Ouvrir le menu principal

Archidiocèse de Florence
(la) Archidioecesis Florentina
La cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence
La cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence
Informations générales
Pays Italie
Archevêque Giuseppe Betori
Superficie 2 205 km2
Création du diocèse IIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse XVe siècle
Patron Zénobe de Florence
Antonin de Florence
Diocèses suffragants Arezzo-Cortona-Sansepolcro
Fiesole
Pistoia
Prato
San Miniato
Site web site officiel
Statistiques
Population 888 237 hab.
Population catholique 815 000 fidèles
Pourcentage de catholiques 91,8 %
Nombre de paroisses 318
Nombre de prêtres 724
Nombre de religieux 391
Nombre de religieuses 1 795
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Florence (en latin : Archidioecesis Florentina ; en italien : Arcidiocesi di Firenze) est un archidiocèse métropolitain de l'Église catholique d'Italie appartenant à la région ecclésiastique de Toscane.

Sommaire

TerritoireModifier

Il est situé dans la ville métropolitaine de Florence ; l'autre fraction de cette ville métropolitaine est partagée par les diocèses de Volterra, Faenza-Modigliana (it), San Miniato (it) et Fiesole (it) ; ces deux derniers sont suffragants de l'archidiocèse de Florence tout comme les diocèses d'Arezzo-Cortone-Sansepolcro (it), Pistoia (it) et Prato (it). Son territoire est d'une superficie de 2 205 km2 divisé en 318 paroisses regroupées en 18 archidiaconés. L'archevêché est à Florence avec la cathédrale Santa Maria del Fiore.

L'archidiocèse possède plusieurs basiliques mineures : Santa Croce où se trouvent les reliques de la bienheureuse Humilienne (ca), Santa Maria Novella et San Lorenzo toutes trois célèbres pour leurs fresques, San Marco qui possède les corps de saint Antonin de Florence et du vénérable Giorgio La Pira, la Santissima Annunziata garde celui de sainte Julienne Falconieri, Santa Trinita qui appartient aux Vallombrosains, San Miniato al Monte qui est l'église des olivétains et Santo Spirito. En plus des basiliques citées plus haut, on trouve à Florence plusieurs églises où les fidèles vénèrent les reliques de saints comme l'église Santa Maria del Carmine qui conserve le corps de saint d'André Corsini tandis que ceux de sainte Marie-Madeleine de Pazzi et de la bienheureuse Marie-Bartholomée Bagnesi (it) reposent dans le monastère des carmélites de l'ancienne observance sur les hauteurs de Florence. Le couvent des carmélites déchaux possède le corps de sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Sur le reste du territoire de l'archidiocèse, l'abbaye de Monte Senario est le lieu de fondation de l'ordre des Servites de Marie et un des sanctuaires les plus importants de la Toscane et la ville de Campi Bisenzio est lieu de pèlerinage auprès de la bienheureuse Thérèse-Adélaïde Manetti, fondatrice des carmélites de Sainte Thérèse de Florence.

HistoireModifier

Selon la tradition, l'évangélisation de la Florentia romaine remonte au IIe siècle ou au début du IIIe siècle par la prédication des disciples de saint Pierre, saint Frontin et saint Paulin (it), ainsi que par la présence des premiers martyrs tels que saint Miniatus et saint Crescence. En réalité, ces théories, bien que chères à la dévotion populaire, n’ont aucune preuve historique et l’arrivée du christianisme coïncide avec la présence, fixe ou occasionnelle, de marchands gréco-syriaques vivant dans la zone de l’Oltrarno, le long de la Via Cassia. Dans l'église Santa Felicita, on a retrouvé les plus anciennes épigraphie paléochrétienne de Florence. Le premier évêque reconnu historiquement est Felix, qui se trouve à Rome en 313 lors d'un synode organisé par le pape Miltiade.

Une revendication plus large du christianisme est venue à la fin du IVe siècle. En 393, saint Ambroise est invité à Florence lors de la consécration de l'église de San Lorenzo (à l'emplacement de l'actuelle basilique San Lorenzo) et prononce à cette occasion la célèbre homélie Exhortatio virginitatis. Après son départ, le docteur de l'Église se voit attribuer la victoire contre les barbares de Radagaise (406) qui se déroule le jour de la sainte Réparate, qui devient depuis lors, selon la tradition, la protectrice de la ville. Avec l'évêque saint Zénobe, se crée une première organisation efficace dans le diocèse qui peut désormais compter plusieurs églises en dehors des murs de la ville de cette époque en plus de Santa Felicita et San Lorenzo déjà citées, et de l'église Santa Reparata (it), futur cathédrale. Certains historiens médiévaux ont soutenu que le baptistère Saint-Jean était aussi une église paléochrétienne, mais des fouilles archéologiques ont permit de dater son origine du XIIe siècle avec des fondations bien au dessus de la strate romaine.

Au cours des siècles suivants, les Byzantins et les Lombards ajoutent les églises de Sant'Apollinare (it) et de San Ruffillo (it). D'autres églises sont alors fondées à l'époque carolingienne, une pierre tombale tardive de l'église des Santi Apostoli (it) mentionne la présence de Charlemagne lors de sa fondation. La propagation des ordres monastiques est caractérisée à Florence par des structures plutôt provinciales comparées à d’autres régions d’Italie, du moins jusqu’à la fondation de la Badia Fiorentina en 978. L'évêque de Florence voit son autorité et sa présence augmenter sur le territoire au cours des siècles précédant immédiatement. Ainsi, au seuil de l'an 1000, il assure la primauté économique et politique de la ville, recevant des dîmes, possédant des châteaux et des bois sur un vaste territoire et envoie des podestats dans les villes environnantes. En 1013, l'évêque Ildebrande fonde San Miniato al Mont avec un monastère annexe occupé d'abord par les bénédictins clunisiens puis par les olivétains. Les cisterciens avaient l'abbaye des Saints Sauveur et Laurent a Settimo (it) près de Scandicci.

Gérard de Bourgogne est le premier évêque florentin à devenir pape sous le nom de Nicolas II mais ni sa présence ni les réformes tentées par le pape Victor II ne parviennent à enrayer la propagation de la simonie et du concubinage du clergé. C'est saint Jean Gualbert et l'ordre de Vallombreuse fondé en 1060, lors d'une confrontation épique à l'église San Michele in San Salvi, qui réussissent à chasser l'évêque Pietro Mezzabarba (it) et initie un mouvement contre la corruption dans les villes.

L’importance croissante de Florence au XIIe siècle s’accompagne également d’un développement du diocèse et d’une importance accrue de l’évêque, la richesse des églises et des monastères sont également documentée dans les illustrations du Codex Rustici. Le XIIIe siècle voit l’arrivée des ordres mendiants, d’abord les franciscains (1217) puis les dominicains (1219) suivis par les augustins, les carmes et des ordres monastiques comme les humiliés et les Ordre des Sylvestrins qui s’organisent avec leurs églises autour des fortifications de Florence. Ils combattent les hérésies (comme la pataria) et soutiennent la population dans un moment de croissance démographique constante en raison de l'afflux continu de personnes venant des campagnes. C'est à cette époque que naissent, sous l'impulsion de saint Pierre de Vérone, les confréries caritatives du Bigallo (it) avec siège à la loggia del Bigallo, du Laudesi (it) et de la Miséricorde tandis que la compagnie de Jésus Pèlerin était une école de perfectionnement et de soutien pour le clergé dont le siège était à l'oratoire de Gesù Pellegrino (it).

Évêques et archevêques de FlorenceModifier

Voir aussiModifier

SourcesModifier

Notes et référencesModifier