Anniviers

commune suisse

Anniviers
Grimentz - août 2022.jpg
Lac de Moiry, (2250 m) Grimentz, Zwitserland 02.JPG Le Toûno (2).jpg
Val d'Anniviers - août 2022.jpg
De haut en bas et de gauche à droite : village de Grimentz, le barrage de Moiry et son lac, Le Toûno en hiver et vue du val d'Anniviers depuis la route de Grimentz.
Blason de Anniviers
Héraldique
Drapeau de Anniviers
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Sierre
Localité(s) Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc, Vissoie, Mayoux, Pinsec, Mission, Zinal, Niouc, Fang, Soussillon, Pralong, La Combaz, Cuimey, Mottec.
Président David Melly (PDC)
NPA 3961
No OFS 6252
Démographie
Gentilé Anniviard
Population
permanente
2 742 hab. (31 décembre 2020)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ nord, 7° 36′ 00″ est
Altitude 578 à 4 500 m
Superficie 242,95 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Anniviers
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Anniviers
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
Voir sur la carte administrative du canton du Valais
City locator 14.svg
Anniviers
Liens
Site web www.anniviers.org
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Anniviers est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre. Elle a été créée en 2009 à la suite de la fusion des 6 communes du val d'Anniviers : Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Anniviers se trouve dans le district de Sierre, dans le canton du Valais[3]. Le territoire communal occupe l'entièreté du val d'Anniviers, à l'exception du village de Vercorin qui appartient à la commune de Chalais et du début de la vallée qui se trouve sur le territoire de Chippis. Le point le plus bas de la commune se trouve dans le lit de la Navizence, à la limite avec Chippis, à 578 m au dessus du niveau de la mer ; son point culminant se situe à 4 500 m d'altitude, près du sommet du Weisshorn[4]. Les villages d'Anniviers se trouvent eux entre 1 000 et 1 600 m, dans les zones les plus larges de la vallée[5].

La superficie totale de la commune est de 242,95 km2, faisant d'elle la deuxième plus grande commune du Valais et la huitième plus grande de Suisse[2],[6]. La commune comprend en tout 18 localités : les anciennes communes Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Luc, Saint-Jean et Vissoie et les villages et hameaux Cuimey, Fang, La Combaz, Les Morands, Mayoux, Mission, Mottec, Niouc, Pinsec, Pralong, Bouillet, Soussillon et Zinal[7].

AccèsModifier

  • A9 Autoroute de Lausanne-Simplon.
  • Sortie Sierre-est, direction Val d'Anniviers à 20 km par une route de montagne très pittoresque.

Aménagement du territoireModifier

Morphologie et planificationModifier

La superficie d'Anniviers comprend 21 % de surfaces boisées, 22 % de surfaces agricoles utiles, 1,9 % de surfaces d'habitats et d'infrastructures et 55,1 % de surfaces improductives[8].

À la suite de la révision de la Loi sur l'aménagement du territoire (LAT), le plan directeur cantonal calcule un surplus de 90 hectares de terrains à bâtir en Anniviers[9]. En 2018, dans le but de réviser son plan d’affectation des zones (PAZ) et son règlement communal des constructions et des zones (RCCZ), la commune gèle pour deux ans 100 ha sur 1 560 parcelles, parmi lesquels 20 ha sont réservés à des hébergements touristiques et 80 ha sont placés en zone réservée LAT[10],[9]. Les parcelles touchées se situent principalement à l'extérieur des villages, le but étant de densifier ces derniers plutôt que de les étaler davantage. En , la commune annonce dans un rapport d'avant-projet de la révision du PAZ et du RCCZ que les 80 ha de réserve gelés en 2018 seront probablement dézonés. L'homologation de cette révision est prévue pour 2025[9].

LogementsModifier

En 2020, sur 5 890 habitations, Anniviers compte 2 311 maisons individuelles, 2 928 appartements dans des immeubles, 494 bâtiments avec usage annexe et 157 bâtiments partiellement utilisés pour de l'habitation[11]. Parmi tous ces bâtiments, 752 ont été construits entre 2006 et 2020 et 814 logements datent d'avant 1919. La majorité des logements font 3 pièces, avec 1 708 unités, tandis que 293 logements disposent de 6 pièces ou plus[11]. Toujours en 2020, 46 logements sont vacants sur le territoire communal, ce qui représente 0,78 % du nombre de logements[12].

Le loyer net d'un appartement en Anniviers se situe entre 1 340 et 1 610 francs suisses par mois, des chiffres plus bas que qu'en Valais et en Suisse. Le prix d'une maison individuelle typique se trouve entre 940 000 et 1 200 000 francs suisses tandis qu'un appartement coûte entre 720 000 et 910 000 francs suisses[13].

En 2000, Saint-Luc et Grimentz sont les communes ayant les plus grands taux de résidence secondaire de Suisse, avec respectivement 82,8 et 81,8 % des logements du territoire étant occupés temporairement. Les autres villages d'Anniviers ont alors un taux de 77,4 % (Chandolin), 74 % (Ayer) 51,4 % (Saint-Jean) et 25,7 % (Vissoie)[14],[15]. En 2022, 75,9 % des logements de la commune d'Anniviers sont des résidences secondaires[16]. La commune est ainsi soumise aux dispositions de la loi sur les résidences secondaires introduite en 2012 par l'initiative Franz Webber[16],[17]. Cela signifie que les constructions de nouvelles résidences secondaires sont limitées aux logements d'hébergement touristique[17].

Risques naturelsModifier

 
Protection contre les chutes de pierre sur la route des Pontis.

Anniviers, comme une majorité du Valais, est située dans une zone de risque sismique 3b, c'est-à-dire dans la catégorie des régions les plus exposées selon le système de mesure suisse[18]. De nombreuses zones de la vallée sont menacées par des chutes de blocs, des éboulements et des glissements de terrain[19]. Anniviers est également menacé par des dangers élevés de cours d'eau latéraux, notamment dans les villages de Zinal, Mottec et Mission[20].

À cause de sa topologie montagneuse, la commune doit également se prévenir contre les dangers d'avalanche ; en 2016, 330 habitations et neuf kilomètres de route se trouvaient en zone de danger d'avalanche, menacés par 30 couloirs d'avalanche. Entre 1980 et 2016, 30 millions de francs suisses ont été investis par le canton et la commune pour construire des dispositifs de protection et pour surveiller les sites à risque[21],[22].

ToponymieModifier

Le nom de la commune reprend celui du val d'Anniviers. Celui-ci a peu varié au cours de son histoire : vallis Annivesii avant 1052, puis de Anivesio en 1193, Annivies en 1215, Anives en 1243 et Annevié en 1253[23].

L'origine et la signification du nom « Anniviers » sont incertaines et ont été interprétées de manière différentes à partir du latin[24]. Selon le sociologue Bernard Crettaz, il trouverait son origine de la migration saisonnière de ses habitants entre la montagne et la plaine : l'étymologie renverrait les significations « année sur les chemins », « chemins de l'année » ou « travaux de l'année », soit « Anni viae »[25],[24]. Les autres interprétations possibles sont, entre autres, « Ad nives » (« vers les neiges ») ou « Anni visio » (« visite de l'année », en référence à la visite annuelle de l'évêque)[24]. Le philologue Paul Aebischer évoque une racine gauloise anavo-[26], qui exprime les notions d'inspiration et de richesse[27].

En patois local, Anniviers se dit « Anivyè »[28].

HistoireModifier

Les premières traces humaines connues datent de l'âge du Fer et du Bronze. On y trouve de nombreuses pierres à cupule, ce qui atteste une présence humaine. Avant 1052, la vallée se nommait Annivesium (ancien nom allemand Eifischtal).

L'évêque de Sion acheta la vallée entre 1116 et 1138 et en fit don au chapitre. En l'an 1193, Anniviers devient un vidomnat qui fut perpétuel dès 1311. Administré dans un premier temps par la famille d'Anniviers, puis par les Rarogne (1381), il revint à l'évêché de 1467 à 1798. La vallée compte alors quatre quartiers politiques de 1327 à 1798 (Quartier de Luc, de Grimentz...) et représente un tiers du dizain de Sierre en 1565. Avant 1798, Anniviers vit en autarcie et regroupe dix communautés villageoises aux rapports souvent conflictuels.

Vers la fin du XVIIIe siècle, la vallée s'effrite et on peut assister à une multiplication des paroisses au nombre de deux en 1805 puis cinq en 1932. Les communes commencent à se dessiner et sont six en 1905 : Ayer, Chandolin, Saint-Luc, Saint-Jean, Grimentz et Vissoie. En ce qui concerne les moyens de communication, l'on trouve un premier chemin vers 1300, une route carrossable en 1854 (pour le transport des minerais de nickel et de cobalt). La route goudronnée date de 1955 et a dû être construite pour permettre le transport des matériaux nécessaires à l'édification du barrage de Moiry.

L'histoire plus récente consiste principalement dans la chute du secteur primaire (de 88,6 % en 1910 à 10 % en 1980) et le développement du tourisme, ce qui a remis au goût du jour une unité de la vallée, qui a trouvé son apogée en 2005 lors des débuts du projet de fusion des communes. Cela déboucha sur un référendum le qui scella la fusion des six anciennes communes d'Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie, fusion effective depuis le [29].

PolitiqueModifier

Tendances politiques et administrationModifier

La politique en Anniviers est marquée par la très forte présence de la droite, qui compose tous les sièges du conseil municipal pour l'exercice 2021-2024 ; la gauche, représentée par le Parti socialiste, a perdu son seul siège lors des élections 2020. L'exécutif communal comprend ainsi cinq élus PDC et deux élus PLR[30]. Le président du conseil municipal est David Melly (PDC) et son vice-président est Vincent Theytaz (PDC). Les conseillers municipaux sont Danièle Zufferey (PDC), David Zufferey (PDC), Fabrice Ganioz (PDC), Vincent Massy (PLR) et Sonia Martin (PLR). Les sept membres du conseil sont chargés respectivement de l'Administration générale, des relations extérieures et de l'énergie, de l'Enseignement et la formation, des infrastructures sportives et du tourisme, des Finances et impôts, de la justice et de l'agriculture, de la Sécurité, des dangers naturels et de l'aménagement du territoire, des Institutions, de la culture, des loisirs et cultes, du social, de la sylviculture et de la communication et la promotion économique, du Trafic, des transports publics, des itinéraires de loisirs et des bâtiments ainsi que des Infrastructures publiques et de l'environnement[31].

Le pouvoir législatif de la commune d'Anniviers est représenté par l'assemblée primaire. Celle-ci réunit tous les habitants de la commune bénéficiant des droits civiques. Ses tâches consistent à élire le conseil municipal, le juge et le vice-juge, à adopter les comptes et budgets ainsi que les règlements et à veiller à une exécution correcte des décisions gérées par le conseil municipal[32].

PrésidentsModifier

 
Simon Epiney, président de Vissoie entre 1980 et 1992 et premier président de la commune d'Anniviers[33],[34].
Les présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
[35] Simon Epiney Parti démocrate-chrétien Avocat-notaire[34]
[34] En cours David Melly Parti démocrate-chrétien[36]  

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution de la populationModifier

Au 31 décembre 2020, la commune d'Anniviers compte 2 742 habitants pour une densité de population de 11 hab./km2[1]. Entre 2010 et 2019, la population a augmenté de 3,8 %[37].

Évolution de la population sur le territoire d'Anniviers entre 1850 et 2021[38],[1]

Pyramide des âgesModifier

En 2019, 17,9 % de la population est âgée entre 0 et 19 ans, tandis que 57,6 % ont entre 20 et 64 ans et 24,5 % ont plus de 65 ans. Le taux brut de mariages est de 4 % et celui des divorces de 2,2 %. Le taux de naissances est de 7,3 % tandis que le taux de décès est de 11,4 %[37]. En 2021, la population est composée de 1 309 femmes et 1 420 hommes[39].

Pyramide des âges à Anniviers en 2021 en nombre total de personnes[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
1912-1921
19 
1922-1931
17 
63 
1932-1941
50 
187 
1942-1951
162 
230 
1952-1961
205 
212 
1962-1971
196 
186 
1972–1981
159 
155 
1982-1991
170 
128 
1992-2001
127 
129 
2002-2011
107 
111 
2012-2021
116 
Statut marital des personnes à Anniviers en 2021[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
38 
veuf(ve)s
91 
149 
divorcé(e)s
109 
644 
marié
615 
589 
célibataires
494 

Population résidente d'origine étrangèreModifier

En 2021, 18,7 % de la population d'Anniviers possèdent une nationalité étrangère[37]. Parmi les pays les plus représentés se trouvent le Portugal (184 personnes), la France (156), la Belgique (66), le Royaume-Uni (35) et l'Allemagne (30)[40].

ÉducationModifier

Avant les années 1960, le territoire d'Anniviers compte 11 écoles — une par village, à l'exception de Zinal. Chaque école, sauf celles de Vissoie et d'Ayer, ne compte alors qu'une seule classe regroupant les différents niveaux. Ces écoles ferment progressivement durant les années 1960 car les élèves ne sont pas assez nombreux et il devient difficile d'embaucher des enseignants. Les premières idées de centralisation voient ainsi le jour[41].

Le Centre scolaire d'Anniviers, situé à Vissoie, est inauguré en  ; les communes de Grimentz et d'Ayer, qui refusaient l'idée de regrouper tous les enfants de la vallée dans une même école, ferment leurs écoles la même année, probablement motivées par l'introduction du concept de cycle d'orientation en 1972. Tous les enfants d'Anniviers, du degré préprimaire au degré secondaire I, sont ainsi regroupés au centre scolaire de Vissoie depuis l'année scolaire 1973-1974[41].

Identité de la populationModifier

GentiléModifier

Les habitants de la commune se nomment les Anniviards[42].

PatoisModifier

Anniviers possède son propre patois. Il fait partie, comme les autres patois valaisans, des dialectes francoprovençaux. Les différents villages de la vallée parlent le même dialecte, bien qu'il puisse exister des différences phonétiques d'un village à un autre. Saint-Luc et Chandolin forment alors un sous-groupe du patois anniviard tandis que les autres villages forment un deuxième sous-groupe[43].

En phonétique, la spécificité du patois d'Anniviers est le « l » vélaire, qui est prononcé « rl » par les plus jeunes. Il existe également des sons parasites très fréquents, comme « k » et « g ». Enfin, les consommes « g » et « k » sont mouillées lorsqu'elles se retrouvent devant un « a » ou un « e »[43].

Le patois d'Anniviers fait l'objet d'un lexique écrit par Dominique Epiney-Regolatti, Jean-Baptiste Massy et Gérard Revey et relu par la linguiste Janine Barmaz-Chevrier. Il est sorti en 2018 sous le titre Lexique du Patois d’Anniviers : Mòss èm patouè d’Anivyè. Il regroupe 3 500 mots traduits et retranscrits selon la graphie des patois valaisans[44],[45].

ÉconomieModifier

Emplois et entreprisesModifier

En 2020, sur les 1 558 travailleurs actifs de la commune, 115 travaillent dans le secteur primaire, 265 dans le secteur secondaire et 1 178 dans le secteur tertiaire. De même, sur 345 entreprises, 44 travaillent dans le secteur primaire, 57 dans le secteur secondaire et 244 dans le secteur tertiaire. L'équivalent temps plein de l'ensemble des travailleurs de la commune est de 1 182[46]. En , le taux de chômage de la région de Sierre est de 2,1 %, soit une baisse de 0,5 % par rapport au mois d'août de l'année précédente[47].

ActivitésModifier

Anniviers est une région hautement touristique. Plusieurs chemins pédestres et diverses installations sportives accueillent les visiteurs en été. Pour l'hiver, deux domaines skiables Grimentz - Zinal et Saint-Luc/Chandolin sont situés sur le territoire communal.

La région compte plusieurs hôtels de toutes catégories et des cabanes de montagne.

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine bâtiModifier

Biens culturels d'importanceModifier

Anniviers possède 14 édifices et 2 sites archéologiques inscrits à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale de 2021. Les moulins de Saint-Luc et les pierres à cupules de Grimentz sont reconnus d'importance nationale. Les sites d'importance régionale sont l'usine hydroélectrique de Mottec, l'église Sainte-Barbe et le pont des Petits-Pontis à Chandolin, le grand grenier et les trois caves blanches à Grimentz, la chapelle Saint-Jean de Saint-Jean, le grand Hôtel du Cervin, l'hôtel Bella Tola et les pierres à cupules de Saint-Luc ainsi que, à Vissoie, la chapelle Notre-Dame Compassion du château, l'église Sainte-Euphémie, la cure, la tour et le vicariat[48]

MonumentsModifier

En dessous du village de Fang, des fouilles archéologiques ont permit de découvrir en 2014 un hameau médiéval au lieu-dit Tiébagette.

ManifestationsModifier

Chaque année, Anniviers accueille l'arrivée de la course à pied de Sierre-Zinal ainsi que le Grand Raid BCVs.

Spécialités régionalesModifier

 
Au début du XXe siècle à Soussillon, transport muletier à l'aide de barròt de Sierre à Chandolin du vin qui deviendra du Vin du Glacier.

Le vin du Glacier est un vin blanc typique d'Anniviers, vinifié à l'origine à partir de cépages de rèze par cuvaison des grains entiers. Le vin est entonné à Sierre, où il passe l'hiver, avant d'être transporté dans les différents villages du val d'Anniviers, et il est conservé pendant plusieurs années. Chaque année, la nouvelle récolte est ajoutée aux précédentes, ce qui fait du vin du Glacier un vin parfois centenaire. Il est à l'origine consommé uniquement lors d’événements spéciales, tels que des mariages, des enterrements ou des baptêmes. Les cépages de rèze ayant pratiquement disparu, le vin du Glacier est fait à partir de plants d'ermitage, pinot gris ou fendant. Les tonneaux de vin du Glacier sont gardés par les bourgeoisies des villages du val d'Anniviers[49].

PersonnalitésModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Parti de gueules et d'argent à deux bouquetins affrontés de l'un dans l'autre[72].
Détails
Le blason d'Anniviers reprend les armoiries de la famille d'Anniviers, qui sont citées dans des actes de procès du XIVe siècle. Selon Jacques-Étienne d'Angreville, la famille d'Anniviers aurait porté ses armoiries d'or au lieu d'argent[73]. Les armes d'Anniviers sont également apparues sur des Thalers émis par l'évêque de Sion Nicolas Schiner en 1498 et 1501[72].
Les armoiries de la commune sont approuvées par le canton du Valais[74].
Alias Parti de gueules et d'or à deux bouquetins affrontés de l'un dans l'autre[72].
Blason présumé de la famille d'Anniviers[73].

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Martin Fenner (trad. de l'allemand par Stéphane Andereggen), Val d'Anniviers : Tradition et Mutations [« Val d'Anniviers: Tradition und Wandel »], Sierre, Éditions Monographic, (ISBN 978-2-88341-230-9).  
  • Dominique Epiney Regolatti, Jean-Baptiste Massy, Gérard Revey et Janine Barmaz-Chevrier, Lexique du Patois d'Anniviers, Zinal et Orbe, EDICME, , 203 p. (ISBN 978-2-940614-05-9).  

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2020 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. a et b « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. « Anniviers » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. « Cartes de la Suisse », sur map.geo.admin.ch (consulté le ).
  5. Fenner 2015, p. 16.
  6. « Présentation de la Commune », sur www.anniviers.org (consulté le ).
  7. « Villages et hameaux », sur www.anniviers.org (consulté le ).
  8. « Statistique de la superficie: Nomenclature standard (NOAS04) par district et commune, en hectares », sur bfs.admin.ch (consulté le ).
  9. a b et c « Anniviers : 80 hectares de zones à bâtir pourraient être dézonés », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Anniviers gèle près de 100 hectares de zones à bâtir », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. a et b « Logements », sur pxweb.bfs.admin.ch (consulté le ).
  12. « Logements vacants selon le nombre de pièces d'habitation et le type de logement vacant », sur www.pxweb.bfs.admin.ch (consulté le ).
  13. « Monthey en chiffres », sur www.raifeisen.ch, (consulté le ).
  14. Fiche d'information sur l’initiative populaire « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires », Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, , 4 p. (lire en ligne [PDF]).
  15. « Logements selon Commune, Mode d'utilisation du logement et Nombre de pièces », sur bfs.admin.ch (consulté le ).
  16. a et b « Géoportail fédéral : résidences secondaires », sur geo.admin.ch, (consulté le ).
  17. a et b Office fédéral du développement territorial ARE, « Résidences secondaires », sur www.are.admin.ch (consulté le ).
  18. « Zones sismiques sur la carte d'Anniviers », sur map.geo.admin.ch (consulté le ).
  19. « Dangers Géologiques », sur sitonline.vs.ch (consulté le ).
  20. « Dangers hydrologiques », sur sitonline.vs.ch (consulté le ).
  21. « Les vallées se préparent à l’hiver », Le Nouvelliste,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le ).
  22. « Dangers des avalanches », sur sitonline.vs.ch (consulté le ).
  23. « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », sur henrysuter.ch (consulté le ).
  24. a b et c Fenner 2015, p. 20.
  25. Bernard Crettaz, Le curé, le promoteur, la vache, la femme et le président : que reste-t-il de notre procession ? - Bernard Crettaz - Payot, Ayer, éditions Porte-plumes, (ISBN 978-2-940327-19-5).
  26. Paul Aebischer, « Aspects négatifs de la toponymie valaisanne », Revue suisse d'histoire,‎ , p. 480 (lire en ligne)
  27. « Anavo- (inspiration / richesse) », sur L'encyclopédie L'Arbre Celtique (consulté le )
  28. Jean-Baptiste Massy et Gérard Revey, Lexique du Patois d'Anniviers, Zinal et Orbe, EDICME, , 203 p. (ISBN 978-2-940614-05-9), p. 32.
  29. Danielle Allet-Zwissig, « Anniviers, val d' » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  30. France Massy, « Communales 2020 – Résultats: en Anniviers, les PDC décrochent un siège supplémentaire », sur le nouvelliste.ch, (consulté le ).
  31. « Conseil municipal », sur anniviers.org (consulté le ).
  32. « Assemblée primaire », sur www.anniviers.org (consulté le ).
  33. « Simon Epiney », sur www.parlament.ch (consulté le ).
  34. a b et c « Le fils du boulanger qui ne rêvait pas de politique », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  35. « Visages présidentiels », Le Nouvelliste,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  36. « Les jeux sont faits », Le Nouvelliste,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le ).
  37. a b et c « Portait régional 2021 : Anniviers », sur www.media-stat.admin.ch (consulté le ).
  38. Office fédéral de la statistique, « Evolution de la population des communes 1850-2000 - Recensement fédéral de la population 2000 », sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ).
  39. a b et c « Population résidante permanente et non permanente selon Année, Commune, Type de population, Sexe, Etat civil et Classe d'âge », sur bfs.admin.ch (consulté le ).
  40. « Population résidante permanente et non permanente selon Année, Commune, Type de population, Lieu de naissance et Nationalité », sur bfs.admin.ch (consulté le ).
  41. a et b Siegfried Hanhart, Véronique Beer Fluckiger et Gérard Perroulaz, « L'école est fermée!... et alors ? Les conséquences des fermetures d'écoles : une étude de cas dans le Val d'Anniviers (Valais) », Cahiers de la Section des sciences de l'éducation,‎ , p. 1-20 (lire en ligne, consulté le ).
  42. Charles Knapp (dir.), Dictionnaire géographique de la Suisse, vol. 6 : Toffen - Zybachsplatte, Neuchâtel, Victor Attinger, 1902-1910, p. 191 [détail des éditions] [lire en ligne (page consultée le 17.11.2022)]
  43. a et b Epiney Regolatti et al. 2018, p. 19.
  44. Gilles Berreau, « Le patois d’Anniviers a son dictionnaire », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  45. « Anniviers: le lexique du patois est prêt », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  46. « Établissements et emplois », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  47. La situation sur le marché du travail en Valais, Sion, Service de l’industrie, du commerce et du travail du canton du Valais, , 12 p. (lire en ligne), p. 6.
  48. (de + fr + it + rm + en) Inventaire suisse des biens culturels d’importance nationale et régionale édition 2021, Berne, Office fédéral de la protection de la population, (lire en ligne [PDF]), p. 326.
  49. Zoltan Szabo, Patrimoine culinaire valaisan : visage du terroir, Crémines, Max Valrett, , 261 p. (ISBN 2-9700356-0-X), p. 23
  50. « Edmond Bille hante le bourg de Chandolin », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. « René-Pierre Bille », sur rts.ch, (consulté le ).
  52. Maryke de Courten, « S. CorinnaBille » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  53. « Corinna Bille et Maurice Chappaz, amoureux et écrivains », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  54. « Un couple d'écrivains », sur rts.ch, (consulté le ).
  55. « Le sociologue valaisan Bernard Crettaz est décédé à l'âge de 84 ans », sur rts.ch, (consulté le ).
  56. a et b « Deux 'Didier' qui font rayonner le val d'Anniviers à travers tout le pays », sur Rhône FM (consulté le ).
  57. « Didier de Courten quitte son restaurant pour rejoindre les remontées mécaniques de Grimentz-Zinal », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  58. « Armand Genoud », sur olympics.com (consulté le ).
  59. « Selection suisse pour Cortina », Journal de Genève,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le ).
  60. Charly-G. Arbellay, « Le bonjour d'Armand Genoud », Le Nouvelliste,‎ , p. 40 (lire en ligne).
  61. Rachel Barbara Häubi, « Ella Maillart, la quête d’une vie », sur L'Elysée hors champ, (consulté le ).
  62. Notices biographiques des autorités valaisannes, Vallesia, 322 p. (lire en ligne).
  63. « Une personnalité incontournable du val d'Anniviers », sur Le Temps, (ISSN 1423-3967, consulté le ).
  64. « À 55 ans, l’arbitre de ligue nationale Didier Massy a rechaussé les patins en 3e ligue », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  65. « Jacques Melly retrouve ses racines », Le Nouvelliste,‎ , p. 18 (lire en ligne, consulté le ).
  66. « Monnier, Paul », sur www.sikart.ch (consulté le ).
  67. « Un Valaisan tout schuss », Le Nouvelliste,‎ , p. 14 (lire en ligne [PDF]).
  68. « Patrice Morisod quitte le Cirque Blanc », sur Le Matin, (ISSN 1018-3736, consulté le ).
  69. « Laurence Revey taquine les fées en patois », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  70. Sophie Krummenacher, « Aloys Theytaz » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  71. Janine Fayard Duchêne, Du val d'Anniviers à Sion : la famille de Torrenté des origines à nos jours, Sion, Vallesia, , 299 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 9-11.
  72. a b et c Léon Dupont Lachenal, « La Confédération valaisanne et ses emblèmes héraldiques », dans Annales valaisannes : bulletin trimestriel de la Société d'histoire du Valais romand, vol. 10, (présentation en ligne, lire en ligne), chap. 3, p. 323-327.
  73. a et b Armorial valaisan, Zurich, Orell Fuessli, , 304 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 11.
  74. « Loi sur les communes », sur lex.vs.ch (consulté le ).