Antoine Eustache d'Osmond

Antoine Eustache d'Osmond
Biographie
Naissance
Ouanaminthe (Saint-Domingue)
Décès
à Nancy
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le cardinal Étienne-Charles de Loménie de Brienne
Dernier titre ou fonction Évêque de Nancy
Évêque de Nancy et de Toul
Évêque de Nancy et de Toul
Évêque de Comminges

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Famille d'Osmond.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Antoine Eustache d'Osmond, comte de l'Empire, est un prélat français né à Saint Domingue le et mort à Nancy le [1].

BiographieModifier

Fils de Louis Eustache d'Osmond (1718-1782), 3e marquis d'Osmond, et de sa femme, Marie Louise de Pardieu de Maucomble, il est né à Saint Domingue, et fut envoyé en France où il fut confié à son oncle, Charles Antoine Gabriel d’Osmond (1723-1806), évêque de Comminges. Il fait de bonnes études à Paris au séminaire Saint-Sulpice et au séminaire Saint-Magloire et obtient une licence en théologie à la Sorbonne et entre dans les ordres. Selon Dufort de Cheverny, « il était grand, beau, bien fait et plein d’esprit ».

Vicaire général de l'archidiocèse de Toulouse en 1777 auprès de Mgr de Loménie de Brienne. il fut nommé évêque de Comminges, Le [1], en remplacement de son oncle, qui se démet en sa faveur[2] et consacré le 1er mai suivant par l'archevêque de Toulouse.

Émigré en Angleterre, sous la Révolution, il démissionne purement et simplement de son évêché a Londres le et rentre en France en février 1802. Il est nommé évêque concordataire de Nancy le [1] et Premier aumônier de Louis Bonaparte[1], roi de Hollande, et de la reine Hortense. Il réorganise le culte catholique dans les départements de son diocèse la Meurthe, la Meuse et les Vosges. Dans ce cadre il s'oppose à l'évèque vosgien Jean-Antoine Maudru, prélat constitutionnel du diocèse de Saint-Dié, ecclésiastique assermenté dès la mise ne place de la Constitution civile du clergé.

Il fut ensuite nommé par Napoléon Ier archevêque de Florence en 1810 mais, à l'instar des autres évêques nommés dans cette promotion, ne put prendre pleinement possession de son archidiocèse faute d'avoir reçu l'investiture canonique du Pape[1]. Il rentre en France en 1814 et retourne à Nancy. Sous la Restauration il ne s'oppose pas en 1817 et 1821 au rétablissement de l'évêché de Verdun et du Diocèse de Saint-Dié qui ampute son diocèse. Il meurt le [3].

DistinctionsModifier

Il avait été fait chevalier des ordres de Monsieur, commandeur ecclésiastique des ordres hospitaliers et militaires unis de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem. Sous l'Empire, il fut fait baron de l'Empire par lettres patentes de mai 1808[4] avec réversion possible à son neveu[réf. nécessaire], puis comte d'Osmond et de l'Empire par lettres patentes du [4].

NotesModifier

  1. a b c d et e Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-60485-5, notice BnF no FRBNF37090955), p. 439
  2. Jean-Baptiste de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, Arthus-Bertrand, Paris, 1827, p.94.
  3. Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 1891 p. 81-82
  4. a et b Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : avec la liste des membres de la noblesse impériale, 1808-1815, Paris, Tallandier, , 361 p. (ISBN 978-2-235-02302-3, notice BnF no FRBNF37758774), p. 197

BibliographieModifier

  • Abbé Guillaume, Vie épiscopale de Mgr Antoine Eustache Osmond, Nancy, 1862.