Saint-Romain (Côte-d'Or)

commune française du département de la Côte-d'Or

Saint-Romain
Saint-Romain (Côte-d'Or)
Blason de Saint-Romain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud
Maire
Mandat
Serge Grappin
2020-2026
Code postal 21190
Code commune 21569
Démographie
Population
municipale
220 hab. (2019 en diminution de 1,35 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 02″ nord, 4° 42′ 41″ est
Altitude Min. 274 m
Max. 564 m
Superficie 19,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Beaune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ladoix-Serrigny
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Romain

Saint-Romain est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Romain est une commune rurale car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,6 %), terres arables (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), prairies (10,8 %), cultures permanentes (7,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

Village viticole ancestral. Appellation d'origine contrôlée saint-romain.

Les premières traces d'occupation humaine remontent à la Préhistoire, au niveau de la grotte du Verger, dans les falaises. Un squelette d'ours des cavernes y a notamment été retrouvé. Le site a également été occupé au Néolithique et aux Âges des Métaux (haches polies, objets en bronze, etc.)

De nombreuses villas (une tous les 200 m environ) ont été fouillées sur le territoire de la commune, témoignant d'une présence gallo-romaine importante le long de la voie menant jusqu'à Autun. Des stèles funéraires rappelaient aux passants le bon souvenir des défunts. On remarque sur ces bas-reliefs la présence de gobelets, preuve que le territoire était déjà viticole.

Au VIe siècle, une nécropole mérovingienne s'installe au pied d'un oratoire dédié à saint Romain sur un promontoire rocheux. Les nombreux sarcophages en grès, retrouvés entre le site du Vieux Château et celui de l'église, accompagnés de gobelets en verre, d’épées, de bijoux, montrent la richesse de leurs propriétaires. Il n'y avait pas encore de village.

Du IXe au XIe siècles, les premiers « chevaliers » occupent le site du Verger, au pied des falaises. Ce site, comme le site du château médiéval sur l’éperon, ont été assiégés et incendiés au début du XIe siècle[8]. Contrairement au château, le site du Verger[9] sera abandonné dans les décennies qui suivent. Cet épisode est à rapprocher[10] de l'invasion violente de la région en 1026 ou 1027 par les Normands de Richard III qui ont mené une expédition[Note 3] pour délivrer Renaud de Bourgogne, retenu captif à Chalon par Hugues, évêque d'Auxerre et comte de Chalon. En 1439, le châtelain est rappelé à l'ordre pour ne pas avoir entretenu les bâtiments du château qui sont fort délabrés[11].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Belle-Roche[12].

En 1964 et 2008, le village a accueilli la Saint-Vincent tournante.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2005 Pierre-Alain Viellard    
2005 2014 Emmanuel Bichot UMP Conseiller général du canton de Nolay
2014 en cours Serge Grappin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

1er adjoint : Patrick Germain 2e adjoint : David Bise 3e adjoint : Gilles Buisson

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 220 habitants[Note 4], en diminution de 1,35 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
650822769819928853838840808
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
879887845901871840799658642
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
622533425387322324333307293
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
323265250241227243228218220
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

  • L’église paroissiale du XVe siècle avec un portail en accolade, un clocher-porche et fonts baptismaux du XVIe. Devant l'église une croix du XVIe.
  • Les ruines du vieux château qui domine le village du haut d'un éperon rocheux offrant une superbe vue. Initialement propriété des seigneurs de Saint-Romain (sa présence est attestée au XIIe siècle), il est ensuite acquis par les ducs de Bourgogne au XIVe siècle. Il est démantelé à la Révolution française.
  • Le Fort Champagne et son vieux tilleul.
  • Les falaises.

Personnalité liée à la communeModifier

  • Jehan Ladvisié. Originaire de Molinot où il fonde une chapelle en l'église paroissiale, il est nommé châtelain de Saint-Romain en 1407 par le duc de Bourgogne, en remplacement de Guillaume le Puillet.
  • Hendrik Marsman (1899-1940), célèbre poète hollandais, y vécut de à .

VignobleModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Dans la chronique de Guillaume de Jumièges, on trouve le toponyme altéré de Mélinande. Saint-Romain et Le verger sont dans le même finage que le château de Melin (Auxey-Duresses) et le Mont-Milan (Meursault).
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Association de Recherches et d'Études d'Histoire Rurale, texte établi par Serge Grappin et G. Rollier. Saint-Romain, Évolution de l'habitat rural, Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXV, Févier 1987-1989, p. 96-105.
  9. Association de Recherches et d'Études d'Histoire Rurale, texte établi par Serge Grappin. Saint-Romain, de l'habitat antique dispersé au village médiéval, Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXVII, 1993-1996, p. 115-122.
  10. Raphaël Bijard, « La construction de la Bourgogne Robertienne (936 - 1031) », sur Academia, , p. 89-91.
  11. Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 167.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Romain », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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