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Villes désignées par ordonnance gouvernementale

type de ville japonaise
Les différentes villes désignées par ordonnance gouvernementale sur la carte du Japon.

Les villes désignées par ordonnance gouvernementale (政令指定都市, Seirei shitei toshi?), aussi connues sous le nom de villes désignées (指定都市, Shitei toshi?) ou bien encore sous celui de villes d'ordonnance gouvernementale (政令市, Seirei shi?), sont des villes du Japon peuplées de plus de 500 000 habitants et désignées de cette manière par le Cabinet du Japon en vertu de l'article 252, section 19 de la Loi d'autonomie locale.

HistoireModifier

Après la Seconde Guerre mondiale, le Japon est occupé par les forces alliées. Ces dernières, représentées par le commandant suprême des forces alliées, ont introduit dans le pays un système politique basé sur le respect de l'autonomie locale[1].

Dès 1947 et la loi d'autonomie locale, six villes, Tokyo, Yokohama, Nagoya, Kyoto, Kobe et Osaka, ont obtenu le statut de villes spéciales|[1]. En argumentant qu'une grande ville n'a pas les mêmes besoins qu'une ville de taille moyenne, ces villes ont obtenu que la loi d'autonomie locale soit révisée et, en 1956, le système de villes désignées a été introduit[1]. Les villes qui ont fait partie de ce système dès septembre 1956 sont Yokohama, Nagoya, Kyoto, Kobe et Osaka[1].

CaractéristiquesModifier

CritèresModifier

Les villes désignées par ordonnance gouvernementale doivent répondre à plusieurs critères différents. Tout d'abord, la ville doit être considérée comme majeure dans sa région[2]. De plus, plusieurs critères démographiques doivent être observés. Premièrement, ces villes doivent être peuplées par plus de 500 000 habitants[2], le tout avec une densité de population supérieure à 2 000 hab./km2[2]. Également, moins de 10 % des emplois de la ville doit appartenir au secteur primaire[2].

CompétencesModifier

Les villes désignées par ordonnance gouvernementale sont compétentes dans de nombreux domaines habituellement réservés aux seules préfectures comme les affaires sociales, l'hygiène publique ou l'urbanisme[3]. En tout, 18 secteurs sont ainsi délégués par les préfectures à ces villes[3].

Organisation administrativeModifier

 
Mairie de l'arrondissement de Hodogaya-ku, Yokohama.

Ces villes sont divisées en arrondissements ayant chacun une administration propre[3].

Liste des villes désignées par ordonnance gouvernementaleModifier

Depuis 1956, vingt villes ont été désignées par ordonnance gouvernementale. La dernière en date est Kumamoto, qui fut désignée de la sorte le .

Drapeau Nom Japonais Population Date de désignation Région Préfecture Nombre d'arrondissement
  Chiba 千葉 962 130 Kantō Chiba 6
  Fukuoka 福岡 1 463 826 Kyūshū Fukuoka 7
  Hamamatsu 浜松 800 912 Chūbu Shizuoka 7
  Hiroshima 広島 1 174 209 Chūgoku Hiroshima 8
  Kawasaki 川崎 1 425 678 Kantō Kanagawa 7
  Kitakyūshū 北九州 977 288 Kyūshū Fukuoka 7
  Kōbe 神戸 1 544 873 Kansai Hyōgo 9
  Kumamoto 熊本 731 286 Kyūshū Kumamoto 5
  Kyōto 京都 1 474 473 Kansai Kyōto 11
  Nagoya 名古屋 2 263 907 Chūbu Aichi 16
  Niigata 新潟 812 192 Chūbu Niigata 8
  Okayama 岡山 709 622 Chūgoku Okayama 4
  Ōsaka 大阪 2 666 371 Kansai Ōsaka 24
  Sagamihara 相模原 717 561 Kantō Kanagawa 3
  Saitama さいたま 1 222 910 Kantō Saitama 10
  Sakai 842 134 Kansai Ōsaka 7
  Sapporo 札幌 1 914 434 Hokkaidō Hokkaidō 10
  Sendai 仙台 1 045 903 Tōhoku Miyagi 5
  Shizuoka 静岡 716 328 Chūbu Shizuoka 3
  Yokohama 横浜 3 689 603 Kantō Kanagawa 18

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (en) Yasutaka Matsufuji, Historical Development of Japanese Local Governance : The Revision of the Postwar System of Local Autonomy (1952 – 1960), vol. 6, 39 p. (lire en ligne), p. 10-11.
  2. a b c et d (en) A.J. Jacobs, « Japan's Evolving Nested Municipal Hierarchy: The Race for Local Power in the 2000s », sur hindawi.com, (consulté le 8 janvier 2013).
  3. a b et c « Autonomie Locale, prise de conscience accrue des citoyens et élan vers la décentralisation », sur web-japan.org, ministère des Affaires étrangères du Japon (consulté le 8 janvier 2013).

Voir aussiModifier