Anniviers

commune suisse

Anniviers
Anniviers
Le village de Chandolin.
Blason de Anniviers
Héraldique
Drapeau de Anniviers
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Sierre
Localité(s) Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc, Vissoie, Mayoux, Pinsec, Mission, Zinal, Niouc, Fang, Soussillon, Pralong, La Combaz, Cuimey, Mottec.
Président(e) David Melly
NPA 3961
N° OFS 6252
Démographie
Gentilé Anniviards
Population
permanente
2 732 hab. (31 décembre 2018)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ nord, 7° 36′ 00″ est
Altitude 1 202 m
Superficie 242,95 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Anniviers
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Anniviers
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Anniviers
Liens
Site web www.anniviers.org
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Anniviers est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Vue du Val d'Anniviers où se situe la commune.
Communes limitrophes de Anniviers
Grône, Chalais Chippis, Sierre Salquenen, Loèche
Mont-Noble
Saint-Martin
  Agarn
Oberems
Evolène Zermatt Randa

AccèsModifier

  • A9 Autoroute de Lausanne-Simplon.
  • Sortie Sierre-est, direction Val d'Anniviers à 20 km par une route de montagne très pittoresque.

ToponymieModifier

Le nom de la commune reprend celui du val d'Anniviers. Celui-ci a porté plusieurs noms au cours de son histoire, le premier étant « vallis Annivesii » avant 1052, puis « de Anivesio » en 1193, « Annivies » en 1215, « Anives » en 1243 et « Annevié » en 1253[3].

Le nom « Anniviers » proviendrait, selon le sociologue Bernard Crettaz, de la migration saisonnière de ses habitants entre la montagne et la plaine : l'étymologie renvoie les significations « année sur les chemins », « chemins de l'année » ou « travaux de l'année »[4]. Une autre hypothèse, soulevée par Julius Fröbel, propose des origines gaéliques. Il serait un mot composé de « Anna » ou « Na », signifiant « riche », et de « Uisge », « rivière ». La signification du mot « Anniviers » serait ainsi « rivière riche »[5].

En patois d'Anniviers, le nom de la commune est « Anivyè »[6].

HistoireModifier

Les premières traces humaines connues datent de l'âge du Fer et du Bronze. On y trouve de nombreuses pierres à cupule, ce qui atteste une présence humaine. Avant 1052 la vallée se nommait Annivesium (ancien nom allemand Eifischtal).

L'évêque de Sion acheta la vallée entre 1116 et 1138 et en fit don au chapitre. En l'an 1193, Anniviers devient un vidomnat qui fut perpétuel dès 1311. Administré dans un premier temps par la famille d'Anniviers, puis par les Rarogne (1381) il revint à l'évêché de 1467 à 1798. La vallée compte alors quatre quartiers politiques de 1327 à 1798 (Quartier de Luc, de Grimentz...) et représente un tiers du dizain de Sierre en 1565. Avant 1798, Anniviers vit en autarcie et regroupe dix communautés villageoises aux rapports souvent conflictuels.

Vers la fin du XVIIIe siècle, la vallée s'effrite et on peut assister à une multiplication des paroisses au nombre de deux en 1805 puis cinq en 1932. Les communes commencent à se dessiner et sont six en 1905: Ayer, Chandolin, Saint-Luc, Saint-Jean, Grimentz et Vissoie. En ce qui concerne les moyens de communication, l'on trouve un premier chemin vers 1300, une route carrossable en 1854 (pour le transport des minerais de nickel et de cobalt). La route goudronnée date de 1955 et a dû être construite pour permettre le transport des matériaux nécessaires à l'édification du Barrage de Moiry

L'histoire plus récente consiste principalement dans la chute du secteur primaire (de 88,6 % en 1910 à 10 % en 1980) et le développement du tourisme, ce qui a remis au goût du jour une unité de la vallée, qui a trouvé son apogée en 2005 lors des débuts du projet de fusion des communes. Cela déboucha sur un référendum le qui scella la fusion des six anciennes communes d'Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie, fusion effective depuis le [7].

Conseil communalModifier

En date du , le conseil communal a été élu, et donne 6 sièges au PDC, 2 au PLR et 1 à l'AdG sur les neuf sièges de conseiller communal de la commune.

TourismeModifier

Anniviers est une région hautement touristique. Plusieurs chemins pédestres et diverses installations sportives accueillent les visiteurs en été et, en ce qui concerne l'hiver, deux domaines skiables Grimentz - Zinal et Saint-Luc/Chandolin sont à la disposition des amateurs de sports de glisse. La station de Vercorin, bien qu'alliée aux autres sociétés de remontées, ne fait pas partie de la commune d'Anniviers.

La région compte plusieurs hôtels de toutes catégories et des cabanes de montagne.

Culture et patrimoineModifier

ManifestationsModifier

Chaque année, Anniviers accueille l'arrivée de la course à pied de Sierre-Zinal ainsi que le Grand Raid BCVs.

Spécialités régionalesModifier

 
Au début du XXe siècle, descente à dos de mulet du vin du Glacier depuis Grimentz.

Le vin du Glacier est un vin blanc typique d'Anniviers, vinifié à l'origine à partir de cépages de rèze par cuvaison des grains entiers. Le vin est entonné à Sierre, où il passe l'hiver, avant d'être transporté dans les différents villages du val d'Anniviers, et il est conservé pendant plusieurs années. Chaque année, la nouvelle récolte est ajoutée aux précédentes, ce qui fait du vin du Glacier un vin parfois centenaire. Il est à l'origine consommé uniquement lors d’événements spéciales, tels que des mariages, des enterrements ou des baptêmes. Les cépages de rèze ayant pratiquement disparu, le vin du Glacier est fait à partir de plants d'ermitage, pinot gris ou fendant. Les tonneaux de vin du Glacier sont gardés par les bourgeoisies des villages du val d'Anniviers[8].

PersonnalitésModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Baptiste Massy et Gérard Revey, Lexique du Patois d'Anniviers, Zinal et Orbe, EDICME, , 203 p. (ISBN 978-2-940614-05-9)

Notes et référencesModifier

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2018 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », sur henrysuter.ch (consulté le 23 juin 2020)
  4. Bernard Crettaz, Le curé, le promoteur, la vache, la femme et le président : que reste-t-il de notre procession ? - Bernard Crettaz - Payot, Ayer, éditions Porte-plumes, (ISBN 978-2-940327-19-5)
  5. Edouard Desor, Le val d'Anniviers, t. XVIII, Éditions à la Carte, , 80 p. (ISBN 2-88464-415-6, lire en ligne), p. 77-78
  6. Massy et Revey, p. 32.
  7. Danielle Allet-Zwissig, « Anniviers, val d' » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  8. Zoltan Szabo, Patrimoine culinaire valaisan, Crémines, Max Valrett, , 261 p. (ISBN 2-9700356-0-X), p. 23

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