Viviers-le-Gras

commune française du département des Vosges

Viviers-le-Gras
Viviers-le-Gras
La fontaine publique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau[1]
Intercommunalité Vosges Côté Sud-Ouest
Maire
Mandat
Jacques Lemarquis
2020-2026
Code postal 88260
Code commune 88517
Démographie
Gentilé Vivarois, Vivaroises
Population
municipale
202 hab. (2019 en augmentation de 12,22 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 33″ nord, 5° 56′ 27″ est
Altitude 36 m
Min. 293 m
Max. 455 m
Superficie 9,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vittel - Contrexéville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Darney
Localisation
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Viviers-le-Gras

Viviers-le-Gras est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Vivarois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située à 9 km au sud de Contrexéville par le col du Haut de Salin (403 m). Le Gras désigne aussi l'affluent droit de la Saône qui y prend sa source.

Communes limitrophes de Viviers-le-Gras
Dombrot-le-Sec Lignéville
  Provenchères-lès-Darney
Gignéville Bleurville

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • ruisseau du Gras, ruisseau le Zouneau, ruisseau le Sicherey.

ToponymieModifier

Viviers : du latin vivarium (« vivier »).

HistoireModifier

  • Lors de la guerre de Trente Ans, les Suédois, venus par l’Alsace en 1635, assiégèrent le village voisin de Saint-Baslemont, incendièrent Nonville et pillèrent Bleurville[3]. Les Vivarois s’enfuirent et vécurent plus d’un an dans les forêts avoisinantes, sous les roches. En 1637, les Suédois détruisirent le village avant de repartir. Le village fut reconstruit dans la vallée.
  • Une épidémie de peste s’est déclarée en France en 1720. La maladie s’étendit dans tout l’arrondissement de Mirecourt et atteignit Viviers où l’on déplora de nombreux décès. Par crainte de la contagion les habitants de Viviers enterrèrent leurs morts en dehors du cimetière, à côté de la forêt, cet endroit prit le nom de Champ des morts.
  • Lors de l'épidémie de choléra qui ravagea la France au milieu du XIXe siècle, on dénombra 32 victimes à Viviers pour la seule année 1854.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1935 1939 André Garnier   Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier
  mars 1988 André Garnier   Député (1951-1956)
mars 1988 janvier 2008 Gabriel Perrin   Scieur de bois (1926-2008)
Décédé au cours de mandat
mars 2008 avril 2014 Jean-François Durand    
avril 2014 En cours Bruno Belgeri    

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Viviers-le-Gras est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Un plan local d'urbanisme intercommunal a été mis en œuvre[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,1 %), prairies (33,1 %), terres arables (27,5 %), zones urbanisées (4,2 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

TourismeModifier

CommercesModifier

  • Carrière de grès ornemental du « Haron »[12].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 202 habitants[Note 3], en augmentation de 12,22 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,86 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
383430440466466480473457356
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
344335335302287270261246247
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
234208194187183166174200227
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019 -
203192200185167183198202-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Établissements d'enseignement[17] :

  • école maternelle[18]  ;
  • école primaire de Provenchères-lès-Darney ;
  • collèges de Contrexéville et Vittel ;
  • lycées de Contrexéville.

SantéModifier

Professionnels de santé à Contrexéville et Vittel[19].

CultesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

 
L'église Saint-Élophe.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église[21] comporte une partie romane du XIIe siècle (le clocher) et le reste de style gothique flamboyant de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle. Le trésor sacré a été saisi au dépouillement de l'an II et comportait principalement des vases d'argent. Elle a été édifiée en l'honneur de saint Élophe, patron de la paroisse. À l’extérieur de l'église, au-dessus de la porte latérale, un cadran solaire a été tracé à une hauteur d'environ trois mètres.On peut remarquer l'inscription de la date : 1687, et des lettres : P.A.R.I.M.
En 1936, l'abbé Cascaret, curé de la paroisse, fit transporter deux statues, provenant de la cour du presbytère, de chaque côté de la porte latérale de l'église. L'une, en pierre dure, représente la Vierge et date du XIVe siècle ; la seconde représente saint Élophe, elle fut sculptée en 1600. En 1983, on déplora la disparition de la statue de la Vierge ; par mesure de sécurité, on décida d'installer l'autre statue à l'intérieur de l'église[22].
  • La chapelle est la réplique de celle du Haut du Roc. La première messe fut célébrée le dimanche par l'abbé Daval. Cette chapelle fut construite à côté de magnifiques fontaines datant du XVIIIe siècle.
  • Le moulin du bas[23] : Au début du XXe siècle, son propriétaire, M. Rouvenach, entreprit des transformations dont il pensait faire profiter son fils, mais seulement la guerre de 1914-1918 allait en décider autrement. Son fils ayant été tué au combat, il décida de mettre en gérance son moulin pendant plusieurs années, après quoi il le vendit.
  • Le moulin du Haut : Son dernier propriétaire fut Ernest Rodier. Comme il n'avait pas de descendance masculine pour reprendre la meunerie, il ne fit pas de modernisations à son moulin et arrêta à sa retraite en . Après son décès, sa veuve quitta le moulin pour vivre dans le village. Le moulin inhabité se détériora et s'effondra petit à petit. En face, un bâtiment qui avait été construit plus tard pour servir aux animaux a été racheté par M. Ribière, qui l'a entièrement aménagé en une magnifique demeure.
  • Fermes et maisons d'ouvriers : Datées de 1714, de 1779 ou du XIXe siècle, 26 maisons figurent dans la base Mérimée du ministère de la Culture, enquête thématique régionale (architecture rurale de Lorraine : Vôge méridionale)[24].

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Changement de département ou d'arrondissement pour les communes du département des Vosges de 1930 à 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 14 janvier 2014.
  2. L'eau dans la commune
  3. guerre de Trente Ans
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Plan local d'urbanisme intercommunal du pays de la Saône vosgienne. 1- Rapport de présentation. Tome 1 : Diagnostic et état initial de l'environnement
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Carrière de grès ornemental du « Haron ». Communes de Viviers-le Gras et Provenchères-lès-Darney
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Établissements d'enseignements
  18. École maternelle
  19. Professionnels de santé
  20. Paroisse Saint-Basle-de-la-Plaine
  21. Église Saint-Elophe : Façade ouest et clocher
  22. Église de Viviers le Gras
  23. Les évènements marquants à travers les temps
  24. « fermes et maisons d'ouvrier de la commune de Viviers-le-Gras », notice no IA88000918, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Monument aux morts