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Victor Masson (artiste)

artiste français
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Victor Masson
Victor Masson, Autoportrait, 1884, Collection particulière.jpg
Victor Masson, autoportrait (1884),
collection particulière
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Toulon (Var)
Nom de naissance
Victor Jean Nicolas Masson
Autres noms
Victor Masson de Metz
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Distinctions
Premier prix d'après nature
(école de dessin de Metz, 1867),
Prix d'Excellence
(école de dessin de Metz, 1868)

Victor Masson est un artiste et industriel lorrain, né le à Pont-à-Mousson (Meurthe) et mort à Toulon (Var) le .

Sommaire

BiographieModifier

Premières années à MetzModifier

Victor Masson — aussi connu sous le nom de Victor Masson de Metz[1] — commence par étudier l'art à l'école de dessin de Metz, institution alors dirigée par Auguste Migette qui est également l'un des principaux représentants du mouvement artistique de l'école de Metz. En 1867, il obtient le Premier prix d'après nature puis le Prix d'excellence, l'année suivante. En 1870, l'annexion de la ville par les Prussiens cause la dislocation du mouvement et de nombreux artistes s'exilent[2], dont plusieurs à Nancy, parmi lesquels figure Victor Masson.

NancyModifier

Victor Masson va vivre dans cette nouvelle ville durant près de 40 ans. Bien que l'artiste soit décrit comme quelqu'un de discret[3], il participe à certains événements lors desquels son travail est salué. On peut ainsi citer la représentation théâtrale de Nancy ! Tout le monde descend de 1880 pour laquelle il réalise les dessins des costumes[4] ou la Kermesse du 13 juillet de la même année lorsqu'il réalise son Concours de gymnastique[5].

De cette manière, Victor Masson rencontre et fréquente le milieu culturel nancéien de l'époque: Jules Voirin, Émile Friant, le rédacteur en chef de Nancy Artiste: Edgard Auguin, etc. Il est d'ailleurs cité dans l'un des poèmes de Émile Goutière-Vernolle[5] en 1884 pour son travail lors de la Kermesse. De plus, certaines de ses œuvres comme Les lutteurs ou le Concours de gymnastique entrent dans la collection de Lucien Wiener[6], un collectionneur nancéien et conservateur du Musée lorrain de l'époque (collection donnée par son fils, René Wiener, au musée en question[7]).

Au-delà de son travail d'artiste, Victor Masson est connu à Nancy comme négociant en bois dans l'industrie Maison Massons Frères qu'il dirige avec son frère Pierre-Eugène Masson[8], celui-ci ayant été également présent dans la vie culturelle de l'époque comme collectionneur et membre de plusieurs sociétés [9], par exemple, la Société d'archéologie de Lorraine ou celle des collectionneurs d'ex-libris et de reliures historiques. Par ailleurs, Victor Masson est également l'oncle de l'écrivain Pierre-Maurice Masson et le grand-père de Suzanne Masson.

A une date inconnue, Victor Masson déménage à Toulon où il meurt le [10], à l'âge de 68 ans.

ŒuvresModifier

Victor Masson est l'auteur d'un corpus qui semble a priori posséder une certaine diversité.

Il est l'auteur d'un certain nombre d'illustrations : vingt-deux qui sont actuellement conservées à la Maison de Victor Hugo à Paris et qui représentent des scènes d'ouvrages de Victor Hugo, de Miguel de Cervantes et d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann et qui ont été réalisées en 1868[11] ou encore trente conçues pour le poème messin Chan Heurlin publié en 1900[6],[12] dont l'édition et les illustrations ont obtenu une certaine reconnaissance à l'époque[1]. Il semble également qu'il ait réalisé des illustrations pour Les Mille et Une Nuits vers 1890[13].

Avec les illustrations qui représentent vraisemblablement une part majeur du corpus artistique, on rencontre également dans ce dernier des réalisations à but publicitaire pour des commanditaires divers telles que le Programme du Concert du Cercle de 1885 ou Ta photo ou la vie, carte réalisée pour M. E. Didion.

D'autres dessins réalisés par Victor Masson représentent souvent des scènes d'une vie qui lui était quotidienne comme le prouvent les œuvres citées précédemment. L'une de celles-ci, qui représente le village de Dommartin-lès-Toul avec son église[N 1], parait en 1886 dans l'ouvrage intitulé La Lorraine illustrée[14].

Victor Masson semble également avoir réalisé des peintures[15] bien qu'aucune ne soit officiellement connue.

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Chronique bibliographique », L'Est républicain,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  2. Christine Peltre 1988
  3. Edgard Auguin, « L'Exposition des Beaux-arts à Nancy », Nancy Artiste,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  4. « Fonds Wiener: A14- Partie 04 », sur http://www.societe-histoire-lorraine.com/ (consulté le 6 janvier 2017)
  5. a et b « Fonds Wiener: A24 - Partie 17 », sur http://www.societe-histoire-lorraine.com/ (consulté le 6 janvier 2017)
  6. a et b « Livres d'art lorrains », La Lorraine Artiste,‎ , p. 31 (lire en ligne)
  7. « Portrait de Lucien Wiener », sur https://musee-lorrain.nancy.fr/fr (consulté le 7 janvier 2017)
  8. « Fonds Wiener: D26 - Partie 68 », sur http://www.societe-histoire-lorraine.com/ (consulté le 6 janvier 2017)
  9. « Nécrologie », sur kiosque-lorrain.fr, L'Est républicain, (consulté le 9 janvier 2017), p. 3
  10. « Nécrologie », sur kiosque-lorrain.fr, Le Journal de la Meurthe, (consulté le 9 janvier 2017), p. 2
  11. « Vingt-deux dessins illustrant les oeuvres de Victor Hugo, Cervantès et E.T. A. Hoffmann », sur http://parismuseescollections.paris.fr/fr (consulté le 7 janvier 2017)
  12. Adolphe Van Bever 1922, p. 196
  13. Claire Coelho-Roucher, Jean Izarn, Caroline Izarn, Librarie Chrétien - Catalogue du Salon de la Bibliophilie, Paris, (lire en ligne), p. 26
  14. « Nos gravures », Nancy-Artiste,‎ , p. 3 et 8 (lire en ligne)
  15. « Victor Masson (1849-1917) », sur http://www.akoun.com/ (consulté le 7 janvier 2017)

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BibliographieModifier