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Ancienne église Saint-Paul-des-Champs

église parisienne, à l'emplacement de l'acutelle église Saint-Paul-Saint-Louis

Ancienne église Saint-Paul-des-Champs
Vestiges de l'église Saint-Paul-des-champs.
Vestiges de l'église Saint-Paul-des-champs.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Arrondissement 4e arrondissement
Coordonnées 48° 51′ 15″ nord, 2° 21′ 44″ est

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Ancienne église Saint-Paul-des-Champs

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Ancienne église Saint-Paul-des-Champs

L'église Saint-Paul-des-Champs est une ancienne église de Paris, aujourd'hui disparue, dont l'emplacement se situerait de nos jours dans le 4e arrondissement aux nos 30-32 de l'actuelle rue Saint-Paul, à l'angle de la rue Neuve-Saint-Pierre.

Initialement chapelle cimétériale du monastère Saint-Martial, couvent de femmes établi sur l'île de la Cité (ultérieurement monastère Saint-Éloi), l'édifice, bâti au VIIe siècle, fut remplacé par un bâtiment plus vaste, et érigé en église paroissiale en 1125[réf. nécessaire]. Saint-Paul fut élevée au rang de paroisse royale au XIVe siècle après l'établissement de la cour à l'hôtel Saint-Paul tout proche, sous le roi Charles V. Les rois de France Charles VI et Charles VII y furent baptisés.

L'église fut démolie sous la Révolution française, entre 1796 et 1799. Une nouvelle paroisse fut constituée au début du XIXe siècle, à laquelle fut affectée l'église de l'ancienne maison professe des Jésuites (église Saint-Louis-des-Jésuites de Paris) qui prit alors le double vocable d'église Saint-Paul-Saint-Louis.

HistoireModifier

L'origine de l’église Saint-Paul remonte au règne du roi des Francs Dagobert Ier durant lequel l'orfèvre et trésorier du roi, le futur évêque Éloi de Noyon (v. 588-660) fonda sur l'île de la Cité, en 631[1] ou vers 632[2],[3], le monastère Saint-Martial (aussi appelé monastère Sainte Aure, puis monastère Saint-Eloi). Il plaça les moniales sous la règle de saint Colomban et désigna Aure de Paris (?-666) comme première mère supérieure, puis comme abbesse[1]. Éloi donna à ce monastère, implanté au cœur de la cité, des terrains de culture — couture en ancien français — situés hors de la ville, en aval de la Seine, qui étaient délimités au sud par la rive droite du fleuve et au nord par l'ancienne voie romaine, parallèle à la Seine, menant de Paris à Meaux (actuelle rue Saint-Antoine). Celle-ci franchissait une étendu plus vaste, inondable et marécageuse (Le Marais), d'où émergeaient quelques « monceaux » ou buttes insubmersibles sur lesquelles était déjà implantée l'église Saint-Gervais-Saint-Protais[4]. Les moniales de Saint-Martial se conformant à la vieille loi romaine de ne pas inhumer dans les villes[2], choisirent le point culminant de leur terres pour établir l'enclos destiné à enterrer leurs morts. Il fut flanqué d'une chapelle.

La chapelle ciméteriale Saint-Paul-des-ChampsModifier

 
L'église Saint-Paul-des-Champs sur le plan de Truschet et Hoyau (1550).
 
Églises Saint-Paul-des-Champs (en haut) et Saint-Louis-des-Jésuites (en-dessous) sur le plan de Turgot publié en 1739.

Une chapelle érigée vers 632-642 précéda l'église paroissiale. Ce premier édifice cultuel dédié à saint Paul l'Ermite[réf. nécessaire] dut son nom aux champs cultivés qui l'enserraient à l'époque de sa construction. La proximité de la Seine était favorable aux déplacements en barque entre le monastère et le cimetière et c'est par ce moyen que se firent les processions funèbres de la communauté.

Puis le cimetière monastique fut oublié, mais le patronage de Saint-Paul resta jusqu'à nos jours en se déplaçant vers l'apôtre Paul.

L'église paroissiale Saint-Paul-des-ChampsModifier

Une église paroissiale, bâtie à une date non déterminée, remplaça l'ancienne chapelle. Elle devint paroissiale en 1125. Celle-ci fut reconstruite en 1430/1431.

 
Plaque à la mémoire des prêtres de la paroisse Saint-Paul-des-Champs, victimes des massacres de septembre 1792, fixée sur un pilier de l'église Saint-Paul-Saint-Louis

L'église fut fermée lors de la Révolution, en 1790[2]. Au terme de la sanglante journée insurrectionnelle du 10 août 1792, dix-neufs corps ramassés dans les rues sont inhumés le soir même au cimetière de Saint-Paul[2]. Parmi les vicaires de la paroisse Saint-Paul de Paris, cinq sont connus pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé[5]'[6],[7],[8],[9], dont l'un officiant à l'Institution des sourds-muets établie sur la paroisse. Qualifiés de « prêtres réfractaires », ils furent assassinés lors des massacres de Septembre, soit à la Prison de l'Abbaye, soit à la Prison des Carmes. Pape Pie XI les béatifia le . Une plaque fixée sur un pilier dans l'église Saint-Paul-Saint-Louis honore leur mémoire. La paroisse fut supprimée en 1793. Son église, saisie comme bien national, fut vendu en 1796[2] et progressivement abattu pour la récupération des matériaux jusqu'à sa démolition complète, achevée en 1799.

Un pan de mur de la tour-clocher, adossé au mur pignon de l'immeuble d'habitation no 32, et son horloge, de 1627, qui orne depuis 1802 la façade de l'église Saint-Paul-Saint-Louis, sont les seuls vestiges subsistants de l'ancienne église Saint-Paul[2].

Article principal : Église Saint-Paul-Saint-Louis.

Une nouvelle paroisse fut constituée au début du XIXe siècle, à laquelle fut attribuée l'église de l'ancienne maison professe des Jésuites (Saint-Louis des Jésuites de Paris, rue Saint-Antoine), construite au XVIIe siècle à proximité de l'église paroissiale Saint-Paul. En souvenir de cette dernière, disparue, elle prit le double vocable d'église Saint-Paul-Saint-Louis.

Curés de la paroisse Saint-Paul de ParisModifier

Organistes de l'église Saint-Paul de ParisModifier

  • [Jean] Blet († 1635), organiste de l'église Saint-Paul disparut en . Selon le registre paroissial des inhumations (dans lequel le prénom fut initialement laissé en blanc, puis ajouté au crayon), son corps fut apporté à l'église le « après trois mois ou environ d'absence, pendant lequel temp sa femme et parens ayant fait diligente recherche & n'ayant peu savoir ce qui en estoit arrive, enfin ce dict jour a esté trouvé & recongneu [sic pour reconnu] noyé dans la rivière de Seinne [...] »[12]. Ce qui est confirmé dans le registre distinct tenu par Christofle Petit, prêtre de Saint-Paul, qui écrit qu'« on [le] trouva noyé vers Chaillot, depuis trois mois et demy qu'on ne sçauoit ce qu'il estoit deuenu : et fut apporté dans vn batteau jusqu'au port St Paul, où nous le fûmes quérir et aussitost enterré, soubz le coin de son orgue, du costé de nostre maison Saint-Paul, et après fut dicte la messe et De profundis en musique sur sa fosse. »[13],[14].
  • Henry Du Mont (1610-1684)
  • Raymond Bailly
  • Jean-Baptiste Buterne (v.1650-1727)
  • Louis-Claude Daquin (1694-1772)

Le cimetière Saint-PaulModifier

Le cimetière paroissial Saint-Paul et son charnier se situaient derrière l'église Saint-Paul et à proximité de la Bastille où furent enterrés de nombreux prisonniers. C’était le deuxième plus grand cimetière de Paris après le cimetière des Innocents.

Événements liés à la paroisse de Saint-Paul de ParisModifier

Mariages et baptêmesModifier

  • 1559 : Mariage. Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) et Marguerite de Valois (1523-1574), duchesse de Berry (1550)[15], fille de François 1er et de Claude de France (tous deux décédés) sont mariés le en l'église Saint-Paul par le cardinal Charles de Lorraine. Leur union avait préalablement fait l'objet d'une des clauses du second traité du Cateau-Cambrésis, signé le par les plénipotentiaires des rois de France et d'Espagne Henri II et Philippe II pour sceller une paix durable. Lors du tournois organisé à cette occasion le dans la rue Saint-Antoine, un coup de lance porté par Gabriel de Lorges, comte de Montgommery avait mortellement blessé le roi Henri II, frère de l'épousée. Transporté à l'hôtel des Tournelles, il avait un moment repris connaissance et avait donné l'ordre formel de hâter le mariage et de le célébrer pendant le peu de temps qui lui restait à vivre. Ce qui fut fait ce , et selon les Mémoires retranscrites du seigneur de Vieilleville, dans les « pleurs, sanglots, tristesses et regrets » en pleine nuit « avec torches, flambeaux et toultes aultres sortes de luminaire ». Henri II mourut le lendemain à l'hôtel des Tournelles[16].
    (Article connexe: Un mariage endeuillé (1559)
  • 1592 : Mariage. Pierre Biard l'Aîné (1559-1609) « Me sculpteur et architecteur [sic] du Roy » épousa le à l'église Saint Paul Eléonoe Fournier, célibataire demeurant rue de la Cerisaie[13],[17]. L'épousée est la fille de Florent Fournier et soeur d'Isaïe Fournier, successivement entrepreneurs des maçonneries du Louvre[18].
  • 1626 : Baptême. Marie de Rabutin-Chantal, future Madame de Sévigné, épistolière, fille de Celse Bénigne de Rabutin, baron de Chantal et de Marie de Coulanges, son épouse, demeurant place Royale chez Philippe de Coulanges, conseiller du Roi en ses conseils d'État et privé (grand-père maternel); née le , baptisée le avec pour parrain Charles Le Normand, seigneur de Beaumont, et pour marraine Marie de Bèze (grand-mère maternelle) dont elle reçut le prénom Marie[19]
  • 1696 : Mariage. « Jean-François-Paul de Bonne de Créquy, d’Agoult, de Vise, de Monlor [sic] et de Montauban, comte de Sault, duc de Lesdiguières, pair de France, colonel du régiment d'infanterie de Sault, âgé de dix sept ans, fils de deffunct Emmanuel de Bonne de Créquy, » gouverneur et lieutenant général en la province de Dauphiné, « et de Dame Paule-Marguerite-Françoise de Gondy de Retz, demeurant rue de la Cerisaye [sic, pour Cerisaie] » épousa, le , à Saint-Paul, « dlle Louise-Bernarde de Durfort, âgée de quatorze ans, fille de Jacques Henri de Durfort, duc de Duras, comte de Rauzan, marquis de Blanquefort …, chr des ordres du Roy, pair et Premier Maréchal de France, capne des gardes du corps de S. M., gouverneur et lieutt gl de la comté de Bourgogne, gouverneur particulier des ville et citadelle de Besançon, et de Madeleine Félix de Levy de Ventadour, demt place Royale. L'acte est signé : « Jean-François-Paul de Bonne de Créquy, duc de Lesdiguières, Louise-Bernarde de Durfort de Duras, Paule-Françoise de Gondy, duchesse de Lesdiguières, Jacques-Henry de Dufort, duc de Duras, M. f. de Leuy. Fréderic de la Trémoille prince de Talmont. Henry de Durfort. Duc de Duras, Louis-Madeleine de la Marck, Paul-Jules Mazarin » (le duc de la Meilleraye), « Charlotte-Félix-Armande de Durfort » (sœur de la mariée), « Colbert de Saint-Pouenge. »[13],[20]
  • 1721 : Mariage. « Le , Mre Joseph-Marie de Boufflers, pair de France, gouverneur des provinces de Flandre et de Haynault, gouverneur particulier des ville et citadelle de Lille, etc., Mestre de camp d'un régiment d'infanterie, comte d'Estogy, seigr de Boufflers, âgé de quinze ans, fils de deffunt Mr Louis-Francois, duc de Boufflers, puis maréchal de France, etc. » et de « Catherine Charlotte de Gramont, demeurant place Royale » épousa, à Saint-Paul, « damoiselle Mademoiselle Magdelaine-Angélique de Neufville Villeroy: âgée de treize ans et onze mois, fille de Louis-Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, pair de France, capne de la première et de la plus ancienne compagnie françoise des gardes du corps du Roy, lieutenant gl des armées de S.M., gouverneur de Lyon, pays de Lyonnois, Forest et Beaujollais, et de deffunte Marguerite Le Tellier, demt hostel de Lesdiguières. » L'acte est signé: « Joseph-Marie, duc de Bouffler [sic], Madelaine-Angélique de Villeroy, (deux C croisés) de Gramont, malle duchesse de Boufflers, François de Neuville, etc. »[13],[21]

InhumationsModifier

Liste non exhaustive des personnes notables inhumées dans l'église, sous les charniers et dans le cimetière de la paroisse Saint-Paul de Paris ainsi que dans l'ancien enclos des moniales près de la chapelle Saint-Paul-des-Champs, qui a précédé le cimétière paroissial.

  • 666 : Aure de Paris, première abbesse du monastère Saint-Martial (établi sur l'Île de la Cité, ultérieurement nommé monastère Saint-Éloi) mourut lors de l'épidémie de peste de 666 et fut inhumée dans l'enclos du cimetière des moniales, près de l'ancienne chapelle Saint-Paul-des-Champs.

XVIe siècleModifier

  • 1503 : Nicolas Gilles[2], historien, mort le
  • 1534 : Jacques Bourdin père, seigneur de Chars et de Vilette, secrétaire des finances sous les rois Charles VIII et Louis XII, mort le [22], inhumé dans l'église. Natif de Bourges, il épousa Caterine Brinon, dont il eut Jacques Bourdin (mort en 1567), diplomate, secrétaire d'État et ministre[23].
  • 1553 : François Rabelais, mort en , à 58 ans, dans une maison de la rue des Jardins-Saint-Paul et inhumé dans le cimetière près d'un figuier que l'on voyait encore entre 1647 et 1662[2].
  • 1560 : Robert Ceneau (1483-1560), évêque d'Avranches, doyen en la Faculté de Théologie, natif de Paris, mort le , inhumé dans le chœur de l'église Saint-Paul, où lui fut élevé un tombeau de marbre noir surmonté d'une statue de cuivre qui le représentait en évêque[22].
  • 1578 : Louis de Maugiron (1560-1578)[24], capitaine de l'armée du roi, mignon du roi Henri III, mort le , à l'aube, au milieu du marché aux chevaux des Tournelles (future place Royale, actuelle place des Vosges) d'un coup d'estoc que Ribérac lui porta dans la poitrine lors du funeste duel des Mignons opposant les mignons du roi et les partisans du duc de Guise.
  • 1578 : François d'Aydie de Ribérac, mort le , lendemain du duel des Mignons, des suites d'une grave blesseure qu'il s'était lui-même infligé en tombant dans l'épée de Maugiron, auquel il venait de porter un coup mortel.
  • 1578 : Jacques de Lévis de Caylus ou Quélus (1554-1578), mignon de Henri III, mort le à l'hôtel de Boissi[25] ou de Boisy, rue Saint-Antoine à Paris[26], après trente trois jours d'agonie, des suites des blessures - dix-neuf coups d'épée - reçues lors du duel des Mignons. « L'Hôtel de Boisi », indique de La Force, était « situé où est aujourd'hui le monastère des Filles de sainte Marie de la rue S. Antoine[22]. » (Voir: Temple du Marais (église Sainte-Marie).)
  • 1596 : Thibault Métezeau, architecte, mort en 1596, à 63 ans[2].

XVIIe siècleModifier

  • 1602 : Charles de Gontaut, duc de Biron, maréchal général des camps et armées du roi, déchu, condamné pour haute trahison et décapité le (à l'âge de 40 ans) « dedans l'enclos de la Bastille »[27]. Le même jour, il est noté dans le registre des décès de Saint-Paul « convoy de monsieur le Maréschal [sic] de Biron : il est général », ce qui signifie que le service fut solennel et que tout le clergé y assista. Lorsque, des décennies plus tard le corps d'un nommé Laurent Bouchard, vivant escuyer, sieur de Fontenelles, « exécuté à mort, au coin de [la rue] Saint-Paul » est inhumé à Saint-Paul, il est précisé qu'il « a esté enterré dans la nef de cette église, soubz la tombe où est le feu Marechal de Biron. »[13],[28]
  • 1609 : Pierre Biard l'Aîné (1559-1609), sculpteur, mort le , à l'âge de 50 ans, en son logement de la rue de la Cerisaie, inhumé dans le cimetière de Saint-Paul, sa paroisse, où sa famille fit dresser une pierre gravée d’une épitaphe. Sa mère, morte le à la même adresse y reposait « soubz le charnier. »[13],[17]. Eléonore Fournier demeurait dans la même rue lorsque Biard l'Aîné l'épousa en 1592 à Saint-Paul, où furent aussi baptisés les enfants du couple[13],[17].
  • 1615 : Louis Métezeau (?-1615), fils de Thibaut, architecte du roi, concierge et garde-meuble des Tuileries, mort à Paris, paroisse Saint-Roch, inhumé dans l'église Saint-Paul le [29]
  • 1635 : [Jean] Blet, organiste de Saint-Paul, mort par noyade, inhumé dans l'église le (voir section Organistes de l'église Saint-Paul de Paris ci-dessus).
  • 1637 : Thomas Boudin (1570-1637), « sculpteur, peintre et architecte du Roy », demeurant rue Saint-Antoine, vis-à-vis les Jésuites, mort le , inhumé le lendemain[13],[30].
  • 1650 : Marion Delorme ou de Lorme (1613-1650), courtisane, morte le , à l'âge de 36 ans[2].
  • 1652 : Paul Mancini (1636-1652, neveu du cardinal Mazarin, mortellement blessé le , à l'âge de 15 ou de 16 ans, lors de la bataille du faubourg Saint-Antoine qui opposa les troupes du roi à celles de la Fronde. Il succomba quelques jours plus tard. De nombreuses victimes de cette sanglante rencontre, mortes sur le coup ou des suites de leurs blessures furent enterrées par le clergé de Saint-Paul[13],[31].
  • 1652 : Clément II Métezeau[2], architecte ingénieur ordinaire du roi, mort le (à 71 ans) à Paris, dans son logement aux galeries du Louvre, porté à Saint-Paul le lendemain[32]
  • 1658 : Joseph Béjart (vers 1617-1658), aîné de la fratrie Béjart, comédien de la troupe de Molière, mort le à Paris. L'extrait de l'acte d'inhumation indique que le « convoi de Joseph Baygar [sic], comédien » […] « pris sur le quai de l’Escholle, emporté en carrosse à Saint-Paul » eut lieu le lendemain, lundi [33].
  • 1665 : Jean-Baptiste Blanchard (après 1595-1665), « peintre du Roi et de son Académie Royalle », demeurant rue Saint-Antoine à la fin de sa vie, mort le , inhumé le dans l'église Saint-Paul[13],[34]. Une trentaine d'années plus tôt, le service des obsèques de son frère Jacques Blanchard (1600-1638), « peintre ordinaire du Roy », avait été célébré dans cette église, sa paroisse, le , mais son corps avait été porté le même jour à Saint-Jean-en-Grève pour y être inhumé[35].
  • 1666 : François Mansart (1598-1666), architecte, mort le (à 68 ans), au 5, rue Payenne, paroisse Saint-Paul[2].
  • 1666 : Charles Sanguin († 1666), conseiller du roi en ses conseils d’État et privé, maître d’hôtel et gentilhomme ordinaire du roi (1649) sous la régence d’Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, eut pour frères notamment Christophe Sanguin († 1641), seigneur de Livry (1629), Nicolas Sanguin (v. 1580-1674), évêque de Senlis (1622-1651) et le poète Denis Sanguin de Saint-Pavin (1595-1670). Il fut inhumé à Saint-Paul le [36].
  • 1672 : Madeleine Béjart (1618-1672), comédienne de la troupe du roi, morte le à l'âge de 55 ans dans son logement vis-à-vis du Palais-Royal, d'où son corps fut porté, « avec permission de Mgr l'Archevêque » à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois le , avant d'être acheminé en carrosse à l'église Saint-Paul le pour respecter sa volonté de reposer dans la paroisse où elle avait passée son enfance. Ni le clergé de Saint-Germain-l'Auxerrois, ni celui de Saint-Paul ne mit d'obstacle à son inhumation sous les charniers du cimetière Saint-Paul[13],[37].
  • 1676 : Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1597-1676), poète et dramaturge, académicien, mort le (à l'âge de 81 ans)[2].
  • 1684 : Henry Du Mont (1610-1684), organiste et compositeur, mort le (à l'âge de 74 ans) [2].

XVIIIe siècleModifier

  • 1703 : L'homme au masque de fer, mort le à la Bastille, inhumé le lendemain en présence du sergent major Rosarges et du chirurgien major Regle, tous deux affectés au service à la Bastille. Le décès est porté le même jour sur le registre des inhumations de Saint-Paul, signé par le curé Gilles Le Sourd[38].
  • 1716 : Jacques Antoine Friquet de Vauroze (1638-1716), peintre et graveur français, mort le (à 77 ans) à Paris, paroisse Saint-Paul. Son acte de décès indique : « Jacques Friquet, sieur de Voroze, peintre et académiste ordinaire du Roy, est décédé en son appartement à l'arsenal, âgé de 78 ans ou environ, duquel le corps a été inhumé sous les charniers de Saint-Paul, sa paroisse, le 26 du courant [...][13],[39] ».
  • 1761 : Prudent Bruley (1686-1761), procureur au Châtelet, commissaire des pauvres et marguillier de Saint-Paul, sa paroisse, inhumé dans le caveau de l'église.
  • 1706 : Adrien Baillet (1649-1706), bibliothécaire, mort le (à 56 ans) [2].
  • 1708 : Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), architecte, mort subitement à Marly, le (à 62 ans)[2].

Autres personnalités liées à la paroisseModifier

  • Guichard Bessonat, notaire et secrétaire du roi et son épouse Simone Ddauvergne, donateurs. Ils constituent, le à la fabrique de l'église Saint-Paul à Paris, 8 livres parisis de rente, moyennant 100 livres parisis[40]
  • Pierre Dijou archer du guet de la ville de Paris, cavalier chargé de protéger les rues de Paris des désordres et des filous, la nuit[41], fut aussi maître d'hôtel de la paroisse Saint-Paul et de Gilles Le Sourd (curé de Saint-Paul de 1692 à 1711) et vivait dans la demeure de ce dernier.[réf. nécessaire] Il se marie le 1704 à Paris avec Anne Marie Danteille[42]. Son fils Pierre Dijoux dit Paquet, né vers 1706 à Paris, s’embarque sur le vaisseau de la compagnie des Indes Le Bourbon et arrive à l’île Bourbon (La Réunion) le .[réf. nécessaire]

BibliographieModifier

L'Église paroissiale de Saint-Paul In : Jean-Baptiste de Saint-Victor : Tableau historique et pittoresque de Paris: depuis les Gaules jusqu'à nos jours. t. 2, seconde partie, Paris, chez Lesage, 1822, p. 926-951

Notes et référencesModifier

  1. a et b Toussaint-Michel Binet, La Chronologie et la Topographie du Nouveau Bréviaire de Paris, Paris, Cl. J. B. Herissant (Claude-Jean-Baptiste Herissant), 1742.
  2. a b c d e f g h i j k l m n o et p Jacques Hillairet : Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Éditions de Minuit, 1963, t. 2, (ISBN 2-7073-0092-6), pp. 477-479.
  3. La date varie, d'une source à l'autre, de 631 à 633
  4. Le Marais et le quartier Saint-Paul au Moyen-Age, sur l’Atlas historique de Paris en ligne.
  5. Daniel-Louis André des Pommerayes ou Pommeraies, vicaire administrateur des sacrements de la paroisse Saint-Paul de Paris, assassiné le 2 septembre 1792, à l'âge de 36 ans, lors du massacre de la Prison de l'Abbaye.
  6. Les frères Louis-Rémi Benoist (1755-1792), tous deux vicaires de la paroisse Saint-Paul de Paris et assassinés le 2 septembre 1792 lors du massacre perpétué à la Prison des Carmes, dans l'enclos de l'ancien couvent des Carmes déchaussés. Louis-Rémi, né à Paris en 1755 avait été baptisé à Saint-Paul.
  7. Jean-André Capeau, né vers 1730, chanoine coadjuteur de Saint-Pierre d'Avignon, prêtre auxiliaire de Saint-Paul de Paris, assassiné à la Prison des Carmes.
  8. Bienheureux Jean Capeau et ses compagnons, fiche établie par les Archives historiques du diocèse d'Avignon
  9. Liste alphabétique des victimes établie par l'Association du souvenir des martyrs de septembre 1792
  10. a et b Œuvres complètes du chancelier D'Aguesseau, volume 3.
  11. Ville de Paris - Direction des Affaires Culturelles - Conservation des Œuvres d’Art Religieuses et Civiles - Centre de Documentation
  12. Registre de Saint-Paul, 1635, entrée no 59 (voir en ligne).
  13. a b c d e f g h i j k et l Auguste Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire , Paris, Plon, 1872.
  14. Jal, Dictionnaire, p. 229.
  15. Marguerite de Valois-Angoulême a reçu le titre de duchesse de Berry après la mort de sa tante Marguerite d’Angoulême, survenue le 21 décembre 1549.
  16. Roger Payre : Une princesse de la Renaissance : Marguerite de France, duchesse de Berry, duchesse de Savoie, Paris, E. Paul, 1902, p. 48 (voir en ligne)
  17. a b et c Jal, Dictionnaire, p. 219
  18. Geneviève Breesc-Bautier: Les sculpteurs du roi sous Henri IV, In : Colette Native (dir. de publication) : Henri IV : Art et pouvoir, Partie II. La sculpture, le monument et l'espace. Presses universitaires François-Rabelais, Presses Universitaires de Rennes, 2016, pp. 107-127 ([voir en ligne).
  19. Pour plus de précisions, voir l'extrait du registre des baptêmes de la paroisse Saint-Paul, reproduit In Jules Antoine Taschereau : Revue rétrospective, ou bibliothèque historique contenant des mémoires et documents authentiques inédits et originiaux … , Paris, H. Fournier Aîné, 1834, p. 310.
  20. Jal, Dictionnaire, p. 778.
  21. Jal, Dictionnaire, p. 259.
  22. a b et c Jean-Aymar Piganiol de La Force : Description de Paris, de Versailles, de Marly …, Paris, chez Charles-Nicolas Poirion, 1742, t. 4 , pp. 1-173 (voir en ligne).
  23. Louis Pierre d'Hozier, Antoine Marie d'Hozier de Sérigny : Armorial général de la France, volume 1, numéro 1, Paris, Firmin Didot frères et fils, 1865, p. 90 (voir en ligne.
  24. Fils de Laurent de Maugiron, lieutenant général au gouvernement du Dauphiné
  25. François Eudes de Mézeray: Histoire de France, tome 12, Paris, 1830, p. 448 (voir en ligne
  26. Nicolas Le Roux : La faveur du Roi : mignons et courtisans au temps des derniers Valois, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », (voir en ligne)
  27. Henri IV, le à Monsr de Beaumont, cf. Recueil des lettres missives de Henri IV, t. V, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 645.
  28. Extrait du registre des décès de la paroisse Saint-Paul de Paris, sous la date du 8 mars 1640, reproduit dans le Dictionnaie critique de biographie et d'histoire.
  29. Adolphe Lance : Dictionnaire des architectes français, Paris, Vve A. Morel et Cie, 1872, t. 2 p. 133-134.
  30. Jal, Dictionnaire, p. 250.
  31. Jal, Dictionnaire, p. 57
  32. Adolphe Lance : Dictionnaire des architectes français, Paris, Vve A. Morel et Cie, 1872, t. 2 p. 132.
  33. Extrait de l'acte d'inhumation porté sur le registre de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois en date du 26 mai 1658.
  34. Jal, Dictionnaire, p. 223.
  35. Henri Herluison : Actes d’État-Civil d’Artistes Français : peintres, graveurs, architectes, etc., extraits des registres de l’Hôtel de Ville de Paris détruits dans l’incendie du 24 mai 1871, Genève, Slatkine Reprints, 1972, p. 37.
  36. A.-E. Genty, Livry et son abbaye : recherches historiques, P. Mouillot, Paris 1898, p. 77 (en ligne).
  37. Jal, Dictionnaire, p. 181.
  38. Michel Vergé-Franceschi, Le Masque de fer, Paris, Fayard, 2009.
  39. Jal, Dictionnaire, p. 620.
  40. Minutier central des notaires de Paris, Minutes du XVe siècle de l'étude n° XIX, inventaire analytique par Claire Béchu, Florence Greffe, Isabelle Pébay, conservateurs aux Archives nationales, Paris, Archives nationales, 1993, N° 304 (MC/ET/XIX/1)
  41. Dictionnaire de la langue françoise ancienne et moderne, tome 1er, page 133, par Pierre Richelet
  42. Bibliothèque Nationale, site Richelieu : Ms. fr. 32591 : Saint Paul, baptêmes (1533-1747), fiançailles et mariages (1560-1746).