera annexée à Paris en 1860 et forme depuis cette date le quartier du Petit-Montrouge du 14e arrondissement. En 2017, c'est un hôpital spécialisé en gérontologie qui appartient, avec l'hôpital Broca (13e arrondissement) et l'hôpital de la Collégiale (5e arrondissement), au groupe Hôpitaux universitaires Paris-Centre, l’un des douze groupes hospitaliers de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (APHP)[4].
  • No 16 : villa Daguerre : typique avec ses pavillons verdoyants dans une allée étroite qui aboutit rue Boulard.
  • No 19 : villa Adrienne : villa huppée, bordée d'immeubles de trois étages et de maisons autour d'un square rectangulaire de 3 500 m2 avec statue.
  • Nos 26-28 : emplacement du moulin de l'Amour, construit au XIIe siècle, il exista jusqu'au début du XXe siècle[5].
  • No 70 : cinéma Mistral. Ancienne chapelle qui devient à la fin du XIXe siècle un théâtre de 1 000 places, avec balcon : Les Fantaisies Montrouge. Le théâtre est transformé en cinéma en 1911, puis après dix ans de retour au théâtre à partir de 1922, il devient définitivement un cinéma en 1932. Le bâtiment est détruit en 1921 et reconstruit en béton, avec 1 200 places dont 500 au balcon. En 1971, le cinéma se divise en deux salles, puis en cinq en 1976[6]. Il ferme définitivement en 2017 pour être démoli et laisser place à un immeuble d'habitation.
  • No 104 : première boutique de Sonia Rykiel.
  • No 110 : domicile du peintre Marc Chagall (1887-1985)[7].
  • No 118 : domicile de la pianiste France Clidat (1931-2012 ) qui y vécut de son enfance jusqu'à sa mort[8].
  • Nos 124-126 : gare de Montrouge-Ceinture, sur l'ancienne ligne de Petite Ceinture.

Notes et référencesModifier

  1. Lors de la même cérémonie, le pont de Passy prend le nom de pont de Bir-Hakeim. Voir Jean-François Pernot, Luc Thomassin et Béatrice de Andia, Le Patrimoine militaire de Paris, Action artistique de la ville de Paris, , 242 p., p. 228, et Danielle Tartakowsky, Les Manifestations de rue en France, 1918-1968, Publications de la Sorbonne, , 869 p. (lire en ligne), p. 545-546.
  2. C'est la dernière apparition publique du général de Gaulle avant qu'il se retire provisoirement et pendant plusieurs années de la vie politique officielle.
  3. Léon Bloy qui fréquente presque quotidiennement le Café du Lion dans les années 1890 le situe, dans son journal, au no 3.
  4. Hôpital La Rochefoucauld sur le site de l'APHP.
  5. Nathalie Stanisiere, Mémoire d'un quartier, 2000 (ISBN 2951569106), p. 24.
  6. Site : Histoire des music-halls, [1].
  7. Collectif, Étrangers célèbres et anonymes du 14e arrondissement, mairie du 14e, octobre 2011, p. 8.
  8. Une plaque commémorative sur l'immeuble du 118 indique « France Clidat, pianiste concertiste, habita cet immeuble de 1935 à 2012 ».

AnnexesModifier

Article connexeModifier

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