Scionzier

commune française du département de la Haute-Savoie

Scionzier
Scionzier
Vue sur la commune de Scionzier.
Blason de Scionzier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Stéphane Pépin
2020-2026
Code postal 74950
Code commune 74264
Démographie
Gentilé Chonverots
Population
municipale
8 683 hab. (2017 en augmentation de 14,46 % par rapport à 2012)
Densité 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 29″ nord, 6° 33′ 01″ est
Altitude Min. 468 m
Max. 1 969 m
Superficie 10,62 km2
Élections
Départementales Canton de Cluses
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Scionzier
Liens
Site web scionzier.fr

Scionzier est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Scionzier est implantée à mi-chemin entre Genève et Chamonix. L'autoroute A40 dessert cette commune qui est aussi le point de passage pour rejoindre nombre de stations de sports d'hiver réputées, telles que celles du grand massif (Flaine, Les Carroz, Samoëns, Morillon et Sixt), mais aussi Les Gets, Pras de Lys, Morzine-Avoriaz, ou encore Romme sur Cluses, Le Reposoir et Mont-Saxonnex.

Scionzier est également le point de départ de l'ascension du col de la Colombière par son côté le plus difficile, fréquemment emprunté par le Tour de France.

Écarts et lieux-ditsModifier

  • Miosinges ;
  • Neyrolles.

Communes limitrophesModifier

  Thyez Cluses  
Marnaz N
O    Scionzier    E
S
Le Reposoir Nancy-sur-Cluses

ToponymieModifier

  • Scionzier : le nom Scionzier actuel vient du patois Schonvy et ses habitants se nomment les Schonverots et Schonverottes. 1793 : Scionsier, 1801 : Scionzier.
  • Miosinges : toponymies anciennes : Miossingen, Miozingen, Miossinge, Miosinge, Myozinge, Miocinge[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Chonvi (graphie de Conflans) ou Scionziér (ORB)[2].

HistoireModifier

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 125 pour la commune[5],[6]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[7].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1850 1855 Charles Perissin    
1855 1856 François-Auguste Dépéry    
1856 1856 Joseph-Marie Briffaz    
1856 1861 Pierre-Louis Rosset    
1861 1865 François Bastard    
1865 1870 François-Auguste Dépéry    
1870 1874 Firmin Moiroux    
1874 1880 François-Auguste Dépéry    
1880 1883 Jean-Marie Briffaz    
1883 1906 Jean Lacroix    
1906 1909 Charles-Louis Dumont    
1909 1914 Claude Caux    
1914 1915 Camille Caux    
1915 1919 Joseph jolivet    
1919 1921 Hippolyte Brunet    
1921 1925 François Perillat    
1925 1927 Charles Racloz    
1927 1935 François Jolivet    
1935 1945 Pierre Dépéry    
1946 1947 Bernard Dépéry    
1947 1955 Jean Dufour    
1955 ? Narcisse Dépéry    
? 1977 Lucien Anthoine    
1977 1983 René Révillod    
1983 1995 Fernand Pery    
juin 1995 mai 2020 Maurice Gradel DVD Chef d'entreprise retraité
Conseiller général du canton de Scionzier (2001 → 2015)
mai 2020[8] En cours Stéphane Pépin DVD Entrepreneur de spectacles et d'événements
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2017, la commune comptait 8 683 habitants[Note 2], en augmentation de 14,46 % par rapport à 2012 (Haute-Savoie : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 4151 7131 7441 7582 0512 3152 2102 2171 379
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 2751 3621 4111 4391 5111 6171 7521 8901 876
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 6781 6021 6221 8362 0982 6273 5495 0465 702
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017 - -
5 4635 9456 1636 3897 3118 4578 683--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

SécuritéModifier

La commune dans son ensemble est classée depuis 2013 en zone de sécurité prioritaire, avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, la commune « souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée »[13] et « connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité »[13], ce qui a été identifié comme tel par le Ministère de l'Intérieur du Gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.

ÉconomieModifier

Elle possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie.

L'activité industrielle principale est le décolletage qui est très répandu au niveau local.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Scionzier se blasonnent ainsi :

Parti de sinople et de gueules à une roue dentée d'argent brochant sur la partition.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[3],[4].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Revue savoisienne - Volumes 58 à 60 (1917)
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  4. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-71710-235-2), p. 163.
  5. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 57-59.
  6. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-71710-235-2), p. 167.
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  8. « Scionzier : Stéphane Pépin installé dans le fauteuil de maire », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. a et b [PDF]« Création de 49 nouvelles Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP) - dossier de presse », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur, (consulté le 24 novembre 2012).
  14. « Château de la Croix », notice no PA00118442, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Georges Chapier, Châteaux savoyards - Faucigny et Chablais, vol. 5, Grenoble, Éditions Revue Les Alpes, , 128 p., xxx.
  16. Ansgar Wildermann, « Marcossey, Guillaume de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .