Église Saint-Pierre de Montrouge

église située à Paris, en France

Église Saint-Pierre de Montrouge
Image illustrative de l’article Église Saint-Pierre de Montrouge
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1863
Fin des travaux 1872
Style dominant Néo-roman
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1982)
Site web www.saintpierredemontrouge.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 49′ 43″ nord, 2° 19′ 37″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Pierre de Montrouge
Géolocalisation sur la carte : 14e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 14e arrondissement de Paris)
Église Saint-Pierre de Montrouge
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Pierre de Montrouge

L'église Saint-Pierre de Montrouge est une église située 82, avenue du Général-Leclerc, dans le quartier du Petit-Montrouge, dans le 14e arrondissement de Paris. De style néo-roman, elle fut construite entre 1863 et 1872 sur les plans de Joseph Auguste Émile Vaudremer.

Elle occupe aujourd'hui un terrain triangulaire encadré par l'avenue du Maine et l'avenue du Général-Leclerc, et son clocher donne sur le carrefour central du quartier, la place Victor-et-Hélène-Basch. (M)(4) Ce site est desservi par la station de métro Alésia.

HistoriqueModifier

Elle a été bâtie dans le cadre des travaux haussmanniens, à partir de 1863, au carrefour dit les Quatre-Chemins, formé par la rencontre des avenues du Maine, de Châtillon, de Montrouge et la route d'Orléans.

L'architecte Joseph Auguste Émile Vaudremer, à l'époque chargé du 14e arrondissement, a conçu de nombreux bâtiments dans la capitale dont plusieurs églises, notamment la Cathédrale grecque Saint-Étienne de Paris. Vaudremer s'est librement inspiré, à Saint-Pierre de Montrouge, des premières basiliques chrétiennes et d'églises romanes.

L'édifice a été inscrit aux monuments historiques par un arrêté du .

Plan d'ensembleModifier

 
Le Petit Journal, 10 février 1864.

L'église est en meulière sur un lit de béton. À la pointe du triangle, se situe un portail en plein cintre, de style néo-roman, surmonté d'un clocher. Tandis que le fond du terrain, plus spacieux, accueille le sanctuaire.

L'église est de plan basilical, à une nef, séparée des deux bas-côtés par des arcades aux chapiteaux corinthiens.

La partie orientale est très développée, avec un large transept flanqué d'absidioles et d'une chapelle encadrée par deux petites chapelles en prolongation du grand axe longitudinal.

La croisée du transept est précédée d'un grand arc de triomphal en plein cintre, elle est occupée par un ciborium et surmontée d'une tour-lanterne.

L'église est éclairée en partie haute par de grandes fenêtres et couverte non de voûtes mais d'une charpente en bois à caissons et peinte.

IconographieModifier

L'entrée est encadrée à l'est par les fonds baptismaux et à l'ouest par la statue de Saint Pierre avec le fameux mot de Jésus : "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église".

Les coupoles mettent en scène Jésus Christ dans la chapelle d'axe, encadré par son père Saint Joseph dans l'aile est du transept et son disciple bien aimé Saint Jean dans l'aile ouest.

Autres quatre coins de la croisée du transept figurent des statues :

Les dessins des fresques de l'abside et du tympan sont d'Eugène Capelle, les mosaïques de Gaspard Gsell et Émile Laurent[1].

Plaques commémorativesModifier

Elles retracent l'histoire de la paroisse. L'une d'elle rend hommage au curé Pierre Alfred Carton fondateur de l'hospice Notre-Dame De Bon Secours, hôpital reconnu d'utilité publique en 1923 et fusionné en 2006 avec l'hôpital Saint-Joseph. Depuis 1921 l'association Notre-Dame De Bon Secours regroupant religieux et laïcs participe à la gestion de ses activités.

Deux autres rendent grâce au ciel pour avoir épargné l'église des bombardements lors du siège de Paris (1870-1871) et de la Première guerre mondiale. Des familles rendent également grâce au ciel pour avoir épargné leurs enfants, notamment les hommes en âge d'être appelé au combat lors de ces deux conflits.

L'orgueModifier

L'orgue de tribune a été construit en 1868 par Barker et a subi des interventions par Joseph Merklin en 1892, Gutschenritter en 1917, 1924 et 1935, et Beuchet-Debierre en 1951. Les transmissions sont électriques.

 
Orgue de tribune

Composition

Grand-Orgue
56 notes
Bourdon 16'
Montre 8'
Bourdon 8'
Flûte harmonique 8'
Principal-Quinte 5' 1/3
Prestant 4'
Flûte conique 4'
Doublette 2'
Plein-jeu V
Cornet V
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'
Positif
56 notes
Bourdon 8'
Principal 8'
Prestant italien 4'
Doublette 2'
Sesquialtera II
Cymbale III
Trompette 8'
Cromorne 8'
Récit expressif
56 notes
Bourdon 8'
Flûte creuse 8'
Gambe 8'
Voix céleste 8'
Flûte douce 4'
Nasard 2' 2/3
Flageolet 2'
Tierce 1' 3/5
Plein-jeu IV
Basson 16'
Trompette harmonique 8'
Basson-hautbois 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Pédale
30 notes
Soubasse 32'
Soubasse 16'
Flûte 16'
Flûte 8'
Flûte 4'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'

CurésModifier

  • 1866-1867 : Édouard Frédéric Letellier
  • 1867 : Pierre Alfred Carton
  • 1887-1896 : Joseph Bernard Gabriel Rataud, nommé ensuite à l'église Notre-Dame-des-Victoires
  • 1897 : Hippolyte Marie Adolphe Bleriot [2]

GalerieModifier

RéférencesModifier

  1. Paris d'église en église, sur Patrimoine-histoireen ligne.
  2. Archives nationales de France : F/19/2973-F/19/3064 - F/19/2991-F/19/2993 -Cultes. Curés : dossiers personnels, par diocèse (1830-1905)
  • Louis Hautecœur, Histoire de l'architecture classique en France, vol. VII : La fin de l'architecture classique, 1848-1900, Paris, A. et J. Picard,

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Lien externeModifier