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Étienne Davodeau

auteur et scénariste de bande dessinée français

BiographieModifier

Étienne Davodeau est issu d'une famille ouvrière des Mauges, comme il l'explique dans Les Mauvaises Gens, ouvrage qui retrace la jeunesse de ses parents : nés en 1942, ils ont commencé à travailler dans l'industrie locale à 13 et 14 ans[1] et sont devenus membres de la JOC, syndicalistes CFTC puis CFDT, membres de l'ACO.

Après le baccalauréat[2], Étienne fait ses études supérieures à l'université Rennes 2 (département arts plastiques) ; il fonde alors, avec d'autres passionnés de BD, dont ses futurs collaborateurs Joub et Jean-Luc Simon, le studio Psurde[3].

Il publie son premier album, L'Homme qui n'aimait pas les arbres, en 1992, dans la nouvelle collection pour jeunes auteurs, « Génération Dargaud »[3].

Dans son œuvre, il alterne fictions et récits réalistes. Ses histoires, ancrées dans le réel[4], tracent des portraits bien vivants de gens ordinaires aux démêlés particuliers.

Il obtient deux années de suite le Prix France Info de la bande dessinée d'actualité et de reportage[5] : en 2006 pour Les Mauvaises Gens : une histoire de militants, et l'année suivante pour Un homme est mort, écrit avec Kris.

En 2013, il obtient le Prix « Grand Boum-Ville de Blois », décerné par le festival bd BOUM, pour l'ensemble de son oeuvre. La même année, sa bande dessinée en deux tomes Lulu femme nue[6], publiée en 2008 et 2010, est adaptée au cinéma sous le même titre par Sólveig Anspach. Le film est nommé au César de la meilleure adaptation lors des César 2015.

En 2014, il réalise avec Benoît Collombat une série de reportages, pré-publiée dans La Revue Dessinée. Le premier épisode, Mort d'un juge, a pour sujet l'assassinat du juge François Renaud en 1975. L'album Cher pays de notre enfance, paru en 2015, est décrit comme une enquête sur les années de plomb de la Cinquième République.

Depuis la fin des années 1990, Étienne Davodeau vit à Rablay-sur-Layon[7] (Maine-et-Loire) ; il y est conseiller municipal de 2014[8] à 2016[9].

ŒuvresModifier

FictionsModifier

  1. L'Homme qui n'aimait pas les arbres, 1992 ;
  2. Les Naufrageurs, 1993 ;
  3. Faux-frères, 1994.
  1. La Gloire d'Albert, 1999 ;
  2. Anticyclone, 2000 ;
  3. Ceux qui t'aiment, 2002.
  1. Tome 1, 2008 (ISBN 9782754801027) ;
  2. Tome 2, 2010 (ISBN 9782754801034) ;
Édition intégrale en un volume, 2014 (ISBN 9782754810340).

DocumentairesModifier

En tant que scénaristeModifier

En tant que dessinateurModifier

CollectifsModifier

Prix et distinctionsModifier

Adaptations cinématographiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sa mère : comme OS dans une usine de chaussures, A.M. Biotteau ; son père : après un apprentissage de mécanicien-ajusteur chez un artisan, il entre comme ouvrier d'entretien dans une usine d'électronique à Saint-Pierre-Montlimart, la Compagnie des Lampes, dont le siège était à Courbevoie ; il devient ensuite professeur dans l'enseignement technique.
  2. Études secondaires : cf. Les Mauvaises Gens, p. 168 et 180.
  3. a et b « Biographie », sur etiennedavodeau.com.
  4. .bedetheque.com: Biographie d'Étienne Davodeau.
  5. a b c d et e Lauréats du Prix France Info, site de la radio France Info, du 10/08/2014.
  6. Jean-Claude Loiseau, « Lulu femme nue - Etienne Davodeau », Télérama,‎ 22/03/2010 - mis à jour : 16/08/2017 (lire en ligne)
  7. « Etienne Davodeau sur la liste de Rablay », sur ouest-france.fr, (consulté le 28 octobre 2015).
  8. « Rablay-sur-Layon (49750) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr (consulté le 28 octobre 2015).
  9. Il démissionne de sa fonction de conseiller en janvier 2016 pour dénoncer les conditions de la fusion de Rablay-sur-Layon au sein de la commune nouvelle de Bellevigne-en-Layon, il regrette notamment que le conseil ait refusé en octobre 2015 l’organisation d’un référendum communal (source : Le Petit Écho de Rablay-sur-Layon, bulletin communal d’information de mars 2016).
  10. La rédaction, « Angoulême planche sur l'avenir de ses bulles. Les Alph'arts remis par le jury », Le Monde,‎
  11. La Rédaction 2006
  12. La rédaction de l'Obs, « "Les mauvaises gens" meilleur scénario », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  13. a b et c La Rédaction, « La BD Un homme est mort rafle une nouvelle récompense », Ouest-France,‎
  14. Sophie Delafontaine et Étienne Davodeau, « Étienne Davodeau, auteur de BD et parrain du festival de la BD engagée. Entretien », Ouest-France,‎
  15. Agathe Auproux, « Les 6 finalistes du Prix de la BD Fnac 2016 », sur livreshebdo.fr, .

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Patrick Gaumer, « Davodeau, Étienne », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, (ISBN 9782035843319), p. 231-232.
  • Aurélien Le Foulgoc, « La BD de reportage : le cas Davodeau », dans Hermès, La Revue, vol. 54, CNRS, , p. 83-90
  • (en) Clare Tufts, « Family History and Social History: Étienne Davodeau's Reportage of Reality in Les Mauvaises gens », European Comic Art, vol. 1,‎ , p. 37-55,110
  • La Rédaction, « Étienne Davodeau, l'autre roi d'Angoulême », Nouvelle République du Centre-Ouest,‎
  • La Rédaction de Sud-Ouest, « Étienne Davodeau, auteur de BD à succès », Sud-Ouest,‎
  • « Étienne Davodeau, image d'une BD renouvelée », Ouest-France,‎
  • Frédérique Pelletier, « Les couloirs aériens : 50 ans et + », dBD, no 137,‎ , p. 87.

Liens externesModifier

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