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Aroue-Ithorots-Olhaïby

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aroue, Ithorots et Olhaïby.

Aroue-Ithorots-Olhaïby
Aroue-Ithorots-Olhaïby
La chapelle d'Olhaïby.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Pierre Barneix
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64049
Démographie
Gentilé Arüetar
Population
municipale
244 hab. (2016 en diminution de 1,21 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 09″ nord, 0° 54′ 59″ ouest
Altitude Min. 89 m
Max. 231 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Aroue-Ithorots-Olhaïby

Aroue-Ithorots-Olhaïby est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Arüetar[1].

L'église Saint-Étienne d'Aroue dans la lumière du matin.
La tour de l'église d'Aroue.
Stèle discoïdale du cimetière d'Aroue.
La mairie, située à Aroue.
Vue du village d'Ithorots, l'église, le fronton, au fond : le château.
L'église d'Ithorots.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Aroue-Ithorots-Olhaïby fait partie de la province basque de Soule.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes d’Aroue-Ithorots-Olhaïby[2]
Etcharry Espiute
(sur 100 m)
Nabas
Domezain-Berraute   Lichos,
Charritte-de-Bas
Lohitzun-Oyhercq Ainharp Espès-Undurein
(sur 100 m)

HydrographieModifier

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] par des affluents du Saison, les ruisseaux Lafaure (et par le tributaire de celui-ci, le ruisseau le Hourquet) et de Lauhirasse (et par l'affluent de ce dernier, le Thiancoeniaerreka).

Voies de communications et transportsModifier

La commune est desservie par la route départementale 11.

Lieux-dits et hameauxModifier

Cinq quartiers composent la commune d'Aroue-Ithorots-Olhaiby[4] :

Aroue
  • Elizatea
  • Aldegaraia
  • Aldepea
Ithorots
Olhaiby

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

Le toponyme Aroue apparaît sous les formes Aroe (1337[5]), Aroa (1385[6], collection Duchesne volume CXIV[7]), Aroe et Sent Stephen d'Aroe (respectivement[6] 1460 et 1469, contrats d'Ohix[8]), Degaierie de Aroa (1520[5]) et Aroue (1690[5]).

Le toponyme Ithorots apparaît sous les formes Ithorrodz (1337[5]), Uthorrotz (1469[5]), Itorrotz, Utorrotz, Uturrotz et Ytorrotz (respectivement[6] 1469, 1478, vers 1480 et 1482, contrats d'Ohix[8]), Uthurrotz (1480[5]), Yptorrotz et Iptorrotz (1690[5]), Ithorrots (1793[9] ou an II) et Ittorolz (1801[9], Bulletin des Lois).

Le toponyme Olhaïbi apparaît sous les formes Olhaivie (1308[5]), Olhabie (1375[6], contrats de Luntz[10]), Olƒabie (1376[6], montre militaire de Béarn[11]), Olhaibie et Olhabia (respectivement[6] 1385 et 1407, collection Duchesne volume CXIV[7]), Olhayvi (1496[6], contrats d'Ohix[8]), Olharby (1563[6], aveux de Languedoc[12]), Olhayby et Olhaybié (1690[5]) et Olhaiby (1793[13] ou an II).

ÉtymologieModifier

Jean-Baptiste Orpustan[5] indique qu'Ithorots pourrait signifier 'source, fontaine froide' et Olhaïby 'le gué des cabanes'.

Autres toponymesModifier

Le toponyme Abbadie est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[6]) et provient de l'abbaye laïque d'Ithorots, vassale de la vicomté de Soule.

Bartulague désignait une ferme d’Ithorots-Olhaïby, déjà mentionnée sous les graphies Bairulague (1477[6], contrats d'Ohix[8]) et Barhulague (1863[6], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Béloscar est une ferme d’Aroue, dont les contrats d’Ohix[8] font mention en 1496[6].

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[6] (réformation de Béarn[14]) et la Phaure et 1863[6].

Olhassaria était un fief d’Aroue, vassal de la vicomté de Soule, mentionné sous les graphies Olhassari (XVIIe siècle[6], titres D'Arthez-Lassalle[15]) et Olhassarry (1863[6], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Graphie basqueModifier

Son nom basque actuel est Arüe-Ithorrotze-Olhaibi[1].

HistoireModifier

Paul Raymond[6] note qu'Aroue était un des sept vics de la Soule, et dépendait de la messagerie de la Barhoue.

Il y avait à Ithorots une abbaye laïque[6] vassale de la vicomté de Soule.

Le fief d'Olhaïby était vassal de la vicomté de Soule, et son titulaire était l'un des dix potestats de Soule[6].

La commune fut "temple de la Raison" pendant la Révolution, sans doute à cause du voisinage béarnais, Aroue fut la seule commune basque à adopter la politique jacobine antireligieuse.

Entre 1790 et 1794, la commune d'Ithorots absorbe[9] Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Ithorots-Olhaïby. Le (par arrêté préfectoral du ), la commune d'Aroue absorbe Ithorots-Olhaïby pour former la nouvelle commune d'Aroue-Ithorots-Olhaïby.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 2001 Franz Duboscq    
2001 2008 Marcel Gégu    
2008 En cours Jean-Pascal Barneix    
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune appartient à huit structures intercommunales[16] :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 244 habitants[Note 1], en diminution de 1,21 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464379543509514555535500506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506466393400402368340355352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328345326268277254249270265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
268223286249254230246245248
2016 - - - - - - - -
244--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

De 1793 à 1968, la population indiquée ne reflète que celle d'Aroue, encore séparé d'Ithorots-Olhaïby, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[9].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
257265254312292302298300264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263249241211224220207205205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
19919919616315314213612293
1962 1968 - - - - - - -
8785-------
(Sources : Cassini)

ÉconomieModifier

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine civilModifier

C’est un village à l’architecture typique de l'est du Pays basque : toits à deux pentes couverts de tuiles, murs blanchis à la chaux, avec, dans le bourg, des maisons du XVIe siècle.

Comme dans beaucoup de villages basques, le fronton de pelote voisine avec l’église. Il existe deux châteaux sur la commune, celui de Joantho et celui d’Abbadie.

Patrimoine religieuxModifier

La commune se trouve sur le GR 65. Elle marque le début du 7e tronçon de ce GR inscrit par l'UNESCO au Patrimoine mondial. Le dossier de présentation à l'UNESCO la situe sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n'y a pas de véritable justification historique à cela mais c'est un fait contemporain important pour cette petite localité. Une justification a été trouvée par le docteur Urrutibetehy, pionnier du tracé des chemins dans la région (c'est lui qui a installé la stèle dite de Gibraltar et en a fait un point de convergence de ces chemins). Il a vu dans le cavalier figurant sur le linteau de la porte de la sacristie une représentation de saint Jacques Matamore.

L’église Saint-Étienne[21] à Aroue, romane remaniée au XIXe siècle présente parmi ses sculptures du XIIe siècle un saint Jacques à cheval, image espagnole du « matamoro ».

L'église Saint-Samson[22], d'Ithorots, date du XIXe siècle.

L'église d'Olhaïby recèle du mobilier[23] du XVIIIe siècle, inventorié par le ministère de la Culture (retable[24], chandeliers[25], statues[26], tabernacle[27], tableau[28], croix d'autel[29] et de procession[30]).

Personnalités liées à la communeModifier

  • Franz Duboscq, né à Saint-Jean-de-Luz en 1924, fut député puis sénateur, ancien président du conseil général et maire de la commune jusqu'en 2001.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Notice du Sandre sur Aroue-Ithorots-Olhaïby
  4. [1]
  5. a b c d e f g h i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  6. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  7. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  8. a b c d et e Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a b c et d Fiche d'OIthorots-Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  10. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire
  13. Fiche d'Olhaïby sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  14. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle ».
  15. Titres de la famille d'Arthez-Lassalle à Tardets
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « L'église Saint-Étienne », notice no IA64000685, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « L'église Saint-Samson », notice no IA64000692, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Le mobilier de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000539, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Le retable de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000546, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Les chandeliers de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000545, base Palissy, ministère français de la Culture, Notice no PM64000542
  26. « Les statues de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000541, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Le tabernacle de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000543, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Le tableau de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000540, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « La croix d'autel de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000544, base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « La croix de procession de l'église d'Olhaïby », notice no PM64000198, base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondirModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier