Terre promise

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Moïse apercevant la Terre promise, F. E. Church, 1846.

Origine religieuseModifier

 
Carte de Canaan, 1869.

JudaïsmeModifier

La Terre promise (. הארץ המובטחת, translit.: ha'aretz hamuvtakhat) représente ce que dès la Genèse, la Torah (Bible hébraïque) désigne sous le nom de « Terre d'Israël » dans le pays de Canaan, « pays où coulent le lait et le miel », qui, selon les textes, fut promise par Dieu au patriarche hébreu Abraham (Gen. 15:18-21 ; 17:8) et à sa descendance par Isaac (Gen. 26:2-3) et Jacob (Gen. 28:13 ; 35:12) puis à celle de Moïse (Exode 33:1 ; Deutéronome 19:8-9) et Josué (Deut. 31:23 ; Nombres 33:53), comme une promesse de vie.

 
La Terre promise, marbre, F. D. Simmons (en), 1873.

ChristianismeModifier

Cette notion est également utilisée par les chrétiens s'inspirant de l'Ancien Testament de la Bible ou en référence à la Jérusalem céleste, au paradis, au Royaume des cieux, séjour des âmes sauvées par le sacrifice en Jésus-Christ.

ButModifier



  • De manière plus générale, la « Terre promise » peut aussi figurer tout lieu (ou état, situation) quelquefois idéalisé (d'espoir, d'abondance, de félicité, d'avenir). Ce lieu difficile à atteindre, auquel l'homme rêve d'accéder, est perçu comme une récompense ou un dû personnels, ne serait-ce que par le fait d'avoir œuvré pour parvenir jusqu'à lui.


LieuxModifier

 
Promised Land State Park, États-Unis.

Promised Land (Terre promise) State Park est le nom d'une aire protégée de 1 214 ha., située dans l'État de Pennsylvanie aux États-Unis. Ce nom a été donné par dérision par les immigrants du XVIIIe-XIXe siècles, déçus des promesses sur la terre qu'ils avaient achetée[3].

DécouvertesModifier

La « Terre promise » représente une nouvelle terre à explorer, comme pour les colons arrivant aux Amériques ou comme pour les explorateurs de la planète Mars.

Par analogie, cette expression désigne une terre riche et fertile mais aussi une terre d'espoir.

Société de prévoyanceModifier

 
Tombe israélite en forme de Tables de la Loi. Inscription : « La Terre Promise », cimetière des Gonards, Versailles, Yvelines (78).

Entre 1854 et 1970, « la Terre Promise » est une Société d'obsèques israélite de Paris, qui compte plusieurs centaines de membres cotisant et dont la vocation est de rendre les derniers hommages et assurer une digne sépulture aux indigents afin de leur éviter de finir dans la fosse commune.

CultureModifier

Cette locution a aussi été utilisée comme titre de nombreuses œuvres culturelles qui font référence aux notions pré-citées.

MusiqueModifier

TélévisionModifier

  • Terre promise est une série télévisée (1996-1999) avec Gerald McRaney
  • Terre Promise est le 21e épisode de la saison 5 de la série américaine Vampire Diaries

CinémaModifier

 
Image du film Terre promise d'Amos Gitaï (2004).

LittératureModifier

Bande dessinéeModifier

 
La Terre promise, autoportrait par Lette Valeska (en) (1885-1985).

SportModifier

Par analogie, on utilise aussi cette expression familière pour désigner l'en-but en rugby : on dira ainsi d'un joueur qu'il « aplatit en terre promise » ou qu'il « va en terre promise » lorsqu'il marque un essai[4]. Il est vrai que, selon les règles de ce jeu, il faut effectivement qu'un joueur pénètre physiquement dans cette « terre promise », la zone d'en-but, et y dépose le ballon pour marquer un essai.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. D'un point de vue théologique, le salut est une notion complexe qui désigne la promesse éternelle accordée par Dieu.
  2. Le traumatisme causé par les massacres des Juifs de Rhénanie des XIe et XIIe siècles est une des raisons qui provoquent chez les Juifs la prise de conscience d'être une nation en exil aspirant à son pays d'origine (Gérard Nahon, Histoire du peuple juif, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007). Petahia de Ratisbonne écrit même un Itinéraire en hébreu qui permet à la diaspora de connaître la Terre promise.
  3. (en-US) « Promised Land State Park », sur Pennsylvania Department of Conservation & Natural Resources (DCNR) (consulté le 23 août 2019)
  4. Sophie Lavignasse, « Étude de lexicologie du rugby », Études de linguistique appliquée, no 165,‎ (DOI 10.3917/ela.165.0043, lire en ligne).

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Articles connexesModifier