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Allonzier-la-Caille

commune française du département de la Haute-Savoie

Allonzier-la-Caille
Allonzier-la-Caille
Blason de Allonzier-la-Caille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton La Roche-sur-Foron
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Cruseilles
Maire
Mandat
Gilles Pecci
2014-2020
Code postal 74350
Code commune 74006
Démographie
Gentilé Allonziérains
ou Allonziérois[1]
Population
municipale
2 042 hab. (2016 en augmentation de 18,51 % par rapport à 2011)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 15″ nord, 6° 07′ 02″ est
Altitude Min. 471 m
Max. 882 m
Superficie 9,62 km2
Localisation

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Liens
Site web allonzierlacaille.fr

Allonzier-la-Caille est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune d'Allonzier-la-Caille est située à 12 kilomètres au nord d'Annecy et 30 kilomètres au sud de Genève. Le terroir est limité au nord par les gorges profondes des Usses à l'est par le Viéran et à l'ouest par le ruisseau de Mounant. Il est constitué essentiellement d'une colline culminant à 887 mètres, appelée le Crêt de la Dame, terminaison septentrionale de la Mandallaz, et d'une petite plaine dominant l'entaille des Usses, où l'on peut voir de belles falaises urgoniennes.

La commune dispose de plusieurs hameaux :

  • Avregny ;
  • Bublens ;
  • l'Abbaye ;
  • la Greubaz ;
  • la Raviere ;
  • les Croisegniers ;
  • les Malatrays ;
  • les Marais Pontaux ;
  • Maloux ;
  • Mandallaz ;
  • Néplier ;
  • Pouilly ;
  • Sous la roche ;
  • Sous le mont.

Communes limitrophesModifier

Ses habitants sont appelés les Allonziérains ou les Allonziérois[1]. Ils sont également surnommés en patois les « lô Farfolyon », ce qui signifie « les fureteurs ».

Communes limitrophes de Allonzier-La-Caille[2]
Cercier Cruseilles
Choisy   Villy-le-Pelloux
Choisy Cuvat Saint-Martin-Bellevue

ToponymieModifier

Son nom a pour origine le nom d'une ancienne auberge à l'enseigne de cet oiseau. Allonzier la Caille s'écrit sans tiret.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Alonzi, selon la graphie de Conflans[3].

HistoireModifier

Période gallo-romaineModifier

Une voie romaine est utilisée comme chemin de forêt du centre du village au pont de la Caille. Non loin du pont, des traces de la civilisation romaine se retrouvent au lieu-dit le Néplier où Pierre Broise a découvert un vaste oppidum allobroge à proximité du passage des Usses. En contrebas les romains avaient connaissances de deux sources sulfureuses, dites des bains de la Caille et un pont romain traverse les Usses.

Moyen ÂgeModifier

Les templiers installent un château à donjon carré datant de 1100. En 1328, le fief est propriété de la famille noble des Fabri d'Allonzier, plus tard Fabry d'Alauzier puis de la famille des de Reydet jusqu’en 1768.

À cette époque, une maladrerie maladeria Pontis Ussie et une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, aujourd'hui disparue, se juxtaposaient au pont romain, seule voie de passage entre Annecy et Genève.

RenaissanceModifier

Victor-Amédée III entreprend en 1780 d'édifier, en amont du pont existant un gigantesque ouvrage d'art pour faciliter les communications. Le pont s'écroule en 1813. Le Buon Governo sarde décide de bâtir un nouvel édifice pour enjamber les Usses et demande à l'ingénieur français E. Belin de le réaliser, selon la technique des câbles d'acier. Il est inauguré par le roi Charles-Albert le 7 octobre 1839.

L'entre-deux-guerres voit la construction d'un nouveau pont (IMH[4], abords SI) enjambant la gorge d'une seule arche de 139 mètres. Il est inauguré le 22 août 1932 par le ministre Gourdeau.

Avregny est jusqu'en 1975 une commune indépendante située, à l'ouest d'Allonzier-la-Caille, sur la route de Cercier. La paroisse, dont l'existence pourrait remonter au VIe siècle, possédait une église (au hameau de Rossy), placée sous le vocable de saint Oyend. Elle est détruite à la Révolution, et en 1828 on en vend les pierres.

Politique et administrationModifier

Situation administrativeModifier

Allonzier fut transférée du canton d'Annecy au nouveau canton de Cruseilles le . Allonzier prend le nom d'Allonzier-la-Caille le (J.O. du 15 mai 1900). Allonzier-la-Caille absorbe Avregny par l'arrêté préfectoral du (J.O. du 20 février 1973)[1]. Elle appartient, depuis 2015, au canton de La Roche-sur-Foron, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 27 communes[5].

La commune est membre, avec douze autres, de la communauté de communes du Pays de Cruseilles.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2001 Thomas Miguet    
mars 2001 En cours Gilles Pecci DVD Cadre

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

Ses habitants sont appelés les Allonziéroises et Allonziérois[1].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 2 042 habitants[Note 1], en augmentation de 18,51 % par rapport à 2011 (Haute-Savoie : +7,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
349333366486573637642722734
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
776707705661660645622630580
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
511535441520448460424462510
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
6618511 0801 3711 7232 042---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune d'Allonzier-la-Caille est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école maternelle (95 élèves[10]) et une école élémentaire, qui compte 137 élèves[11].

ÉconomieModifier

Auparavant tournés vers l'exploitation forestière et agricole, les habitants sont aujourd'hui une majorité à travailler sur Annecy ou Genève et dans les zones artisanales, industrielles et commerciales proches.

Depuis les années 2000, l'économie locale a pris une expansion considérable du fait de l'installation sur une vingtaine d'hectares de la PAE de la Caille où fleurissent une trentaine d'entreprises venues s'installer, bénéficiant du nœud autoroutier de l'A41 créant position géographique privilégiée à vingt minutes de Genève et son aéroport, à la vallée de l'Arve et au Mont Blanc et à dix minutes des portes d'Annecy. Parmi elles, la société « Pilot Europe », centre de production et de distribution de stylos (45 millions en 2011) et de fournitures scolaires sur 15 000 m², fournissant une trentaine de pays pour 129 millions d'euros de C.A. et employant 218 salariés.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le pont de la CailleModifier

Article détaillé : Pont de la Caille.

Le pont Charles-Albert fut édifié avec une rapidité étonnante : les travaux commencés le 10 mars 1838 par les entreprises Blanc d’Annecy, Bonnardet de Lyon et Bertin de Paris furent terminés en 1839 (soit en 1 an et 4 mois). Selon la coutume, diverses pièces d’or et d’argent furent noyées dans la maçonnerie lors de la pose de la première pierre. Avant l’arrivée de l’hiver, les quatre tours étaient terminées et les câbles porteurs mis en place. Au total, 24 câbles, réunis en 3 groupes de 4 sur chaque côté du pont. Chacun de ces câbles était constitué de 154 fils de fer parallèles, ligaturés ensemble tous les 20 cm.

Au sommet des tours, ils reposaient sur des rouleaux. Sur les deux rives, ils s’accrochaient à d’autres câbles qui descendaient s’amarrer sous terre dans des chambres d’ancrage. Puis on fixa aux câbles porteurs 266 câbles de suspente, 133 de chaque côté, pour supporter des poutrelles en bois de mélèze, sur lesquelles reposait la chaussée, faite d’un platelage en bois de peuplier.

L’inauguration officielle eut lieu le 11 juillet 1839 devant 10 000 personnes. Le 7 octobre, le roi Charles-Albert venait en personne inaugurer l’ouvrage qui devait pérenniser son nom.

La seule note discordante fut le péage, qui était perçu dans deux petits pavillons d’architecture néo-classique, bâtis sur les ancrages des câbles côté Cruseilles, et dans une maisonnette perpendiculaire au pont côté Allonzier. Très vite la société concessionnaire se plaignit au gouvernement que la population locale déployait toutes sortes de ruses pour échapper au péage. Le manque à gagner était d’autant plus sensible pour la société du Pont de la Caille que tous les services de l’État étaient exemptés de péage.

En 1861, des réparations sont nécessaires à la suite d’un violent orage et 8 ans plus tard, on cesse de percevoir un péage pour l’utilisation du pont. Après le rattachement de la Savoie à la France, l’État racheta ce péage qui fut supprimé en 1869. Ce même rattachement fit des Usses la frontière de la grande zone franche avec Genève. Le pont de la Caille devint alors un poste de douane et les habitants de Cruseilles et d’Allonzier s’adonnèrent à une active contrebande. La douane resta au pont jusqu’en 1923 quand l’étendue de la zone fut réduite à ses dimensions actuelles.

Bains de la CailleModifier

Article détaillé : Bains de la Caille.
 
Exsurgence de l'une des sources sulfureuses.

Auparavant dit « Bains Cherpier », ces bains sont issus de deux sources sulfureuses qui jaillissent au fond de la vallée des Usses, en aval du pont Charles-Albert.

Le château d'AllonzierModifier

Situé dans le vieux bourg d'Allonzier, cette ancienne maison forte encore habitée fut l’ancienne résidence des nobles Fabri d’Allonzier, puis des nobles d'Angeville jusqu’en 1765.

Le château d'Allonzier juxtapose l'ancien hôtel « Le manoir » aujourd'hui réaménagé en plusieurs appartements.

Les ruines du Château VieuxModifier

Situé entre la rivière des Usses et le ruisseau de Mounant. C’était un château de Templiers à donjon carré datant de 1100. Il fut habité par les De Reydet de la Vulpillière jusqu’en 1768. Une fenêtre à meneaux du château a été réemployée dans une maison d’Avregny.

Le puits du curéModifier

Situé sur l’emplacement de l'église d'Avregny les portes délabrées, le bénitier et les fonts baptismaux sont actuellement dans l’église de la Combe-de-Sillingy

L'église Saint-MartinModifier

Situé au chef-lieu d'Allonzier, l'église dédiée à saint Martin est d’origine très ancienne (monseigneur Jean de Bertrand en est le curé en 1411), détruite par un incendie en 1660, fut reconstruite entre 1829 et 1841[12].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d'Allonzier-la-Caille se blasonnent ainsi :

Écartelé d'une croix estrée d'argent ; au premier de gueules à six billettes couchées d'azur ordonnées 2, 2, et 2 ; au second de gueules au pont Charles-Albert d’or en perspective ; au troisième de gueules à une coquille d'or surmontée de cinq étoiles du même ordonnées en arc de cercle ; au quatrième fascé ondé de sinople et d'argent bordé de gueules.

  • (Enquerre au 1)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Dominique Bouverat, « La seigneurie, les châteaux et l'hôpital de Vulpillières », Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne, 2007, t. 114, pp. 163-188 ([PDF] lire en ligne).
  • Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, éditions Horvath.
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 249-250, « Le canton et le district de Cruseilles », p.262-266, « Allonzier-la-Caille », p.268 « Avregny ».

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c et d « Allonzier-la-Caille », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 21 mars 2015), Ressources - Les communes.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. IMH : Inscrit Monument Historique - SI : Site Inscrit
  5. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Haute-Savoie (74) > Allonzier-la-Caille > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 août 2015).
  11. « Haute-Savoie (74) > Allonzier-la-Caille > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 août 2015).
  12. [PDF] Paroisse de Cruseilles : Sainte-Croix en pays de Cruseilles, « Église Saint-Martin d'Allonzier-la-Caille », sur www.diocese-annecy.fr, (consulté en juillet 2013).