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187e division d'infanterie (Empire allemand)

187e division d'infanterie
Création 20 mai 1915
Dissolution janvier 1919
Pays Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Type Division d'infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1916 - campagne de Roumanie
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1917 - Bataille de Passchendaele
1918 - Opération Michael

La 187e division d'infanterie est une unité de l'armée allemande créée en 1915 sous la forme d'une brigade d'infanterie qui prend le nom de 187e division d'infanterie en . Cette unité participe à la Première Guerre mondiale. Au cours de l'année 1915 et jusqu'au , l'unité occupe un secteur du front en Alsace. Durant l'automne 1916, la division est transférée sur le front de l'est et engagée dans la campagne contre la Roumanie.

En , la division est transportée sur le front de l'ouest en Lorraine avant d'être engagée dans la bataille du Chemin des Dames. Au mois de septembre, elle est transférée dans les Flandres et combat lors de la bataille de Passchendaele. Au mois de , la division est engagée dans l'opération Michael. Durant l'été et l'automne, elle occupe un secteur en Artois. Après la signature de l'armistice, la division est rapatriée en Allemagne et dissoute.

CréationModifier

  •  : création de la 187e brigade d'infanterie
  •  : transformée en 187e division d'infanterie

Première Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

1915Modifier

  • 187e brigade d'infanterie
187e régiment d'infanterie
188e régiment d'infanterie
189e régiment d'infanterie
  • 231e détachement d'artillerie (3 batteries)
  • 187e compagnie de pionniers

1916Modifier

  • 187e brigade d'infanterie
187e régiment d'infanterie
188e régiment d'infanterie
189e régiment d'infanterie
  • 5e et 6e escadron du 16e régiment de dragons
  • artillerie
231e régiment d'artillerie de campagne (9 batteries)
3 batteries d'artillerie de montagne
  • 187e compagnie de pionniers

1917Modifier

  • 187e brigade d'infanterie
187e régiment d'infanterie
188e régiment d'infanterie
189e régiment d'infanterie
  • 3e escadron du 16e régiment de dragons
  • commadement d'artillerie divisionnaire
231e régiment d'artillerie de campagne (9 batteries)
  • 187e bataillon de pionniers

1918Modifier

  • 187e brigade d'infanterie
187e régiment d'infanterie
188e régiment d'infanterie
189e régiment d'infanterie
  • 5e escadron du 16e régiment de dragons
  • 6e commadement d'artillerie divisionnaire
231e régiment d'artillerie de campagne (9 batteries)
66e bataillon d'artillerie à pied
  • 187e bataillon de pionniers

HistoriqueModifier

1915Modifier

1916Modifier

  • 1er -  : retrait du front, repos dans la région de Colmar.
  • 1er février -  : mouvement vers le front, occupation de secteur dans la vallée de la Fecht, vers Guebwiller et combats pour la maitrise des hauteurs du Hartmannswillerkopf et du Reichackerkopf[1].
  • -  : retrait du front, repos dans la région de Munster et de Rouffach. À partir , transport par V.F. sur le front de l'Est, par Karlsruhe, Stuttgart, Ulm, Munich, Vienne, Budapest pour atteindre le front roumain[1].
  • -  : mouvement vers le front, combat sur le front roumain.
26 -  : combats dans la région de Sibiu.
-  : combats autour de Făgăraş. Du au , des unités de la division sont employées autour du col Turnu Roșu.
 : combats dans les monts Perşani.
7 -  : combats autour de Brașov.
10 - : une partie de la division est engagée dans des combats autour de Szurduk.
16 -  : l'autre partie de la division est employée dans la prise de Târgu Jiu.
18 -  : poursuite des troupes roumaines à travers la Valachie.
24 -  : combat le long de l'Olt.
27 -  : mise en réserve.
1er -  : mouvement vers le front, combats défensifs dans le secteur de Gyimes, Uz et Gebiet.
-  : organisation et occupation d'un secteur vers le col d'Oituz (de).

1917Modifier

  • -  : occupation d'un secteur le long de la Putna et dans la vallée de Slanic.
  • 12 -  : retrait du front, transport par V.F. sur le front de l'ouest par Arad, Budapest, Oppeln, Breslau, Dresde, Wurtzbourg, Strasbourg pour atteindre Dieuze[1].
  • -  : repos et instruction dans la région de Dieuze.
  • 20 -  : mouvement vers le front, occupation d'un secteur vers Moncel-lès-Lunéville et Arracourt.
  • -  : retrait du front, transport par V.F. de Morhange à Amagne.
  • -  : mouvement vers le front, occupation d'un secteur au nord de Berméricourt et au sud-est de Berry-au-Bac, engagée dans la bataille du Chemin des Dames.
  • -  : retrait du front, repos et instruction. La division est transformée en division de choc[1].
  • -  : engagée sur le front des monts de Champagne, vers le mont Cornillet, mont Blond et le mont Haut. Violente attaque française le .
  • -  : retrait du front, repos et instruction au camp de La Neuville-en-Tourne-à-Fuy, puis dans le secteur de Vervins.
  • -  : engagée dans la bataille de Passchendaele dans le secteur de Poelkapelle contre l'attaque britannique.
 : contre-attaque allemande dans le secteur de Langemark avec de lourdes pertes[1].
  • -  : retrait du front, repos au nord de Bruges.
  • -  : mouvement vers le front, engagée dans un secteur au sud de Dixmude.

1918Modifier

  • -  : mouvement de rocade, relève de la 38e division de Landwehr (de)[2] et occupation d'un secteur vers le bois Grenier au sud d'Armentières.
  • -  : relevée par la 6e division d'infanterie bavaroise[2] ; retrait du front, repos et instruction dans la région de Lille.
  • -  : mouvement de Douai vers Vitry-en-Artois atteint le . Engagée dans l'opération Michael à partir du dans le secteur de Fampoux. Relevée par la 2e division de réserve de la Garde[2].
  • -  : retrait du front, repos dans la région de Douai.
  • -  : relève de la 2e division de réserve de la Garde.
  • 7 -  : relevée par la 48e division de réserve[2], repos.
  • -  : mouvement vers le front, relève de la 39e division d'infanterie[2], occupation d'un secteur entre Neuf-Berquin et Vieux-Berquin au nord de Merville. Relevée début septembre, par extension du front des divisions adjacentes.
  • 3 -  : mouvement de rocade, renforcement du front dans le secteur de Inchy-en-Artois et combat avec de fortes pertes.
  • -  : retrait du front et repos dans la région de Bouchain.
  • 9 -  : relève de la 15e division de réserve[2] et occupation d'un secteur dans la région d'Oppy.
  • 20 -  : retrait du front, repos.
  • -  : mouvement vers le front, renforcement de la ligne vers Château l'Abbaye au nord-est de Saint-Amand, puis mouvement vers la région de Quiévrechain[2]. Après la signature de l'armistice, la division est rapatriée en Allemagne et dissoute au cours de l'année 1919.

Chefs de corpsModifier

Grade Nom Date
Generalleutnant Edwin Sunkel (de) -
Generalmajor Hans von Langermann und Erlenkamp (de) -

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d et e US Army 1920, p. 631
  2. a b c d e f et g US Army 1920, p. 632

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) United States Army, American Expeditionary Forces, Intelligence Section, Histories of Two Hundred and Fifty-one Divisions of the German Army which Participated in the War (1914–1918), Washington, Government Print Office, (ISBN 5-87296-917-1, lire en ligne)
  • (de) Gunter Wegner, Stellenbesetzung Der Deutschen Heere, 1815-1939 Die Hoheren Kommandostellen, vol. 1, Osnabruck, Bibliophile Books, (ISBN 3-7648-1780-1)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier